Travail en cours

Par Samuelle Ezra Etienne

11 septembre 20h
Performance (30min)
Ouvert à tous·x·tes
Les secrets de fabrication de performances sont toujours un mystère. Des mystères qui m’obsèdent, des recettes de prestidigitateur. Cette performance, prendra la forme d’une conférence, qui prendra comme point de départ, le processus de création de: The many ghosts of our preys. En abordant les question de corps blessé et corporalité, de représentation, de préparation au combat, de violence. Des virages à 180 degrés seront pris. Le récit de ce processus de création aboutira sur d’autres sujets n’ayant rien avoir avec le monde de l’art. La balade promet d’être foisonnante.
Vous en rêviez, ille l’a fait. Samuelle Ezra Etienne, est né dans la douce contrée de morges. 4.25 kilogramme, un bébé tellement gros qu’aucun vêtement n’a pu l’envelopper dans ses premières heures. C’est par cette première nudité prolongée, qu’ille développera son approche de l’art par la chaire affirmant qu’il n’est rien de plus ni de moins qu’un corps.
@quest.orange

Lexique

Pour des questions de compréhension, un petit lexique est mis à disposition en référence à certains termes et concepts utilisés dans le programme. Pour les rendez-vous proposés durant la permanence, les intervenant·x·e·s accordent une importance spécifique aux termes qui sont employés pour décrire leurs pratiques. Au BDQI, nous partons du principe que chacun·x·e se définit comme iel le souhaitent. 
Ce lexique est une proposition de lecture des mots parmi d’autres multiples définitions possibles. Il ne se prétend pas être parfait, ni forcement complet et il est surtout important de se rappeler que l’utilisation de termes et leurs définitions sont amenés à évoluer et changer avec le temps.
En espérant que ce petit lexique vous sera utile 🙂

 

Adelphe 
Le terme adelphe provient du grec ancien ἀδελφύς (adelphós), un adjectif qui pourrait se traduire approximativement en « relatif aux enfants de mêmes parents ». Ce mot est notamment adopté pour éviter d’utiliser les mots binaires frère ou soeur.
Il fait aussi partie de l’adelphité, terme regroupant de manière solidaire et dans un sentiment d’appartenance toutes les personnes sous un terme plus inclusif et en opposition à sororité ou fraternité qui excluent les personnes non binaires.

 

Afrodescendant·x·e·s
Une personne née sur le continent Africain ou née hors de celui-ci mais ayant des ancêtres né·x·e·s en Afrique subsaharienne.

 

Anthropologie 
Discipline, située à l’articulation entre les différentes sciences humaines et naturelles, qui étudie l’être humain et les groupes humains sous tous leurs aspects, notamment physiques et culturels. 

 

Asiodescendant·x·e·s
Personnes d’ascendance asiatique, dont l’origine et/ou la culture provient d’un pays de l’ensemble des pays du continent asiatique.

 

Bled 
Ce terme vient de l’arabe et veut dire “le pays“, “la région“ ou “la ville“. Il est souvent utilisé par les personnes concernées par l’immigration ou celle de leurs parents, des pays dits du sud global vers l’occident pour nommer leur pays d’origine. Dans certains contextes, il peut servir à pointer du doigt les enjeux spécifiques liées aux questions de mobilités, d’appartenances et d’identités.

 

Capitalisme  / capitaliste
Régime économique et social, dans lequel les capitaux, source de revenu, les moyens de production et d’échange n’appartiennent pas à ceux qui les mettent en œuvre par leur propre travail.

 

Crush
Désigne une personne envers qui des sentiments amoureux ou romantiques ou de l’attirance se développent (“ c’est maon crush“).

 

Diaspora
Se dit d’une communauté qui est à la fois hors du territoire qu’elle considère comme le sien et à la fois dispersée dans différents endroits. Se réfère en particulier à l’histoire du peuple juif. L’utilisation de ce terme a depuis été étendue à d’autres communautés.

 

Dichotomie 
Division, opposition (entre deux éléments, deux idées).  

 

Émancipateur  
Adjectif désignant quelque chose qui émancipe, donc qui libère ou affranchit d’un rapport de soumission ou de domination.

 

Empuissancement
Traduction du terme anglophone empowerment, le mot empuissancement (ou empouvoirement) désigne le fait, pour une personne issue d’un groupe minorisé ou vulnérabilisé, d’acquérir notamment du pouvoir personnel, de l’autonomie, de la confiance et du contrôle sur sa vie et sa condition. C’est un processus qui peut inclure toute stratégie utilisée par une personne vulnérabilisée afin d’acquérir ce pouvoir. Cela peut se faire de différentes manières, notamment par des actions visant à renforcer son sentiment d’identité et son amour de soi, afin de contrer les stéréotypes rabaissant qui ont été internalisés. Une autre façon de s’empuissancer est de modifier ses conditions concrètes de vie, par exemple en s’entourant de personnes de confiance, avec des parcours similaires et qui sont prêtes à s’entre-aider et à se soutenir dans les discriminations vécues au quotidien. Dans cette optique, la mixité choisie est un outil important de l’empuissancement.

 

Éponyme
Qui donne son nom à quelque chose, à quelqu’un.

 

Exil
Obligation de quitter son état suite à un contexte de violences politiques, sociales ou de dérèglement climatique et de chercher refuge dans le cadre d’un ou d’autres états pendant une période d’une durée imprévisible, ou pour toujours. L’exil implique la perte du lieu habituel de vie, sans que les personnes concernées puissent avoir la garantie de trouver un nouveau lieu de vie où s’installer.

 

Exutoire 
Action qui permet de se libérer, d’exprimer des souffrances ou des émotions fortes.

 

Fanzine 
Fanzine est une contraction anglaise de « fanatic magazine ». C’est un support papier, édité à petit coup, fait main, ou en ligne. Ces petits magazines sont auto-édités et ne sont pas distribués par des circuits traditionnels. C’est un support libre utilisé par des communautés minorisées ou marginalisées pour créer des publications critiques ou créatives qui soient proches de ce qu’elles aimeraient avoir à lire, à penser et à transmettre.

 

Identité de genre
Correspond à la connaissance fondamentale de soi-même, à qui nous sommes et est ressentie par la personne elle-même. Elle n’est pas reliée aux organes sexuels et peut également évoluer au cours d’une vie. Une personne peut avoir une identité de genre féminine, masculine, non binaire, agenre (aucun genre particulier) ou autre.

 

Impérialisme
Manière d’imposer sa volonté, son pouvoir sur les autres de façons conquérante et oppressive que cela soit physique, politique, culturel, psychique et/ou économique. Comme pour créer un empire / un régime impérial.

 

ou 
Stratégie politique de conquête visant la formation d’une domination politique, culturelle, économique, militaire et psychologique. Cette doctrine se donne pour objectif une mission civilisatrice dans le but de construire un Empire.

 

Incarnation 
Processus par lequel une personne ou une chose s’incarne, c’est-à-dire prend forme à travers un corps.

 

Intersectionnalité 
Décrit la situation de personnes affectées par plusieurs formes d’oppressions ou de discriminations. Dans la pratique militante il s’agit d’un outil permettant d’appréhender ces différentes formes d’oppression subies par d’autres que soi et de les joindre aux différentes luttes.

 

LGBTQIA+
LGBT est un sigle désignant à la base les personnes Lesbiennes, Gaies, Bisexuelles et Transgenres. Ce dernier a ensuite évolué pour inclure plus d’identités de genre et orientations sexuelles :

 

Une des évolutions du sigle LGBT que l’on retrouve fréquemment est LGBTQIA+, ce qui inclût toujours les personnes Lesbiennes, Gais, Bisexuelles, mais y ajoute les personnes Queers, Intersexes et Agenres ou Asexuelles. Le “+” est utilisé pour inclure toutes les autres réalités de minorités de genre ou d’orientations sexuelles/romantiques.

 

LSF (Langue des Signes Françaises)
Cette langue est utilisée par des personnes sourdes ou malentendantes ou par des interprètes.
La langue des signes est un système linguistique visuel qui offre la possibilité d’élargir la pensée et de découvrir un nouveau point de vue. La langue des signes française ne traduit pas le français. Toute personne qui signe, pense en images. Apprendre cela représente un défi de taille pour la plupart des personnes entendantes. Toute personne qui apprend la langue des signes, apprend la grammaire et des signes, mais apprend surtout un nouveau système linguistique basé sur le visuel. La langue des signes est liée aux mains, aux bras, à la posture corporelle et aux mimiques.

 

La LSF a longtemps été consciemment négligée ou interdite dans l’éducation des personnes sourdes. Cette reconnaissance d’une langue spécifique est souvent vue par les personnes sourdes militantes comme une affirmation identitaire et une valorisation d’une particularité culturelle.

 

 

Migration
Dans le langage courant, désigne la situation de toute personne qui quitte ou a quitté son pays – volontairement ou de manière forcée – et se retrouve dans un autre pays de manière temporaire ou durable. Ce terme générique désigne toutes les personnes qui migrent, que ce soit pour son travail, ses études, pour rejoindre sa famille ou encore pour fuir son pays, quel que soit leur statut de séjour ou la raison de leur départ : demandeur·x•euse·s d’asile, réfugié·x•e•s, personne sans papiers, étudiant·x•e·s, expatrié·x•e·s, travailleur·x•euse·s étranger·x•e·s…

 

Minorité
La notion de « minorité » a une multitude d’usages dans l’ensemble des sciences sociales, comme dans le champ politique, militant et médiatique. Il n’existe pas une définition rigoureuse qui couvrirait la multitude de situations spécifiques liées aux minorités.
Une minorité est un groupe de personnes qui, en raison de leurs races, genres, handicaps, origines, religions, cultures, orientation sexuelle et affective (etc. liste non exhaustive) est ciblé par un traitement discriminant et différent de la norme, et qui se considère donc comme objet de discrimination collective. « le concept sociologique de minorité doit donc être nettement démarqué de tout contenu quantitatif […]. Il ne réfère pas à des ensembles collectifs moins nombreux, mais à des ensembles collectifs dominés. De même que le concept de majorité, dans cette sélective ne signifie pas le plus nombreux, mais le dominant ».

 

Mixité choisie  
La mixité choisie est une forme d’organisation et de solidarité qui permet de se retrouver entre pair·x·e·s et entre personnes concernées par une ou des mêmes oppressions. Cela permet de pouvoir échanger, discuter, réfléchir et de décompresser à propos de certaines choses sans devoir toujours expliquer ou argumenter sur tel ou tel comportement ou idée politique face à une personne non concernée par une oppression.

 

Néocolonialisme
Est un terme qui dénonce le maintien dans des formes détournées ou discrètes de la domination politique, économique, culturelles, agraires sur les pays anciennement colonisés malgré l’indépendance proclamée. Par exemple l’achat de terres par des entreprises occidentales à des prix très avantageux afin de les accaparer au détriment des populations locales.

 

Non-binaire  
Façon de parler du genre sans se cantonner aux genres binaire femme/homme qu’impose la société. Ce terme désigne les personnes dont l’identité de genre ne s’inscrit pas dans les normes binaires, c’est à dire par exemple qu’elles ne s’identifient ni homme ni femme, estimant être aucun des deux, un « mélange » des deux ou être entre les deux. C’est donc aussi une identité de genre à part entière.

 

Norme dominante 
Ensemble d’attentes influençant les comportements, les codes ou les habitudes des personnes. Considérées comme normales, elles sont dictées de manière structurelle par les acteurs dominants comme les gouvernements, les multinationales ou les groupes de personnes détenant le pouvoir. Les personnes ne correspondant pas à la normalité souhaitée n’ont comme seules possibilités de tenter de s’y conformer ou d’y résister et voient de toute façon leur quotidien impacté négativement.

 

Normalisée
Dans ce cadre de normes dominantes, toutes les personnes qui ne correspondent pas à celles-ci sont la plus part du temps violemment incitées, poussées ou contraintes à se plier aux règles et codes de celles-ci. C’est notamment le cas pour les personnes considérées en situation de handicap qui sont poussées à tout prix pour rentrer dans les normes du monde validiste.

 

Orientation affective et sexuelle
Aussi appelée orientation romantique, l’orientation affective marque une différence entre l’attraction sexuelle et affective. Elle désigne le·s genre·s et/ou sexe·s avec le ou lesquels une personne est susceptible d’avoir une relation dite « amoureuse », en dehors de son ou ses attirances sexuelles.
L’orientation sexuelle d’une personne renvoie à son attirance sexuelle qu’elle peut ressentir envers les autres. Elle désigne le·s genre·s et/ou sexe·s avec le ou lesquels une personne est susceptible d’avoir une relation des relations sexuelles.

 

Patriarcat  
Système de structures, de relations sociales et de pouvoirs dans lequel les hommes cisgenres dominent et oppressent les femmes, les personnes trans, intersexes et non binaires, les enfants, les personnes minorisées, marginalisées et exploitées par l’occident, ainsi que les espèces non-humaines. Le patriarcat repose sur des structures tels que : la violence, l’État, la colonisation, les rouages capitalistes, la sexualité etc. Celles-ci interagissent les unes sur les autres pour donner lieu à différentes formes de patriarcat. L’État, le capitalisme et la colonisation sont les structures majeures du patriarcat.

 

Personnes dissidentes
Cette formulation est utilisée notamment au Chili pour parler des personnes qui sont concernées par des minorités de genre ou d’orientations sexuelles/romantiques.

 

Personnes racisées
Une personne racisée est une personne qui, par un processus de racialisation négative, est considérée et/ou représentée comme non-blanche et subit ainsi du racisme (d’état ou ordinaire). Les personnes racisées sont en général renvoyées à une appartenance (réelle ou supposée) à des groupes de personnes oppressées par la société en raison de leur couleur de peau, de leur origine, de leur nationalité, de leur religion, de leur statut légal ou de leur mode de vie.
Dans le cas des textes du Bureau Des Questions Importantes, ce terme permet aux personnes de s’auto-désigner pour s’organiser ou pour prendre soin de soi entre personnes concernées par des oppressions communes.
En lien avec ce terme, voici les définitions des mots race et racisme du collectif afroféministe Mwasi : https://www.mwasicollectif.org/glossaire/

 

Race
La race en termes biologiques n’existe pas. Cependant, le racisme projette des conséquences discriminantes et fait qu’elle existe en tant que construction sociale. Elle reste donc un outil d’analyse permettant de mettre à jour les processus par lesquels une personne est discriminée en fonction de sa couleur de peau et de son appartenance (réelle ou supposée) à un groupe ethnique et géographique

 

Racisme
Hiérarchisation des individus par d’autres individus en fonction de leur couleur de peau ou de leur ethnicité, réelle ou supposée. Par un processus de racialisation et donc d’altérisation, les personnes non-blanches sont considérées comme inférieures et l’Autre. Cela a principalement des conséquences matérielles (accès à l’emploi et au logement digne, survie face aux institutions, illégalité identitaire, etc) et psychologiques (dignité, maladies mentales, assimilation, dédoublement, etc), mais aussi meurtrières, de blessures ou de mutilation.

 

Résilience
La résilience est cette capacité qu’a un système de maintenir ses principales fonctions malgré les chocs, y compris au prix d’une réorganisation interne. Que le système soit la société, la ville, la maison ou nous-mêmes, les principes sont les mêmes. La résilience peut être collective (territoriale) ou individuelle (psychologique).

 

Saphique 
Synonyme de lesbien

 

Stéréotypant  
Qui assigne à un stéréotype, c’est-à-dire une image caricaturale qui est habituellement admise et véhiculée au sujet d’un groupe de personnes.

 

Ségrégation  
Processus politique, juridique et/ou social par lequel un groupe de personnes est traité de manière différente – négativement – ou mis à part relativement à d’autres groupes faisant partie de la même collectivité. 

 

Tinfa (trans, intersexe, neutre, femme, agenre)
C’est raccourci est utilisé pour parler des personnes qui ne sont pas des hommes ci-genres (des hommes qui se reconnaissent dans l’identité de genre qui leur a été attribuée à la naissance).

 

Trouble psychique
Un trouble psychique désigne un ensemble d’affections et de troubles d’origines très différentes. Ces troubles entraînent un état de bien-être perturbé, des difficultés et de la souffrance dans la vie d’un·x·e individu·x·e et/ou de son entourage, notamment au travers de troubles émotionnels, du comportement et de la perception. L’individu·x·e est alors dans l’incapacité de s’adapter aux situations difficiles ou douloureuses et de maintenir son équilibre psychique. L’apparition de troubles psychiques peut être progressive.

 

Validiste
Une discrimination envers les personnes considérées comme ayant un handicap et non utiles au fonctionnement capitaliste. « Le validisme se caractérise par la conviction de la part des personnes valides que leur absence de handicap et/ou leur bonne santé leur confère une position plus enviable et même supérieure à celle des personnes handicapées » Collectif Lutte et Handicaps pour l’Égalité et l’Émancipation (CLHEE) 

 

lexique 2022

Afroféminisme : Mouvement politique et militant visant à combattre à la fois les systèmes d’oppressions et d’exploitation que sont la suprématie blanche, le patriarcat et le capitalisme. S’il est à mettre en lien avec le Blackfeminism (cf définition), ce mouvement tient compte des particularités européennes et des contextes nationaux. Il a été très visibilisé dans les années 2013 via les réseaux sociaux et est aujourd’hui porté en France par des collectifs tels que Mwasi ou Swatche. La première organisation politique et collective de femmes Noires en France est la Coordination des Femmes Noires active à Paris de 1976 à 1982, puis le Mouvement des Femmes Noires de 1978 à 1982 entre autres.

 

 

Blanchité : La blanchité, en anglais whiteness, est l’équivalent de ce qu’on pourrait aussi appeler la condition blanche.
(…) « Être blanc » est un marqueur social significatif dans un contexte qui associe la blancheur de la peau à la pureté, à la neutralité, à la supériorité de la civilisation occidentale, à l’universalité et à la normalité (Cervulle 2013 ; Essed & Trienekens, 2008). C’est l’ensemble de ces représentations associant couleur de peau et valeurs morales qui constitue la blanchité en fait de pouvoir et réalité contraignante exerçant de puissants effets sociaux et politiques (Guillaumin, 1992 : 215-216).
(…) La blanchité se comprend comme une idéologie raciste qui définit non seulement les frontières de l’appartenance, mais surtout les privilèges qui y sont associés. (…) La blanchité contribue à reproduire une violence raciste structurelle et exterminatrice (Kilani 2019), qui démontre que réduire le racisme à un préjugé individuel invisibilise, nie, voire renforce sa portée structurelle. (…)
La blanchité en Suisse s’exprime notamment par des privilèges qui se manifestent de différentes manières : ne pas se rendre compte que la couleur de peau est un marqueur social ; ne pas être systématiquement objet de soupçon dans les interactions avec l’administration ; ne pas devoir justifier sa présence dans l’espace national ; ou encore, ne pas risquer sa vie dans la rue. (…)
Explications tirées de la recherche d’Anne Lavanchy : https://www.ekr.admin.ch/f575.html
Voir aussi la recherche de Nell Irvon Painter sur l’histoire intellectuelle de la race blanche :

 

Cisgenre (“cis”) : une personne qui se reconnaît dans l’identité de genre qui lui a été assignée (attribuée) à la naissance.

 

Décoloniale : La pensée décoloniale a émergé, depuis environ trente ans, à partir d’un collectif de pensée formé initialement en Amérique du Sud. Elle se différencie dans son approche de celle proposée par le postcolonialisme.
Elle dénonce une décolonisation incomplète dans laquelle les hiérarchies raciales, économiques, de genre persistent. Elle remet en cause l’eurocentrisme et dénonce une hégémonie économique et culturelle, prônant le recours à des savoirs pluriversels qui rendraient mieux compte de la diversité du monde et de l’hétérogénéité des connaissances.
Elle postule que, malgré l’obtention de l’indépendance pour de nombreux pays, des rapports de pouvoirs subsistent aujourd’hui encore entre les anciennes métropoles et anciennes colonies et que, dans le système de gouvernance mondial, les pays de la périphérie (le Sud global) sont maintenus en position de subordination (par le biais du FMI ou de la Banque mondiale, par exemple).
Partant du principe que le capitalisme n’est pas seulement un système économique, mais bien un réseau de pouvoir global, intégré par nos procédés économiques, politiques et culturels, elle adopte une approche très largement intersectionnelle : elle s’intéresse au croisement des oppressions, liées à la classe sociale, au genre, aux origines et elle vise à élargir les analyses.

 

Dyadique : désigne les personnes qui ne sont pas intersexes, les personnes né·e·s avec des caractères sexuels (génitaux, gonadiques et chromosomiques) correspondant aux attentes binaires imposées par la société. Par exemple un homme cisgenre dyadique est un homme qui a été assigné homme à la naissance, qui se reconnaît toujours comme tel aujourd’hui et qui n’est pas intersexe.

 

Féminismes : Mouvements politiques et militants, ainsi que théories critiques, les féminismes ont en commun la lutte contre le patriarcat ainsi que contre les systèmes d’oppressions et d’exploitations liés aux genres. Ils ont différentes histoires et existent sur tous les continents.
Certains féminismes se positionnent ou s’engagent également contre le racisme, contre la transphobie, la xenophobie, contre la grossophobie, contre l’hétéronormativité, contre le validisme, contre les prisons, contre le militarisme ou contre les abolitionnistes du travail du sexe.
Malheureusement, les idées féministes sont aussi instrumentalisées, le plus souvent par des mouvements féministes blancs ou par des groupes d’extrême droite à des fins nationalistes, racistes, xenophobes, capitalistes, transphobes, pro avortement, pro prison ou encore contre le travail du sexe etc.
Parallèlement, c’est trop souvent les mouvements féministes blancs qui s’approprient le travail et les réussites des mouvements féministes minorisés et marginalisés.

 

Hétéronormatif : Ce concept renvoie à des idéologies normatives en matière de sexes, de genres, d’orientations sexuelles et de rôles sociaux. L’hétéronormativité est construite dans un système qui impose la binarité des sexes (masculin/féminin), des genres (homme/femme), des rôles sociaux (p. ex. père/mère) et des orientations sexuelles (hétérosexuelle/ homosexuelle), et à l’alignement de ces dimensions (sexe féminin/femme/mère/hétérosexuelle ; sexe masculin/homme/père/hétérosexuel). L’hétéronormativité met donc en place un système dominant dans lequel les personnes qui ne respectent pas ces normes (comme les personnes non hétérosexuelles, trans, ou non conformes aux stéréotypes de leur genre) sont considérées comme étant inférieures.

 

Panasiatique : Qui réunit l’ensemble des pays du continent asiatiques

 

Personnes trans (transgenre) : Une personne qui ne se reconnaît pas dans le sexe qui lui a été attribué à la naissance, une personne qui vit ou qui souhaite vivre dans un genre différent de celui qui lui a été assigné à la naissance. Cela englobe toute personne ayant fait ou souhaitant faire le choix d’une transition, qu’elle choisisse ou non d’avoir recours à des traitements médicaux et/ou des chirurgies dans cet objectif.
La transidentité peut se manifester par un sentiment personnel qu’il y a un décalage entre plusieurs choses : Le genre qui a été assigné par le corps médical à la naissance. La façon dont la personne est perçue par la société en termes de genre. Et la perception de sa propre identité.
Certaines personnes s’identifient hors des catégories de genre binaires (exclusivement femme / exclusivement homme) qu’impose la société, d’autres s’identifient entièrement à l’autre sexe.

 

Queer
Queer est un mot anglais signifiant « étrange », « sale pédé », « sale gouine » ou « tordu », il est utilisé pour désigner l’ensemble des minorités sexuelles et de genres. Le mot queer, qui convoque l’extravagance ou le hors-norme, a longtemps été une injure homophobe, avant qu’à la fin des années 1980 les militant·x·e·s aux états unis et les théoriciennes comme Teresa de Lauretis et Judith Butler ne s’approprient ce terme pour critiquer les politiques de normalisation des mouvements LGBT qui prônent comme seuls objectifs l’intégration dans la société hétérosexuelle à travers le mariage et l’adoption. Des activistes se réapproprient le terme au début des années 1990 pour affirmer des sexualités et des genres subversifs. Ce terme, à forte dimension antisexiste et antiraciste, regroupe désormais les personnes qui n’adhèrent pas à la vision binaire des genres et des sexualités (Binarité Homme/Femme ou Hétéro-sexuel·x·le·s – Homosexuel·x·le·s) et ne veulent pas être catégorisées selon les normes imposées par la société.
Aujourd’hui, il est régulièrement dénoncé comme étant de plus en plus dépolitisé, normalisé, policé, blanchi, capitalisé, etc.
Définition reformulée d’après celle de Paul B. Preciado

 

Transphobie : Discrimination/haine/aversion/rejet des personnes trans et/ou des transidentités. La transphobieordinaire paraît souvent anodine aux personnes cis. Elle peut s’exprimer de manière ouverte, violente voir meurtrière ou de manière plus insidieuse. Ne pas respecter l’identité d’une personne en est un exemple. La transphobie peut être intériorisée, amenant une personne à se haïr elle-même ou d’autres personnes trans.

Prix libre et repas

Prix libre

L’entrée et les repas fonctionnent avec le principe du prix libre. Le prix libre consiste en une participation financière solidaire adaptée aux capacités financières de chacun·x·e et sera entièrement consacré à couvrir les frais nécessaires à la mise en place du festival. 

 

Repas

Les heures de repas sont prévues plus ou moins entre 19h00 et 21h00. Soyons flexibles, ils seront préparés à base de récup, avec amour et sans stress par des merveilleux·x·euse·s ami·x·e·s bénévoles. N’hésitez pas à venir en profiter avant ou après votre visite. 

En pratique

En pratique et accessibilité

L’espace eeeeh! se situe à 10 min de la gare de Nyon à la Place du Marché 2. Il est équipé d’une rampe d’accès aux normes PMR (voir photos en fin de page). Pour y accéder, il faut parcourir quelques mètres sur une rue pavée.
Une cabine de toilette sèche PMR sera a disposition à l’extérieur de l’espace (voir photos en fin de page).
Et à côté des toilettes publiques bien entretenues sont à disposition, de plein pied mais pas aux normes PMR.

Des petits sas sympas tranquilles cosys sont à disposition de qui aurait besoin de se retirer un moment. N’hésitez pas à nous contacter à le-bdqi@riseup.net ou au+41774737746 pour toutes questions liées à vos besoins : mobilité, traduction, infos pratiques détaillées, sensibilités, etc.

eeeeh
Place du Marché 2
1260 Nyon

Enfants

Certains projets sont spécialement conçus pour les enfants : vous en trouverez la sélection sous l’onglet « enfants » du site internet. Concernant le reste des projets, la plupart sont ouverts à tous les âges. Nous répondons volontiers à vos questions liées au programme pour les événements qui ne sont pas spécialement axé pour les enfants, mais auxquels iels sont aussi bienvenu·x·e·s.  Dans la mesure du possible, nous aimerions permettre aux personnes responsables d’enfants de pouvoir participer au BDQI.

 

Petit mot sanitaire

Le soin et la sûreté pour tousxtes nous importe énormément et nous aimerions proposer un lieu le plus accueillant et rassurant où tout le monde fait attention les un·x·e·s aux autres. Même si nous serions ravi·x·e·s de vous voir, nous souhaitons vous encourager à ne pas venir au BDQI si vous présentez des symptômes infectieux afin d’épargner les autres. Lors de certains rendez-vous, nous pourrions vous demander de porter un masque en solidarité avec les personnes les plus exposées d’entre nous.

 

Soutien billet de train

Le BDQI propose un soutien financier pour les billets de train. Si le coût du train t’empêche de venir profiter du festival, on te propose de nous écrire un mail à le-bdqi@riseup.net et on s’organise pour te payer une partie ou la totalité de ton billet.

 

 

 

 

 

 

 

© Laurent Schmidt

Archives 2023

DU 1er AU 16 SEPTEMBRE 2023

Entrée prix libre
Permanence tous les jours
Repas prix libre tous les soirs

Quoi
Le Bureau des Questions Importantes, j’en ai déjà entendu parler mais qu’est-ce que c’est ? Une alternative au « bureau » où nous sommes souvent fatigué·x·e·s de nous rendre tous les matin ? Un lieu de réclamation où tremblotant·x·e·s nous déposons notre formulaire B en espérant obtenir le certificat Y ?

MILLE FOIS MIEUX QUE ÇA! le BDQI est un lieu où on cherche à aller plus loin que « c’est comme ça, revenez plus tard si vous êtes pas content·x·e·s ». C’est un lieu de répit et d’échanges où chaque personne qu’iel soit artiste·x ou passant·x·e est lae bienvenu·x·e pour y déposer ses questions importantes, celles qui souvent méritent plus d’espace et qui défileront sous une myriade de formes.

C’est peut-être un laboratoire où on expérimente cette forte envie de vivre collectivement de manière différente. Un assemblage d’énergies qui nous pousse à aller de l’avant créant la suspension dans laquelle vous êtes invité·x·e·s à vous installer.

Qui
Pour cette 6ème édition, c’est le cœur gonflé de bonheur que le Bureau Des Questions Importantes vous annonce sa transformation en une chimère à quatre têtes, réuni·x·e·s par nos engagements divers et nos stratégies de résistance. De là, beaucoup de mains et de passion dans les intestins se sont déployé·x·e·s pour rêver le cheminement que vous allez découvrir. Une nébuleuse d’artiste·x·s et d’intervenant·x·e·s formidable·x·s prend forme durant deux semaines pour vous ouvrir les portes de leurs univers importants, offrant des temps de rencontres précieux à qui sait les saisir avec curiosité et soin. Mais aussi, le BDQI ne serait rien sans sa merveilleuse galaxie de spectateur·x·ice·s venu·x·e·s d’un peu partout pour faire vivre en miroir les échanges.


Pour le BDQI, la merveilleuse team construction nous prépare une scénographie spectaculaire, adaptée tant aux performances les plus folles qu’aux moments de repos. C’est un espace, au centre ville, où l’on peut se retrouver, réfléchir, découvrir, expérimenter, célébrer et prendre soin de soi. Des petits coins confortables sont prévus pour s’isoler et chacun·x·e est invité·x·e à venir occuper l’espace, que ce soit pour bouquiner les incroyables ouvrages à disposition dans la bibliothèque, se désaltérer, se reposer ou même faire une sieste. Une belle terrasse est installée pour prendre le soleil. Sentez-vous libre aussi de venir entre les rendez-vous pour dire un petit coucou.

Comment
Tel un cadavre exquis, différentes propositions singulières qui tissent des liens seront au programme du BDQI. Avec une complète confiance aux artistes invité·x·e·s – nous pourrons y découvrir des projets aboutis, en cours de construction, des propositions nouvelles ou qui ont déjà voyagé, des rencontres à chaque fois riches qui transportent et véhiculent des envies fortes, souvent urgentes. Dans une atmosphère parfois festive, d’autre fois intimiste, de temps en temps exigeante, et qu’on essaie un maximum accueillante et respectueuse.
Axé avant tout sur la rencontre et le désir de penser ensemble, le festival propose des performances, spectacles, discussions, ateliers, films, sonorités, moments détentes et autres projets formidablement importants accompagnés tous les soirs de bons repas prix libre et ouvert à tous·x·tes. On se réjouit de vous accueillir avec nos cœurs enragés, nos idées concrètes et nos envies utopiques.

Chantal Mariam Neuhaus, Juli Sando, Amélie Daverio et Chloé Démétriadès

 


Ces deux semaines de rassemblement se veulent aussi accueillantes et bienveillantes que possible.

Vous entrerez dans un espace chaleureux que nous tenons à rendre le plus respectueux que possible pour chacun•x•e.

On a un canal Telegram voici le lien si vous voulez être au courant de toutes les activités en temps réel.


Design graphique:
Bye Bye Binary
(Clara Sambot, Enz@ Le Garrec & Eugénie Bidaut)

Avec le soutien de:

Ville de Nyon, Région de Nyon, Canton de Vaud, Fondation Ernst et Olga Gubler-Hablützel, Fondation Helga & Victor Bodifée, AVDC – Association vaudoise de danse contemporaine et l’espace eeeeh! (soutenu par Pro Helvetia, Canton de Vaud, Loterie Romande, la mobilière).

 


Libère tes Maux – ateliers Libota Ya Motema ©️
D. Thoughts aka Paloma Lukumbi
Rencontre autour de la poésie
Espace pour les 15 – 25 ans / activité proposée dans le cadre d’une rencontre scolaire


avant le festival:

25 et 26 Août de 9h à 17h
Viens bricoler!
Mixité choisie tinfa (trans, intersexe, neutre, femme, agenre


1er septembre 17h00-21h00
🌟🪲🪲 Session d’écoute 🪲🪲🌟
Dj quest.orange
Écoute
Ouvert à tous·x·tes

 


17h00-21h00
Tendreath
Elize Charcosset
Dessin performé
Ouvert à tous·x·tes


1er septembre 21h00
Caillasses Live
Joëlle Sambi & Sara Machine
Performance
Ouvert à tous·x·tes


1er septembre 22h00
Madame Xangò
Dj set
Ouvert à tous·x·tes mais dans la coveillance


2 septembre 10h-15h

Enbyzine : la fabrique de fanzine
Gabriell Raynard & marine bass
Atelier de création de fanzine collectif sur le thème de la non-binarité
En mixité choisie personnes queer et en questionnement


2 septembre 16h-17h30
Seconde-skin’s care routine
Camille Farrah Buhler & Emilie Meldem
Lectures de textes courts et discussion
Ouvert à tous·x·tes


2 septembre 20h
Rencontre autour d’un thé avec le collectif FAAB G
Le collectif FAAB G
discussion, projection et repas
En mixité choisie pour les personnes se considérant comme asiodescendant·x·e·s (l’Asie dans son entièreté)


3 septembre 19h30
SUGAR TATA
Pao
Performance (+-45min)
Ouvert à tous·x·tes


4 septembre 19h
Quel animal veux-tu être ? Sel, désert et tendresse.
Pascale & Valeska Romero Curiqueo
Action performative
Ouvert à tous·x·tes

 


4 septembre 20h

Tendreath par la racine 
Elize Charcosset
Dîner-performance

Ouvert à tous·x·tes


5 septembre 13h-17h
Les arbres poussent des graines oubliées des écureuils
Orfeo Aurora Lili
Atelier
En mixité choisie sans mecs cis hétérosexuels

 


5 septembre 18h30-21h30
Zut, je trouve pas le GIF que je veux…☹: Atelier de création de GIFs pour personnes LGBTQIA+ de -25 ans
Fatou-Maty Diouf & Chantal Mariam Neuhaus
Atelier et repas
En mixité choisie pour les personnes de -25 ans LGBTQIA+ ou qui s’interrogent sur leur orientation affective et sexuelle et/ou leur identité de genre
Sur inscription par mail à le-bdqi@riseup.net
En collaboration avec VOGAY

 


en extérieur:
6 septembre 14h-17h et 17h30-20h30
Les outils c’est le FUN!
Ruzhin Babaei, Stéphanie NDuhirahe, Marina Mezzoggiorno Brown
Atelier construction en extérieur
Pour enfant·x·s et jeune·x·s dès 10 ans



6 septembre
18h30-22h30

Zut, je trouve pas le GIF que je veux…☹: Atelier de création de GIFs pour personnes Afrodescendant·x·e·s
Fatou-Maty Diouf & Chantal Mariam Neuhaus
Atelier et repas
En mixité choisie pour les personnes Afrodescendant·x·e·s
Sur inscription par mail à le-bdqi@riseup.net


7 septembre 19h30
Stereo Vulcani
Fléchir le Vide en Avant en Faisant une Torsion de Côté
Performance live entre documentaire, musique et poésie sonore (1h30)
Ouvert à tous·x·tes


8 septembre 14h-16h
C’est encore et toujours mieux d’construire des soignant·x·e·s fort·x·e·s pour réparer les gens cassé·x·e·s – 2ème dose
Chantal Mariam Neuhaus
Espace de parole
Entre et pour les soignant·x·e·s actif·x·ve·s ou en devenir 


8 septembre 18h-20h30

Femmes, exil et mémoire 
Iara Heredia Lozar & Karla Andrade
Projections de films et discussion

Ouvert à tous·x·tes


8 septembre 21h

Femfest
Carolina Ozaus, Carolina Nicoletti, Constanza Cristi, Camila Camacho Ulloa
Documentaire (37min) et discussion

Ouvert à tous·x·tes


en extérieur:
9 septembre 10h-13h30 et 15h-18h
Les outils c’est le FUN!
Ruzhin Babaei, Stéphanie NDuhirahe, Marina Mezzoggiorno Brown
Atelier construction en extérieur
Pour enfant·x·s et jeune·x·s dès 10 ans


9 septembre 14h-17h
Envie de comprendre le racisme en Suisse, mais pas le temps… ?
Pamela Ohene-Nyako & Mélanie Pétrémont
Atelier lecture et discussion
Ouvert à tous·x·tes


9 septembre 18h30 – 20h
Najma Rehouma
Présentation et discussion

Ouvert à tous·x·tes


9 septembre
21h
Poc des Poub’s
Concert (1h)
Ouvert à tous·x·tes

en extérieur:
10 septembre 10h-13h et 15h
Les outils c’est le fun
Ruzhin Babaei, Stéphanie NDuhirahe, Marina Mezzoggiorno Brown
Atelier construction en extérieur
Pour enfant·x·s et jeune·x·s dès 10 ans

 

10 septembre 15h-19h
La complexité des labyrinthes
Collective Queerality 
De Erika Roldan Roa avec Ana Chavez Caliz,   Estevez, Eric Roldan, Claudia Silva
Après-midi de jeu, de création et de discussion
Ouvert à tous·x·tes

 

Erika Roldan Roa
Présentation performative (1h)

Ouvert à tous·x·tes


11 septembre 20h
Travail en cours
Samuelle Ezra Etienne
Performance (30min)
Ouvert à tous·x·tes


11 septembre 20h45
Logorrhée
Aline Fournier
Performance (15min)
Ouvert à tous·x·tes


12 septembre 17-22h
Silence
Aline Fournier
Après-midi et soirée autour du langage non-verbal
Ouvert à tous·x·tes

13 septembre 10h-12h, puis dès 14h
La radio du Bureau Des Questions Importantes
radio 40
Atelier installation studio 10h-12h
Émissions radio dès 14h
Ouvert à tous·x·tes


13 septembre
14h
Exister, résister et insister en tant qu’organisation féministe 50 ans après le coup d’État au Chili
Carolina Ozaus, Carolina Nicoletti, Constanza Cristi, Camila Camacho Ulloa
Enregistrement live – présentation et discussion
Ouvert à tous·x·tes


13 septembre
20h
Marie-Yemta Moussanang
Enregistrement live – rencontre avec la réalisatrice

Ouvert à tous·x·tes


14 septembre
19h
More than I could chew / Plus que ce que je pouvais mâcher (Kokoro mashup)
Orfeo Aurora Lili
Performance (30min)
Ouvert à tous·x·tes

14 septembre 20h
Bruma
Valeska Romero Curiqueo
Performance et installation (20 minutes)
Ouvert à tous·x·tes

 

Maria Fernanda Ordoñez 
Performance (+-30min)
Ouvert à tous·x·tes, dédié aux personnes migrant·x·e·s latino-americanxs

 


15 septembre
14h
Kife ton move #2
Elodie Aubonney & Aline Fournier
Atelier de mouvement (env. 2h-3h)
Dédié aux personnes sourdes ou malentendantes



15 septembre
19h
Chantsignes des années 80
Lisa Martin & Juliette Dubreuil
Performance bilingue langue des signes française – français (+-15min)
Ouvert à tous·x·tes


15 septembre
19h15
Comment travailler la performance entre la langue des signes et la musique?
Noha El Sadawy
Table ronde
Ouvert à tous·x·tes


15 septembre
20h30
Femmes sourdes, dites-moi
Marie-Andrée Boivin et Vicky Blouin
Documentaire (56min) entièrement accessible en langue des signes québécoise, et français audible/sous-titré.
Ouvert à tous·x·tes


16 septembre
15h à 19h
Le petit marché de Tic Tac et ses festivités
Par Feven Hadish et Vivian Liu Vetter
Petit marché aux 1000 activités
Ouvert à tous·x·tes

 

Programme LSF – 15 septembre



14h
Kife ton move #2
Elodie Aubonney & Aline Fournier
Atelier de mouvement (env. 2h-3h) en LSF
Dédié aux personnes sourdes ou malentendantes


19h
Chantsignes des années 80
Lisa Martin & Juliette Dubreuil
Performance bilingue langue des signe française – français (+-15min) en LSF
Ouvert à tous·x·tes


19h15

Comment travailler la performance entre la langue des signes et la musique?
Noha El Sadawy
Table ronde en LSF
Ouvert à tous·x·tes


20h30
Femmes sourdes, dites-moi
Marie-Andrée Boivin et Vicky Blouin
Documentaire (56min) entièrement accessible en langue des signes québécoise, et français audible/sous-titré. en LSF
Ouvert à tous·x·tes, dédié aux personnes sourdes ou malentendantes

 

 

Femmes sourdes, dites-moi

Par Marie-Andrée Boivin et Vicky Blouin

15 septembre à 20h30
Documentaire (56min) entièrement accessible en langue des signes québécoise, et français audible/sous-titré.
Ouvert à tous·x·tes

Traditionnellement, ce sont les personnes entendantes qui font des recherches, des livres, des films, au sujet des sourd·x·e·s. Qu’est-ce que les personnes sourdes raconteraient de leur vie, de leurs perceptions, de leurs expériences, si elles en avaient la possibilité? Je suis une femme sourde, l’histoire des sourd·x·e·s ne m’a pas été racontée. Je suis allée à la rencontre de femmes sourdes, je leur ai demandé de me raconter leur histoire de vie. Mon histoire. Elles ont fréquenté la première et seule école de filles sourdes au Québec et au Nouveau-Brunswick, L’Institut des sourdes- muettes de Montréal, dirigé par les Soeurs de la Providence, en activité entre 1851 et 1975. Les femmes sourdes de cette génération se connaissent toutes. Elles partagent une histoire commune, une langue commune. Elles me l’ont racontée cette histoire; elles vous la racontent maintenant.

La projection sera suivie d’une discussion en lien avec les sujets du film, menée par une médiation de Noha El Sadawy.
LOGO LSF
Marie-Andrée Boivin est sourde oraliste et signante. Une méningite l’a rendue totalement sourde à l’âge de 3 ans. En 1987, à 8 ans, elle a été le premier enfant à recevoir un implant cochléaire au Canada. Elle a étudié principalement les arts, les lettres et la communication, d’abord les arts visuels au cégep puis la photographie professionnelle. Elle a un baccalauréat universitaire en art dramatique, concentration scénographie, un certificat en études féministes et une maîtrise en communication profil média expérimental. La photographie l’a amenée à la vidéo et à la réalisation documentaire, tout comme sa collègue Vicky Blouin. Marie-Andrée a réalisé plusieurs vidéos sur la surdité. En 2015, elle réalise avec Vicky Blouin un documentaire sur les femmes sourdes scolarisées par les Sœurs de la Providence, dans la première et unique école pour 6illes sourdes au Québec de 1851 à 1973, « Femmes sourdes, dites-moi… », huit fois primé à l’international. Les deux ont ensuite réalisé un documentaire au sujet des chiens d’assistance à l’audition et leurs humain‧es sourd‧es, « Le son au bout des pattes / Tazza Superstar » en 2022. Elles travaillent actuellement sur un documentaire sur l’impact de la pandémie pour les personnes sourdes et malentendantes. Marie-Andrée milite pour l’accessibilité culturelle et médiatique. Elle est également chargée de cours au programme Communication et surdité du Cégep du Vieux-Montréal. 
Noha El Sadawy (née en 1980), est sourde et est diplômée du CAS de Médiateur·rice culturel·le (HESTL), et s’engage depuis 12 ans dans ce métier avec passion. La médiation culturelle lui permet d’être en relation avec le monde culturel, aussi bien à Genève que dans le canton de Vaud. Son objectif a toujours été le même : offrir un accès facilité à la culture pour les personnes sourdes au travers de la langue des signes. Elle a notamment collaboré avec l’Association S5 qui lui a permis de tisser un réseau de contacts dans les institutions culturelles et avec des artistes. Elle souhaite que les instances culturelles prennent en compte la richesse et la diversité du public et que les personnes sourdes et la langue des signes y soient désormais inclus. Depuis quelques mois, elle travaille désormais en tant qu’indépendante afin de mener à bien les projets de médiation culturelle qui lui tiennent à cœur. 
En 2016, elle a vécu une belle expérience avec l’artiste Camille Llobet, qui avait réalisé une performance filmée : une prestation scénique de l’Orchestre du Collège de Genève interprétée simultanément en langue des signes, « Voir ce qui est dit », en 2016. C’était une expérience très enrichissante. 
@nelsadawy
Facebook: Noha El Sadawy 

 

Chantsignes des années 80

Par Lisa Martin & Juliette Dubreuil

15 septembre 19h
Performance bilingue langue des signe française – français (+-15min)
Ouvert à tous·x·tes

On parle d’une relation intime, une relation qui cherche un nom, une définition. Parfois quand on cherche à oublier, les souvenirs ne nous lâchent pas, les pensées que l’on chasse sont là, elles nous parasitent.  C’est alors qu’on ne peut pas les éviter, qu’on accepte comme on peut de faire un bout de chemin avec elles.

Avec le soutien de: AVDC – Association vaudoise de danse contemporaine


Lisa Martin est une comédienne diplômée l’Ecole de Théâtre Universelle au Toulouse. Elle maîtrise excellemment la langue des signes français. C’est sa langue maternelle. La LSF possède plein de formes d’art. Avec le théâtre, on explore plein de possibilités d’utilisation artistiques de cette langue. Elle adore jouer des rôles au maximum. Étant sourde signante, elle défend sa communauté et la valeur des artistes sourds. 

@lisaa.mrtnn

Juliette Dubreuil commence la pratique de la danse et du théâtre en parallèle de ses études de sciences humaine et de langues. Suivant alors le fil rouge de ses questionnements sur les formes de communication et la perception, elle décide en 2017 de se former à la langue des signes à l’International Visual Theatre. Elle participe de 2018 à 2020 à la formation de l’École de Théâtre Universelle. Elle travaille actuellement sur des spectacles musicaux, marionnettiques et bilingues francais – langue des signes.

Kife ton move #2

Par Elodie Aubonney & Aline Fournier

15 septembre 14h
Atelier de mouvement (env. 2h-3h)
Dédié aux personnes sourdes ou malentendantes

L’atelier Kife ton move est un espace de liberté de mouvement, désireux de permettre aux participant·x·e·s de se lâcher un bon coup sans crainte du jugement, à travers des exercices guidés d’improvisation et d’exploration. Sympa relax, avec pause goûter. Kife ton move ouvre la porte sur le champ des possibilités que tout mouvement offre, le plus infime, banal, moche ou ridicule soit-il. Ici pas de juste ou faux, pas de beau ou cool, ou peut-être que oui, mais le moche et le nul ont aussi leur place et leur valeur. Kife ton move célèbre la richesse des corps et la beauté de la diversité. Un partage d’authenticité, de spontanéité, de créativité et de sa joie de danser.

Avec le soutien de: AVDC – Association vaudoise de danse contemporaine

Elodie Aubonney, danseuse-interprète et chorégraphe, vit à Genève et travaille en Suisse Romande. Elle s’est formée à l’ADMH/Cie Virevolte à Genève, ainsi qu’au MARCHEPIED Cie à Lausanne. En 2009, elle fonde le duo eamb avec Marion Baeriswyl. Duo qui a porté plusieurs projets chorégraphiques, en collaboration avec le musicien Matéo Luthy, présentés dans divers lieux en suisse et à l’étranger.
Elodie a travaillé comme interprète pour diverses chorégraphes et compagnies romandes telles que Fabienne Berger, YoungSoon Cho-Jacquet, Le Mumbay Quartet, Louise Hanmer, Jasmine Morand, la Cie Utilité Publique, Géraldine Chollet et la Cie Kokodyniack. Elle a également été regard extérieur pour les pièces de « Frau Troffea » et « Le Milieu » de Fréquence Moteur ainsi que pour « Tropique » et « Nous voulons la lune », créations de Marion Baeriswyl et D.C.P.
FB: Elodie O’Bonney De Biche
@lafouinographe
https://www.facebook.com/lafouinographe/

Aline Fournier est née en 1986 dans les Alpes valaisannes. Après une formation de conceptrice multimédia et quelques années d’expérience professionnelle dans le monde de la publicité, elle se lance comme photographe indépendante en 2010. Malgré une activité florissante, elle réduit la voilure commerciale cinq ans plus tard et opte pour une vie nomade afin de pouvoir se consacrer corps et âme à ses projets artistiques. En parallèle, elle se perfectionne dans la mise en scène et cela dans différents domaines : conception visuelle, installation, performance, vidéo et illustration.
L’authenticité marque son travail de création, ainsi que sa recherche permanente de mise en scène des contrastes. Elle s’approprie le paysage en créant un territoire habité par les personnages les plus divers. Le dysfonctionnel qu’elle emploie et intègre dans un environnement, selon son inspiration, symbolise l’unité et la force tranquille. Aline Fournier vit l’espace telle une scène du théâtre qu’elle façonne et organise en lui octroyant une identité culturelle particulière.
En 2020, Aline Fournier fut nominée au Forum des 100 par Le Temps. En 2021, elle a reçu le Prix d’encouragement culturel de l’État du Valais. Elle expose actuellement à la Triennale Bex & Arts ainsi qu’à l’Espace Graffenried à Aigle.