New Soma

New Soma

10 et 11 septembre dès 19h pendant 24 heures 

ouvert à toutxs, entrée prix libre

En 24 heures de présence, une autofiction narrative queer postcoloniale faite de mots-audio-vidéo et performée par deux corps se déploie dans l’espace. Inaugurée par un repas à 19h, les deux artistexs occuperont l’espace jusqu’au lendemain à la même heure pour le repas et la fin de la performance. Le public est invité à assister à la fin du cheminement des vingt-quatre heures de performance et à partager un repas. La performance se déroule en anglais et une traduction écrite en français sera mise à disposition sur place.

Avec Samira B. Stöckli et Nelson Irsapoullé


New Soma : Une écologie nécessaire. Une stratégie d’amour et de création. Un présent pour le futur, un guide autofictionnel, un dialogue fait d’archives immatérielles.

New Soma est une exploration, celle de deux corps qui à travers liens et esprits connectés, intimité, partagent radical romanticism of violent cuteness et résiste ainsi à l’injonction économique ou l’amour serait un produit de consommation.

New Soma parle du désir comme d’une force motrice révélant la longue attente l’envie et le besoin de connexion, ce malgré toutes les expériences passées.

Quelles sont les lignes de fuite de ces deux corps ? A quelles lignes de fuite et échappatoires contribuent ces deux corps ? Avec ce désir commun d’expérimenter l’amour?

New Soma explore cette ligne, la route de deux corps alliés engage radicalement une poétique quasi terroriste, celle de trouver l’amour décolonisé.

New Soma : Une écologie nécessaire. A strategy of love and creation. An autofictional guidance present dialogue archive for the future.

New Soma is an exploration. The quest of 2  allied physical bodies that through links and a connected  mind, intimacy, share radical romanticism of violent cuteness and resist the economic suggestion of love as a product of consumption.

New Soma is about desire as a driving force, pushing to the surface and longing for connection in spite of all learned reason. What are ways that two allied bodies contribute to the communal desire to experience love? 

New Soma explores the way of two allied bodies radically committing to the poetical terrorism of finding decolonized love.

Samira B. Stöckli habite entre Berne et Berlin. Iel se concentre sur la danse et la politique depuis 2010. En 2015,Iel crée Somata, une pratique de danse libre sur de la musique électronique pour des personnes trans, inter, non-binaires et pour des femmes. En 2020, iel co-fonde l’association Somatic Kin et ouvre un studio bernois de danse queer féministe, de pratique du corps et du mouvement. Son travail artistique et performatif n’est pas académique, Do It Yourself, centrée sur l’intuition et le flow, souvent improvisé et mêlé d’une perspective queer, féministe et intersectionnelle.

www.samirasomata.com

www.somatic-kin.com

Nelson Irsapoullé . Baséx à Genève. Artistex multifacette, musicienx, performeurx, activistex émergeant de la scène expérimentale de Genève, a.k.a Nelson Landwerh a.k.a Nelson El Exotico. Son ambition est de collecter des compétences pour développer et construire un discours critique fort et empouvoirant à travers l’écriture, le discours et la parole autofictionnelle comme rhapsodie psychédélique d’un autre temps.

www.chatpitre13.wixsite.com/nelsonirsapoulle

Artwork/video design : Roland Lauth

Amelia Nanni

Résidence d’Amelia Nanni

du 7 au 13 septembre

Dans le cadre de l’écriture de son premier long-métrage « Les enfants du Crépuscule », Amelia Nanni sera en résidence. Son micro à la main elle arpentera les environs, des questions à la bouche, notamment autour de la thématique du rapport à la mort et au corps dans notre société. Une installation synthétisant ses glanages verra le jour à la fin du festival et d’autres surprises en cours de gestations.

Projection de films

8 septembre à 10h

ouvert à toutxs, entrée prix libre

Projection de films suivie d’un débat en présence de la cinéaste. 

  • La Chatouilleuse d’Oreilles, 24 min, 2017

Il y a quelques années, ma mère a entendu un conteur chinois; fascinée, elle décida de devenir conteuse. On l’appelle aujourd’hui la Chatouilleuse d’Oreilles. Mais quand mon père est tombé malade, elle a perdu le gout des mots. Pour lui rendre, je suis partie à la recherche du fameux conteur chinois.

  • Les enfants du rivage, 20 min, 2018

Une après-midi, deux enfants, deux mondes se rencontrent.

Atelier Journal de la demi-heure : « Que faire de nos morts ? Réinventer nos cérémonies funéraires »

8 septembre de 17h30 à 19h

ouvert à toutxs, entrée libre

Le temps d’une demi-heure chronométrée Amelia Nanni vous propose de partager avec vous un petit exercice d’écriture qu’elle a mis en place afin de réussir à écrire, et à réfléchir. Une sorte de méditation créative à l’écrit. Ensuite, selon les envies et les désirs de chacun.e.s, il est possible de partager les écrits à l’oral. Selon les thématiques n’hésitez pas à venir avec des extraits de lectures à partager.

Atelier Journal de la demi-heure : « partager nos réponses face aux agressions sexiste et raciste »

9 septembre de 13h à 14h30

En mixité choisie sans hommes cis, entrée libre

Projection de films

9 septembre à 15h

Pour enfants dès 9 ans et adultes, entrée prix libre

  • Les enfants du rivage, 20 min, 2018

Une après-midi, deux enfants, deux mondes se rencontrent.

  • Pourquoi ? a dit l’enfant, 12 min, 2015

Lulu, 7 ans, décide d’empêcher sa grand-mère de se transformer en légume l’hôpital. Mais pour lui apporter à temps la potion magique, il faut échapper à la surveillance du baby-sitter et convaincre sa soeur et sa cousine de la suivre dans l’aventure …

 

Atelier Journal de la demi-heure : « Libérer l’imagination et rêver à une société du possible »

10 septembre de 17h30 à 19h

ouvert à toutxs, entrée libre

Atelier Journal de la demi-heure : « Nos privilèges »

13 septembre de 17h30 à 19h

ouvert à toutxs, entrée libre


Gourmande d’histoires et de rencontres qui déstructurent, après une licence de cinéma à Paris 7, Amelia Nanni intègre l’INSAS à Bruxelles, en section réalisation. Parallèlement, elle s’initie à la radio et anime des ateliers d’éducation à l’image auprès d’enfants en milieu scolaire. Elle réalise plusieurs courts-métrages, naviguant entre la fiction et le documentaire, autour de questions liées à l’enfance, la vieillesse et à des thématiques sociales et féministes. Elle écrit actuellement sur son premier long métrage « Les enfants du Crépuscule » qui questionne notre rapport à la mort aujourd’hui avec, encore une fois, des protagonistes principales enfantines et féminines.

TROUBLES VOIX

TROUBLES VOIX, série de projections de films

TROUBLES VOIX est une série de projections qui aimerait engager ses spectateurs·x·trices à écouter et à regarder se faire entendre des voix singulières. Des voix qui, à l’inverse de la voix-over assertive, assurée et bien souvent masculine dont un certain cinéma nous a habitué·x·e·s, ne produisent pas un effet de « neutre », mais se manifestent dans toutes leurs singularités et leurs vulnérabilités. Des voix tremblantes, bégayantes, hésitantes, trop fortes ou trop faibles, émotionnées ou à bout de souffle ; des voix qui luttent, qui s’accordent et se désaccordent, s’entrechoquent et se répondent, nous troublent et nous interpellent. A l’écoute de ce chœur sensible et hétéroclite, peut-être sera-t-on plus attentif·x·ves aux voix que l’on entend, que l’on écoute, aux raisons qui font que certaines restent inaudibles, mais aussi à nos propres voix… et que, peu à peu, murmures et tintamarres s’élèveront dans la salle de projection.

Sélection de films par Faye Corthésy 

 

7 septembre à 19h30

ouvert à toutxs, entrée prix libre

Sirènes et échos : les films de Magali Dougoud

  • Lac Club, Russie / Suisse, 2018, 14’, vf
  • Sirènes et Échos, Suisse, 2019, 29’, vf
  • Juhana Llancalahuen et les Falsas Orcas – Temps 1 à 4, Chili / Suisse, 2019, 23’, vf

Les voix se multiplient, se répètent et se mélangent dans les films de l’artiste suisse Magali Dougoud, où l’eau omniprésente permet à des figures hybrides telles que sirènes et fausses orques en révolte de faire vibrer mythes de tous les temps et de tous les lieux et luttes féministes.

Avec Magali Dougoud

 

9 septembre à 20h30

ouvert à toutxs, entrée prix libre         

Résurgences sonores, résistances vocales : 

  • Broken Tongue, Mónica Savirón, États-Unis, 2013, 3’
  • Expedition Content, Ernst Karel et Veronika Kusumaryati, États-Unis, 2020, 78’, v.o. st.fr.

Les formes radicales des deux films de ce programme—3 minutes d’un montage discontinu et effréné et un film de montage d’archives sonores presque sans image—construisent des contre-récits historiques de l’esclavage et du colonialisme, du point de vue de celles et ceux dont la langue a trop longtemps été brisée. 

 

13 septembre à 19h30

ouvert à toutxs, entrée prix libre

Déliaisons et incarnations

  • Les quatre récits d’Alice, Myriam Jacob-Allard, Canada, 2019, 5’, vf
  • Sans frapper, Alexe Poukine, Belgique / France, 2019, 83’, vf

Quand les récits de certaines s’incarnent dans les corps des autres, l’impact des mots est démultiplié et les possibilités d’un dialogue empathique d’une génération à l’autre, ou d’une victime de violences sexuelles systémiques à d’autres, ainsi qu’à des agresseurs, s’ouvrent à nous.

 

17 septembre à 10h

ouvert à toutxs, entrée prix libre        

Résonances générationnelles :

  • Les quatre récits d’Alice, Myriam Jacob-Allard, Canada, 2019, 5’, vf
  • Mes Voix, Sonia Franco, France, 2019, 52’, v.o. st.fr.

Deux films qui mettent en scène des liens entre grand-mère et petite-fille, la douceur et les accrocs des dialogues entre générations, la richesse et la force des voix marquées par le temps. 

 

17 septembre à 17h

ouvert à toutxs, entrée prix libre         

Voix en lutte pour l’écoute:   

  • ReceiverJenny Brady, Irlande, 2019, 15’, vo sans st 
  • Sisters!, Petra Bauer, Royaume-Uni, 2011, 72’, vo sans st

Avoir une voix ne suffit pas, il faut encore pouvoir être écouté-e. C’est cet enjeu qui habite les deux films de ce programme, dont l’un tisse les histoires des luttes des personnes sourdes et l’autre observe le travail d’une association féministe recueillant les plaintes et soutenant des femmes noires et issues des minorités. 


Faye Corthésy est doctorante et enseignante en histoire du cinéma. Elle est aussi co-fondatrice et programmatrice du ciné-club contre-feux, à Lausanne.

Fatima Wegmann

Atelier d’« écriture organique »     

7 septembre de 15h à 16h30    

mixité choisie sans hommes cis, frais de participation prix libre    

Dans une visée politique similaire à ses performances et dj set, Fatima Wegmann (alias ven’3mo) crée un espace de résistance et de partage à travers un processus d’écriture organique. Cette notion, tirée des écrits de l’auteure, poétesse, universitaire et militante féministe chicana Gloria Anzaldúa, invite à penser avec le corps, faire constat de ses blessures et puiser dans ses entrailles afin d’accepter ou changer certaines perspectives. L’atelier en mixité choisie sans hommes cis comprend des moments de réflexion et d’écriture collective

Performance 

17 septembre à 19h30    

ouvert à toutxs, entrée prix libre    

Fatima Wegmann mélange science-fiction et théories intersectionnelles à travers une pratique audiovisuelle. Elle présentera ses recherches actuelles sur le potentiel des horizons utopiques fictifs, en mêlant une pratique performative à un intérêt pour les pratiques de collaboration et de guérison.

Avec Fatima Wegmann


Dans ses performance, Fatima Wegmann mélange science-fiction et théories intersectionnelles à travers une pratique audiovisuelle. Cela lui permet d’explorer un espace d’expérimentation à la recherche de discours émancipatoires – des récits décentrés de la pensée patriarcale et impérialiste. Elle présentera ses recherches actuelles sur le potentiel collectivisant des horizons utopiques fictifs, en mêlant une pratique performative à un intérêt pour les pratiques de collaboration et de guérison.

 

Fatima est une artiste, chercheuse et DJ basée à Genève (aka ven’3mo). Ses trois pratiques sont intimement imbriquées. Elle s’intéresse à l’exploration des notions d’identité et d’hybridation à travers une perspective décoloniale et féministe. Sa pratique audiovisuelle est entremêlée de poésie, de théories postcoloniales et de cyberféminisme. Elle est diplômée du programme de recherche master CCC (Critique, conservation, cybernétique) de la HEAD Genève en 2019. Elle fait partie du collectif lausannois “Où-êtes-vous-toutxs?” avec lequel elle organise des fêtes dans des différents espaces de la région ainsi que des événements questionnant l’imbrication entre la production culturelle et l’accès aux espaces publics. Elle a également co-organisé divers événements comme le “Forum des Espaces Possibles” en mai 2017. Elle rejoint Outrage Collectif qui lutte contre le racisme en Suisse Romande en 2017 et fait partie de l’équipe d’organisation du festival PARAPONERA qui a eu lieu dans divers lieux à Genève en novembre 2018. En tant qu’artiste elle a réalisé plusieurs performances audio-visuelles. Elle a participé à plusieurs performances “Nexus Archipelago” entre 2018 et 2019 dirigés par Maïté Chénière. Ses dernières performances se sont déroulées en collaboration avec l’artiste Ali- Abdelkhalek dans l’espace d’art Alienze à Lausanne et l’espace Cherish à Genève. En parallèle, elle a écrit un article “Above the Abyss, Contradiction is Unity” co-mandaté par l’espace Cherish et le magazine Brand-New-Life mis en ligne en début avril 2020. Elle a co-organisé la rencontre “Rupture: dissocier, transformer, (dé)construire les récits” au Théâtre de l’Usine en octobre 2019. En décembre 2019, elle a donné un atelier d’écriture et de guérison suivant le concept d’”écriture organique” (Gloria Anzaldúa) dans le cadre du festival Les Urbaines à Lausanne.

L’Amérique latine n’est-elle pas une ville au sud des États-Unis ?

Atelier

7 septembre à 11h

sur inscription*, en mixité choisie pour les Latino-Américaine·x·s qui s’identifient comme femmes, queer, non binaires, racialisée·x·s, afroaméricaine·x·s.

Avec pour objectif l’édition d’une revue, une conversation est proposée: « Si nous sommes mestizas, pourquoi sommes-nous venue·x·s ici ? » Un atelier qui permet de générer une réflexion collective sur les concepts de migration, d’identité et de colonialisme par et pour les personnes concernées. (*inscription par email à c.moyarivera@gmail.com)

Présentation publique

18 septembre à 19h

ouvert à toutxs

Lecture de textes et lancement du premier numéro de la revue réalisée collectivement avec des femmes et personnes non-binaires latines ayant émigré en Suisse lors d’un atelier en mixité choisie. 

Avec Cecilia Moya Rivera et Valeska Romero


A partir d’une réflexion décoloniale, le projet propose la rencontre entre des femmes et personnes non binaire qui viennent d’une même terre : l’Amérique latine. Un morceau de terre marqué par la colonisation, la mort, le vol constant et des rêves qui promettent un « avenir ». Comment en sommes-nous arrivé·e·x·s là ? Que signifie ne pas être à sa place ? Voulons-nous être à notre place ? Si nous sommes métis, nés en 1500 au sein du mélange d’Européens et d’indigènes, quelles sont nos racines ? Existent-elles vraiment ? Où nos racines sont-elles au sein de ce mélange ?

En collaboration avec Valeska Romero nous présenterons un périodique, produit collectivement avec les Latino-Américaine·x·s qui s’identifient comme femmes, queer, non binaire, racialisé, afroamericain qui ont migré en Suisse.  

Desde una reflexión decolonial, el proyecto propone el encuentro entre mujeres que vienen desde un mismo pedazo de tierra: Latinoamérica. Pedazo de tierra marcado por saqueos, colonizaciones, muertes, robos constantes y sueños que prometen un ‘futuro’. Futuro mejor, futuro blanco y neoliberalista. ¿Cómo llegamos acá? ¿Qué significa no-pertenecer? ¿queremos pertenecer? Si somos mestizas, nacidas en el año 1500 entre la mezcla de europeos e indígenas, cuáles son nuestras raíces? ¿existen realmente? ¿o será que las raíces están entre medio de esa mezcla?

Además, junto a Valeska Romero (bailarina y artista chilena) presentaremos una publicación periódica, realizada colectivamente con mujeres latinas que migraron a Suiza.  

“Hasta el día de hoy no estoy segura de dónde encontré  la fuerza para abandonar la fuente, la madre, para separarme de mi familia, mi tierra, mi gente y todo lo que representaba aquella foto. Tuve que irme de casa para poder encontrarme a mí misma, encontrar mi propia naturaleza intrínseca enterrada bajo la personalidad que se me había impuesto.” Borderland, la frontera. Anzaldúa, Gloria. pág 56.

Violeta Parra was Japanese? o 

¿cómo se vive la distancia? ¿de dónde vienes? ¿tu familia es japonesa? ¿cómo llegaste acá? ¿te quieres quedar? ¿

Ces cinq dernières années, le travail de Cécilia Moya Rivera s’est progressivement orienté du design vers une pratique artistique. Cette évolution a un fil rouge: le langage. Il faut le comprendre, au-delà des mots et des lettres, comme un échange, comme une chose politique. Ce mélange entre échange (parole), langage et espace public devient le moteur de nouvelles idées, n’exprimant pas seulement des théories, mais des devenirs commun. En tant qu’artiste sud-américaine, elle développe son travail depuis un point de vue féministe, queer et latino-américain, où le politique et la dissidence s’intègrent librement. Parce que le fait d’être une femme, n’importe où dans le monde, continue d’être important, d’être une difficulté.

Critical Whiteness et l’histoire coloniale Suisse

Conférence publique: Pour une histoire globale – L’Histoire coloniale de la Suisse

6 septembre à 14h

ouvert à toutxs, entrée prix libre

La façon dont l’Histoire nous a été racontée, ou pas racontée, influence notre compréhension de la société. La Conférence, élaborée majoritairement à partir de sources diverses et non européennes, offre au grand public des outils de compréhension pour repenser l’Histoire de la Suisse, l’expansion européenne, les rapports de pouvoir et le système colonial. Malgré la disparition de ce dernier (soi-disant), ses conséquences, son idéologie et sa mission civilisatrice persistent jusqu’à nos jours.

Atelier de « Critical Whiteness » – Privilège Blanc

6 septembre de 15h30 à 18h30

sur inscription avec frais de participation*

« L’esclavage a divisé le monde en deux, il l’a brisé de toutes les manières. Il a brisé l’Europe. Il a transformé profondément les gens, les a transformés en maîtres d’esclaves. On ne peut pas soumettre des personnes à l’esclavage pendant des siècles sans y payer un prix. (Ainsi) Ils ont dû déshumaniser, pas seulement les esclaves, mais aussi eux-mêmes. » Tony Morrison

Nous partons d’approches historiques pour déconstruire les structures de pouvoir et nos propres privilèges. L’atelier offre des éléments concrets pour questionner ses privilèges et s’engager efficacement pour une société antiraciste. L’objectif de l’atelier est de reconnaître à quel point nos connaissances sont unilatérales, de remettre en question nos propres positions, d’aborder l’intersectionnalité et de développer des possibilités d’actions concrètes.

(*la partie conférence publique est obligatoire pour pouvoir suivre l’atelier, inscription par email à le-bdqi@riseup.net)

Avec Izabel Barros, Marianne Naeff et Timo Righetti


Izabel Barros (elle, POC) femme-cis, historienne & Marianne Naeff (elle, blache) femme-cis, sociologue & Timo Rigetti (il, blanc) homme-cis, artiste | Izabel, Marianne & Timo – sont un groupe d’activistes féministes intersectionnelles décoloniales, engagées auprès de divers collectifs (zB. Berner Rassismus Stammtisch & « critical Whiteness Gruppe ») L’équipe offre des ateliers sur les implications coloniales de la Suisse, racisme et « blanchité  critique » depuis 2015. 

FHUN

Performances et concerts

5 septembre dès 20h 

ouvert à toutxs, entrée prix libre

  • première partie LES LOGES DU RATAGE

Les performeuses recueillent et mettent en musique les confessions, toujours renouvelées, du public qu’elles rencontrent. Le concert devient le moment où sont partagées des histoires, sublimées par la musique, dépassant la honte ou le trouble qu’elles ont pu causer. Par ce biais, les musiciennes proposent un autre regard sur nos secrets les plus intimes, nos souvenirs, nos histoires douloureuses ou ridicules.

  • deuxième partie FHUN

Chants subaquatiques pour baleines-astronautes nostalgiques, perdues dans le vide de l’espace.  

Avec Milena Keller, Fhunyue Gao et Marion Zurbach


soundcloud.com/fhun

fhunyuegao.com

LES LOGES DU RATAGE

Performances et concerts

5 septembre dès 20h 

ouvert à toutxs, entrée prix libre

  • première partie LES LOGES DU RATAGE

Les performeuses recueillent et mettent en musique les confessions, toujours renouvelées, du public qu’elles rencontrent. Le concert devient le moment où sont partagées des histoires, sublimées par la musique, dépassant la honte ou le trouble qu’elles ont pu causer. Par ce biais, les musiciennes proposent un autre regard sur nos secrets les plus intimes, nos souvenirs, nos histoires douloureuses ou ridicules.

  • deuxième partie FHUN

Chants subaquatiques pour baleines-astronautes nostalgiques, perdues dans le vide de l’espace.  

Avec Milena Keller, Fhunyue Gao et Marion Zurbach


Les performeuses du groupe « Les Loges Du Ratage” recueillent et mettent en musique les confessions, toujours renouvelées, du public qu’elles rencontrent. Le concert devient le moment où sont partagées des histoires, sublimées par la musique, dépassant la honte ou le trouble qu’elles ont pu causer. Par ce biais, les musiciennes proposent un autre regard sur nos secrets les plus intimes, nos souvenirs, nos histoires douloureuses ou ridicules.

Les artistes composent à partir du matériel intime offert par le public. Ce défi performatif affine le lien entre public et performeuses qui tentent d’apporter une expérience cathartique aux témoignages qu’elles recueillent. Chacun·x·e sait que les paroles de chansons sont tirées de la confession d’une personne présente dans la salle, ce qui réunit public et musiciennes dans une atmosphère particulière, grisante. Cependant le secret sur l’identité son auteur·x·rice sera toujours préservé.

En étant partagées dans le cadre d’un spectacle, les confessions prennent une toute autre dimension, elles deviennent des messages poétiques, des cris d’espoir ou de rage. Elles permettent de nous rassembler autour du sens et de la musique qu’elles produisent. Des voix et des vibrations singulières et communes.

 

The Band is formed by Milena Keller (Drums & Vocals), Marion Zurbach (Electronics & Vocals), and Fhunyue Gao (Electronics & Vocals).

Milena is a performing artist currently studying informatics and organiser of multiple events. 

After a career as a professional dancer, Marion is currently the artistic director of the Unplush Company. Fhunyue is a multidisciplinary artist working on a variety of different projects and collaborations, under others co-director of ROBINROBIN.

Frida Stroom

Concert de Frida Stroom

5 septembre à 16h

ouvert à toutxs, entrée libre

À mi-chemin entre magie douce et rage punk, la musicienne zurichoise parcourt les limites de son instrument en lui rajoutant de multiples couches d’effets électroniques. Une collaboration avec le festival Jazz au Peuple. 

Avec Frida Stroom


Sous le pseudo Frida Stroom, Martina Berther poursuit ses propres explorations sonores, triture sa basse avec des objets organiques tels des arcs ou des pierres pour générer des paysages sonores puissants, qu’ils soient bruitistes ou enveloppants. À mi-chemin entre magie douce et rage punk, la musicienne zurichoise – surtout connue pour être la bassiste de Sophie Hunger – parcourt les limites de son instrument en lui rajoutant de multiples couches d’effets électroniques. Une démarche passionnante aux possibilités infinies.

https://www.martinaberther.ch/

Jazz au Peuple

Jonas Van

Soirée d’ouverture avec Jonas Van

4 septembre dès 18h30

ouvert à toutxs, entrée prix libre

Pour la soirée d’ouverture, le Bureau des questions importantes se fait embarquer à 19h30 par l’artiste Jonas Van pour un barbecue d’une nuit d’été pour brûler les fantasmes coloniaux. Le public est invité à apporter des livres ethnographiques pour nourrir le brasier. À 22h, la soirée s’enchaîne avec Emmathegreat & Moustik qui nous concoctent un concert de Slam Poertry & Rap Musik. 

Avec Jonas Van, Emmathegreat et Moustik


La littérature ethnographique met à jour la vision coloniale comme outil pour désirer le monde, par la perspective de la domination et favorise la légitimité dans la construction des corps altérisés. Supporté par la possibilité de nommer et d’objectiver, l’ethnographie met aussi à jour le romantisme colonial, normalise la violence et le fétichisme. 

Durant l’été, la proposition prend la forme d’un super barbecue, fait des flammes avec de la mise à feu de livres ethnographiques. Le public est invité à apporter des livres pour nourrir le brasier. Brûler étant fondamental pour les exercices de transmutation, conduisant la proposition tel un désenchantement.

 

Jonas Van est unx artiste transviado et unx cuisinierx. Sa pratique est un exercice radical de questionnement des structures du pouvoir cis-normatif, créant des écologies queer en utilisant la vidéo, l’installation et le texte. Son travail propose la monstruosité comme une narration fictionnelle et profondément intime, une fracture linguistique et sociale et une transition anti-coloniale par la perspective de la nourriture.