Bureau des Questions Importantes

Deux semaines d’événements du 4 au 19 septembre 2020

Permanence tous les jours dès 10 h

Repas prix libre tous les soirs

Durant deux semaines, l’espace eeeeh ! est transformé en un lieu de vie qui ouvre ses portes tout au long des journées et soirées pour prendre soin d’un public varié afin de proposer une forme de résistance à l’engloutissement de nos vies par un quotidien dicté par le patriarcat, par l’économie, par le stress et par les normes.


Il y est question de transformer le temps, d’écouter les rêves, de repenser le travail, de féminisme et d’intersectionnalité, de curiosité, de solidarité, de bonheur et de plaisir, de se plaindre, mais pas trop, de cuisine, de lire l’avenir, de se réapproprier la politique et d’ancrer un peu plus encore le BDQI au cœur de la vie nyonnaise. 

Dans cette perspective, plusieurs artistes·x, chercheuses·x·eurs et militant·x·e·s engagé·x·e·s sont invité·x·e·s à investir le lieu afin de penser des projets conviant de manière généreuse les spectatrices·x·eurs à venir y passer du temps. 

Pensée comme un cheminement sinueux et surprenant à travers les nébuleuses de nos préoccupations sociétales, la programmation de cette nouvelle édition sera à nouveau forte d’intervenant·x·e·s qui oeuvrent sans compter pour faire vivre des projets artistiques et associatifs essentiels à notre société.
Toutxs auront à nouveau en commun de croiser les champs de savoir, d’entremêler les pratiques et d’utiliser leurs multiples identités pour complexifier leurs questionnements et leurs recherches.

Les moments de rencontres sont tour à tour individuels ou collectifs et les spectateurs·x·ices sont invité·x·e·s à déambuler dans une programmation autant faite de rendez-vous identifiables que de surprises spontanées ou discrètes. Il leur est proposé d’être passif·x·ve, actif·x·ve, écouteur·x·euse, regardeur·x·euse, acteur·x·ice des évènements, danseur·x·euse ou encore de faire le choix de se transformer en s’embarquant dans les propositions de pratiques.

Ce projet prend vie telle une utopie et convie cette nuée d’intervenant·x·e·s formidables à une mise en commun de leurs forces complémentaires. Cette proposition de travail d’équipe à géométrie variable se fait dans un esprit d’invitation spontanée et tend à offrir un espace de liberté, de confiance et de bienveillance à chacun·x·e. Il s’agit d’un terrain d’exploration, où l’on peut faire des tentatives et se tromper, qui est à saisir afin d’exercer avec joie les jeux de la collaboration, qualité centrale dans les pratiques de toutxs.

Chaque soir, un repas est proposé à prix libre.


Le Bureau Des Questions Importantes est une tentative d’ouvrir des portes vers d’autres possibles artistiques et militants, une île à disposition de celleux qui la cherchent ou la trouvent par hasard.


Au BDQI, le plus grand soin sera mis pour ne faire prendre de risque sanitaire à personne. Du désinfectant et des masques seront à disposition sur place. Les coordonnées de chaque personne devront être relevées et celles-ci resteront uniquement entre les mains de l’organisation durant 14 jours afin de pouvoir vous contacter en cas de suspicion de COVID. Merci de bien prendre soin d’observer les précautions nécessaires en cas de doutes de symptômes ou si vous avez côtoyé des personnes contaminées.


Avec le soutien de Ville de Nyon, Région de Nyon, du Bureau de l’égalité entre les femmes et les hommes du Canton de Vaud, la Fondation Emilie Gourd, la Fondation Oertli, et la Fondation Equileo.

Lexique à l’attention du public du BDQI

Dans le cadre des événements qui ont lieu pendant le Bureau des Questions Importantes (BDQI), plusieurs des intervenant.e.x.s accordent une importance spécifique aux termes qui sont employés pour décrire leurs pratiques artistiques et/ou militantes. Au BDQI, nous partons du principe que chacun.e.x se définit comme iels le souhaitent. Pour éviter un malentendu, nous mettons à disposition un petit lexique en référence à certains termes et concepts utilisés dans le programme. 

Afrodescendant : Une personne née hors d’Afrique, mais ayant des ancêtres nés en Afrique subsaharienne en nombre suffisamment important pour que cela ait une incidence sur l’apparence ou la culture de cette personne.

Afroféminisme L’afroféminisme est un mouvement militant apparu pendant la période d’émancipation féministe des années 1970, dans la mouvance du Black Feminism (féminisme noir) aux États-Unis. C’est un projet geo-politique incarné par les afro-descendante·x·s (d’Afrique, d’Europe et des États-unis) qui s’incrit dans les lutte anti-coloniales, anti-patriarchal, anti-racistes et anti-misognoir. Il lutte pour la libération des systèmes d’oppressions et la justice transformative se consacrant à combattre des régimes de dominations multiples et simultanées qui porte à la fois sur les discriminations de genre, de race, de classe etc. Il se situe donc dans le champ critique intersectionnelle de l’heteropatriarcat, l’impérialisme, et du capitalisme racial.

Cisgenre (“cis”) : une personne qui se reconnaît dans l’identité de genre qui lui a été assignée à la naissance.

Décolonial : On entend par décoloniale une école de pensée qui postule que, malgré l’obtention de l’indépendance, des rapports de pouvoirs subsistent aujourd’hui encore entre les anciennes métropoles et les anciennes colonies. 

Dyadique : désigne les personnes qui ne sont pas intersexes. Par exemple un homme cisgenre dyadique est un homme qui a été assigné homme à la naissance, qui se reconnaît toujours comme tel aujourd’hui et qui n’est pas intersexe 

Intersectionnalité : Outil qui permet d’appréhender l’interaction simultanée de plusieurs formes de domination ou de discrimination qui constituent un système d’oppression.

Mestizas : Le terme vient de la colonisation de l’Amérique et désigne une femme née en Amérique latine avec des origines diverses, plus précisément le métissage entre les pays européens colonisateurs et les peuples indigènes amérindiens.

Mixité choisie : La mixité choisie est une forme d’organisation et de solidarité qui permet de se retrouver entre pair·e·x·s et entre personnes concernées par une ou des mêmes oppressions. Cela permet de pouvoir échanger, discuter, réfléchir et de décompresser à propos de certaines choses sans devoir incessamment expliquer ou argumenter sur tel ou tel comportement ou idée politique face à une personne non concernée par une oppression.

Non-binarité : Façon de parler du genre sans se cantonner aux genres binaires femme/homme. Concerne aussi une identité de genre à part entière.

Privilège blanc : une combinaison de normes et d’opinions souvent en faveur du groupe privilégié. Les membres du groupe privilégié peuvent s’appuyer sur leur privilège et n’ont pas besoin de s’opposer à l’oppression. Ces normes sociales renforcent en permanence la distance entre les groupes sociaux.

Queer : Queer est à l’origine un mot anglais qui signifie “bizarre”, “de travers”. A partir de la fin du XIXe siècle, il devient une insulte populaire désignant les personnes homosexuel.le.s. Des activistes se réapproprient le terme au début des années 1990 pour affirmer des sexualités et des genres subversifs. Ce terme, à forte dimension antisexiste et antiraciste, regroupe désormais les personnes qui n’adhèrent pas à la vision binaire des genres et des sexualités (Binarité Homme/Femme ou Hétéro-sexuel·x·le·s – Homosexuel·x·le·s) et ne veulent pas être catégorisées selon les normes imposées par la société. 

Trans-inclusif : Indique l’inclusion de perspectives des personnes trans ou de réflexions théoriques autour/à partir de la transidentité dans les ateliers/réunions/réflexions proposées afin de mettre en échec/récuser/refuser le système cis autoritaire et hégémonique.

BDQI – la liste des artiste.x.s et intervenant.e.x.s

Le projet du Bureau des Questions Importantes prend vie telle une utopie et convie cette nuée d’intervenant·x·e·s formidables à une mise en commun de leurs forces complémentaires. Cette proposition de travail d’équipe à géométrie variable se fait dans un esprit d’invitation spontanée et tend à offrir un espace de liberté, de confiance et de bienveillance à chacun·x·e. Il s’agit d’un terrain d’exploration, où l’on peut faire des tentatives et se tromper, qui est à saisir afin d’exercer avec joie les jeux de la collaboration, qualité centrale dans les pratiques de toutxs.

artistes et intervenant.e.x.s

Valentina D’Avenia (tarot)

Carola Opazo et Louise Mestrallet (résidence)

Jonas Van (performance BBQ)

Emmathegreat & Moustik (concert)

Frida Stroom (concert)

LES LOGES DU RATAGE (concert)

FHUN (concert)

Izabel Barros, Marianne Naeff & Timo Rigetti (conférence et atelier)

Cecilia Moya Rivera & Valeska Romero (atelier et présentation)

Fatima Wegmann (atelier et performance)

TROUBLES VOIX (série de projections de films)

Amelia Nanni (résidence et projections de films)

New Soma (performance de 24h)

Nina Nana (contes et goûter)

Madame Klebo (lecture pour enfants)

Myriam Ziehli (atelier et soirée de lectures)

Yara Atz (projection de films)

Mbaye Diop (projection de film)

Collectif Afrofeministe Amani de Nyon (atelier)

Amifusion (performance)


Au BDQI, le plus grand soin sera mis pour ne faire prendre de risque sanitaire à personne. Du désinfectant et des masques seront à disposition sur place. Les coordonnées de chaque personne devront être relevées et celles-ci resteront uniquement entre les mains de l’organisation durant 14 jours afin de pouvoir vous contacter en cas de suspicion de COVID. Merci de bien prendre soin d’observer les précautions nécessaires en cas de doutes de symptômes ou si vous avez côtoyé des personnes contaminées.


Avec le soutien de Ville de Nyon, Région de Nyon,  du Bureau de l’égalité entre les femmes et les hommes du Canton de Vaud, la Fondation Emilie Gourd, la Fondation Oertli, et la Fondation Equileo.

ZOMBIE-TRANSFORMATION Laboratoire n° 3

Soirée de clôture

19 septembre dès 19h

ouvert à toutxs, entrée prix libre

  • première partie ZOMBIE-TRANSFORMATION Laboratoire n° 3  

Amifusion est un collectif de danse composé de Ulrike Kiessling, Sahadatou Ami Touré et Anita Maïmouna Neuhaus. Les membres du collectif ayant des privilèges différents, les frontières entre elles doivent être franchies virtuellement. Le laboratoire n° 3 étudie comment une cyborg peut libérer une archiviste néolibérale de son existence de zombie dans un capitalisme avancé. Des situations gagnant-gagnant-gagnant sont établies.

  • deuxième partie SUPER BASTRINGUE: 

La fête de fin avec un dj set surprise!


Dans ce projet, la zombification signifie des zombies qui courent partout et n’ont ni le temps ni les ressources pour vivre. Le corps est atrophié et a internalisé des mouvements qui ne peuvent être coordonnés. Les mouvements sont incontrôlés, boiteux, tortueux, inconscients, non intentionnels, non chorégraphiables. Les seules chorégraphies possibles sont des séquences physiques et des postures intériorisées par le travail. Épaules hautes, tête basse, double menton, rire trop strident et téléphone portable scotché. L’objectif de ces laboratoires est d’avoir libéré les corps de leur état de zombie après 12 expérimentations. Un autre objectif est de collecter des fonds pour libérer Ami Touré d’un manque de privilèges dont elle n’est pas responsable.

Amifusion est un collectif de danse dont les membres ont des privilèges différents, raison pour laquelle les frontières doivent être franchies virtuellement. Le laboratoire n° 3 étudie comment un cyborg peut libérer une archiviste néolibérale de son existence de zombie dans un capitalisme avancé. Des situations gagnant-gagnant- gagnant sont établies.

Amifusion est un projet de danse qui a débuté par une rencontre fortuite dans une école de danse au Sénégal. Le laboratoire des zombies se compose de 12 expérimentations. Sahadatou Ami Touré, qui vit au Bénin, ne jouit d’aucune liberté de mouvement, contrairement à Anita ou Maï Neuhaus, qui possède les citoyennetés suisse et malienne, ou Ulrike Kiessling, qui voyage à travers l’histoire du monde avec des privilèges (est- )allemands/européens. Pour rendre les expérimentations possibles, les frontières sont donc dans la mesure du possible déplacées ou dépassées. Les expérimentations sont réalisées par Amifusion. Le corps est une archive. On peut l’utiliser pour apprendre de nombreuses choses sur la société. En 2018, à l’école de danse École des Sables au Sénégal, Ulrike Kiessling a pu pour la première fois réfléchir en profondeur à la manière dont son corps est influencé par le travail monotone à l’écran et le visionnage boulimique. La distance sociale, surtout en Suisse, n’est pas un phénomène nouveau ; l’isolement social et la dépression font depuis longtemps partie de la vie quotidienne. À notre époque virologique, la distance est désormais simplement matérialisée par des marquages au sol.

 

Collectif afroféministe Amani de Nyon

Séance du collectif afroféministe Amani de Nyon

19 septembre de 10h à 17h avec pause

sur inscription*, en mixité choisie, personnes afrodescendant·x·e·s sans hommes cis dyadique

Cette séance aura comme objectif, aussi bien pour le groupe qu’à titre personnel, l’empouvoirement et l’auto-détermination. Une personne expérimentée·x, concernée·x par les questions de racisme et de discriminations accompagnera les participant·x·e·s dans ce processus et posera ainsi une multiplicité de points de vue. (*inscription par mail à le-bdqi@riseup.net)

Avec le collectif Amani et Patricia Brülhart


Cette séance aura comme objectif, aussi bien pour le groupe qu’à titre personnel, l’empouvoirement et l’expression de soi.

Une personne experimentée·x, concernée·x par les questions de racisme et de discriminations accompagnera les partcipant·x·e·s dans ce processus et posera ainsi une multiplicité de points de vue.

 

Le collectif afroféministe Amani de Nyon s’inscrit dans la lutte contre le racisme et le sexisme que subissent les personnes noires, afrodescendantes et se reconnaissant du genre féminin en Suisse. A l’aide d’une approche intersectionnelle, il souhaite lutter pour l’éliminations des discriminations de race, genre, classe, sexualité ou de religion et proposer des outils pédagogiques aux futures générations leur permettant de valoriser l’Histoire Noire et Africaine. Le collectif se réunit régulièrement en non-mixité et a proposé durant l’année 2019 des discussions autour de projections de films, de lectures ou de repas. Il a notamment été invité par la Quatrième Vague (club de lecture féministe lausannois) et Les Nouveaux Musées de Bienne pour des discussions autour de l’afro- féminisme militant.

Mbaye Diop, Colobane

Colobane

16 septembre à 19h30

ouvert à toutxs, entrée prix libre

Projection de l’animation documentaire de Mbaye Diop qui relate la vie du marché dans l’ambiance chaotique du cœur de Dakar suivi d’une discussion avec l’artiste. 

Avec Mbaye Diop


« Colobane » est un film de l’artiste plasticien Sénégalais Mbaye Diop. Une animation documentaire qui relate la vie du marché dans une ambiance chaotique au cœur de Dakar. Il met en scène un lieu d’échange et de commerce assez particulier et dynamique. Les agissements des commerçants, la musique, les bruits des voitures et motos donnent une ambiance exceptionnelle. Ancien pensionnaire de ce marché l’artiste partage son histoire mouvante par des images filmées et traitées en noir et blanc. Ce film a été  réalisé pendant la période du Covid 19 dans l’espace eeeeh. 

 

Né le 14 septembre 1981 à Richard-Toll, Mbaye Diop est un artiste visuel, performeur d’origine sénégalaise. Après ses études à l’école des arts de Dakar (2006-2010), il enseigne les arts plastiques au collège et au lycée de 2010 jusqu’en 2019 tout en poursuivant sa pratique artistique. Sept ans après ses études, l’artiste commence à présenter son travail de manière plus visible par une série d’exposition à Saint-Louis (galerie Waaw, Institut Français…), à Dakar (centre culturel Blaise Senghor…) puis en Europe plus précisément en Suisse (à Genève à la galerie Skopia, à Nyon et à la Becque à la Tour-de-Peilz…). Le travail de Mbaye Diop repose essentiellement sur un rendu en noir et blanc issu des images de son quotidien sénégalais. Il réalise des grandes peintures murales, utilise la sérigraphie comme moyen d’expression artistique sur des supports variés (carton, bois, mur…), mais aussi la vidéo et la performance.

Yara Atz

Projection de films

14 septembre à 19h30

ouvert à toutxs, entrée prix libre

Sous différents angles, quatre objets filmiques (Quitter la Syrie : longue vie à la jeunesse, La guerre en elle, Ici, les avions (ou comment je vis la guerre) et une vidéo surprise) abordent des questions politiques et intimes liées à la Syrie, à l’identité, à la jeunesse et au trauma.

Avec Yara Atz


1 : Quitter la Syrie : longue vie à la jeunesse

2: La guerre en elle

3 : vidéo surprise

4 : Ici, les avions (ou comment je vis la guerre)


Mon travail de ces dernières années a beaucoup été centré autour de la guerre et de ses impacts ; ces quatre objets abordent ces questions sous différents angles . Le premier, documentaire, à travers le périple de jeunes musiciens qui, ensemble, quittent la Syrie, tentent d’en rire et d’en faire une aventure ; le deuxième, film de fiction, à travers le trauma et l’incapacité de faire la part des choses d’une jeune femme récemment venue de Syrie, sa loyauté, sa place dans le monde ; le troisième objet, surprise, plus politique ; le quatrième à travers une dissociation presque schizophrénique lorsque la guerre affecte mais qu’elle est invisible. Des questions qui me taraudent de par mes origines syriennes, avec l’espoir que ces travaux ouvriront des questionnements quant à notre humanité et notre co-responsabilité dans le monde.

 

Yara est une réalisatrice, comédienne et artiste suisso-syrienne principalement basée à Londres. Elle a étudié à la HEAD à Genève et au GFCA à Londres et est actuellement représentée par Byron’s Management comme comédienne. Son travail est souvent politisé, engagé et coloré : vivant, en mouvement, même si parfois sombre dans les sujets abordés. Elle aime toucher à différents formats et médias, tout en se posant beaucoup de questions à propos des représentations à l’image, celle des femmes, celle des personnes et sujets non-occidentaux. Ses derniers films touchent à la Syrie et à l’impact de la guerre ; son documentaire «Leaving Syria : long live the youth» a eu sa première mondiale au festival de Telluride en 2017 et sa fiction «La guerre en elle» est actuellement distribuée par Lights On.

l’écologie à travers des prismes queer, féministes, trans-inclusifs, décoloniaux

Atelier lectures de textes sur l’écologie à travers des prismes queer, féministes, trans-inclusifs, décoloniaux.

le 14 et 15 septembre dès 10h

ateliers en mixité choisie sans hommes cis*

Soirée de lectures

15 septembre à 18h30

ouvert à toutxs, entrée prix libre

Deux jours d’atelier de lectures pour une réflexion commune autour de questions écologiques à travers des prismes féministes trans-inclusifs et décoloniaux suivie d’une soirée de lecture ouverte à toutxs.

  • Jour 1 – Parcours des textes (textes amenés bienvenus!), lectures et réflexion collective.
  • Jour 2 – Préparation des lectures collectives en mixité choisie (sans hommes cis) la journée pour la présentation publique mixte du soir. 

(*vous pouvez vous annoncer par mail à le-bdqi@riseup.net)

Avec Myriam Ziehli


Je souhaite proposer un atelier de lectures de textes que je n’aurais moi-même pas lu afin de créer une réflexion commune autour de questions écologiques, féministes trans-inclusives, décoloniales. Pour la première journée, j’amènerais quelques textes qui font écho à ces questionnements mais j’invite volontiers les participant·x·es à amener leur propre matière. Durant cette première journée, ensemble, nous pourrons choisir un ou plusieurs textes. 

Durant la deuxième journée, avec celle·x·s des participant·x·es de la veille qui le veulent, je propose que nous réfléchissions à une présentation publique mixte de cette lecture collective. 

Dans mon travail, je suis principalement mue par l’envie de défaire mon rapport occidental «naturel» à «l’environnement» afin de construire de nouvelles relations plus en adéquation avec une visée écologique, féministe, trans-inclusive et décoloniale. Etant donné que notre regard est aussi fabriqué par les images, mon travail photographique tente de proposer une vision réflexive sur notre manière de percevoir le monde. En 2014, j’ai réalisé une première version du livre Wetiko Manifesto, qui met en lumière un monde dans lequel, l’on porte une attention particulière aux détails de ce qui nous entoure. En 2017, j’ai écrit une nouvelle intitulée « Thésée, les plantes et les gens » dans laquelle textes et images se répondent. Dans l’histoire écrite, plusieurs personnages discutent. Il y a Thésée, le ver de terre et des figures appelées: NDLR, internet, Je et Tu. En 2020, je suis invitée par le Club44 à la Chaux-de-Fonds afin de présenter une nouvelle exposition intitulée Tactiques des tourbières. Librement inspirée de la notion « chthulucene » de Donna Haraway, je souhaite avec cette exposition proposer une forme d’immersion dans un écosystème grouillant de bestioles.

Madame Klebo, littérature noire pour enfants

Atelier de littérature noire et afropéenne pour enfants

13 septembre de 14h à 17h

pour enfants dès 5 ans, entrée prix libre

L’atelier proposé par « Madame Klebo » sera basé sur le livre « Tichéri a les cheveux crépus », de l’auteure afro-suisse Licia Chery et sur la découverte d’autres auteur·e·x·s jeunesse et héros·ïne·x·s afrodescendant·e·x·s. Différents thèmes seront abordés afin de familiariser les plus jeunes à la diversité et d’ouvrir le dialogue autour de thèmes qui peuvent parfois être sensibles. Dessins, bricolages et goûter en fin d’atelier.

Avec le collectif Amani


L’atelier proposé par « Madame Klebo » s’adresse à des enfants dès l’âge de 5 ans et sera basé sur le livre « Tichéri a les cheveux crépus », écrit par l’auteure afro-suisse Licia Chery. Suite à la lecture de cet ouvrage, les enfants auront la possibilité de découvrir d’autres auteur·e·x·s jeunesse et héros·ïn·x·s  afrodescendant·e·x·s. Différents thèmes seront abordés afin de familiariser les plus jeunes à la diversité. Cette discussion aura pour but d’ouvrir le dialogue et de se questionner sur des thèmes qui peuvent parfois être sensibles, en dehors de la littérature. Pour finir, les enfants pourront s’exprimer de manière créative à travers des dessins et bricolages et l’atelier se terminera par un goûter.

 

Daniska Tampise Klebo est une spécialiste en méthodologie d’enquête et opinion publique afro-suisse dont le travail est de promouvoir les auteur-e-x-s afropéen-ne-x-s. Elle vise tout public mais souhaiterait spécifiquement permettre aux jeunes afrodescendant-e-x-s de découvrir, connaître et s’approprier leur propre culture et identité en passant par le biais de la littérature. Sa démarche éducative et de sensibilisation à travers la littérature noire/afropéenne vise à lutter efficacement contre le racisme, la discrimination et l’exclusion.

Nina Nana

Contes et goûter

12 septembre à 15h

pour enfants de 2 à 10 ans et adultes, entrée prix libre

Superbe lecture de contes inclusifs par unEx artistex drag. Ou comment sensibiliser les enfantx – et les parentEx – à des expressions de genres créatives et dissidentes hors de la binarité normative.

Avec Nina Nana


Les contes sont bien trop souvent le prétexte à la répétition d’injonctions de genres particulièrement normatives pour les enfantEx. De Perrault aux Frères Grimm, force est de constater que la morale dépassée et la culture du viol promeut par les contes classiques ont pris un sacré coup de vieux au XXIème siècle. Et c’est sans autre états d’âme que noux pourrions les qualifier de patriarcales, rétrogrades, dépassés. Ce qui noux amène à questionner leur intérêt pédagogique et éthique dans le développement des petitEx. 

De même, l’enjeu de la représentation qu’ils posent doit être considérer avec le plus grand sérieux. Quelles conséquences pour l’enfantEx qui ne se retrouve jamais figurer dans ces histoires ?

N’en déplaise aux réactionnaires  qui ont lancé une initiative de protection afin d’interdir la pratique de la lecture des contes en drag; noux pensons au contraire que la lecture de contes inclusifs par unEx artistex drag permet de sensibiliser les enfantx -et les parentEx- à des expressions de genres créatives et dissidentes hors de la binarité normative.

Dilettante, militante, djxette dissidente, Nina Nana est la co-fondatorice et la directorice artistique des légendaires soirées drag-queer GENEVEGAS qui -en seulement quelque années- ont conquis la scène helvétique en investissant clubs, musées, galeries et festivals et en enchaînant les collaborations prestigieuses avec les artistex à l’avant-garde de la scène queer internationale. Professeurex et icônex non-binaire autoproclamée, son mulet et sa pratique artistique #disruptivedrag dérangent au point qu’iel se voit licenciéex du Département de l’Instruction Publique Genevois pour non respect du devoir de dignité et d’exemplarité. Avec la Célébration et Transmission comme médiums privilégiés, NINA NANA investigue la joie comme concept deleuzien de résistance et comme effectuation d’une puissance qui se veut émancipatrice autant pour le public que pour l’artistex. https://www.facebook.com/gnvgas/  

soundcloud.com/la_nina_nana

New Soma

New Soma

10 et 11 septembre dès 19h pendant 24 heures 

ouvert à toutxs, entrée prix libre

En 24 heures de présence, une autofiction narrative queer postcoloniale faite de mots-audio-vidéo et performée par deux corps se déploie dans l’espace. Inaugurée par un repas à 19h, les deux artistexs occuperont l’espace jusqu’au lendemain à la même heure pour le repas et la fin de la performance. Le public est invité à assister à la fin du cheminement des vingt-quatre heures de performance et à partager un repas. La performance se déroule en anglais et une traduction écrite en français sera mise à disposition sur place.

Avec Samira B. Stöckli et Nelson Irsapoullé


New Soma : Une écologie nécessaire. Une stratégie d’amour et de création. Un présent pour le futur, un guide autofictionnel, un dialogue fait d’archives immatérielles.

New Soma est une exploration, celle de deux corps qui à travers liens et esprits connectés, intimité, partagent radical romanticism of violent cuteness et résiste ainsi à l’injonction économique ou l’amour serait un produit de consommation.

New Soma parle du désir comme d’une force motrice révélant la longue attente l’envie et le besoin de connexion, ce malgré toutes les expériences passées.

Quelles sont les lignes de fuite de ces deux corps ? A quelles lignes de fuite et échappatoires contribuent ces deux corps ? Avec ce désir commun d’expérimenter l’amour?

New Soma explore cette ligne, la route de deux corps alliés engage radicalement une poétique quasi terroriste, celle de trouver l’amour décolonisé.

New Soma : Une écologie nécessaire. A strategy of love and creation. An autofictional guidance present dialogue archive for the future.

New Soma is an exploration. The quest of 2  allied physical bodies that through links and a connected  mind, intimacy, share radical romanticism of violent cuteness and resist the economic suggestion of love as a product of consumption.

New Soma is about desire as a driving force, pushing to the surface and longing for connection in spite of all learned reason. What are ways that two allied bodies contribute to the communal desire to experience love? 

New Soma explores the way of two allied bodies radically committing to the poetical terrorism of finding decolonized love.

Samira B. Stöckli habite entre Berne et Berlin. Iel se concentre sur la danse et la politique depuis 2010. En 2015,Iel crée Somata, une pratique de danse libre sur de la musique électronique pour des personnes trans, inter, non-binaires et pour des femmes. En 2020, iel co-fonde l’association Somatic Kin et ouvre un studio bernois de danse queer féministe, de pratique du corps et du mouvement. Son travail artistique et performatif n’est pas académique, Do It Yourself, centrée sur l’intuition et le flow, souvent improvisé et mêlé d’une perspective queer, féministe et intersectionnelle.

www.samirasomata.com

www.somatic-kin.com

Nelson Irsapoullé . Baséx à Genève. Artistex multifacette, musicienx, performeurx, activistex émergeant de la scène expérimentale de Genève, a.k.a Nelson Landwerh a.k.a Nelson El Exotico. Son ambition est de collecter des compétences pour développer et construire un discours critique fort et empouvoirant à travers l’écriture, le discours et la parole autofictionnelle comme rhapsodie psychédélique d’un autre temps.

www.chatpitre13.wixsite.com/nelsonirsapoulle

Artwork/video design : Roland Lauth