REGARDS CROISÉS : VIRUS WAVE & P.A.F. x ALL I WANT IS EVERYTHING

Ciné Club REGARDS CROISÉS – une proposition de Julie Sando

5 septembre 20h30
Projection suivie d’une discussion informelle – Toutes personnes* avec des origines asiatiques bienvenues. *Rencontre Panasiatique, Antiraciste, Féministe en mixité choisie sans homme cis dyadique

« All I Want Is Everything » de Alexandra Cuerdo (17min)
Alice Kim, férocement motivée, lutte contre la pression de sa classe sociale, de sa race et de sa famille pour devenir la plus grande dealeuse du campus, à l’apogée de la culture rave underground.

 

«Annah la javanaise» de Fatimah Tobing Rony (6min), Indonésie, 2020
Annah, 13 ans, vit en Indonésie. En 1893, elle est amenée en France pour devenir modèle et domestique chez un peintre. Ce film d’animation ré-imagine sa vie, et dresse la version tue d’un célèbre tableau : un portrait du colonialisme occidental.


Ciné Club REGARDS CROISÉS – une proposition de Julie Sando
Une série de projections de films qui évoquent des voix et des gestes hors d’une normativité sociétale, qui dessinent des imaginaires autres ou dévoilent des identités invisibilisées. A chaque séance, deux ou plusieurs films aux regards singuliers se croisent et se font écho, invitent à la discussion, au questionnement.

Nos cheveux s’emmêlent à la sortie du bain

Par Sarah et Lina Baraka

6 septembre 17h – 20h

Atelier écriture-écoute en FR, en mixité choisie sans homme cis dyadique, avec priorité aux personnes racisé·x·e·s

Cet atelier est pensé par Lina et Sarah comme une invitation pour les participant·x·e·s à entrer dans l’écriture par la mémoire et les sensations qu’elle amène avec elle, à faire ressurgir images oubliées ou enfouies, comme premier terreau du texte et de les faire briller. La proposition est donc de rendre visible ensemble pour nous et par nous des morceaux de nous- mêmes à l’occasion d’une traversée collective en résonance avec le processus de travail et la manière dont Lina et Sarah construisent ensemble le texte dans Okhty. 
Sur inscription par mail à le-bdqi@riseup.net 
 
Lina Baraka est une jeune cinéaste engagée d’origine algérienne. Dans son travail elle questionne les fonctionnements sociétaux et les conséquences de celles-ci sur les vies des individus. C’est à travers des images documentaires, le vécu et les paroles de ses adelphes qu’elle cherche des réponses. Elle travaille notamment sur le sujet des travailleureuses du sexe indépendant·e·s et la difficulté de relationner avec des hommes cisgenres hétéro. 
Sarah Baraka est un·e jeune artiste queer français·e d’origine algérienne. Sa pratique se manifeste principalement comme une recherche d’un dialogue entre écriture et mouvement, cherchant plus précisément à l’intérieur, le cœur sensible de cette écriture – principalement autobiographique et, tout récemment, pensée en lien avec les pratiques de soin comme outil de réparation. Depuis 2019, travaillant comme aide dramaturgique sur des projets de danse, Sarah aiguise son regard sensible au corps tout en fabriquant des livres, notamment au sein de la maison de micro-édition Les Piñatas, basée à Lille (France). 
Depuis un an, Lina et Sarah travaillent ensemble sur un projet de spectacle-vidéo autobiographique intitulé Okhty, “ma sœur”, en arabe. Iels travaillent principalement sur des questions d’identités (culturelle, de genre, de classe, etc.) pour essayer de tisser entre celles-ci les liens nécessaires à se comprendre soi.

REGARDS CROISÉS : EN MON LANGAGE

Ciné Club REGARDS CROISÉS – une proposition de Julie Sando

6 septembre 10h

Projection conférence #3 – ouvert à tous·x·tes

Comment se réapproprier le langage ? Tentative de conférence sur la thématique du langage, en partant d’une pratique artistique personnelle. 
 
Une série de projections de films qui évoquent des voix et des gestes hors d’une normativité sociétale, qui dessinent des imaginaires autres ou dévoilent des identités invisibilisées. A chaque séance, deux ou plusieurs films au regards singuliers se croisent et se font écho, invitent à la discussion, au questionnement. 
 
Julie Sando est une réalisatrice et artiste pluridisciplinaire suissojaponaise. Elle est active autant dans la réalisation de films entre documentaire et fiction que la performance, l’installation et l’expérimentation sonore. Elle a notamment réalisé les films « Fuku Nashi » (2022) et « KNH (What remains from the walls) » (2014). Son travail mêle poésie et politique, interroge langage, identité et société.

REGARDS CROISÉS : A TRIBE ?

Ciné Club REGARDS CROISÉS – une proposition de Julie Sando

4 septembre 17h30    
Projection de films #1 – Soirée dédiée aux personnes sourdes, ouverte à tous·x·tes

« Martien » de Maxime Pillonel (9min) – Un soir, deux braqueurs font irruption dans une station-service. Ils pointent leurs fusils sur le caissier mais malgré leurs hurlements, ce dernier ne réagit pas comme prévu…  
« The Tribe » de Myroslav Slaboshpytskyi (132min) – Sergei rejoint un internat pour enfants sourds. Confronté à la violence de ses camarades, il lutte pour se conformer et rejoindre le clan.
Une série de projections de films qui évoquent des voix et des gestes hors d’une normativité sociétale, qui dessinent des imaginaires autres ou dévoilent des identités invisibilisées. A chaque séance, deux ou plusieurs films au regards singuliers se croisent et se font écho, invitent à la discussion, au questionnement. 
 

kife ton move

Par Elodie Aubonney

4 septembre 14h-17h
Atelier mouvement et danseavec pauses, goûter, sympa relax, en langue des signes française, dédié aux personnes sourdes ou malentendantes

Kife ton move est un espace de liberté de mouvement. Kife ton move va chercher à révéler l’animal qui est en toi, la chanteuse de blues qui sommeille. Kife ton move t’offre la vague d’eau salée dans un verre à cocktail et tu es le·la surfeur·x·euse au maillot pailleté.  Kife ton move te permettra de régner sur ton royaume sans concession.

C’est trop souvent qu’on entend « Oui mais j’sais pas danser… » ou encore « Non mais ça c’est pas d’la danse ! ». Eh ben zut… L’atelier de danse Kife ton move ouvre la porte sur le champ des possibilités que tout mouvement offre, le plus infime, banal, moche ou ridicule soit-il. Chaque geste compte. Ici un grattage de nez a autant de swag qu’un grand jeté. La danse du sang qui pulse en toi est aussi belle que la Macarena.

À partir de là, on embarque dans le flow du groove juste pour la joie de bouger, vivre pleinement ces instants, sans jugement.

Sur inscription par mail à le-bdqi@riseup.net. Pour toutes questions sur l’atelier vous pouvez contacter elodie.aubonney@gmail.com.

 

Elodie Aubonney, danseuse-interprète et chorégraphe, vit à Genève et travaille en Suisse Romande. Elle s’est formée à l’ADMH/Cie Virevolte à Genève, ainsi qu’au MARCHEPIED Cie à Lausanne. En 2009, elle fonde le duo eamb avec Marion Baeriswyl. Duo qui a porté plusieurs projets chorégraphiques, en collaboration avec le musicien Matéo Luthy, présentés dans divers lieux en suisse et à l’étranger. 

Elodie a travaillé comme interprète pour diverses chorégraphes et compagnies romandes telles que Fabienne Berger, YoungSoon Cho-Jacquet, Le Mumbay Quartet, Louise Hanmer, Jasmine Morand, la Cie Utilité Publique, Géraldine Chollet et la Cie À Hauteur des Yeux. Elle a également été regard extérieur pour les pièces de « Frau Troffea » et « Le Milieu » de Fréquence Moteur ainsi que pour « Tropique » la dernière création de Marion Baeriswyl et D.C.P.

 

Ferveur du Dancefloor

Par Djs Mariam & Chacha

3 septembre 19h30
Fête ouverte à tous·x·tes

Parce que nos envies de créer des espaces dancefloraux et de moves seront toujours là : effusions de rythmes r’n’b, pop, zouk, reggaeton et autres ferveurs, le temps d’un dj set à 2 pour vous et pour nous.

Nourrir la machine

Par Iyo Bisseck

3 septembre 13h-16h
Atelier en mixité choisie sans homme cis blanc hétéro valide

Nous vous invitons à un atelier de création collective d’images à partir de textes, à l’aide de dessins et de collages. Vos créations seront ensuite récupérées afin de nourrir un algorithme de génération d’images en cours de développement.

Il est de plus en plus facile de générer des images à partir du texte à l’aide de l’intelligence artificielle. Ces images sont créées à partir d’une base de données composées de millions d’images récupérées sur Internet et leurs légendes. Bien que les résultats soient parfois intéressants, nombre d’entre eux renforcent des stéréotypes ancrés dans une vision raciste, binaire, hétéropatriarcale du monde.

Durant l’atelier, nous aurons l’occasion de discuter de vos créations, de les mettre en perspective avec des images générées par une intelligence artificielle et de développer un point de vue critique sur ces outils.

Sur inscription par mail à le-bdqi@riseup.net

Iyo Bisseck est un designer, chercheur et artiste basé en France. Son travail explore les préjugés qui montrent le lien entre les technologies et les systèmes de domination, avec un accent particulier sur les préjugés raciaux dans la réalisation d’agents virtuels. Elle fait partie du collectif Dreaming Beyond AI, un espace de connaissance critique et constructive, de fiction visionnaire et d’art spéculatif, et d’organisation communautaire autour de l’intelligence artificielle.

Grâce à son travail de conceptrice de sites web, elle soutient également de nombreuses initiatives telles que le Black Film Festival de Zurich et le Transplantation Project. 

En tant qu’artiste, elle s’intéresse à la création de récits alternatifs et collaboratifs à l’aide d’outils virtuels. En se concentrant sur la compréhension de ces outils et en démocratisant leur utilisation sous forme d’ateliers, elle espère que les communautés les plus marginalisées par ces outils auront la possibilité de les façonner et de créer d’autres significations.

https://iyo.io/

Le hérisson noir


Par Gemma Ushengewe et Madame Klebo
3 septembre 17h

Projection et discussion ouverte à tous·x·tes, dès 9 ans (âge indicatif à adapter selon les questionnements des enfants), priorité aux enfants et à leurs parents

Le hérisson noir est un gâteau à caractère raciste exposé dans une boulangerie, à la vue de tout le monde. Cette confiserie, dénoncée par une association anti-raciste, devient l’objet une affaire de tribunal.
À partir d’une voix singulier et plurielle, lae cinéaste commence un récits intime et politique autour du fameux gâteau « Le hérisson noir ».  Le film, de 2020, parcours alors la grande histoire du racisme structurel qui touche les personnes afro-descendantes et qui lie le passé au présent. 
Comment dans ce hors temps-espace, le tribunal tranche et donne son verdict sur ce qui semble être une banale histoire de gâteau ? 
La projection (25min) sera suivie d’une discussion autour des sujets du film, pour les enfants et les parents, menée par Gemma Ushengewe et accompagnée par une médiation de Madame Klebo.
 
Gemma Ushengewe, est un·e·x cinéaste, monteur·se·x et artiste résidant à Genève. Iel s’intéresse à la réappropriation de la narration à travers le cinéma documentaire, la vidéo, l’écriture et la performance. En 2021, Gemma poursuit le Master de recherche d’études critiques, curatoriales et cybermédias à la HEAD. Iel relie ainsi théorie et pratique autour des problématiques de société qui l’intéresse comme le racisme structurel, le néocolonialisme et leurs formes d’émancipation.

Exposition de Dreaming Beyond AI

Par le collectif Dreaming Beyond AI, fondé et géré par Raziye Buse Çetin, Nushin Yazdani, Iyo Bisseck, Sarah Diedro Jordão, Sabiha Keyif, Nina Frohm

2 septembre 18h30
Soirée d’ouverture ouverte à tous·xtes

Nous vous invitons à l’exposition du collectif Dreaming Beyond AI, composé d’artistes, chercheur·x·euses et créatif·x·ves qui réfléchissent d’un point de vue critique sur les questions du numérique et qui offrent des visions alternatives s’inscrivant dans des temporalités multiples. Au sein de l’exposition, vous aurez l’occasion de découvrir le pluriverse à travers notre site Internet.

Dreaming Beyond AI est un espace communautaire dédié au savoir critique et d’art spéculatif. L’objectif est de questionner à la fois la manière dont l’IA (intelligence artificielle) est utilisée aujourd’hui et les structures sociétales qui maintiennent l’oppression algorithmique.
Nous souhaitons permettre :
– une compréhension de la manière dont les technologies basées sur l’IA peuvent intensifier l’oppression de structures de pouvoir dans notre société 
– une remise en cause des récits dominants concernant l’IA, des visions imposées du futur et des structures oppressives amplifiées par l’utilisation très répandue, sans aucun esprit critique, des technologies basées sur l’IA 
– une redéfinition de la manière dont les technologies basées sur l’IA pourraient/devraient nous servir, améliorer la représentation, l’équité et la connexion – créer des visions du futur à partir des marges.

Textes du programme et langage inclusif

Les mots d’invitation que vous trouverez dans ce programme sont restitués directement des pensées des intervenant·x·e·s. Parfois traduits d’une autre langue, parfois intimes, parfois tranchants, tantôt écrits à tâtons, ou encore avec de nouvelles règles de syntaxe et d’orthographe, ces textes n’ont pas été formatés et sont libres ainsi d’échapper aux conventions dominantes de langages, tout en étant au plus proche de leurs auteur·x·ice·s.

 

Langage inclusif
Le programme ainsi que la communication générale de cette édition du Bureau Des Questions Importantes a été mis en forme par des membres de la collective Bye Bye Binary. Étant données les recherches de la collective sur la typographie non-binaire, et les valeurs défendues par le BDQI et eeeeh!, il était impensable de rédiger ce programme au masculin générique «neutre». Nous avons donc choisi d’utiliser le «x» comme signe d’inclusion. Ces «x» sont, d’une part, un moyen de lutter contre l’hégémonie du masculin dans la langue française. Hégémonie qui invisibilise les autres genres et participe de la confiscation de l’universel par les hommes cisgenres, hétérosexuels et blancs. Et, d’autre part, ils permettent de visibiliser les personnes queer, genderfluid, trans et non-binaires ne se reconnaissant ni dans le genre masculin ni dans le genre féminin. Le langage étant ce par quoi nous pensons le monde qui nous entoure, son usage est intrinsèquement politique. Il est donc capital d’y visibiliser les minorités de genre car, comme dirait Wittig, «il y a une plastie du langage sur le réel.»1
Ces «x» se voient pimpés par différentes formes typographiques, multipliant les possibles, et ponctuent le texte comme des paillettes chatoyantes, camp et kitsch, à l’instar des astérisques de Sam Bourcier.2
Par ailleurs, le texte courant est composé en DINdong, un caractère dessiné par Clara Sambot, membre de la collective Bye Bye Binary, qui dispose de différentes ligatures non-binaires (i, e, t, x, …) que vous pourrez découvrir à la lecture de ce programme, la où l’usage du «x» n’était pas possible.  
1. Monique Wittig, « La marque du genre », La Pensée Straight, 1992. 
2. Sam Bourcier, «Petite « grammaire » du français queer et transféministe », Homo Inc.orporated, le triangle et la licorne qui pète, Éditions Cambourakis, p 10-14, 2019. 
Design graphique :
Bye Bye Binary
( Clara Sambot, Enz@ Le Garrec & Eugénie Bidaut ) 
                                                
Fontes utilisées :
• New Rage par NoFoundry • DINdong par Clara Sambot 
                                                
Impressions :
Atelier genevois de gravure contemporaine et Éditions Ripopée
Bye Bye Binary (BBB) est une collective franco-belge, une expérimentation pédagogique, une communauté, un atelier de création typo·graphique variable, un réseau, une alliance. Formée en 2018, la collective explore de nouvelles formes graphiques et typographiques (lettres, ligatures, ponctuations, éléments de liaison et de symbiose) prenant pour point de départ, terrain d’expérimentation et sujet de recherche le langage et l’écriture inclusive et non-binaire.