sur ma peau parasite 

Juli Sando, Sayaka Mizuno, Fhunyue Gao 
11 septembre

19h30
Lecture performative et écoute sonore (~30′)

 

Entre vidéo, son et texte, « sur ma peau parasite » est une expérimentation de lecture performative à trois voix. Iels évoqueront des corps, des aïeulxes et des souvenirs autant réels que fictifs à travers un regard diasporique.

En résidence au BDQI pour préparer une pièce scénique qui sera présentée fin janvier à Genève, Juli Sando propose, avec Sayaka Mizuno et Fhunyue Gao, une lecture de textes (écrits par elleux et par d’autres) qui ont inspirés leur travaille ainsi qu’un moment d’expérimentation sonore et visuelle.

 

BIOS

Fhunyue Gao travaille avec des méthodes multidisciplinaires touchant à la musique, le théâtre, le cinéma, la cuisine et l’organisation d’événements culturels. Active depuis 2010, elle a développé des projets solo et collaboratifs à travers la Suisse et l’Europe. Son travail explore souvent des états d’être mélancoliques et surréalistes, où le temps et l’espace social s’estompent, utilisant la performance, la musique et les visuels pour exprimer des choses indéfinies. L’un des axes principaux de son travail consiste à sensibiliser davantage le public à l’histoire coloniale qui touche différentes communautés asiatiques.

Juli Sando est cinéaste, performeur·se et artiste. I·elle est autant active dans la réalisation de films que dans la performance, l’installation multimédia, le texte et l’expérimentation sonore. Son travail mêle poésie et politique, questionne langage, identité et société. Sa démarche se caractérise par une attention à des instants invisibiliés et aux phénomènes de disparition, et cherche à dessiner des possibilités de résistance dans la diversité des identités.

Sayaka Mizuno, cinéaste, est diplômée du bachelor en cinéma de la HEAD et du master de l’ECAL/HEAD. Elle réalise, entre autres, les films « Kawasaki keirin » (2016), « Le sanctuaire invisible » (2019) et « Colostrum » (2025). Elle développe également des projets pluridisciplinaires avec le collectif FAAB G (Féministes Antiracistes Asiatiques Basé.e.x.s à Genève). 

@sando.juli_
@say.miz

@fhungao

 

©Shing-Tak Liu 

 

Initiation au makeup DragQueen, DragKing et Créature

Melty’n Pothead
10 septembre

15h30 à 19h
Atelier maquillage (3h+ avec pause) et repas prix libre
atelier pour ados et adultes
Sur inscription par mail à le-bdqi@riseup.net (max 10 personnes)

 

 

L’atelier makeup drag est une initiation au maquillage dramatique scénique de transformation pour tous·x·tes. Au cours de cette activité, Melty’n Pothead vous apprendra les bases du makeup DragKing, DragQueen et Créature dans un espace d’expérimentation libre et une ambiance détendue.

Une base de matériel sera fourni mais vous pouvez aussi amener votre propre maquillage (fond de teint, poudre, pinceaux, fards à paupières, rouge à lèvres etc).

 

BIO

Melty’n Pothead est un•e DragQueer Bruxellois né•e d’un rituel sorcier lors d’une nouvelle Lune en 2022. Iel se décrit comme un Hermite en guerre avec la société mais malgré tout, amoureux•se de l’humanité. Il erre sur les planches de merveilleux lieux culturels et festifs belges, suisses et français en y laissant sa colère, sa joie et les cris d’amour de son coeur meurtri.

@meltyn.pothead

@lespeauxdeminuit

 

 

©expressionsmixtes

 

 

Podcast décolonial : fabriquer l’information, raconter nos voix

Phi Vo & Amine Abdelli de la Bléd et l’AJAR
6 septembre

14h à 16h

atelier d’éducation aux médias
enregistrement d’un podcast antiraciste par et pour les enfants (12-15 ans)

Sur inscription par mail à le-bdqi@riseup.net (max 12 personnes)

 


Le projet « Podcast décolonial : fabriquer l’information, raconter nos voix » est une initiative d’éducation aux médias et de lutte contre la désinformation portée par la Bléd (Bibliothèque Limitrophe d’Ébruitement Décoloniale), en partenariat avec l’AJAR (Association des Journalistes Antiracistes et Racisé·e·s). Il s’adresse à un public de préadolescent·x·e·s et d’adolescent·x·e·s.
Si vous êtes ado et que vous souhaitez découvrir le monde des médias c’est l’atelier idéal. Pendant 2h nous vous formerons à poser votre voix et créer un podcast grâce à notre studio de radio mobile. Plutôt que de faire des longs cours théoriques, nous vous proposons directement d’expérimenter et de vous approprier les techniques journalistiques. 

Accompagné·x·e·s par des intervenant·x·e·s de la Bléd et des journalistes membres de l’AJAR, les participant·x·e·s découvriront les étapes clés de la production de l’information : choix des sujets, hiérarchisation, identification et vérification des sources, écriture journalistique, prise de parole et enregistrement sonore. Une attention particulière sera portée à l’analyse des mécanismes de désinformation et de manipulation, ainsi qu’à la manière dont les questions raciales sont traitées dans les médias. Les jeunes seront invité·x·e·s à décrypter des contenus existants, à questionner les sources et à identifier les enjeux de représentation. L’atelier s’inscrivant dans une perspective décoloniale, ce sera aussi l’occasion de créer un espace pour traiter du racisme dans les médias et comment en parler au mieux.

 

BIO
La Bléd est une bibliothèque décoloniale itinérante. Elle a pour but de réunir des textes, musiques, films et fanzines qui défendent des positionnements décoloniaux tout en cherchant des zones de transversalité avec différentes approches et luttes quelles soient populaires, universitaires, anticapitalistes, antifascistes, anti impérialistes, écologiques, artistiques, LGBTQQIC2SAA, queer ou féministes.
Des organes de pédagogie et de formation se sont développés au fur et à mesure de ce projet. La Bléd propose aujourd’hui des ateliers à destination des enfants pour les sensibiliser aux discriminations raciales et des formations à destination des professionnel·x·le·s de l’enfance et du livre. Elle organise également, sur demande, des sensibilisations aux questions raciales pour tout type de public et d’institution, adaptées aux besoins spécifiques de chacun·x·e.

L’Association des Journalistes Antiracistes et Racisé·e·s est née d’une discussion entre ami·x·e·s en janvier 2022. Animé·x·e·s par le besoin de briser l’isolement, se soutenir entre journalistes visé·x·e·s par le racisme et faire naitre une critique journalistique du racisme médiatique. Elle compte plusieurs centaines de membres qui travaillent en commissions pour soutenir et aider les journalistes racisé·x·e·s, produire de la critique médiatique et conseiller de meilleures pratiques journalistiques. En parallèle, iels forment des journalistes en rédaction, des étudiant·x·e·s en école de journalisme, ainsi que des élèves en milieu scolaire.

@ajaracisees
@bled_bibliotheque_decoloniale

Le chien dans la maison 

Pauline Nulle Part
5 septembre

18h30

séance d’écoute documentaire et discussion (~1h30)

 

“Je lui ai dit très vite que j’étais travailleuse du sexe.“ Et ça commence comme ça. Comme une inquiétude, une ombre vague. Un danger pas franc du collier. Un chien dans la maison. Le cliquetis de ses griffes rondes sur le carrelage de la cuisine. 

Le chien dans la maison est un documentaire radiophonique réalisé entre le printemps 2023 et le printemps 2024.
Pour la première fois, des travailleur.euses du sexe (TDS) et leurs partenaires révèlent comment ce travail traverse leurs relations affectives et romantiques. Alors il y a cette histoire : un fil bien rouge comme un coeur trop gros.
Et celles des autres, mes collègues chéri·x·e·s, et de celleux qui essaient de les aimer.
On fouille dans nos amours pour voir un peu comment c’est fichu dedans.  On fouille dans nos amours pour y trouver les crochets qui pourront l’arrimer dans un monde putophobe.
Le TDS : grand chien ombrageux. La protection et la menace, l’amixe aux dents pointues.
Les putes amoureuxses ouvrent leurs fenêtres et allument la lumière: alors tu aperçois cet étrange chien dans leur maison.
De l’intime vers le collectif, voici une création sonore canine: poétique, nerveuse et essoufflée. 


REALISATION: Pauline Nulle Part
MIXAGE: Jules Wysocki
PRODUIT PAR: La Grande Horizontale
AVEC LES VOIX DE: Billie Pantalon, Adda-Liam Saxton et Pauline Nulle Part
IILLUSTRATION: Rizzo Boring
MUSIQUE: Péniche
ACCOMPAGNEMENT A L’ECRITURE ET COMPLICITE: Billie Pantalon 


BIO
Pauline Nulle Part, comme son nom ne l’indique pas, est quand même quelque part. A l’endroit du son, de l’écriture, et de l’artisanat de tout ça. Elle est aussi dans le Sud-Ouest.
Elle explore le documentaire, la radiopoésie, l’audio porn et les montages foutraques. Son travail porte ici sur le travail du sexe, parce qu’elle en est, comme on dit. Mais elle peut parler d’autre chose aussi: de honte, d’écluses, d’amour et de perte, et des chaussures abandonnées sur le bord de l’autoroute. L’idée, c’est de raconter les trucs en mieux.
Elle travaille aussi pour des compagnies de théâtre et autres commandes, et donne des ateliers d’initiation et des formations à la création sonore.
Elle trouve que c’est prétentieux de parler de soi à la troisième personne, mais là, elle était lancée, et c’était pas désagréable finalement. 

@tympanculcul

 

 

 

Exploration et soin de la voix parlée et chantée

igihozo
5 septembre

de 10h45 à 12h45

atelier voix
Pour les personnes TINFA (trans, intersexe, neutre, femme, agenre)

 

igihozo est artiste pluridisciplinaire, coach vocal·e·x et fondateur·ice·x de l’atelier igihozo à Berne. Iel crée également des espaces collectifs pour les communautés confrontées au racisme systémique et aux discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’expression de genre. Pour le BDQI 2026, iel propose un atelier voix. À travers des exercices pratiques et créatifs, des réflexions et des échanges, cet atelier vous invite à mieux comprendre les mécanismes de la voix, en prenant en considération les histoires et vécus que celle-ci porte. Le focus sera principalement sur la voix parlée sur scène.

BIO
igihozo est artiste pluridisciplinaire, coach vocal·e·x et fondateur·x·ice de l’atelier igihozo à Berne. Depuis sept ans, iel accompagne des voix en cours individuels et en groupe, en alliant créativité, technique, conscience et curiosité de la voix et des histoires qu’elle porte.
Son approche s’appuie sur la Complete Vocal Technique, le soin vocal affirmatif de genre et des perspectives décoloniales. 

igihozo crée également des espaces collectifs pour les communautés confrontées au racisme systémique et aux discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’expression de genre, à travers des projets comme la chorale Held in Song, les Grief Ceremonies et Guayaba Portal.

@atelier.igihozo 
@igihozo.music 

 


©lowsand

 

La langue des signes ne disparaît pas!


Noha El Sadawy – MUSEN
Avec LSF yakoute et Katia Pahud
3 septembre
dès 18h30
Rencontres en Langue des signes française, interprétée en français oral et surtitrée en français écrit

 

18h30 : Présentation du groupe LSF Yakoute 
20h : Repas et animations 

21h00 : Jeu et performance par Katia Pahud et Noha El Sadawy

Les progrès technologiques offrent aujourd’hui de nombreuses solutions pour améliorer l’accessibilité et favoriser la participation des personnes sourdes à la vie sociale et culturelle. Toutefois, aucune innovation ne remplace la richesse de leur langue naturelle : la langue des signes.
Bien plus qu’un simple moyen de communication, la langue des signes est une langue à part entière. Elle porte une histoire, une culture, des valeurs et une manière singulière de raconter, de transmettre et de partager le monde. Elle constitue un véritable patrimoine vivant, porté par la communauté sourde depuis des générations. 
Pour chaque pays, c’est apprendre une nouvelle langue, découvrir une autre culture et se reconstruire dans un nouvel environnement. Pour les personnes sourdes, ce parcours est encore plus singulier : il implique souvent l’apprentissage d’une autre langue des signes, tout en conservant celle de leur pays d’origine. Cette rencontre entre plusieurs langues des signes et plusieurs cultures illustre la richesse des identités et rappelle que chaque parcours contribue à enrichir notre patrimoine culturel commun. Cette présentation montrera qu’elle ne crée pas de frontières, mais qu’elle ouvre des passerelles et enrichit notre patrimoine culturel commun.

LSF YAKOUTE est un collectif de personnes sourdes d’origine yakoute et de passionné·x·es ayant un lien direct avec la culture yakoute. Leur projet est de partager la culture yakoute : les traditions, leur histoire et leur identité. À travers des conférences, iels créent un espace d’échange en mettant en valeur la langue des signes et la richesse de la communauté sourde.

 

BIO
Créé il y a deux ans par Noha El Sadawy, le MUSEN est né d’une passion profonde pour la culture et la transmission des savoirs autour de la culture sourde.
À travers des visites guidées, des médiations culturelles et des collaborations avec des institutions culturelles, le MUSEN œuvre à rendre la culture plus accessible aux personnes sourdes et à favoriser leur pleine participation à la vie culturelle.
Le MUSEN ne se limite pas à l’accessibilité : il met également en lumière des parcours inspirants de personnes sourdes qui contribuent au monde de la culture, des arts, du patrimoine ou de la création. Toujours à la recherche de ces « pépites », Noha souhaite valoriser leurs talents, leurs expériences et leurs engagements, afin de faire découvrir la richesse et la diversité de la culture sourde au plus grand nombre.

Aitalina Ammosova est originaire de la République de Sakha (Yakoutie). Très attachée aux traditions de son peuple, elle a longtemps fait partie d’une troupe de danse traditionnelle yakoute. Installée en France depuis 2023, elle partage aujourd’hui sa culture à travers des conférences, des présentations de costumes traditionnels, ainsi que des démonstrations de chants et de danses.

KATIA PAHUD: animatrice au sein de la communauté sourde et éducatrice auxiliaire auprès des enfants sourds, je cultive une âme d’artiste discrète : poésie, photographie et dessin. Fondatrice et organisatrice de sumainart, un projet dédié à la mise en lumière des artistes sourds sur scène, dans l’espace de la langue des signes.

Actuellement éducatrice auxiliaire, animatrice à l’ASRLS (Association Suisse Romande de la Langue des Signes) et étudiante en traduction français/Langue des signes française. 

@musen.ls

@lsf_yakoute

@cestkatia

 

 

Bureau Des Questions Importantes 2026

Du 3 au 12 septembre 2026

Festival de performances, rencontres, ateliers, films, sons et autres projets importants
Entrée prix libre
Permanence et repas prix libre tous les soirs d’ouverture

 

 

En 2026, le BDQI ouvre grand ses antennes, prend la température ambiante, check son pouls et respire un coup.

Pour tenir et passer au travers des aléas de la fatigue, des tours de passe-passe de la débrouille, pour faire vivre un festival sur le temps avec les moyens du bord, on a décidé de lever un peu le pied. Cette année, on vous propose un programme un peu plus petit, pour pouvoir prendre du temps à part, pour bien consolider ce projet qu’on a à coeur de bichonner pour qu’il puisse continuer à exister.

On s’est brassé de questions importantes face à l’explosion des violences sociétales. Sur comment renouveler ses forces et ses sources. Sur comment continuer à ce que des espaces culturels puissent être des lieux de ressourcement tout en continuant à y défendre des valeurs et des urgences.

Alors, pour ce BDQI un peu spécial, on a eu la chance de pouvoir s’entourer d’artistes et d’intervenant·x·es complices. Une fois encore, on est super touché·x·es de vous partager des projets qu’on admire profondément et desquels on pense qu’on a bien besoin.

Eh, aussi vous savez quoi, l’année prochaine c’est les 10 ans du BDQI <3

Les freins de cette année, c’est aussi pour vous ripoliner un programme de feu pour l’édition 2027 😉

En attendant de souffler des bougies, on vous invite à vous frayer un chemin jusqu’au Bureau Des Questions Importantes 2026 et à garder un peu de temps pour les belles rencontres qu’on vous a concoctées, pour venir lézarder, être ensemble et se retrouver au rythme de vos émotions, énergies, et températures.

la Team BDQI

 

 

Programmation 2026 par Noha El Sadawy, Phi Vo, Juli Sando, Chloé Démétriadès
Communication par Amélie Daverio
Gestion du festival par Juli Sando, Amélie Daverio, Phi Vo, Chloé Démétriadès, Chantal Mariam Neuhaus, Rami Mejri avec l’aide de Sophie Tschachtli, Jules Brodbeck et de la team eeeeh! (Clara Jeanrenaud, Neige Sanchez, Thulú barbarán et Jessica Vaucher)


 

Design graphique et mise en pages :
Bye Bye Binary (Eugénie Bidaut, Mariel Nils)

Impression :
Jessica Vaucher

Fontes utilisées :
Trattatello par James Grieshaber, Unormative Fraktur par Léna Salabert-Triby, Velvelyne par Mariel Nils & Manon Van der Borght

Avec le soutien de:
Ville de Nyon, Région de Nyon, Canton de Vaud, la Loterie Romande, l’espace eeeeh!, Fondation Ernst et Olga Gubler-Hablützel, Fondation privée et Les bons sirops Morand

 

Programme enfants – édition 2025


30 août
La Fabrique à Bêtises animé
Collecpif Tempête Douce
Avec Aryna Taratuta et Charlotte Hanselmann
11h à 14h30
Atelier clown tout public (3h30 avec pause) – en français oral 
Pour adultes et enfants dès 6 ans, venir avec un·e·x adulte entre 6 et 9 ans

 


3 septembre
Avec des jumelles on peut voir loin l’horizon
Aminatou / Adama-Baïlo / Lina / Sara
17h
atelier discussion (1h30) – en français oral
en mixité choisie jumelleaux de tout âge

 


3 septembre
Construire de nouveaux imaginaires – Le Sac à Paroles
Hakili et Hawa Berthé
19h
Projection (22min) suivie d’un conte (25min) et d’une table ronde – français oral
Pour les personnes racisé·x·e·s

 


6 septembre
Avec des jumelles on peut voir loin l’horizon:
Le plateau télé des jumelleaux
Abracada… jumelleaux !
Aminatou / Adama-Baïlo / Lina / Sara
19h
perfo-boum – en français oral

 


7 septembre
Queeraoké
Amal Alpha
17h
Karaoké – chansons possibles dans toutes les langues (Amal parle français, anglais et espagnol oral)

 

 

Programme LSF – édition 2025

 

Sourdes et présentes : identités en résistance

Un programme de Noha El Sadawy et de son association MUSEN
Avec Katia Pahud et Nicola Sciboz-O’Keeffe
10 septembre
dès 18h

18h00 Conférence « Identités Croisées, Luttes Entrelacées »
19h15 Atelier suite de la conférence
20h Repas

21H Performance chantsigne et discussion

Programme en Langue des signes française et Langue française

 

Pour l’atelier à 19h15: Sur inscription par mail à musenls24@gmail.com 


Femme, noire, sourde… Trois mots, trois identités, souvent perçues comme autant de barrières. Katia Pahud les porte avec fierté. Elle évoque elle-même ce « cumul » de préjugés, non pas comme un fardeau, mais comme une force de combat. Refusant le rôle de victime, elle se lève, agit, milite. Car, comme elle le dit si justement : « Il y a des lois – il faut s’engager pour qu’elles soient appliquées. » Son parcours est riche d’expériences. Une année passée entre les Pays-Bas et le Danemark lui a permis d’approfondir la compréhension de sa double identité. Elle y explore aussi un terme encore trop méconnu : l’audisme, cette discrimination systémique envers les personnes sourdes, qu’elle s’attache à nommer, visibiliser et combattre. Katia Pahud et Noha El Sadawy vous proposent une conférence, suivie d’un atelier.

Après un merveilleux repas, Nicola Sciboz-O’Keeffe présentera sa performance de chantsigne. Ce thème fait écho à certaines expériences communes entre Katia et Nicola, notamment l’adaptation à une culture différente, la construction identitaire et le vécu en tant que femme.

Nicola Sciboz-O’Keeffe est assistante socio-éducative au sein du CAPS (Centre d’Activités Pisourd) chez Les Chemain’S. Cette structure fait partie de la Fédération Suisse des Sourds (SGB-FSS) et regroupe quatre prestations destinées aux personnes sourdes ou malentendantes, ainsi qu’à leurs proches et aux professionnel·le·s de Suisse romande.

Parallèlement à son activité professionnelle, Nicola est passionnée par l’art. D’origine irlandaise, elle s’est installée en Suisse il y a 30 ans après y avoir rencontré son ex-mari. Elle s’est engagée dans différentes activités artistiques. Elle est narratrice d’un livre retraçant son parcours personnel, dans lequel elle évoque sa surdité, sa famille et son intégration en Suisse. Catherine Tena a pris le rôle de recueilleuse de récits de vie pour l’écriture.

À la suite de sa formation en tant qu’ASE, elle a également lancé une performance de chantsigne sur la célèbre chanson d’Édith Piaf « Non, je ne regrette rien ». Le choix de ce morceau est particulièrement significatif pour elle.


BIO

Noha El Sadawy est médiatrice culturelle sourde. Depuis 15 ans, elle collabore avec de nombreux instituts culturels pour développer l’accessibilité des personnes sourdes au sein du secteur culturel. Elle joue un rôle de passeuse entre les mondes entendant et sourd, en partageant ses connaissances et en valorisant la richesse de la culture sourde et des approches intersectionnelles.

Elle travaille avec le Bureau Des Questions Importantes depuis plusieurs années, contribuant à proposer des thématiques variées, souvent peu abordées, autour des identités et des enjeux liés à l’inclusion.

https://musen-ls.net/

@musen.ls