Bureau des Questions Importantes

Programme en version pdf à télécharger ici

Permanence à l’espace Eeeeh!

Repas prix libre tous les soirs

Ouvert non-stop du 21 septembre au 6 octobre

Questions au 077/473.77.46

Durant deux semaines, l’espace EEEEH ! sera transformé en un bureau des questions importantes, un lieu d’accueil pour le public et les artistes, un espace de parole, une permanence où échanger idées et projets.

Il y sera question de transformer le temps, d’écouter les rêves, de travail et de labeur, de bonheur et de plaisir, de se plaindre, un peu mais pas trop, de cuisine, de lire l’avenir, de réinvestir la politique et d’ancrer un peu plus encore l’espace eeeeh! au cœur de la vie nyonnaise.

Dans cette perspective, plusieurs artistes seront invités à investir le lieu afin de penser des projets invitant de manière généreuse les spectateurs à venir y passer du temps.

Un rêve où on pratique sérieusement avec légèreté, en équilibre précaire avec bonheur. Un terrain de jeu à saisir avec curiosité. Un espace où on peut essayer et se tromper mais où il n’y a pas d’échec puisque tout se transforme si l’on sait se déplacer pour changer de point de vue. Bien des questions, mais surtout pas de réponses.

Au cours des deux semaines, une multitude de rendez-vous seront proposé tel un grand cri de ralliement : curiosités participatives, installations, pratiques indisciplinaires, projections de films, performance pour les enfants, soirées sonores, ateliers et tables rondes, déconstructions politiques et rituels festifs.

Chaque soir, un repas préparé par les intervenants invités sera proposé à prix libre à tout un chacun afin de créer un espace de partage accueillant favorisant les échanges.

L’espace eeeeh ! sera scénographié de sorte à mettre en place des dispositifs permettant de s’adapter à chaque projet et à chaque type de rendez-vous proposés au public. Afin d’interpeller les spectateurs réguliers et les passants, la Grenette sera encore une fois totalement transformée par la mise en place de constructions modulables et de mobiliers permettant de créer un bureau, une mezzanine, de scinder l’espace en deux si besoin et d’accueillir le public et les artistes pour les nombreux repas proposés.

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Chloé Démétriadès (CH, nyonnaise)

Le Bureau des Questions Importantes est le fruit d’un croisement entre mes différentes recherches artistiques, mes engagements politiques, mon travail alimentaire, mes projets de transmission et les crises existentielles. Il s’agit là d’étiquettes afin de rendre ces savoir-faire identifiables mais dans la pratique ce sont heureusement des champs aux frontières poreuses et mouvantes. Constamment en (re)(dé)construction, mes terrains d’action se nourrissent les uns des autres, se bousculent, se font remettre en question les uns par les autres et se dessinent au gré des nouvelles explorations. Il s’agit là d’un perpétuel travail d’équilibriste, dans la recherche d’une place dans la société, dans la mise à l’épreuve continuelle des convictions et dans le positionnement en tant qu’artiste dans un environnement donné.

Un tas de questions importantes personnelles, telles que…

L’art est-il une île ? /// Si l’art résiste – existe encore jusque dans les pires crises sociétales, c’est bien qu’il est essentiel ? /// Comment ne pas se reposer et se retrancher dans un cocon confortable inaccessible aux frictions du monde et à Madame Monsieur tout le monde ? /// Comment partager un tant soit peu cette place privilégiée de par son contexte de vie et ses libertés ? /// Pourquoi revenir sans cesse aux pratiques artistiques, tels des aimants, alors même que cela implique trop souvent de jouer sur le fil des conditions de vie précaire ? /// Comment persévérer et crier haut et fort l’urgence de résister à des vies englouties par l’économie, le patriarcat et l’individualisme ? /// Comment trouver des astuces pour porter en bannière l’art du vivre ensemble, les réjouissances, la vie ? /// Comment trouver de nouveaux chemins pour faire de la politique avec d’autres (nos) outils afin de s’adresser plus ouvertement et plus largement à tout un chacun ? /// Comment fédérer des projets, des individus et des collectivités autour des grands questionnements d’aujourd’hui ?

Il me semblait IMPORTANT, ICI (à Nyon, lieu de mon enfance, cœur de nos implications collectives, foyer de la culture et ville en chamboulement positif où se cristallise solidarité, échange et collaboration entre les forces vives) et MAINTENANT (21 septembre au 6 octobre comme partie visible de l’iceberg) de s’engager pour ouvrir à tous, joyeusement et généreusement, un espace de réflexion autour des grandes questions de la vie. Une île à disposition de ce qui la cherche ou la trouve par hasard.

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Aurélie Dubois (CA)

Dans le cadre du projet du Bureau Des Questions Importantes, Aurélie Dubois propose une série de rencontres sur le thème de la recherche historique. Sur la base de questionnements personnels sur l’héritage colonial de la culture européenne en Amérique du Nord et sur son héritage familial, la question importante qui sera abordée avec elle se décline en fait en quelques unes: À quelles histoires sur notre passé collectif avons-nous accès? À quoi ressemble le tableau de ces histoires, de qui ou quoi fait-il le portrait? Comment intégrons-nous ces recherches, ces connaissances, dans le spectre du personnel, de l’intime? En embrassant le statut d’amateur, les Permanences du Présent seront organisées autour du visionnement de films qui se déroulent au 17ème siècle et, avec les participants présents, de la tentative de restituer sous la forme d’un tableau collaboratif ce que ces documents cinématographiques nous renvoient.

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Valentine Paley (CH) et Gabriel Goumaz (CH)

Soirée arrosée performative d’ouverture

Brasser une bière magique, une potion spéciale, faite d’amour (et d’épices). Un enchantement pour les sens qui invite au grand ré-questionnement métaphysique (rien que ça). Parce que répondre à de grandes questions, ça passe aussi par l’action et le brassage (de la bière comme des idées).

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Chloé Rogers alias Golden Mammi (Nyon)

Golden Mammi, d’origine britannique transmet au travers de son rap féministe avec des inspirations musicales venant de la grime (uk) et de la dancehall.

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Rendez-vous et discussions

Sous des formes plurielles tels que goûters, rendez-vous bricole, apéritifs ou autres surprises, plusieurs invitations seront misent sur pied afin de mettre au centre du Bureau des questions politiques importantes.

Avec: Olivia Hebert (Genève) qui, sous sa casquette de femme civiliste, nous emmènera sur le chemin non balisé du service civile ouvert et accessible aux femmes.

Cécile N’duhirahe (Nyon) qui par ses outils d’artiste et d’enseignante nous parlera des questions de genre dans l’éducation, la transmission et la pédagogie.

Puis Hélène Menut (Nyon) nous étalera de par son regard de militante très engagée ses convictions sur nos responsabilités collectives et la portée possible de nos actes.

Pour finir, nous nous mettrons au travail pour mettre en place des actions pour la Grève des femmes 2019.

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Yannis Papadaniel (CH/GR)

Chez les binationaux, le patrimoine culturel n’est ni double, ni trouble, il dépasse simplement les frontières établies. Lorsque celles-ci réapparaissent pour des raisons administratives, sportives et/ ou politiques, lorsque l’injonction est faite aux individus aux origines multiples de choisir, un malaise se fait sentir car il s’agit de séparer ce qui se présente comme un tout d’autant plus insécable qu’il implique une attache à des gens, des atmosphères, des moments, des lieux: terreau singulier sur lequel se bâtissent les histoires et les identités collectives. Ces six derniers mois, je suis parti vivre en Grèce – le pays de mon père – avec ma famille. J’y ai mené une enquête anthropologique dans les milieux de la santé, mais j’ai surtout essayé de comprendre mon deuxième pays sans le réduire à des critères économiques, en n’oubliant ni son atmosphère ni son humanité évidemment imparfaite. A travers ma découverte du quotidien athénien, je n’ai pas voulu chercher à trouver des coupables ou désigner des victimes, à vanter le soleil et les plages du pays ou à pleurer sa dérive: la Grèce est un pays morcelé, c’est ce morcellement qu’il faut faire parler.

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O SAKAFLIAS

Jason Zacharakis et Christophe Olivier ( Nyon)

Fruit de la rencontre de deux musiciens de culture grecque, l’un de sang, l’autre par alliance, O Sakaflias est une invitation à retrouver l’odeur et la convivialité des tavernes grecques. Un voyage dans les rythmes, les mélodies, et les paysages chargés de culture, de vibrations, de soleil, et d’histoire populaire. Une invitation à l’expression de la passion, la colère, la révolte, l’amour, un état d’esprit qui s’ouvre et libère l’âme. Chansons issues du répertoire traditionnel grec (rebetiko, tsifteteli, zeibekiko), amenant naturellement les spectateurs à la danse.

 

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Gaëlle Christinat (CH)

Les plantes et leurs forces peuvent être de bons guides pour nous béquiller dans nos Questions Importantes.

un dispositif qui permette un aveu, une confession de sa Question

>> tenir un recueil des questions et des plantes tirées, anonyme

un tarot de cartes de plantes, avec leurs indications,                                                                                                                                                         leurs éclairages, voir leurs prescriptions

 

Dessiner /peindre comment l’on s’imagine cette plante >> affichage

des huiles essentielles à sentir

des plantes à toucher, boire, voir ?

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Florence Delhaye (BE) et Jerom Gerard (BE)

Au quotidien nous tentons de repenser nos habitudes alimentaires ainsi que la façon de gérer nos déchets. Allant dans ce sens, les problématiques liées à l’agriculture nous préoccupent.

Dans une de nos lectures sur ce sujet un passage de «Le sol, la terre et les champs» de Claude et Lydia Bourguignon nous a interpellé. Ils mettent en lumière le fait que le modèle agricole prédominant aujourd’hui basé sur l’utilisation d’intrants chimiques ne prévaut que depuis un siècle, et que ce modèle a complètement écarté la notion de sacré et l’empirisme qui faisait évoluer la discipline jusqu’alors.

Cet élément nous invite à repenser le vivant en le considérant comme un ensemble global d’interconnexions.

Nos objets d’étude ont comme point commun de paraître inerte mais d’être bel et bien ce qu’il y a de plus vivant:

/ un sol – milieu complexe en perpétuelle formation et constitué de millions d’êtres microscopiques.

/ une graine – qui naît, se transforme, se multiplie.

L’idée est de travailler autour de ces deux entités / le sol, sous la forme de composts. / la graine à germer, source d’alimentation à croissance rapide.

Créer un rituel, / en «nourrissant» la terre de déchets organiques produits sur place ou dans le voisinage. / en «nourrissant» les graines d’une eau renouvelée deux fois par jour.

La semaine se terminera par un banquet durant lequel les graines, enfin germées, seront partagées à l’image de cérémonies traditionnelles visant à remercier la Terre d’être fertile. Les invités repartiront avec des flacons de percolât, engrais 100% naturel issu des compostières.

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Flo Kaufmann (CH), Skander Mensi (CH)

Sous le grand thème «les soins par le son», laissons nous embarquer pour différents rendez-vous par ce trio aux milles casquettes: artistes, technicien de pointe, neurophysicien, permacultrice, musiciens et créateurs d’instruments ou encore bidouilleurs en tous genre.

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Julie Rouane (FR) et Loïc Carrera (BE)

Julie et Loïc reviennent d’une résidence en Arctique. Ils restituent ici leurs recherches réalisées dans la baie de Disko, au Groenland.

Comment sait-on que l’on grandi?

A quel moment devient-on grand?

C’est la question que Julie rouanne et ses personnages groenlandais, Oda et Milda, se posent. Dans un abri spécialement construit pour l’occasion, les plus jeunes d’entre nous seront invités par Julie à partager leurs expériences. Une performance mettant en vie un imagier à travers ses contes.

Reliant le bureau des questions importantes au grand nord et aux tropiques, Loïc tâchera de connecter les préoccupations des humains de notre temps à travers sa pratique du cinéma.

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Elise Charcosset (FR)

Sur la base du questionnaire de Proust, je souhaite inviter les visiteurs du bureau des questions importantes à une séance d’introspection.

La mienne tient dans le dessin. J’aimerais inviter les visiteurs à venir s’épancher en se racontant via le questionnaire pendant que je dessinerai leur intériorité. Des petites vérités contre des dessins. Le matériel sera là, à disposition, quiconque en a l’envie sera le bienvenu pour dessiner, une sorte de non cours de dessin.

Le questionnaire apparaitra sur les vitrines de la galerie plusieurs jours avant mon intervention, telle une interpellation, une invitation lancée aux visiteurs et aux passants, et aussi une manière de donner du temps à l’introspection et de se poser la question à soi-même.

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São Paulo, SP, Brasil. 09 de junho de 2018 . Museu de Arte Brasileira – Centro. Residência Artística. « Open Studio ». Na mostra, artistas residentes produzem e expõem seus trabalhos. Foto: Rafayane Carvalho/FAAP.

Léa Meier (CH)

Comment initier d’autres types d’échanges  ? Est-ce qu’on veut d’autres types d’échanges? Comment définit-on la valeur du travail de l’autre ? En particulier quand l’autre n’est pas un homme cis blanc?

Pour le Bureau des questions importantes O Buraco da Gloría propose des rencontres en intimité pour interroger ensemble nos systèmes de valeurs et nos constructions sociales du corps et de l’argent.

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O Buraco da Gloría est un magasin itinérant où il est possible de troquer une lettre, un dessin, un repas, une conversation ou de l’argent contre des maillots de bains. Dans O Buraco da Gloría il y a des maillots de bains de différentes tailles, une machine à coudre et des tissus. Les personnes le désirant peuvent acquérir un maillot de la collection où en créer un sur mesure en collaboration avec l’artiste.

O Buraco da Gloría crée un lieu de rencontre dans la rue, des espaces d’arts ou des festivals afin d’initier différents types d’échanges  et de sortir des normes de consommation habituelles. Le but étant de créer des liens, des conversations et réflexions, courtes mais intimes, autours de nos corporalités et de leurs représentations.

O Buraco da Gloría est féministe, en ce sens iel veut proposer des maillots de bains pour tous les corps qui désirent en porter afin de développer l’activisme non-binaire à la plage. Iel veut utiliser le pouvoir que chacun a de construire un regard nouveau sur les corps.

O Buraco da Gloría veut déborder. O Buraco da Gloría veut prendre soin. O Buraco da Gloría veut couler. O Buraco da Gloría veut donner du pouvoir. O Buraco da Gloría nike le patriarcat.

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Jonathan Benquet (FR)

Avec pour grande question en poche «Où sont les ouvriers à Nyon?», Jonathan se parera de ces outils radiophoniques de chasseur de son, de savoirs d’écoute attentive, de facilitateur de parole et de militant afin de venir à la rencontre des nyonnais. Dans un travail en amont du Bureau des Questions Importantes, afin de créer un projet in situ sur mesure, il se laissera raconter les histoires de Nyon, se lancera à la recherche de la transmission des pratiques manuelles et prêtera main douce aux tâches qui nécessiteraient de l’attention, comme par exemple casser des murs ou faire la lessive.

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Louise Mestrallet (FR) et Cristián Valenzuela (CL)

Artistes, aspirante productrice et animateur socio-culturel. Depuis 2015, ils ont engagé une série d’évènements qui cherchent à explorer la relation art et travail, « Artiste ? Et sinon tu fais quoi ? ». Ce projet prend la forme de rencontres autour de la création d’une « publication » et d’un repas s’inspirant du concept d’« olla común »*. Ils ne cherchent pas à faire une recherche sociologique auprès de leurs pairs mais plutôt de composer un nouvel ensemble de réflexions autour de la relation entre art et travail.

Pour le bureau des questions importantes, ils proposent à tous ceux qui en ont envie de se réunir pour une discussion décontractée autour de la relation «art et travail» (alimentée par des citations d’artistes, de philosophes, de sociologues, etc.) afin de composer ensemble une nouvelle publication puis de poursuivre la rencontre autour d’un repas préparé collectivement.

 

 

 

 

 

Metafora de Fred Hachadourian

Lancement du projet photo Metafora de Fred Hachadourian

Un parcours d’images à découvrir dans les rues de Nyon sur les panneaux d’affichage public du 18 septembre au 15 octobre.
Au plaisir de vous retrouver pour partager un verre à l’espace eeeeh!

Souvenirs du VIIe Continent – Sébastien Kohler et Sébastien Théraulaz

 

Exposition du 30 août au 15 septembre 2018

Vernissage le jeudi 30 août dès 18h30

Une ville en songe, à l’architecture futuriste, enveloppée d’un halo mystérieux, capitale d’un continent à la dérive : PlastiCity.

Cette mégalopole malléable, en expansion, sombre et inhabitée, résulte de la mise en scène des artefacts que nous produisons, consommons et jetons par milliards de tonnes depuis plusieurs décennies et qui finissent, en bonne partie, par dériver au milieu des océans.

Nos déchets, en particulier ceux en plastique, non assimilables par l’environnement, ont fini par se retrouver en mer, loin des regards, hors d’atteinte de nos consciences, flottant au gré des courants, puis se condensant grâce aux vortex marins en une masse flottante: le VIIe continent.

Sébastien Théraulaz et Sébastien Kohler, artistes-photographes, ont voulu donner corps à cet inquiétant VIIe continent, invisible au quotidien. Ils le matérialisent sous forme sensible pour éclairer nos consciences.

Wagni Djour de Ndombo Al

Mbaye Diop, de son nom d’artiste Ndombo Al, réside actuellement à Saint-Louis du Sénégal. Il est diplômé de l’Ecole des beaux-arts de Dakar et professeur d’arts plastiques à Saint-Louis. Il expose régulièrement entre Dakar et Saint-Louis entre autre dans le cadre du Off de la biennale de Dak’art. Depuis août 2017 il collabore sur différents projets et échanges avec la Suisse notamment avec les éditions Ripopée et le théâtre de l’Orangerie à Genève.

Artiste peintre, sculpteur, sérigraphe et vidéaste, Ndombo Al met en scène son travail dans des installations dont les supports varient. Son travail repose sur une expression des scènes du quotidien et sur nos rapports à notre environnement. À travers des choses banales il invite à penser à des questions plus essentielles comme dans ses dernières séries d’images sérigraphiées qui portent sur la fête de la Tabaski.

L’Aïd el-Kebir est nommé la Tabaski dans les pays d’Afrique de l’Ouest, c’est un jour de célébration dans la tradition musulmane, où chaque famille sacrifie un ou plusieurs moutons. La tabaski, au-delà de son caractère religieux est devenue un événement hautement social pour lequel de nombreux musulmans s’endettent à tort. Pour cette exposition Ndombo Al utilise l’image du mouton comme symbole de vulnérabilité. Il aborde la question de l’individu et de la masse, la tendance à se conformer aux normes sociales. Il met en cause le caractère conformiste d’une personne qui dépend d’une éducation sociale ou religieuse l’incitant à se laisser porter par le groupe.

Pour ce travail de sérigraphie Ndombo Al utilise des photos qu’il prend avec son téléphone portable dans son quotidien et plus particulièrement dans les moments de fête. Il retravaille ensuite les images, les contraste au maximum et en garde seulement l’essentiel, celles-ci deviennent plus difficile à lire et plus abstraites, les objets, les personnes, les animaux se confondent, deviennent des formes avec lesquelles il compose.

 

Ateliers de sous verre sénégalais durant l’exposition:

Mercredi 1 et jeudi 2 août.

Infos et inscriptions: 079 450 43 46 – eeeeh@eeeeh.ch


Marché aux multiples

Samedi 4 août de 10h à 15h

Coupé Décalé

COUPÉ DÉCALÉ
Le mouvement dans l’image IV

Coupé Décalé invitent les arts, la recherche et les publics à dialoguer.
À travers films, débats, installations, performances, l’écriture du mouvement est explorée et mise en regard avec des recherches en anthropologie, philosophie et histoire de l’art.
La programmation se concentre sur des films et vidéos portant une attention particulière aux corps, aux gestes et aux danses dans le cadre d’approches esthétiques, culturelles et/ou sociales.
Coupé Décalé est une initiative de Justine François, anthropologue, Maïté Jeannolin, danseuse et Charlotte Marchal, chef opératrice.

Vendredi 29 Juin, bienvenu.e.s au premier Coupé Décalé suisse!
En proposant des résonances entre les oeuvres, nous vous invitons à entrer dans des dispositifs particuliers qui utilisent les outils du cinéma (cadre, hors champs, plan séquence..) afin que regard, caméra et corps « fassent danse ». L’occasion de prolonger une recherche sur le dialogue entre cinéma et chorégraphie.

Il y aura à boire et à manger à prix libre, du soleil possiblement.
On se réjouit de vous rencontrer

 

Performance de BENJAMIN VANDEWALLE Framing the Circle

Framing the Circle est une performance qui offre une expérience cinématographique analogique au possible. Le regard du spectateur est cadré, dans une danse en cercle où chacun devient caméraman de son propre film et où la frontière entre danseurs, badauds et spectateurs se floute.
Comme dans ses autres installations et performances pour l’espace public, Benjamin Vandewalle s’intéresse dans cette pièce à la perception. Il chorégraphie notre regard, transforme l’espace public en scénographie et tous ceux qui s’y trouvent en performers.

Avec la participation de Benjamin Vandewalle, Alice van der Wielen et Maïté Jeannolin.

Jauge de 15 personnes par performance.
Réservations sur : coupedecalefestival@gmail.com !

18h30 performance 1
19h20 performance 2
20h10 performance 3

21h Projection de courts métrages

22h30 Concert de MURMAN TSULAZDE
C’est entre la mer Noire et la mer Caspienne, où le vert devient sauvage et les esprits sont aveuglés par la joie et l’amour qu’est né le géorgien le plus psychédélique de Bruxelles. Musique du soleil, orient et occident se font la malle en Lada.

23h30 DJ set / chaleur, musique d’ici et d’ailleurs

Coupé Décalé est une initiative de Justine François, anthropologue, Maïté Jeannolin, danseuse et Charlotte Marchal, chef opératrice.

Marché aux multiples

Un marché aux multiples sympa
Dans l’exposition de Anaëlle Clot et Simon de Castro
Présentations de petites éditions, sérigraphies, livres d’artistes…
Des dessins et risos de Pot de colle
Des surprises de Bastien Conus
Des nouveautés des éditions Ripopée
Des revues d’Aristide et même un hors série
Des livres en sérigraphie mais pas que d’Anaëlle Clot
Et aussi des livres en sérigraphie de Simon de Castro
Des dessins et affiches de Malizia Moulin
Des livres de voyage de Niko Sanz
Des sérigraphies et éditions de Noé Cauderay
Et aussi des belles choses de Diagal.

Tout ça avec un super pic nic de midi.

Benga, un kaléidoscope kenyan

| Exposition | Conférences | Workshops | Dj Sets | Apéros |

« Benga, un kaléidoscope kenyan » est une exposition créée par Flee Project qui propose une immersion dans la musique Benga, genre Kenyan emblématique des années 70s.

Afin de transcender un imaginaire trop souvent improductif et nostalgique, cette exposition soulève de multiples questions contemporaines à l’heure d’un regain d’intérêt souvent superficiel pour des musiques dites exotiques.

Conférences, lives radio, expositions interactives ou encore workshops créatifs rythmeront ces deux semaines dédiées à ce genre musical et ouvriront le débat sur des notions plus larges telles que les dynamiques nord-sud ou l’appropriation culturelle.

Par ailleurs, dj sets, apéros et douceurs gustatives accompagneront cette exposition conjointement organisée avec le collectif-hapax-21 au coeur de Nyon.

PROGRAMME DETAILLE :

Vernissage : 01.07.18

Benga, un kaléidoscope kenyan: Cycle de conférences : 03-14.07.18

• Conférence I : 03.07.18
Benga, une signature kenyane

• Conférence II : 05.07.18
Musique locale, logique globale, enjeux et défis

• Conférence III : 09.07.18
Digging in Africa, risks and opportunities

• Conférence IV : 14.07.18
L’appropriation culturelles aux frontières de l’art

Benga, un kaléidoscope kenyan: Masterclass: 06-07.07.18

• Masterclass I : 06.07.18
Sérigraphie

• Masterclass II : 07.07.18
Création sonore

Finissage : TBA

EEEEH! – Anaëlle Clot et Simon de Castro

Anaëlle Clot et Simon de Castro
Effort – Collision – Métamorphose – Rencontre – Rythme – Souvenirs – Camouflage – Songe – Solitude – Structure – Apparaître-disparaître – Danse – Repos – Effervescence

Le vocabulaire amoureux est au centre du projet artistique d’Anaëlle Clot (Lausanne,*1988) et Simon De Castro (Genève,*1985). Le couple s’est intéressé aux mots doux qu’ils s’échangent pour lier leurs pratiques à des thématiques divergentes. Loin des triviaux chouchou ou chéri(e), le duo a développé un langage propre, qui leur sert de point de départ à des associations d’idées plus profondes et totalement intuitives. Quatorze mots, sept chacun, ont ainsi éclos de l’expérience automatique. Ces mots évoquent les processus actifs dans la relation, ils agissent comme le ciment de la création des deux artistes, ils l’articulent et la structurent.

Bien qu’Anaëlle Clot et Simon De Castro collaborent depuis plusieurs années sur divers projets éditoriaux tels que la revue Aristide, qu’ils ont fondé en 2016, leur travail artistique n’avait pas encore emprunté la voie collective. Leurs oeuvres respectives renvoient à des univers bien distincts. Quand Anaëlle Clot dessine une nature luxuriante, peuplée de créatures sauvages et grouillante d’insectes, dont l’homme est absent, Simon De Castro se base sur l’architecture et la rationalité des constructions humaines. D’un côté la créativité débordante, l’urgence de l’artiste – graphiste; de l’autre la rigueur du dessinateur technique. Un dialogue s’instaure entre deux opposés que tout attire, avec des points de rencontre, notamment dans l’abstraction qui occupe une place de plus en plus prépondérante dans l’oeuvre d’Anaëlle Clot. Peinture, dessin, matières et techniques se confrontent et se combinent. La conversation amoureuse dévoile une certaine dichotomie Nature / Culture, même s’il faut se garder d’intellectualiser un discours, que les deux artistes revendiquent instinctif avant tout. La courbe répond à la ligne, le végétal au bâti. Pour autant, il ne s’agit pas de comparaison frontale ou binaire, mais bien plus d’un échange dans le respect de l’Autre, de ses différences et de ses similitudes. La grille se déconstruit pendant que la flore s’organise. Il arrive même qu’une forme de mimétisme s’installe au point de compliquer l’attribution de certains dessins.

Texte: Corine Stübi

www.anaelleclot.ch
www.simondecastro.tumblr.com

 

Les « petits pêcheurs » ont cent ans!

Une exposition pour les 100 ans de la société des petits pêcheurs de Nyon avec la complicité de Steeve Fleury.

Exposition du 28 mai au 3 juin, ouverture tous les jours de 16h à 19h.

Vernissage le lundi 28 mai dès 18h

 

EEEEH! – Léonore Baud

Samedi 19 mai -Finissage en musique avec Dj Gonzo.

De 19h à 22h

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« Sous une table d’un marché aux puces berlinois, un carton contenant une centaine de négatifs au gélatino-bromure d’argent datant de la fin du 19e siècle. L’ altération physique de l’objet et la dégradation de l’image me fascinent. Miroirs d’argent, décollement de la gélatine, moisissure, rayures, empreintes digitales: autant d’éléments qui font basculer l’image dans l’absence, l’oubli et la disparition. Par leur absence de représentation, ces images réduisent au silence le référent réel et sa forme. Toute qualité d’original a disparu, laissant place à des bribes d’informations, des traces, des murmures. »