Jony Vacances

Jony Vacances

(Hand wash with care)

Résidence du 24 février au 22 mars 2020
Vernissage dans les w.c. devant l’espace eeeeh : vendredi 28 février à 19h
Chaque weekend un événement public, programmation imminente.

Samedi 14 mars dès 19h

Performance et petites interludes de Jessy Razafimandimby et Jony Vacances.
Projection au sec -> LES LESSIVEUSES, un film de Yamina Zoutat suisse, France | 2010 | 45 minutes
“Elles triaient lavaient étendaient repassaient parfumaient pliaient rangeaient et quand c’était fini, recommençaient. Toutes faisaient la lessive pour leur fils en prison depuis des années. Je regardais le corps en creux du fils, le corps plein de la mère, la douceur et la violence qui passaient entre les deux.”

Puis repas.
Tout ça prix libre.

// Jony Vacances se rend également disponible à laver (à la main) ce que vous voulez pendant la durée de l’événement samedi, mais aussi avant ou après. Par exemple: si vous avez une petite tâche qui traîne depuis des mois sur la manche de votre veste, Jony frottera la dite tâche (à l’aide de produits naturels et une brosse, si besoin) jusqu’à ce qu’elle parte). On vous informe également que

Tout ça prix libre.

*On vous informe également que Jony mène ses quêtes au-delà des murs de l’espace Eeeeh: Interventions hebdomadaires dans les WC publiques juste en face de Eeeeh, observation des points d’eau de la ville de Nyon, blanchiments d’argent et frottements avec la main et des gants blancs certains monuments de la ville (en marchant).

 

 
Espace Eeeeh!, Place du Marché 2, Nyon
Avec le soutien de la Ville de Nyon, de Arts visuels Vaud, du Canton de Vaud et de Région de Nyon.

(Hand wash with care)

Au cours de cette résidence à l’espace eeeeh, Jony Vacances nous propose d’expérimenter des formes d’engagements individuels et collectifs questionnant l’hygiénisme actuel et mettant en friction l’idée de propreté et de propriété, lavoirs et avoir, le nu et l’habit, le genre et les gens, les odeurs et les rumeurs, l’eau et les rêves*…

…chaud // froid // gestes // lavages // grandes lessives // pipi // caca // lessives // vécés // douches // discussions d’eau // infiltration // lavandières // lectures // nettoyage // fontaines // baignoires // odeurs // lavandières de nuits // concerts d’eau // potlatch // taches // performances // repassages // savons // lavoir en chantier // bains // propre // blanchisserie // gestes // lessiveuses // un pot de fleurs sur une machine à laver // lavoirs enchantés // rencontres à la main // séchage // vaisselle //aisselle // eaux usées // le lac // pierres à laver // habits // trous // sales // linges // secrets trop secrets // produits // transpiration // cendres // jacuzzis // buées // cimetières // rinçages // thermes // buanderies // rivières // rumeurs // gollière à noz…

 

Jony Valado ou Jony Vacances est un artiste basé à Genève et diplômé de la HEAD. Ses propositions aboutissent le plus souvent à des actions collectives improvisées, parfois hors du champ institutionnel. Par moments invisibles, ces actions se renouvellent par des rituels, par des jeux ou par un retour à des savoirs-faires plus anciens, perdus ou oubliés. En prêtant une attention particulière à la parole, au corps ainsi qu’aux artifices quotidiens qui l’anime ou qui le masque; ses remous tendent vers des nouvelles formes d’autonomie. Il collabore notamment avec Le Pain Bouge (artisans du pain autodidactes et itinérants); le Collectif Galta, Les Nouveaux Résidents, APE (Actions, Plantes et Ensauvagement) et également membre actif du groupe Burning Spiaggia – Pyre Musik Mïzik (pyre.pw). Puis il danse.

La tournée suisse à Eeeeh!

La tournée Suisse à EEEEH!

En hiver 2020, quatre amis·es et un bébé partent en tournée. Du bout de la Bretagne en ligne droite jusq’au canton de Vaud, la Renault Espace II transporte les cinq.
Dans la voiture on peut trouver du matériel, des peintures, des sculptures, des instruments, des musiques et des chants, des gestes, des contes, de la nourriture, des objets de la vie. Par les fenêtres, des plaines, des montagnes et des ciels, des images défilent.
À chaque arrêt le groupe se déploie et met en mouvement une exposition. Comme un concert, elle se vit pour la soirée ou journée, cadencée par les interprètes, elle s’adapte aux lieux et aux publics rencontrés.
Composée de formes établies et produites ailleurs par leurs auteurs·ices, l’exposition s’enrichit de nouvelles, advenues dans les rencontres et le déplacement.

En mouvement.
Emmener l’exposition en tournée.
Lui faire voir du pays. Des gens.
Vivre avec et la rejouer.
L’habiller. L’habiter.

Une version inaugurale de l’exposition-interprétée sera présentée à l’espace eeeeh! le samedi 22 février de 12h à 19h. Tout au long de l’après-midi et selon l’heure de la journée, des formes seront à manipuler, des chants à écouter, une peinture à observer, des gestes à appréhender, tout cela accompagné de mets qui
raviront vos papilles.

Initié par une invitation de Lokal-Int à Bienne, le projet s’y arrêtera le jeudi 27 février. La semaine du 17 au 22 nous déposerons œuvres et idées à l’espace eeeeh! avec une présentation le 22 février. Le 23 février nous serons au Centre Culturel des Grottes à Genève, la semaine du 24 au 29 nous travaillerons au CAN à Neuchâtel. Enfin le 29 février nous hisserons un drapeau à Neuchâtel avec le MÂT – artspace.

Eeeeh ! Agathe Hazard Raboud

À qui est ce cul?
Agathe Hazard Raboud
Spectacle les 14 et 15 février à 19h30
et dimanche 16 février à 16h00
Espace Eeeeh!, Place du Marché 2, Nyon
Avec le soutien de la Ville de Nyon, du Canton de Vaud, de Arts visuels Vaud et de Région de Nyon.

Agathe Hazard Raboud vous invite à un rituel doux et convivial, le corps nu se présentera dans toute sa sincérité et sa sympathie. L’acte proprement performatif de sa démarche réside dans le désir de faire la paix avec elle-même à chaque représentation. La mise à nu, l’affirmation du corps sous tous ses aspects, si difficile à métaboliser, sert à ouvrir la voie à une réalité plus belle. Le temps d’une représentation, Agathe, avec le public, veut se sentir libre de toute injonction à l’intention de son physique. Passer un bon moment, léger, drôle, rassurant, bienveillant pour refaire le plein de force et de pouvoir avec les spectateur.ice.s.

Troisième artiste dans notre série de résidences, Agathe Hazard Raboud s’établit temporairement à Nyon pour revisiter A qui est ce cul ? une création originale présentée en 2019 au Théâtre de l’Usine et au Centre Culturel des Grottes à Genève. Au terme de la résidence, elle nous propose trois représentations de sa pièce adaptée à l’espace Eeeeh. sans réservation, entrée et petite restauration prix libre

Après avoir étudié au Conservatoire d’art dramatique de Genève, Agathe Hazard Raboud passe trois ans à l’Université Paris 3 – Sorbonne Nouvelle et obtient une licence d’études théâtrales. Elle intègre ensuite la Manufacture, Haute école de théâtre de Suisse romande, à Lausanne ou elle travaille avec, entre autres, Arpad Schilling, Frank Vercruyssen, Maya Bösch, Laurence Mayor et Ursula Meier. A sa sortie elle assiste Mathieu Bertholet lors de la création du spectacle Berthollet, et obtient un CAS (certificate of advanced studies) en performance sous la direction de Stephanie Lupo. Elle joue dans de nombreux spectacle tel que Derborence de Mathieu Bertholet (en plein air à Derborence et à Sion puis en salle notamment au théâtre de Vidy, à Lausanne), l’adaptation du conte Les trois petits cochons par Noëlle Revaz, mis en scène par Georges Grbric ou encore Ctrl-x de Pauline Peyrade, mis en scène par Cyril Teste (au théâtre Le Poche à Genève, puis en tournée en France). Avec la FUR compagnie elle crée le spectacle La Suisse et la mort au Théâtre de L’Usine à Genève. Depuis quelques années elle participe aux performances de Léa Meier (Broken nose au festival Tac Tac Tac à Lausanne, Lipstick Big Enough au festival Les Urbaines à Lausanne et Guérison Baby Girl lors de la dernière édition du festival Antigel à Genève), elle travaille également comme chargée de production et de diffusion pour différentes compagnies et assiste la metteuse en scène Nina Negri. Cette saison elle fonde sa compagnie, Hazard, et crée son premier spectacle solo A qui est ce cul? au Théâtre de l’Usine à Genève.

Julie Sando – no(s) îles-égalités

Julie Sando

Résidence du 3 au 9 février 2020

Vernissage : jeudi 6 février à 18h

Performance : dimanche 9 février à 17h

Espace Eeeeh!, Place du Marché 2, Nyon

Avec le soutien de la Ville de Nyon, du Canton de Vaud et de Région de Nyon.

 

no(s) îles-égalités

Après un premier passage à Eeeeh en octobre dernier, Julie Sando revient avec une nouvelle proposition. Lors du Bureau des questions importantes, elle présente la performance Quand j’habitais NYon CITY qui retrace un souvenir d’adolescence·te et décortique le vocabulaire utilisé par son entourage pour décrire le viol collectif qui eut lieu à quelques pâtés de là. Son dernier projet Sealed For Your Protection, exposé aux Ressources Urbaines à Genève et encore visible jusqu’au 30 janvier, porte quant à lui sur la notion de « hard power » et l’usage parfois abusif qu’en font les autorités.

L’installation no(s) îles-égalités fait lien entre les deux projets précédents. Il retrace un souvenir, cette fois-ci, bien plus récent, et interroge les rapports de force, le silence qui en découle et la violence — invisibilisée.

L’installation sera ponctuée de performances et de discussions par et avec l’artiste qui sera présente dans l’espace Eeeeh du 3 au 9 février. Le public est invité pour le vernissage d’une première étape de travail le jeudi 6 février, puis le dimanche 9 février pour une performance développée dans le cadre de la résidence.

Julie Sando est une artiste pluridisciplinaire suisse et japonaise. Après un bachelor en cinéma à la Haute École d’art et de Design de Genève, elle poursuit dans la même école un Master de pratiques artistiques contemporaines, ainsi qu’un semestre à la Kyoto University of Art and Design au Japon. Elle est active autant dans la réalisation de films que la performance, l’installation et l’expérimentation sonore. Son travail mêle poésie et politique, interroge langage, identité et société.

 

Résidence Jonas Van Holanda

Jonas Van Holanda 

Résidence du 20 janvier au 1er février 2020

Conférence performative : samedi 1er février à 18h

L’année 2020 débute à Eeeeh! avec une série de résidences. Du 20 janvier au 1er février nous invitons Jonas Van Holanda à investir l’espace et nous présenter le résultat de ses recherches.

Pour la résidence dans l’espace Eeeeh! à Nyon, Jonas Van invite l’artiste brésilienne et travesti Linga Acácio à opérer comme médiatrice. Les deux artistes proposent une conférence performative sur les pactes coloniaux, et introduisent la nouvelle décennie en affirmant la neutralité comme une position politique obsolète.

How to start a fire est une proposition de dialogue basé sur le conflit. Ce conflit est une fièvre abrasive, née et élevée dans un purgatoire colonial, protégée par le fantasme collectif de la vérité cisgenre. Les corps trans sont vecteurs de cette fièvre également décrite comme perturbation organique.

Nous creusons un trou pour toucher la terre qui donna naissance à notre extinction. Pour ensorceler notre propre destin – qui n’existe pas a priori. Si nous creusons des deux mains, nous trouverons une traversée dans l’épuisement. Cette ouverture permettrait de transmuter notre douleur. Ne serait-il pas nécessaire de renommer la nature humaine pour transformer les déviations en terre fertile? La dissidence est formée de la naturalisation d’un système d’exploitation – alors comment présager des présages?
La terre cisgenre est une terre violée. Nous devons la brûler.

Pour une définition de certains termes, vous pouvez vous référer au lexique: www.queerparis.com/fr/lexique/

Jonas Van (Ceará, BR, 1989) est un artiste brésilienx trans non binaire qui vit à Lausanne depuis 2019. Son travail est basé sur la remise en question des relations sémantiques normatives pour créer des références esthétiques et spirituel grâce à des outils et des discours anti-coloniaux. Il a participé à de nombreuses expositions et résidences en Europe, en Bolivie, au Mexique et au Brésil. Dans ses travaux, il utilise la vidéo, le texte, la sculpture et l’installation.

 

Je parle portugais
Je ne parle que cette langue
Et cette langue n’est pas la mienne
J’ai appris à parler portugais
Et c’est le souvenir que ma terre a été brûlée

Vous parlez français
La langue que je parle maintenant
Je parle pour être assimilé
Pour réussir à salir votre terre
Parce que je veux habiter cette terre

Et que j’ai de la fièvre
Le désir n’est pas neutre

Tu me comprends?

Le désir n’est pas neutre.
Le désir neutre C’est le désir blanc

Tous les matins je passe de l’alcool sur mes bras
Et il me pousse des poils de rage
Et je pense que
Les performances de genre sont obsolètes
Les performances de monde sont obsolètes
C’est la normalité
C’est le cistem

Je pense qu’à la fin
Les corps cisgenre désirent des corps cisgenre
Baisent avec les corps cisgenre
Douleurs à l’utérus pour des corps cisgenre
Érections pour les corps cisgenre
Amour pour les corps cisgenre

C’est un pacte

La cisnormativité est l’héritage de la colonialité
Tu me comprends?
Ton désir n’est pas neutre
C’est une répétition
La nature est un canular colonial

Il existe 35 cratères lunaires avec des noms de pères jésuites
35 cratères lunaires avec des noms d’hommes cis
Les mêmes hommes qui ont inventé le désir
Ont nommé les cratères
Les frontières
Les gestes
Les sentiments

Le pouvoir de la nomenclature des choses
Est un pouvoir blanc cisgenre
C’est un pacte

Maintenant je suis ici immobile
Vous m’écoutez
Mais je suis immobile
Je suis neutre

Maintenant je suis ici immobile
Et c’est possible d’imaginer que
C’est possible d’imaginer que j’existe
Sans une répétition involontaire?

Si non, je suis en train de disparaître ?

La colonie est très romantique
Et ses descendants aiment qu’elle soit comme ça
connue comme un ancien empire
ou comme des navires remplis de farine

Ils aiment se souvenir de la colonie ainsi
Pour ne pas sentir leurs mains sales
D’héritiers du pacte colonial
On vit dans le purgatoire de ce pacte
La terre du purgatoire
est alimentée avec des désirs cisblancs
C’est une terre violée.
C’est esthétique mais aussi spirituel
C’est politique mais aussi personnel

Pour que ce monde existe
D’autres ont dû disparaître
Et tous les noms jamais dits
jamais désirés.

Le désir n’est pas neutre.
C’est un pacte

Je creuse un trou
C’est un geste
Tout geste porte un sortilège

Nous n’apprenons pas à croire en l’intuition
ou en les sortilèges
Parce que cela reviendrait à croire en nos propres corps
En l’énergie que nous avons
Ceci signifie connaître le pouvoir
Et cela déstructure l’opération coloniale

La colonie m’a offert la dysphorie de genre
Les corps dysphoriques sont ceux qui mirent
Le feu à la nature cisgenere

Ceux qui mirent le feu aux règles intouchées de capture d’âmes

Je creuse un trou
C’est un geste
Chaque geste porte un deuil *doil
Quand je creuse un trou
Je fais une montagne
Je dois perdre pour gagner
J’ai beaucoup de rage
Je porte un fantôme
Pour donner vie à mon désir
Je ferme les deux yeux
Et je passe mes mains sur mon visage
Et je vois un autre œil

Alors que je transitionnais
Je pensais que le feu n’est pas isolé de l’air
Toute structure conduit toujours une chaleur
Deux pierres qui se frottent
Deux sexes qui se frottent
Un cœur brisé
Tout en feu…

Transitionner c’est entrer en combustion
Le feu est la transmutation de la matière organique
Nous brûlons pour exister

Le corps prend feu
Grâce à la quantité d’énergie
Que la graisse corporelle accumule
ou bien nous décidons de brûler
pour avoir le pouvoir de nous nommer nous-mêmes
Et d’autres genèses

Cette humanité est obsolète
Tout ce que nous construisons maintenant
Sont des architectures possibles

A partir de cette transition
Nous emportons le deuil d’une terre anéantie
Mais alors que l’on disparaît avec le feu
Nous oublions la colonialité
Qui capture nos âmes

Nos separaram da terra
Ainda sonhamos a terra
E transicionamos

Jonas von Holanda

DE MOI A VOUS

DE MOI À VOUS

VENDREDI 20 DÉCEMBRE A 18H30

Du 20 décembre 2019 au 14 janvier 2020

Présentation d’une sélection de travaux de maturité en arts visuels

des élèves du Gymnase de Nyon

Sculptures-installations

Emma Alex-Comte

Lisa Simoncini

Sophie Oth

Sacha Dassonville

Justine Pasche

Niko Portmann

suivis par Cécile Nduhirahe


L’espace eeeeh! regroupe six travaux de maturité issus du cours de Cécile N’Duhirahe. Depuis quelques années, tous·tes gymnasien·ne·s choisissent une branche dans laquelle ils·elles effectuent ce travail qui est évalué en tant que discipline à part entière en dernière année, à l’instar du français et des mathématiques. Il s’agit donc d’un enjeu considérable dans le cursus post-obligatoire. Cécile N’Duhirahe a proposé à six élèves, d’option artistique ou pas, de penser un projet plastique en trois dimensions. Ils·elles avaient le choix des moyens (plâtre, bois, tissu, ready-made…) pour réaliser une œuvre forte et cohérente qui devait s’intégrer dans l’espace de la Grenette. Au bout de neuf mois de réflexion, d’essais, de changements, de remaniements, les six Cessouestien·ne·s nous présentent le fruit de leur créativité : une poésie tendue, tout au fond de laquelle point une douce lueur qu’il faut avoir la force de rejoindre.

Sophie Oth – Conscience de soi

L’espace dans l’espace n’est atteignable qu’après avoir franchi un certain nombre d’ouvertures – sortes de portiques initiatiques – pour déboucher au cœur de l’installation. Lové au fond de ces voiles, un îlot de quiétude invite à se ressourcer, physiquement et psychiquement, afin d’en ressortir ragaillardi·e et prêt·e à affronter le monde avec une force nouvelle. D’après l’avis de certain·e·s regardeurs·euses, les ouvertures s’apparentent à des vulves, mais l’analogie est fortuite, même si Sophie Oth envisage cette œuvre comme un éventuel retour intra-utérin.

Justine Pache – Des êtres unisexes

Ce projet naît d’un engouement pour le féminisme et les études genre. Les définitions traditionnelles de la féminité et de la masculinité ont tendance à réduire inconsciemment notre évolution personnelle. Depuis la manifestation du 14 juin 2019, Justine Pache a souhaité traiter au fusain des visages de manifestant·e·s anonymes, en brouillant les frontières des genres, les rendant ainsi unisexes.

Emma Alex-Comte – La scène-cabine

Le monde est un théâtre où nous sommes tous·tes acteurs·rices et spectateurs·rices malgré nous. Observé·e·s, jugé·e·s par les autres, nous observons et jugeons ces autres. Emma Alex-Conte nous invite dans une loge où nous pouvons nous préparer mentalement et physiquement afin d’endosser notre rôle social. Si nous en avons le courage, nous lèverons le rideau et nous nous exposerons sur la rue, aux regards des passant·e·s.

Niko Portmann – Entrer dans le moule

Pris dans une structure rigide, étroite, coercitive, l’humain est censé, s’il souhaite être sociéto-compatible, rester en place bien sagement. Parfois, en notre for intérieur s’agitent des forces qui nous intiment l’ordre de nous libérer de nos carcans. Dans son travail, Niko Portmann nous présente l’état d’une insoumission naissante.

Lisa Simoncini – Non dit

Le monde de l’enfance avec ses Playmobils se confronte aux tabous de monde adulte hyperpolicé. Lisa Simoncini, dans ses « cadres », qui rappellent les scènes de tournage en studio, étudie avec une grande intelligence les tabous qui nous entourent ou, pire, qui ont pris racines en nous : l’adoption et l’homoparentalité, la transidentité, les menstruations, la masturbation féminine, le suicide, l’assistance au suicide, les graves maladies comme le cancer, la maladie mentale, les sans-abris, les orgies.

Sacha Dassonville

Cette installation est une surprise pour tous·tes. Elle traite d’un sujet cher à son auteur : le lien de l’humain à la nature.

 

Panaches

Luc Aubort feat. Isaline Vuille

Vernissage le 22 novembre dès 18h

Soirée noise vendredi 13 décembre dès 20h

Concert de JMO et Chaosphonies de Jérémy Chevalier

Finissage le samedi 14 décembre de 11h à 15h

Contes par David Telese de 14h à 14h30

Aux couleurs de nos luttes

Samedi 16 novembre 18h00-23h00

Venez vous faire surprendre le temps d’une soirée dans l’univers intimiste d’un cabaret féministe aux couleurs de nos luttes. Au menu : performances et show burlesque, lectures et repas thématique, concerts et DJ set.
Un programme comme aperçu des outils de résistances d’un riche vivier local d’artistEs et de militantEs.

Entrée libre.

Avec : Cécile N’Duhirahe, Chantal Neuhaus, Ilithyia Gennai, Chloé Démétriadès, militantes pour la grève féministe et artistes surprises.

Fais voir

 

 

eeeeh propose une exposition ouverte aux artistes de la région. Qu’ils peignent, dessinent, photographient, sculptent, stylisent ou autres les artistes amateurs de la région vous montreront leur travail dans un accrochage collectif d’envergure.

Vernissage le vendredi 18 octobre dès 18h en présence des artistes

Finissage le samedi 9 novembre lors de la Journée des arts.
Ouverture de 10h à 15h et décrochage collectif entre 15h et 18h

Coup de sac

Une soirée loto animée par des collectifs nyonnais avec des lots offerts par des associations et commerçants nyonnais.
Avec des parties animées par : Noise Populi, Virginie Janelas, Bastien Conus et Mathieu Rouquié, Improvizanyon, et le collectif Grève féministe.

Loto de Eeeeeeeeh a la Grenette 11.10.2019 – Photo ©Glenn Michel
Antoine, Alexandre, Rodolphe et Fred (formation jam sans nom) – Loto de Eeeeeeeeh a la Grenette 11.10.2019 – Photo ©Glenn Michel
Loto de Eeeeeeeeh a la Grenette 11.10.2019 – Photo ©Glenn Michel
Collectif 43 de ImprovizaNyon pour le premier tour de carton – Loto de Eeeeeeeeh a la Grenette 11.10.2019 – Photo ©Glenn Michel