Association eeeeh!

Situé au centre-ville de Nyon, à la place du marché, l’espace eeeeh! a réalisé depuis sa création une 70ène de projets, et plus de 180 événements publics d’une durée allant d’une à quatre semaines, recouvrant des formes artistiques variées : expositions, résidences, performances, concerts, projections, lectures, tables-rondes, créations sonores, ateliers, permanences et d’autres formes singulières d’arts visuels ou vivants. Cela représente l’intervention de plus de 450 artistes et intervenant·x·e·s. Nous accueillons majoritairement des artistes issu·x·es de la région lémanique, mais aussi du reste de la Suisse et de l’Europe. Notre lieu à l’identité hors norme et unique dans l’Ouest Vaudois assure des activités tout au long de l’année, avec une présence quotidienne de l’équipe et des artistes. Dix mois de l’année sont consacrés aux projets et aux ouvertures publiques, deux mois d’été sont attribués aux résidences de recherche.

Notre travail pour l’espace eeeeh ! émane d’une volonté fondamentale d’ouvrir à tous·x·tes, joyeusement et généreusement, un espace d’accueil et de réflexion qui réunit de nombreux projets singuliers, entre interdisciplinarité, interconnaissance et engagement dans la société. Grâce à une équipe très efficace, complémentaire et débordante de motivation, l’espace eeeeh! représente dans le milieu culturel suisseune plateforme de visibilité extra-régionale qui attire l’attention sur de nombreuses pratiques artistiques émergentes. La richesse et la singularité de ce projet tiennent à l’hétérogénéité des multiples types de rendez-vous et formes artistiques proposées.

Forte de la grande réussite des quatre premières saisons et vivement encouragé·e·s par l’enthousiasme du public, les remerciements des artistes et la reconnaissance de la ville, notre équipe travaille assidûment à la suite de la réalisation de ce projet d’envergure. Une des forces de l’espace eeeeh! réside également dans le fait d’avoir acquis la capacité de mélanger des publics très éclectiques, venant autant de la région que des grandes villes voisines, ainsi qu’un public qui ne pensait peut-être jamais pousser la porte d’un lieu consacré à l’art contemporain. Un accent tout particulier est mis dans le soin et l’accueil d’un public souvent marginalisé par la société (femmes, personnes trans et non-binaires, personnes racisées, personnes considérées comme étrangères, personnes dites âgées ou personnes liées à des minorités) qui peine trop régulièrement à se sentir à l’aise et bienvenu dans les espaces culturels habituels.

Les divers engagements associatifs et citoyens de l’équipe sont mis au service de ce lieu et de ce projet fondamentalement collectif. Celui-ci propose à des populations variées de se rencontrer au cœur du centre ville de Nyon en démocratisant l’accès à des pratiques artistiques et en transformant l’espace de la Grenette en lieu de vie par le biais de multiples formes de rencontres, d’ateliers et de médiation basée sur nos implications dans divers milieux nyonnais ou de l’arc lémanique.

La richesse et la singularité du projet global que propose l’association tiennent à l’hétérogénéité des multiples types de rendez-vous et formes artistiques proposées. Cette identité éclectique surprenante dans le paysage culturel est due aux approches et aux pratiques très différentes des membres du collectif.

Le collectif est actif depuis janvier 2018 dans ce lieu dont il assure la programmation annuelle. Il a été créé par Jessica Vaucher, Chloé Démétriadès, Stéphanie Pfister, Barbara Ciampa et Pierre Schwerzmann. Artistes nyonnais·e·s ayant contribué à différents projets locaux depuis de nombreuses années, iels ont décidé de renforcer leur engagement dans le paysage culturel en portant un lieu interdisciplinaire.

En 2022, le collectif est constitué de Jessica Vaucher, Chloé Démétriadès, Pierre Schwerzmann, Cécile Nduhirahe, Cecilia Moya Rivera, Clara Jeanrenaud, Neige Sanchez et Abigaël Mackenzie. Le collectif est à géométrie variable et accueille régulièrement des curateur·x·ices externes afin de porter ce lieu unique.

 

Biographies

Jessica Vaucher (1985) est artiste diplômée des Beaux-Arts (HEAD, Genève) et co-fondatrice des éditions Ripopée (Nyon) depuis 2008. A côté de l’édition de livres d’artistes Jessica Vaucher est également administratrice de plusieurs associations qui oeuvrent pour des activités culturelles dans la région de Nyon.

Chloé Démétriadès (1989) est entrée en contact avec le monde de l’art par le biais d’une pratique de cirque nouveau, puis s’est formée à l’ECAV (CH) et à l’ERG (BE). Son travail est le fruit d’un croisement entre différentes recherches artistiques, ses engagements, son travail alimentaire et des projets de transmission. Depuis une dizaine d’années, elle s’attèle à faire exister des projets qui permettent à de multiples publics de vivre des expériences culturelles surprenantes à travers son travail ou celui d’artistes dont les univers puissants, émouvants, audacieux, qui n’ont que trop peu de place pour exister, lui ont donné l’envie de les soutenir. Ces projets placent toujours au cœur de ceux-ci les questions d’accueil et de soin des spectateur·x·ice·s, de tisser des liens d’échanges particuliers et de tenter d’ouvrir les portes à des publics qui ont trop régulièrement de la peine à se sentir à l’aise et bienvenu·x·e·s dans les rencontres culturelles habituelles. Mais aussi d’explorer des formes surprenantes qui déjouent les codes attendus.

Pierre Schwerzmann (1947) né à Aubonne, dans le canton de Vaud, est artiste plasticien. Il vit et travaille à Nyon. Représenté par la Galerie Skopia, Genève, depuis 1989, il est au bénéfice de nombreuses expositions personnelles et collectives. Il s’intéresse au rapport spécifique que la spectatrice-actrice ou le spectateur-acteur entretient avec l’oeuvre d’art, ou reconnue comme telle, dans un contexte qu’elle se doit de transformer. Membre de l’association eeeeh! dès sa fondation, il est appelé à collaborer avec les autres membres, également artistes, sur ces questions.

Cécile Nduhirahe (1982) a été diplômée en 2006 de HEAD en arts visuels, elle obtient en 2008 le Master « Art in Public Sphere » de l’EDHEA. Son travail interroge les thèmes des identités et du déplacement qu’elle exprime en créant des objets hybrides mêlant différentes techniques : le dessin, la sculpture et la performance. Au croisement de ses préoccupations, son intérêt pour l’afroféminisme et ses engagements influencent ses dernières créations. Ces dernières années, elle travaille principalement avec ses soeurs au sein du « Collectif and then… » autour de la question des héritages multiples. Cécile Nduhirahe a exposé dans différents espaces d’art en Suisse et également Dakar et à Berlin. En 2019 à Lausanne, elle intervient comme artiste et co-curatrice pour l’exposition “La fin de l’innocence” à l’espace Arlaud. Parallèlement, elle enseigne depuis 2011 les arts visuels pour les degrés secondaires 1 puis 2.

Cecilia Moya Rivera (1992) est une artiste sudamericana –d’origine chilienne– qui vit à Genève. Graphiste de formation, elle a construit sa pratique artistique avec le collectif Mil M2 (CL), avec lequel elle explore les pratiques collectives dans l’espace public comme outils politique/performatif. Parallèlement, elle a développé ses recherches personnelles sur le mouvement féministe alternatif au Chili, après la dictature de Pinochet. Actuellement, elle expérimente sa pratique artistique, dans une perspective féministe et polyphonique, sur la langue comme arme politique de décolonisation.

Clara Jeanrenaud (2001) est une jeune artiste suisse qui débute dans ses formations artistiques. Elle démontre un intérêt pour les archives, les souvenirs et la mémoire. Et elle s’intéresse également aux espaces narratifs et aux histoires.

Neige Sanchez (1992) est unx artiste et photographe franco-suisse baséx à Genève. Après des études de photographie à Bruxelles (BE) puis à Vevey (CH), dont un apprentissage en laboratoire argentique, iel est récemment titulaire d’un Master d’Arts visuels à la HEAD – Genève (WORK.MASTER), dont un semestre d’échange à l’Académie des Beaux-Arts de Vienne (AT). Aujourd’hui, sa pratique est orientée vers la transdisciplinarité et la recherche. Son travail actuel explore les théories critiques sur l’histoire du médium photographique, plus spécifiquement l’histoire des représentations des soi-disant « minorités » avec un focus sur les communautés queer, et se demande si la production d’images peut être un outil d’émancipation dans un contexte capitaliste. En parallèle, iel investit l’abstraction, le détournement, la collectivité et la collaboration comme outils politiques et artistiques.

Abigaël Mackenzie (1999) explore les domaines du cirque, du théâtre, de la musique, du dessin et de l’écriture depuis plusieurs années. Elle est diplômée en architecture d’intérieur à la HEAD depuis 2022. Maintenant basée à Lausanne, elle poursuit des études en durabilité, s’investit dans divers milieux militants et continue d’expérimenter sa pratique artistique.

 


Avec le soutien de la Ville de Nyon, du Canton de Vaud, de la Région de Nyon, de Pro Helvetia, du Bureau de l’égalité entre les femmes et les hommes (BEFH), de la Loterie Romande, de la Fondation Equileo, la Fondation Goblet, la Fondation Guignard, Fondation Oertli, Fondation Edith Maryon, Fondation Parallèle et Arts Visuels Vaud.

Et avec le soutien de ses ami.x.e.s