Lexique

Pour des questions de compréhension, un petit lexique est mis à disposition en référence à certains termes et concepts utilisés dans le programme. Pour les rendez-vous proposés durant la permanence, les intervenant·xes accordent une importance spécifique aux termes qui sont employés pour décrire leurs pratiques. Au BDQI, nous partons du principe que chacun·xe se définit comme iels le souhaitent. 
Ce lexique est une proposition de lecture des mots parmi d’autres multiples définitions possibles. Il ne se prétend pas être parfait, ni forcement complet et il est surtout important de se rappeler que l’utilisation de termes et leurs définitions sont amenés à évoluer et changer avec le temps.

Ce lexique est une proposition de lecture des mots parmi d’autres multiples définitions possibles. Il ne se prétend pas être parfait, ni forcement complet et il est surtout important de se rappeler que l’utilisation de termes et leurs définitions sont amenés à évoluer et changer avec le temps.

En espérant que ce petit lexique vous sera utile 🙂


Afroféminisme : Mouvement politique et militant visant à combattre à la fois les systèmes d’oppressions et d’exploitation que sont la suprématie blanche, le patriarcat et le capitalisme. S’il est à mettre en lien avec le Blackfeminism (cf définition), ce mouvement tient compte des particularités européennes et des contextes nationaux. Il a été très visibilisé dans les années 2013 via les réseaux sociaux et est aujourd’hui porté en France par des collectifs tels que Mwasi ou Swatche. La première organisation politique et collective de femmes Noires en France est la Coordination des Femmes Noires active à Paris de 1976 à 1982, puis le Mouvement des Femmes Noires de 1978 à 1982 entre autres.

D’après : https://www.mwasicollectif.org/glossaire/

Et pour aller plus loin: https://soundcloud.com/user-33369478/afrofeminisme?in=user-33369478/sets/isolation-termique

Blanchité : La blanchité, en anglais whiteness, est l’équivalent de ce qu’on pourrait aussi appeler la condition blanche.

(…) « Être blanc » est un marqueur social significatif dans un contexte qui associe la blancheur de la peau à la pureté, à la neutralité, à la supériorité de la civilisation occidentale, à l’universalité et à la normalité (Cervulle 2013 ; Essed & Trienekens, 2008). C’est l’ensemble de ces représentations associant couleur de peau et valeurs morales qui constitue la blanchité en fait de pouvoir et réalité contraignante exerçant de puissants effets sociaux et politiques (Guillaumin, 1992 : 215-216).

(…) La blanchité se comprend comme une idéologie raciste qui définit non seulement les frontières de l’appartenance, mais surtout les privilèges qui y sont associés. (…) La blanchité contribue à reproduire une violence raciste structurelle et exterminatrice (Kilani 2019), qui démontre que réduire le racisme à un préjugé individuel invisibilise, nie, voire renforce sa portée structurelle. (…)

La blanchité en Suisse s’exprime notamment par des privilèges qui se manifestent de différentes manières : ne pas se rendre compte que la couleur de peau est un marqueur social ; ne pas être systématiquement objet de soupçon dans les interactions avec l’administration ; ne pas devoir justifier sa présence dans l’espace national ; ou encore, ne pas risquer sa vie dans la rue. (…)

Explications tirées de la recherche d’Anne Lavanchy : https://www.ekr.admin.ch/f575.html

Voir aussi la recherche de Nell Irvon Painter sur l’histoire intellectuelle de la race blanche :

https://www.montraykreyol.org/article/nell-irvin-painter-raconte-lhistoire-de-la-blanchite-aux-etats-unis

Capitalisme : Régime économique et social, dans lequel les capitaux, source de revenu, les moyens de production et d’échange n’appartiennent pas à ceux qui les mettent en œuvre par leur propre travail.

Cisgenre (“cis”) : une personne qui se reconnaît dans l’identité de genre qui lui a été assignée (attribuée) à la naissance.

Décoloniale : La pensée décoloniale a émergé, depuis environ trente ans, à partir d’un collectif de pensée formé initialement en Amérique du Sud. Elle se différencie dans son approche de celle proposée par le postcolonialisme.

Elle dénonce une décolonisation incomplète dans laquelle les hiérarchies raciales, économiques, de genre persistent. Elle remet en cause l’eurocentrisme et dénonce une hégémonie économique et culturelle, prônant le recours à des savoirs pluriversels qui rendraient mieux compte de la diversité du monde et de l’hétérogénéité des connaissances.

Elle postule que, malgré l’obtention de l’indépendance pour de nombreux pays, des rapports de pouvoirs subsistent aujourd’hui encore entre les anciennes métropoles et anciennes colonies et que, dans le système de gouvernance mondial, les pays de la périphérie (le Sud global) sont maintenus en position de subordination (par le biais du FMI ou de la Banque mondiale, par exemple).

Partant du principe que le capitalisme n’est pas seulement un système économique, mais bien un réseau de pouvoir global, intégré par nos procédés économiques, politiques et culturels, elle adopte une approche très largement intersectionnelle : elle s’intéresse au croisement des oppressions, liées à la classe sociale, au genre, aux origines et elle vise à élargir les analyses.

D’après : https://www.ritimo.org/Qu-entend-on-par-pensee-decoloniale

Dyadique : désigne les personnes qui ne sont pas intersexes, les personnes né·e·s avec des caractères sexuels (génitaux, gonadiques et chromosomiques) correspondant aux attentes binaires imposées par la société. Par exemple un homme cisgenre dyadique est un homme qui a été assigné homme à la naissance, qui se reconnaît toujours comme tel aujourd’hui et qui n’est pas intersexe.

Féminismes : Mouvements politiques et militants, ainsi que théories critiques, les féminismes ont en commun la lutte contre le patriarcat ainsi que contre les systèmes d’oppressions et d’exploitations liés aux genres. Ils ont différentes histoires et existent sur tous les continents.

Certains féminismes se positionnent ou s’engagent également contre le racisme, contre la transphobie, la xenophobie, contre la grossophobie, contre l’hétéronormativité, contre le validisme, contre les prisons, contre le militarisme ou contre les abolitionnistes du travail du sexe.

Malheureusement, les idées féministes sont aussi instrumentalisées, le plus souvent par des mouvements féministes blancs ou par des groupes d’extrême droite à des fins nationalistes, racistes, xenophobes, capitalistes, transphobes, pro avortement, pro prison ou encore contre le travail du sexe etc.

Parallèlement, c’est trop souvent les mouvements féministes blancs qui s’approprient le travail et les réussites des mouvements féministes minorisés et marginalisés.

Hétéronormatif : Ce concept renvoie à des idéologies normatives en matière de sexes, de genres, d’orientations sexuelles et de rôles sociaux. L’hétéronormativité est construite dans un système qui impose la binarité des sexes (masculin/féminin), des genres (homme/femme), des rôles sociaux (p. ex. père/mère) et des orientations sexuelles (hétérosexuelle/ homosexuelle), et à l’alignement de ces dimensions (sexe féminin/femme/mère/hétérosexuelle ; sexe masculin/homme/père/hétérosexuel). L’hétéronormativité met donc en place un système dominant dans lequel les personnes qui ne respectent pas ces normes (comme les personnes non hétérosexuelles, trans, ou non conformes aux stéréotypes de leur genre) sont considérées comme étant inférieures.

D’après : https://chairedspg.uqam.ca/upload/files/fiches-realises/D%C3%A9finitions_diversit%C3%A9_sexuelle_et_de_genre.pdf

LSF (Langue des Signes Françaises): Cette langue est utilisée par des personnes sourdes ou malentendantes ou par des interprètes.

La langue des signes est un système linguistique visuel qui offre la possibilité d’élargir la pensée et de découvrir un nouveau point de vue. La langue des signes française ne traduit pas le français. Toute personne qui signe, pense en images. Apprendre cela représente un défi de taille pour la plupart des personnes entendantes. Toute personne qui apprend la langue des signes, apprend la grammaire et des signes, mais apprend surtout un nouveau système linguistique basé sur le visuel. La langue des signes est liée aux mains, aux bras, à la posture corporelle et aux mimiques.

La LSF a longtemps été consciemment négligée ou interdite dans l’éducation des personnes sourdes. Cette reconnaissance d’une langue spécifique est souvent vue par les personnes sourdes militantes comme une affirmation identitaire et une valorisation d’une particularité culturelle.

D’après : https://www.sgb-fss.ch/fr/langue-des-signes/langue-des-signes2/

https://www.persee.fr/doc/sosan_0294-0337_1994_num_12_3_1302

Mixité choisie : La mixité choisie est une forme d’organisation et de solidarité qui permet de se retrouver entre pair·x·e·s et entre personnes concernées par une ou des mêmes oppressions. Cela permet de pouvoir échanger, discuter, réfléchir et de décompresser à propos de certaines choses sans devoir toujours expliquer ou argumenter sur tel ou tel comportement ou idée politique face à une personne non concernée par une oppression.

Non-binaire : Façon de parler du genre sans se cantonner aux genres binaire femme/homme qu’impose la société. Ce terme désigne les personnes dont l’identité de genre ne s’inscrit pas dans les normes binaires, c’est à dire par exemple qu’elles ne s’identifient ni homme ni femme, estimant être aucun des deux, un « mélange » des deux ou être entre les deux. C’est donc aussi une identité de genre à part entière.

D’après : http://www.lgbt-lux.be/je-suis-non-binaire/

Panasiatique : Qui réunit l’ensemble des pays du continent asiatiques

Patriarcat : Système de structures, de relations sociales et de pouvoirs dans lequel les hommes cisgenres dominent et oppressent les femmes, les personnes trans, intersexes et non binaires, les enfants, les personnes minorisées, marginalisées et exploitées par l’occident, ainsi que les espèces non-humaines. Le patriarcat repose sur des structures tels que : la violence, l’État, la colonisation, les rouages capitalistes, la sexualité etc. Celles-ci interagissent les unes sur les autres pour donner lieu à différentes formes de patriarcat. L’État, le capitalisme et la colonisation sont les structures majeures du patriarcat.

Personnes racisées : Une personne racisée est une personne qui, par un processus de racialisation négative, est considérée et/ou représentée comme non-blanche et subit ainsi du racisme (d’état ou ordinaire). Les personnes racisées sont en général renvoyées à une appartenance (réelle ou supposée) à des groupes de personnes oppressées par la société en raison de leur couleur de peau, de leur origine, de leur nationalité, de leur religion, de leur statut légal ou de leur mode de vie.

Dans le cas des textes du Bureau Des Questions Importantes, ce terme permet aux personnes de s’auto-désigner pour s’organiser ou pour prendre soin de soi entre personnes concernées par des oppressions communes.

En lien avec ce terme, voici les définitions des mots race et racisme du collectif afroféministe Mwasi : https://www.mwasicollectif.org/glossaire/

Race : La race en termes biologiques n’existe pas. Cependant, le racisme projette des conséquences discriminantes et fait qu’elle existe en tant que construction sociale. Elle reste donc un outil d’analyse permettant de mettre à jour les processus par lesquels une personne est discriminée en fonction de sa couleur de peau et de son appartenance (réelle ou supposée) à un groupe ethnique et géographique

Racisme : Hiérarchisation des individus par d’autres individus en fonction de leur couleur de peau ou de leur ethnicité, réelle ou supposée. Par un processus de racialisation et donc d’altérisation, les personnes non-blanches sont considérées comme inférieures et l’Autre. Cela a principalement des conséquences matérielles (accès à l’emploi et au logement digne, survie face aux institutions, illégalité identitaire, etc) et psychologiques (dignité, maladies mentales, assimilation, dédoublement, etc).

Personnes trans (transgenre) : Une personne qui ne se reconnaît pas dans le sexe qui lui a été attribué à la naissance, une personne qui vit ou qui souhaite vivre dans un genre différent de celui qui lui a été assigné à la naissance. Cela englobe toute personne ayant fait ou souhaitant faire le choix d’une transition, qu’elle choisisse ou non d’avoir recours à des traitements médicaux et/ou des chirurgies dans cet objectif.

La transidentité peut se manifester par un sentiment personnel qu’il y a un décalage entre plusieurs choses : Le genre qui a été assigné par le corps médical à la naissance. La façon dont la personne est perçue par la société en termes de genre. Et la perception de sa propre identité.

Certaines personnes s’identifient hors des catégories de genre binaires (exclusivement femme / exclusivement homme) qu’impose la société, d’autres s’identifient entièrement à l’autre sexe.

D’après : https://outrans.org/ressources/lexique-outransien/

https://www.transwelcome.ch/fr/informationen/was-ist-trans/

https://wikitrans.co/2019/01/19/quest-ce-quune-transition/

Validisme : définition par le manifeste du CLHEE, Collectif Lutte et Handicaps pour l’Egalité et l’Emancipation : Nous affirmons que le handicap est un fait, une donnée de l’existence avec laquelle les personnes concernées composent au quotidien, et qu’il n’appartient pas aux personnes dites valides de le connoter arbitrairement, positivement ou négativement. Il est aussi une construction issue de processus sociaux et historiques qui ont conduit à disqualifier, stigmatiser et marginaliser les personnes handicapées. Nous entendons donc dénoncer et combattre le validisme qui fait de la personne valide en bonne santé la norme universelle et l’idéal à atteindre.

Le validisme se caractérise par la conviction de la part des personnes valides que leur absence de handicap et/ou leur bonne santé leur confère une position plus enviable et même supérieure à celle des personnes handicapées. Il associe automatiquement la bonne santé et/ou l’absence de handicap à des valeurs positives telles que la liberté, la chance, l’épanouissement, le bonheur, la perfection physique, la beauté. Par opposition, il assimile systématiquement le handicap et/ou la maladie à une triste et misérable condition, marquée entre autres par la limitation et la dépendance, la malchance, la souffrance physique et morale, la difformité et la laideur.

D’après : http://clhee.org/

Queer : Queer est à l’origine un mot anglais qui signifie “bizarre”, “de travers”. A partir de la fin du XIXe siècle, il devient une insulte populaire désignant les personnes gay/lesbienne. Des activistes se réapproprient le terme au début des années 1990 pour affirmer des sexualités et des genres subversifs. Ce terme, à forte dimension antisexiste et antiraciste, regroupe désormais les personnes qui n’adhèrent pas à la vision binaire des genres et des sexualités (Binarité Homme/Femme ou Hétéro-sexuel·x·le·s – Homosexuel·x·le·s) et ne veulent pas être catégorisées selon les normes imposées par la société.

Transphobie : Discrimination/haine/aversion/rejet des personnes trans et/ou des transidentités. La transphobieordinaire paraît souvent anodine aux personnes cis. Elle peut s’exprimer de manière ouverte, violente voir meurtrière ou de manière plus insidieuse. Ne pas respecter l’identité d’une personne en est un exemple. La transphobie peut être intériorisée, amenant une personne à se haïr elle-même ou d’autres personnes trans.

D’après : https://www.planning-familial.org/sites/default/files/2020-10/Lexique%20trans.pdf

Zine (fanzine) : Fanzine est une contraction anglaise de « fanatic magazine ». C’est un support papier, édité à petit coup, fait main, ou en ligne. Ces petits magazines sont auto-édités et ne sont pas distribués par des circuits traditionnels. C’est un support libre utilisé par des communautés minorisées ou marginalisées pour créer des publications critiques ou créatives qui soient proches de ce qu’elles aimeraient avoir à lire, à penser et à transmettre.

Mixités choisies

Les différentes formes de mixité choisie sont des outils de solidarité et de luttes. Elles permettent la discussion et l’organisation entre personnes concernées par les mêmes questions et oppressées par les mêmes rapports de pouvoir. Elles sont donc bienvenues et encouragées au BDQI.

Repas

Tous les soirs, un repas à prix libre est proposé. Les heures de repas sont prévues plus ou moins entre 19h et 21h. Soyons flexibles, ils seront préparés à base de récupération, avec amour et sans stress par des merveilleux·euses ami·x·es bénévoles. N’hésitez pas à venir en profiter avant ou après votre visite.

Prix libre

L’entrée et les repas fonctionnent avec le principe du prix libre. Le prix libre consiste en une participation financière solidaire adaptée aux capacités financières de chacun·x·e et sera entièrement consacré à la rémunération des artistes.

 

En pratique et accessiblité

L’espace eeeeh! se situe à 10min de la gare de Nyon. Il est équipé d’une rampe d’accès en bois d’une pente de 10% pour une largeur de …. Pour y accéder, il faut parcourir quelques mètres sur une rue pavée. Des toilettes bien entretenues sont à disposition du public à l’extérieur de l’espace. (question toilettes sèches PMR en attente) Des petits sas sympas tranquilles cosys sont à disposition de qui aurait besoin de se retirer un moment.
N’hésitez pas à nous contacter à le-bdqi@riseup.net ou au +41774737746 pour toutes questions liées à vos besoins: mobilité, traduction, infos pratiques détaillées, sensibilités, cagnottes pour les personnes qui manquent de moyens pour financer leur trajet, etc. 

Bureau des questions importantes 2022

DU 2 AU 17 SEPTEMBRE 2022
Entrée prix libre
Permanence (presque) tous les jours dès 10 h.
Repas prix libre tous les soirs.

Espace eeeeh!
Place du marché 2
1260 NyonLe Bureau Des Questions Importantes ouvre ses bras tout grand avec trépignement et joie ! Le BDQI c’est un lieu de vie, un bureau, un genre de scène, une salle à manger, de ciné, un atelier, un endroit de rencontre, une bibliothèque, une chambre, un espace en recherche, un grand cri de ralliement, un refuge ou peut-être une chose complètement autre. C’est une sorte de peau poreuse à son environnement qui est née de l’envie de soutenir des univers puissants, émouvants, audacieux, merveilleux, formidables qui n’ont que trop peu de place pour exister.
C’est la tentative de remettre en question et de bousculer les habitudes, ses propres petites cases et peut-être celles des autres. C’est un travail d’équilibriste pour garder les idées en mouvement. C’est se tromper, se confronter aux trucs qui coincent, réessayer, prendre du plaisir, se laisser être dépassé·xes. C’est essayer de prendre soin collectivement, de bricoler des liens, de provoquer le hasard, d’inventer d’autres récits, de partager des mots, des doutes, la place, les chances, des forces, du temps, des outils, des fantasmes et des repas. Le BDQI c’est bien sûr une forme de résistance à l’engloutissement de nos vies par un quotidien dicté par le stress, les normes, le fric et ses petits copains les oppressions. C’est enfin: Oh ben on a tous·xtes encore bien du pain sur la planche. Alors, on s’y met ? En pratique, Le BDQI c’est du matin au soir, une permanence deux semaines, des journées remplies de multitudes de rendez-vous rêvés pour accueillir les publics, les artistes et les passant·xes.Pour la 5ème année, le BDQI s’offre comme une île à disposition de celleux qui la cherchent ou la trouvent par hasard. Bienvenu·x·e·s !Chloé Démétriadès

Avec le soutien de:
Ville de Nyon, Région de Nyon, Canton de Vaud, Bureau de l’égalité entre les femmes et les hommes du Canton de Vaud, Pro Helvetia, Loterie Romande, Fondation philanthropique famille Sandoz, Fondation Parallèle.

Design graphique:
Bye Bye Binary
(Clara Sambot, Enz@ Le Garrec & Eugénie Bidaut)


Ces deux semaines de rassemblement se veulent aussi accueillantes et bienveillantes que possible.

Vous entrerez dans un espace chaleureux que nous tenons à rendre le plus respectueux que possible pour chacun•x•e.

Collectif Dreaming Beyond AI

Soirée d’ouverture ouverte à tous·xtes

Suivi du

Queeraoke
Amal Alpha
ouvert à tous·xtes


3 septembre 13h-16h
Nourrir la machine
Par Iyo Bisseck
Atelier en mixité choisie sans homme cis blanc hétéro valide

3 septembre 17h
Gemma Ushengewe et Madame Klebo

Projection et discussion ouverte à tous·x·tes, dès 9 ans, priorité aux enfants et à leurs parents


3 septembre 19h30
Ferveur du dancefloor
Djs Mariam & Chacha
Fête ouverte à tous·x·tes


4 septembre 14h-17h
Elodie Aubonney

Atelier mouvement et danse, avec pauses, goûter, sympa relax, en langue des signes française, dédié aux personnes sourdes ou malentendantes


4 septembre 17h30
REGARDS CROISÉS: A TRIBE?
Ciné Club REGARDS CROISÉS par Julie Sando
Projection de films #1 – Soirée dédiée aux personnes sourdes, ouverte à tous·x·tes


5 septembre 20h30
VIRUS WAVE & P.A.F. x ALL I WANT IS EVERYTHING
Ciné Club REGARDS CROISÉS par Julie Sando
Projection #2 suivie d’une discussion informelle – Toutes personnes* avec des origines asiatiques bienvenues.
*
Rencontre Panasiatique, Antiraciste, Féministe en mixité choisie sans homme cis dyadique


6 septembre 10h
REGARDS CROISÉS: EN MON LANGAGE
Ciné Club REGARDS CROISÉS par Julie Sando
Projection conférence #3 – ouvert à tous·x·tes


6 septembre 17h-20h
Nos cheveux s’emmêlent à la sortie du bain
Sarah et Lina Baraka
Atelier écriture-écoute en FR, en mixité choisie sans homme cis dyadique, avec priorité aux personnes racisé·x·e·s


6 septembre 21h
REGARDS CROISÉS : THE SONG OF A DROP OF SUN
Ciné Club REGARDS CROISÉS par Julie Sando
Projection de films #4 – ouverte à tous·x·tes


7 septembre 14h-16h
L’afroféminisme, c’est quoi? Et… on en est où?
Chantal Mariam Neuhaus
Tour de la question et sieste collective pour rêver (ou juste dormir), espace en mixité choisie à destination des personnes racisées, sans homme cisgenre dyadique


7 septembre 19h
REGARDS CROISÉS: A RIVER IN EVERYTHING
Ciné Club REGARDS CROISÉS par Julie Sando
Projection de films #5 – ouverte à tous·x·tes


8 septembre 19h
Okhty
Sarah et Lina Baraka
Performance ouverte à tous·x·tes


9 septembre 17h-19h
Se réapproprier sa sexualité
Sarah et Lina Baraka
Discussion cercle de parole en FR, en mixité choisie sans homme cis dyadique, avec priorité aux personnes racisé·x·e·s


9 septembre 20h30-22h30
C’est mieux d’construire des soignant·x·e·s fort·x·e·s pour réparer les gens cassé·x·e·s
Chantal Mariam Neuhaus
Discussion entre et pour les soignant·x·e·s actif·x·ve·s ou en devenir


10 septembre 13h-17h
Adama-baïlo et Aminatou

L’aprèm des enfants ouvert à tous·x·tes à partir de 5 ans


10 septembre 20h30
Je suis
Gemma Ushengewe
Performance ouverte à tous·x·tes

suivie du

dj set de Samuelle
Ouvert à tous.x.tes


12 septembre 10h
Ciné Club REGARDS CROISÉS par Julie Sando

Projection de films #6 – ouverte à tous·x·tes
5 courts-métrages qui racontent des relations et interrogent des frontières.


12 septembre 20h
Moist Light
Pascal Bornand, Léonie Vanay, Romy Colombe. K
Ouvert à tous·xtes, cependant aucune discrimination ne sera tolérée sous peine d’être mangé·e·x par un·x des perfomeur·x. Aussi, un message d’accueil sera à écouter avant l’entrée de la performance.


13 septembre 14h
Mon corps est un champ de Bataille
Ratiba Mokri, Compagnie Ratibus
Lecture clownesque ouverte à tous·xtes, à partir de 10 ans


13 septembre 20h
2089, le Monde est chauve
Ratiba Mokri, Compagnie Ratibus
Performance burlesque ouverte à tous·xtes


14 septembre 10h
Nos corps, nos mots, nos dessins
Ratiba Mokri, Compagnie Ratibus
Atelier hybride corps, expression physique, dessin, écriture ouvert à tous·xtes


14 septembre 14h-17h
Atelier 1° discussion et lecture de zine en mixité choisie handix
Bibliothèque La Molène
En mixité choisie personnes handies (auto-identifié·x·e·s handicapé·x·e·s, pas besoin de diagnostics officiels. handicaps physiques et psychiques, maladies chroniques etc.)


14 septembre 20h
Collectif Foulles

Ouvert à tous·x·tes


15 septembre 10h-14h
Bibliothèque La Molène

En mixité choisie personnes trans & non-binaires, ouvert à toute personne qui ne se reconnaît pas dans son genre assigné, ou se questionne.


15 septembre 19h
Quelle éthique pour la programmation culturelle autour du travail du sexe ?
Collectif occasionnel
Ouvert à tous·x·tes


16 septembre 15h-19h
Atelier 3° enregistrement Fanzine
Bibliothèque La Molène
En mixité choisie sans mec cis dyadique

Présentation ouverte à tous·x·tes


17 septembre 10h30
Causette antiraciste avec la Bléd
la Bléd, Phi Vo
Atelier à partir de 6 ans (âge indicatif à adapter selon les questionnements des enfants)

 
17 septembre 19h
Viens voir!
Association Viens voir

Ouvert à tous·x·tes


Atelier littéraire avec Louella Kuti
Louella Kuti et Chantal Mariam Neuhaus
Sur invitation

 

Résidence #4 – Raquel Fernandez et Sergio Rojas Chaves

Résidence #4 – Raquel Fernandez et Sergio Rojas Chaves
Estación Biológica
résidence 25 juillet au 7 août

Depuis quelques années, la danseuse/performeuse Raquel Fernandez et l’artiste Sergio Rojas Chaves s’entraident dans la production et le développement de leurs pratiques artistiques, mais iels n’ont jamais collaboré à un projet ensemble. Pour cette résidence commune, iels proposent une première approche de la collaboration en trouvant un terrain d’entente dans des intérêts partagés. Au fil de la conversation, iels ont réalisé qu’iels rêvaient tous deux d’être biologistes lorsqu’ils grandissaient au Costa Rica. L’exposition précoce aux documentaires naturels et aux programmes télévisés sur la nature a façonné les heures d’amusement de l’enfance dans le jardin ; iels menaient des expérimentations, observaient les animaux, collectaient des échantillons de plantes, mesuraient les tailles, prenaient des notes et faisaient des dessins détaillés. Leur curiosité pour le monde naturel était soutenue par l’idée que les biologistes et les explorateurs étaient des personnages nobles qui travaillaient dur pour améliorer l’environnement. Bien qu’aucun d’entre eux ne puisse comprendre la complexité des expériences réelles, iels aimaient imiter les gestes et les méthodes qu’iels voyaient à la télévision. Suivre la méthode scientifique fait-il de vous un scientifique ? Ces heures d’amusement quasi-scientifique ont été remplacées par d’autres centres d’intérêt au cours de l’adolescence, mais la curiosité fondamentale pour le monde naturel ne s’est jamais dissipée.

Aujourd’hui, les deux artistes travaillent sur des idées de relations inter-espèces dans la vie quotidienne et pour leur résidence à eeeeh ! iels proposent de transformer l’espace en « Estación Biológica », une station de recherche ludique qui servira de base/lab pour une série d’expérimentations à court terme, en suivant l’esprit de curiosité qu’iels avaient quand iels étaient enfants. Parmi la liste des experimentations, iels suivront le chemin des fourmis, observeront des plantes tropicales par la fenêtre de leur appartement, créeront des biosphères, compteront et dessineront des oiseaux, mesureront les températures auxquelles certains animaux sont observés, collecteront des objets au fond du lac, archiveront des fleurs, enregistreront les sons des poissons, attireront des papillons nocturnes, etc. Ces expérimentations suivront certaines méthodologies scientifiques mais auront toujours une tournure performative ; elles visent ainsi à mettre en lumière des petits détails qui peuvent être oubliés mais qui sont intrinsèques à l’écosystème urbain. La « Estación Biológica » prendra le centre de Nyon comme terrain d’étude, à l’instar des stations de recherche biologique qui peuplent les forêts du Costa Rica. Les résultats de toutes ces expérimentations seront partagés avec le public lors d’une session Open Lab à la fin de la résidence (6 août).

Raquel Fernandez

Sergio Rojas Chaves

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ARCHIVES DE LA RESIDENCE

Pendant leur résidence d’été à eeeeh! Sergio Rojas et Raquel Fernandez ont utilisé l’espace comme une station de recherche ludique, un laboratoire pour une série d’expériences à court terme suivant l’esprit de curiosité pour la nature qu’ils avaient dans leur enfance. Parmi la liste des expériences qu’ils ont réalisées, citons : suivre les chemins des fourmis, imiter le mouvement des feuilles dans le vent, collecter et couler des coquillages vides, compter et dessiner des poissons, archiver les plantes des parcs de la ville, enregistrer les sons des poissons, attirer les papillons nocturnes, etc. Ces expériences ont suivi certaines méthodologies scientifiques mais ont toujours eu une tournure performative ; de cette façon, elles mettent en évidence les petits détails qui sont négligés dans l’écosystème urbain.

Sergio Rojas Chaves et Raquel Fernandez, Résidence d’étéeeeh, eeeeh!, 2022
Sergio Rojas Chaves et Raquel Fernandez, Résidence d’étéeeeh, eeeeh!, 2022
Sergio Rojas Chaves et Raquel Fernandez, Résidence d’étéeeeh, eeeeh!, 2022
Sergio Rojas Chaves et Raquel Fernandez, Résidence d’étéeeeh, eeeeh!, 2022
Sergio Rojas Chaves et Raquel Fernandez, Résidence d’étéeeeh, eeeeh!, 2022

 

Résidence #3 – Sarah Baraka

Résidence #3 – Sarah Baraka
Panser/penser – le soin – par l’écriture
résidence 18 au 24 juillet

Il faut que je me souvienne par où passe mon écriture, que je remette les pieds dans la matière pour la guider là où cela fait sens et où cela peut faire du bien. 

J’imagine cette résidence comme une opportunité d’expérimenter la création de sessions de rencontre et de soin (écritures et lectures, actions simples de prise en considération et d’écoute), d’inventer et de proposer un espace douillet et sécurisant à partager pour faire du lien et pour faire du bien. Ce sera très probablement expérimental et fragile mais j’espère aussi que ces fissures pourront faire entrer beaucoup de lumière.

Sarah Baraka est un·e jeune artiste queer français·e d’origine algérienne. Sa pratique se manifeste principalement comme une recherche d’un dialogue entre écriture et mouvement, cherchant plus précisément à l’intérieur, le cœur sensible de cette écriture – principalement autobiographique et, tout récemment, pensée en lien avec les pratiques de soin comme outil de réparation. Depuis 2019, travaillant comme aide dramaturgique sur des projets de danse, Sarah aiguise son regard sensible au corps tout en fabriquant des livres, notamment au sein de la maison de micro-édition Les Piñatas, basée à Lille (France). Depuis un an, iel travaille également avec sa sœur jumelle, Lina, sur un projet de spectacle-vidéo autobiographique intitulé Okhty, « ma sœur », en arabe.

Facebook : Sarah Baraka

Instagram : sarahbabaraka

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ARCHIVES DE LA RESIDENCE

M’explorer et me connecter plus puissamment à ce qui m’entoure, prendre ce temps nécessaire. 

Ressentir mon corps, au présent. Me souvenir, accumuler des mémoires en strates, oublier et me souvenir de ce qui ressurgit. 

Apprendre à célébrer la vie et l’existence, le monde vivant autour de moi. 

Apprendre à célébrer la mort et les disparu·e·s, les fantômes, ce qui est invisible. Apprendre à voir les yeux clos.

Chercher où j’ai envie de faire des ponts entre les choses, ce que je veux mêler et ce que je ne veux pas. Chercher à habiter les connexions qui font que tout est dans tout. Apprendre à moins séparer, à lier davantage, à rendre plus fluide encore.

Comprendre où s’insinuent mes propres récits, où est-ce qu’ils surgissent et peuvent se déployer : mes récits personnels et ceux auxquels j’appartiens, mes récits collectifs.

Trouver mes endroits de refuge et de sécurité, mes foyers. Célébrer mes croyances plus souvent sans avoir peur de leur faire davantage de place.

Apprendre à connecter les récits de mon présent à ceux de mes origines et continuer à me souvenir combien c’est important.

Apprendre à écrire avec le silence sans craindre l’absence des mots. Apprendre à accorder plus de confiance à mon corps qui danse, aux sons qu’il est capable de produire. Me souvenir des gestes qui rassurent et reconnecter avec eux, réapprendre à partir d’eux.

Continuer à travailler avec la réparation et la guérison dans une optique de soin, en laissant y exister ce qui m’échappe ou m’est étranger et apprendre à ne pas en avoir peur.

Apprendre la confiance en mes rêves, que le sommeil est un coeur et une source précieuse de réponses et d’apaisement. Dormir ensemble, dormir avec le ciel et les étoiles, avec le soleil, la terre, l’eau, les animaux et toustes les autres.

Apprendre que les récits de soi font résistance, que l’intime est inestimable.

Apprendre d’autres formes de connexion.s.

Sarah Baraka, Résidence d’étéeeeh, eeeeh!, 2022
Sarah Baraka, Résidence d’étéeeeh, eeeeh!, 2022
Sarah Baraka, Résidence d’étéeeeh, eeeeh!, 2022
Sarah Baraka, Résidence d’étéeeeh, eeeeh!, 2022
Sarah Baraka, Résidence d’étéeeeh, eeeeh!, 2022

Résidence #2 – Fig Docher et Neige Sanchez

Fig Docher et Neige Sanchez
Résidence à Eeeeh
12.07 – 17.07.22

Neige et Fig sont photographes et ont des rapports complexes au médium photographique. Iels souhaitent poursuivre leur recherche ayant comme point de départ ce medium, ou plutôt la violence historique de celui-ci, pour une future exposition constituée de tout sauf de photographies. Cette proposition traversera les notions d’illisibilité, de multiplicité, d’intraduisibilité, de compression, de porosité, de latence, d’invisibilité/visibilité, de semi-transparence, ainsi que de joie dans le processus créatif.

BIOGRAPHIES

Fig Docher (1997*, Californie) est unx artiste et chercheureuse multimédia franco-américainx baséx à Genève. Iel est titulaire d’un bachelor en études françaises et francophones de Vassar College (Poughkeepsie, NY) et diplôméx du CCC-RP à la HEAD – Genève.

Neige Sanchez (1992*, Genève) est unx artiste multidisciplinaire et photographe franco-suisse baséx à Genève. Après des études de photographie en Belgique puis en Suisse, dont un apprentissage en laboratoire argentique et un diplôme à l’Ecole supérieure de photographie à Vevey, iel·elle est récemment titulaire d’un Master d’Arts visuels, WORK.MASTER de la HEAD – Genève, incluant un
semestre d’échange à l’Académie des Beaux-Arts de Vienne. Son travail a été montré au Centre de la Photographie de Genève, Photoforum Pasquart, Galerie Focale, Musée de l’Élysée, PLAT(T)FORM 2017 (Fotomuseum Winterthur), Université de Genève, EPFL, Forde, Rature Festival, Deviant Art Festival, The Queer Archive Festival, entre autres. Sa pratique s’intéresse aux questions des représentations et à la place des pensées dites queer au sein des institutions culturelles aujourd’hui, principalement au moyen du détournement, de l’illisibilité, de la multiplicité et de l’abstraction.
Notamment informé par l’Histoire de l’art et de la photographie – en particulier documentaire -, des pensées critiques et des pratiques visuelles et performatives contemporaines, son travail prend comme point de départ sa propre expérience et tend à se développer au croisement de la pratique artistique et de la recherche théorique.

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ARCHIVES DE LA RESIDENCE

Leur collaboration émerge autant d’une profonde joie que d’une profonde frustration. En travaillant avec la photographie, l’écriture et la théorie dans des institutions artistiques, des établissements académiques et sur internet, leurs pratiques les ont amenées à critiquer les technologies et les médias photographiques et à douter de la possibilité d’une représentation photographique « émancipée » de l’histoire du médium et des tendances institutionnelles à la fétichisation et à l’extraction. Iels ne souhaitent pas offrir une énième « solution » mais plutôt habiter les creux et les paradoxes qui ont traversé leurs expériences, leurs désirs et leurs réflexions.

FAQ utile pour des questions souvent posées lors de la résidence (really.), résidence d’étéeeeeh! avec Neige Sanchez et Fig Docher, eeeeh!, 2022
Very important book corner, résidence d’étéeeeeh! avec Neige Sanchez et Fig Docher, eeeeh!, 2022
Read, résidence d’étéeeeeh! avec Neige Sanchez et Fig Docher, eeeeh!, 2022
Late nights, résidence d’étéeeeeh! avec Neige Sanchez et Fig Docher, eeeeh!, 2022
Yes good, résidence d’étéeeeeh! avec Neige Sanchez et Fig Docher, eeeeh!, 2022

Résidence #1 – Les bêtises – collectif Novio

Les Bêtises
Résidence à Eeeeh
04.07 – 10.07.22

Les bêtises ça colle, ça casse, ça se fait engueuler mais ça fait du bien. C’est une vitre pétée, un truc volé, l’histoire qui fait frémir sur le moment mais qu’on raconte à tout le monde une semaine plus tard. Pas de punition à la fin, pas d’excuses, de « mais j’ai pas fait exprès », tant mieux si c’est pas fait exprès. Pas de honte non plus, tant pis pour les maladresses et les erreurs. Il nous faudra trouver ce que c’est une bêtise quand personne n’est là pour nous gronder. Quelques étudiants en art se retrouvent au début des vacances d’été pour échanger, lâcher la pression et créer de manière plus légère autour de ce thème régressif et transgressif. Une collaboration à tisser, des discussions et des choix à faire pour investir l’espace à plusieurs. Une semaine à eeeeh! pour y amener nos bêtises passées mais surtout futures, expérimenter, rater et se faire plaisir.
Exposition et lecture performative le samedi 9 juillet dès 18h
Proposé par Novio, association basée à Nyon ayant pour but de promouvoir l’art romand

@association.novio

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ARCHIVES DE LA RESIDENCE

Collectif Novio, « Les bêtises », Résidence d’étéeeeh, eeeeh!, 2022
Collectif Novio, « Les bêtises », Résidence d’étéeeeh, eeeeh!, 2022
Collectif Novio, « Les bêtises », Résidence d’étéeeeh, eeeeh!, 2022
Collectif Novio, « Les bêtises », Résidence d’étéeeeh, eeeeh!, 2022
Collectif Novio, « Les bêtises », Résidence d’étéeeeh, eeeeh!, 2022