Programme du 7 septembre


de 14h à 17h
Résistons en tissant des liens collectivement! – ¡Resistamos tejiendo vínculos colectivamente!
Rami Mejri, Maira Balcaza et Violeta Coral Contreras Cornejo
Atelier crochet, tricot et broderie
La rencontre se déroulera oralement principalement en français et espagnol, mais accessible aussi en anglais et italien.



17h
Queeraoké
Amal Alpha
Karaoké – chansons possibles dans toutes les langues (Amal parle français, anglais et espagnol oral)

Programme du 11 septembre

Soirée trois performances!
Dès 18h30 :


Nez Noir 
Estelle Samira Borel
Soirée 3 performances!
Performance (~35min) – français oral et texte à disposition



I hope you will keep me in the frame 
Li chaolin aka Li bing
Soirée 3 performances!
Performance (~20min) – oral à définir, texte français & english



Ma maman l’anarchiste
Julie-Yara Atz
Soirée 3 performances!
performance (~20min) – Français oral et texte à disposition , ST français sur film en arabe

 

Programme du 13 septembre

Soirée de clôture

Pour la soirée de clôture du BDQI, le repas sera proposé par Balkissa Berthé, cuisinière et restauratrice passionnée. Ses plats, comme le yassa par exemple, qu’elle prépare en choisissant soigneusement les ingrédients, participent aux jolis moments de rencontres collectives.


20h
Les Peaux de Minuit
Collectif d’artiste BIPOC* et Queer
Mama Tituba, Daisy Lusion, Melty’n Pothead, Paula Roïd

Cabaret show drag (~40 min) – français oral

 


22h
MULAH 
Maud Hala Chami
Djset

MULAH

Par Maud Hala Chami
13 septembre
22h
Djset


MULAH, de son vrai nom Maud Hala Chami, est une DJ et productrice d’origine libanaise, née aux États-Unis et ayant grandi en Suisse. Sa carrière musicale a débuté il y a six ans, après avoir étudié à l’École Hôtelière de Lausanne. Depuis, elle mêle avec audace des genres comme la musique électronique Orientale, la House, la musique Afro-caribbean et Future Beat,  créant des sets uniques en énergie. Passionnée par l’événementiel et la création d’expériences musicales, en 2017, elle fonde son label et maison d’édition ZRO21, un projet innovant dédié à la création de nouveaux concepts musicaux.


BIO

Sa carrière prend rapidement une ampleur internationale grâce à des performances remarquées, l’amenant à se produire dans des festivals prestigieux tels que le Paléo Festival 2025 (Suisse), le Sziget Festival (Hongrie), le Montreux Jazz Festival (Suisse), le Serendipity Arts Festival (Inde), l’Amsterdam Dance Event (Pays-Bas), et bien d’autres. Elle a également joué dans des lieux emblématiques à travers toute l’Europe, l’Inde, les États-Unis et le Liban.

Engagée pour l’égalité, MULAH utilise sa plateforme pour promouvoir ses racines et son expérience cosmopolite. Ses performances live sont l’occasion de transmettre des messages d’inclusivité et de diversité. A travers sa pièce contemporaine « HAPPY HYPE », elle défend ses valeurs. Récemment, elle a joué des sets sur Rinse.FM France et sur Kiosk Radio, soulignant son impact dans le monde de la musique électronique.

Avec des tournées internationales et un style toujours plus affirmé, MULAH est une artiste qui bouscule les codes.


@m_ulah

 

©Nadia Tarra

Les Peaux de Minuit – Collectif d’artiste BIPOC* et Queer 

Par Mama Tituba, Daisy Lusion, Melty’n Pothead, Paula Roïd
13 septembre
20h
Cabaret show drag (~40 min) – français oral

Ce collectif d’artistes bruxellois est là pour bousculer les codes et faire rayonner le drag à leur manière ! C’est à coups de talons hauts, de paillettes, d’humour et de déhanchés, qu’iels nous invitent à partager leur univers drôle, grinçant et subjuguant.

Un cabaret unique où les drags queen et queer se mélangent : Les Peaux de Minuit sont là pour faire briller tous les corps, entendre toutes les histoires et donner la place à nos adelphes si souvent invisibilisé·x·e·s.

Vous retrouverez sur scène : Daisy Lusion, notre ménagère au bord du burn out tout droit sortie d’une chaine de télé-achat des années 50, Melty’n Pothead, créature sensible et douce à la voix mélancolique qui vous touche en plein coeur, Paula Roïd l’accessoire indispensable pour vos soirées kitch, elle aime jouer les divas, et Mama Tituba, ce drag queer politique et sombre vous dévoilent ses maux à coup de mots.

*Black, Indigenous, People of Color (en français : personnes non-blanc·x·he·s ou racisé·x·e·s)


BIO

Le collectif Les Peaux de Minuit est né, en janvier 2023, du constat alarmant du manque de représentation de personnes BIPOC* (en français : personnes non-blanc·hes ou racisé·e·s) sur la scène artistique bruxelloise.

Les représentations actuelles dans les cabarets et les théâtres sont essentiellement blanches et hétéronormatives. Ce manque de diversité et l’invisibilisation des artistes LGBTQIA+ et racisé·é·s, empêche un grand nombre d’entre nous de se lancer sur les nombreuses scènes existantes. Les Peaux de Minuit souhaitent abattre ces barrières, ouvrir les portes des différents lieux culturels et ainsi changer les mentalités.

Le collectif est composé de six artistes drag, fondateurs·ices avec des univers très différents : Daisy Lusion, Mama Tituba, Melty’n Pothead, Lassyri, Tasty Desire et Paula Roïd.

Leur show mêlant arts de la scène, messages politiques, histoires personnelles et performances drag, a pour objectif clair : continuer de (dé)construire et créer des scènes avec des nouveaux·elles artistes BIPOC, et ainsi leur permettre de pouvoir exprimer leur talent !

Cette fois-ci vous retrouverez sur scène : Daisy Lusion, notre ménagère au bord du burn out tout droit sortie d’une chaine de télé-achat des années 50, Melty’n Pothead, créature sensible et douce à la voix mélancolique qui vous touche en plein coeur, Paula Roïd l’accessoire indispensable pour vos soirées kitch, elle aime jouer les divas et Mama Tituba, ce drag queer politique et sombre vous dévoilent ses maux à coup de mots.

Iels vous invitent à partager leur univers drôle, grinçant et subjuguant.

@lespeauxdeminuit
@thedaisylusion
@_paula_roid
@meltyn.pothead
@mama_tituba.drag

Daisy Lusion. ©Reiner Torquato
©Estelle a paillette
Mama Tituba. ©Reiner Torquato
Meltyn Pothead. ©Estelle a paillette
Paula Roïd. ©Estelle a paillette

Parce qu’il est temps d’avancer vers la fenêtre de nos rêves 

Avec les films de Tohé Commaret, Tabarak Abas, Saad Abdelsalam Mahmoud Ibrahim Eltinay, Onyeka Igwe, LaTajh Weaver & Aurora Brachman, Julie-Yara Atz, Fei Fan, Djiby Kebe.
Une proposition de Juli Sando.
12 septembre
ouverture des portes 18h, projections 18h45
Projection de courts-métrages (95min) avec pause repas

Ces huit propositions d’errances, de partances ou d’ascensions cachent des voix puissantes derrière leur silence. Iels ont touxtes laissé quelque chose derrière elleux, et parfois ces souvenirs tombent en ruines. Mais iels parlent aussi d’amour – l’amour pour un pays qui renait, celui pour sa famille de cœur ou de sang, le souvenir d’un qui n’a jamais existé, la naissance d’un autre que l’on pensait interdit, ou des amitiés qui ne s’oublient pas – pour laisser place à des rêves que l’on compte bien se réaliser.

En plus du traditionnel repas prix libre, la projection sera accompagnée d’une dégustation de maïs soufflés et suivie par des sonorités expérimentales des archives de la laptopradiø pour un atterrissage tout en douceur.

Avec les films :

« No Archive Can Restore You » de Onyeka Igwe (documentaire, sans dialogues, ST anglais en audio-description, 5,5’)
Les films conservés dans l’ancien bâtiment de la Nigerian Film Unit (l’un des premiers avant-postes autonomes du moteur de la propagande visuelle britannique, la Colonial Film Unit) sont difficiles à voir en raison de leur mauvaise conservation, mais aussi peut-être parce qu’ils contiennent des images que nous ne pouvons pas, ne voulons pas ou choisissons de ne pas voir. Ce court-métrage explore les espaces de ce lieu abandonné sans en exposer le contenu, et imagine des « ombres sonores » que les traces coloniales continuent de générer.

 

« On Dreams, the Surreal and the Liberation of Syria (and Homs) » de Julie Yara Atz (documentaire, VO arabe ST français, 2025, 9’)
A travers des images à la fois surréalistes et ancrées dans la réalité, lae réalisateurice filme sa ville d’origine après la chute tant attendue du régime dictatorial. La suite laisse place à une infinie d’interrogations, mais avant toute chose : aux rêves et aux espoirs.

 

« Mawtini » de Tabarak Abas(animation, VO arabe, ST français, 2024, 13’)
Bagdad, début des années 90, dans une réalité où les humains ont laissé place aux cyborgs, un jeune couple et leur nouveau-née tentent de fuir leur pays où la guerre vient d’éclater.
TW : scènes de combat

 

« Fenni in Wonderland (芬妮梦游奇遇记) », de Fei Fan (fiction, VO mandarin ST français, 2024, 15′)
Au cours de ses pérégrinations dans Paris, Fenni dérive entre rêve et réalité.

 

« L’avance » de Djiby Kebe (fiction, VO français ST anglais, 2024, 18’)
Aliou, étudiant aux Beaux-Arts en pleine ascension, vend sa toile la plus personnelle, représentant sa mère décédée, à une collectionneuse de renom. Mais il se retrouve confronté à ce nouveau monde et aux conséquences de cette transaction.

 

« Because of (U) » de Tohé Commaret (fiction, VO français ST anglais, 2025, 13’)
Laura est prisonnière d’une relation toxique avec un célèbre rappeur. Après une énième dispute, elle erre dans un quartier fantomatique, où se mêlent réalité et hallucinations.
TW : violences verbales

 

« Paris is a city like Khartoum, Khartoum is a city like Paris » de Saad Abdelsalam Mahmoud Ibrahim Eltinay (documentaire, sans paroles, ST anglais, 2025, 5’)

Paris is a city like Khartoum, Khartoum is a city like Paris fait partie d’un film musical en plusieurs chapitres. Des archives de la vie personnelle du photographe, parfois en montage alterné, raconte des bribes de son quotidien et de celui de ses proches à travers un regard intime et politique.

 

« Hold me close » d’Aurora Brachman et LaTajh Weaver, (documentaire, VO anglais ST français, ST anglais en audio-description disponible, 2025, 19’)
Ce film explore la force et la complexité de la relation entre deux personnes noires queer, Corinne et Tiana. A travers des tableaux élégamment composés de scènes du couple filmées en super 16 mm, associés à des enregistrements audios documentaires et intimistes, le film témoigne de leur amour au quotidien.

 

BIO

Onyeka Igwe
Onyeka Igwe est une artiste de l’image en mouvement et une chercheuse née et installée à Londres. Son travail vise à répondre à la question suivante : comment vivons-nous ensemble ? Il ne s’agit pas de fournir une réponse rigide en tant que telle, mais de mettre en évidence les nuances de la mutualité, de la coexistence et de la multiplicité. La pratique d’Onyeka met en avant des modes de connaissance sensoriels, spatiaux et contre-hégémoniques comme éléments centraux de cette tâche.

Julie Yara Atz
Julie-Yara est une anomalie culturelle : artiste suisso-syrienne, elle joue avec différents médias, ce qui les lie et les divise. Entre performance, écriture et image, iel articule des récits souvent suspendus entre les mondes.

Tabarak Abas
Tabarak Allah Abbas est née en 1998 en Suisse d’origine irakienne, et est diplômée de la HEAD – Genève en cinéma en 2023. Elle est passionnée par l’art sous toutes ses formes, de la fiction à l’animation. Elle aime développer des projets en équipe, car elle attache une grande importance au social, reflétant ainsi ses études de base. C’est son désir de faire une différence à travers l’art qui continue de l’inspirer. 

Fei Fan
Fei Fan est une cinéaste chinoise indépendante. Elle est diplômée en Communication Audiovisuelle de l’Université Complutense de Madrid. En 2021 elle crée « Sanbu Escape » avec un ami, une chaîne vidéo de non-fiction. Elle a écrit, réalisé et monté UNDERGROUND LOVE (2022), court-métrage centré sur la communauté LGBTQI en Chine.

Djiby Kebe
Djiby Kebe est un jeune réalisateur, actuellement étudiant aux Beaux-Arts de Paris. Il est diplômé de l’école Kourtrajmé en section photographie. Il a cofondé le collectif d’artistes Air Afrique en 2021. L’Avance est son premier film.

Tohé Commaret
Formée aux Beaux-Arts de Paris puis au Fresnoy, elle développe une œuvre cinématographique qui oscille entre le cinéma expérimental et le documentaire. À travers ses courts-métrages, elle explore des territoires visuels et narratifs où s’entrelacent intimité et enjeux sociaux. Son approche, à la fois poétique et engagée, cherche à redéfinir les formes du cinéma et à interroger les rapports entre art, politique et société dans le monde contemporain.

Saad Abdelsalam Mahmoud Ibrahim Eltinay
Saad Eltinay est un photographe soudanais basé à Khartoum, connu pour son travail évocateur et profondément personnel qui explore les thèmes de la famille, de la mémoire, de la masculinité et des questions sociales au Soudan. Il a commencé son parcours dans la photographie en 2012, l’utilisant comme moyen d’expression personnelle et comme méthode pour documenter son environnement et les paysages émotionnels de ses sujets.

LaTajh Weaver
LaTajh Simmons-Weaver est une scénariste, réalisatrice et productrice d’Oakland, en Californie. Son travail mêle humour, imagination et ironie pour explorer des histoires négligées au sein de la dynamique Black Queer, en examinant comment ces communautés apprennent à faire face aux injustices quotidiennes.

Aurora Brachman
Aurora Brachman est une réalisatrice de documentaires, productrice et directrice de la photographie lauréate d’un Emmy Award. Elle a été nommée l’un des 25 nouveaux visages du cinéma indépendant par le magazine Filmmaker. Grâce à une narration patiente et poétique, ses films témoignent de moments intimes de découverte de soi.

Juli Sando
Juli Sando est artiste et cinéaste. Sa pratique personnelle touche autant à la réalisation de films qu’à la performance, l’installation multimédia et l’expérimentation sonore. Son travail mêle poésie et politique, questionne langage, identité et société.

onyekaigwe.com
@tabusedubail
@julieyara.atz / julieyara.com 
@djibykb
@feiifan
@saadeltinay / eltinaysaad.com
@te.pirater
@aurorabobora / aurorabrachman.com
@latajh / latajhweaver.com
@laptopradio_official
@sando.julie

 

 

 

©Juli Sando, still modifié de Djiby Kebe
©Juli Sando, still modifié de Tohé Commaret

 

Ma maman l’anarchiste

Par Julie-Yara Atz
11 septembre

Soirée 3 performances! 
Ouvert dès 18h30, départ de l’espace eeeeh! à 18h45 pour aller en extérieur, à 5 min, pour la 1ère performance. Nous retournerons au BDQI pour les deux suivantes.


performance (~20min) – Français oral et texte à disposition , ST français sur film en arabe

La dictature ASSad est tombée. L’éternité a pris fin. Je retourne en Syrie avec ma maman pour la première fois en 15 ans, jamais aussi consciente que bien que je parle arabe couramment, je suis rarement considérée syrienne. Une mère, donner la nationalité?!

Un cheminement dans la Syrie post-dictature, perçue par une anomalie culturelle issue de mixité raciale et culturelle.

Avertissement : Sujets qui touchent à : guerre en Syrie, racisme, dictature


BIO

Julie-Yara est une anomalie culturelle : artiste suisso-syrienne, elle joue avec différents médias, ce qui les lie et les divise. Entre performance, écriture et image, iel articule des récits souvent suspendus entre les mondes. 

Son premier film, “Leaving Syria: long live the youth” a eu sa première à Telluride en 2017 (elle n’y est pas allée et le regrette encore!) – son récent documentaire créatif “What If We Were Happy?”, a été projeté publiquement pour la première fois en mai 2025 à Beyrouth, où il a été filmé!

Iel termine son premier film de fiction, “Amoureuses folles du reflet dans le miroir”, dans lequel elle a joué avec sa soeur jumelle identique (les frontières du réel ont mangé).

Elle apparaît dans le documentaire “Kingdom Uncovered: Inside Saudi Arabia” et a joué un rôle récurrent dans “Shetland” saison 6 pour la BBC et ITV! Mais elle s’est coupé les cheveux depuis, donc vous ne la reconnaîtrez pas. Elle a aussi joué le rôle principal dans “Tous des oiseaux”, de Wajdi Mouawad. Mais la version au théâtre de Trier. Donc vous ne l’avez probablement pas vue.

Iel a une passion pour les chats. Vraiment. Mais n’en a pas encore fait un film.

@julieyara.atz
julieyara.com 

 I hope you will keep me in the frame

Par Li chaolin aka Li bing
11 septembre

Soirée 3 performances! 
Ouvert dès 18h30, départ de l’espace eeeeh! à 18h45 pour aller en extérieur, à 5 min, pour la 1ère performance. Nous retournerons au BDQI pour les deux suivantes.


Performance (~20min) – oral à définir, texte français & english

« I hope you will keep me in the frame » est une performance basée sur une narration autofictionnelle : les herstoires* prennent racine dans le vécu de l’artiste, de ses ami·x·e·s et des récits glanés sur Internet. La narration commence par un album de famille sans images : à la première personne, « je » raconte l’herstoire de chaque photo , mettant en avant des souvenirs perdus, oubliés ou effacés. Ces récits explorent non seulement les chemins de « moi » et de « ma famille », mais aussi de l’identité, de la vie quotidienne, de la vie quotidienne, de la société et de l’histoire du pays dans le passé.

Avec ses multiples couches de mémoires, les incertitudes de sa narration et leurs complexités. Cette transition stimule également une inspection ainsi qu’une reconstruction continue et multidimensionnelle de l’identité personnelle : les frontières entre moi et l’autre dans un contexte étranger, ainsi que la coordination complexe entre un “moi” constamment altérisé et le « moi » natal.

La narration capte également les perspectives de cell·eux qui ont « quitté leur pays » dans le cadre du mythe de la mondialisation. Ces micro-narrations sur « moi » déploient une structure non linéaire de la mémoire pour délivrer le « je » d’une masse. Autrement dit, nous, ell·ux, où « je » deviens un jeu de « j(eux) », un acte collectif de narrations partagées.

*Le mot herstoires est utilisé pour remplacer le mot ‘histoires’


BIO

Li Chaolin développe une sensibilité aux espaces liminaires entre fiction et réalité, nourrie par son parcours entre la Chine et l’Europe. Elle voit la Lune comme métaphore de son travail : présente mais parfois invisible, elle évoque les strates cachées du quotidien. Formée à l’Université de Yibin, à l’École supérieure d’art Annecy Alpes et à la HEAD – Genève, elle construit une pratique centrée sur la mémoire, l’identité et les récits auto fictionnels. À travers une approche « low-tech », elle conçoit des actions, installations éphémères et fictions intimes. Se définissant comme un « terrain de jeu spontané », elle mobilise le « je » comme médium et moteur de création, explorant avec dérision et légèreté les liens poreux entre soi, monde extérieur et enjeux sociaux. Son travail, traversé par l’ennui, le hasard et l’absurde, invite à une réflexion poétique sur les connexions entre l’individuel et le collectif.

@libing_9

 

 

©Galaxia Wang
©HEAD-Genève, Greg Clement
©HEAD-Genève, Greg Clement
©HEAD-Genève, Greg Clement

 

Nez Noir

Par Estelle Samira Borel
Soirée 3 performances!
11 septembre
18h45
Performance (~35min) – français oral et texte à disposition

Ouvert dès 18h30, départ de l’espace eeeeh! à 18h45 pour aller en extérieur, à 5 min, pour la 1ère performance. Nous retournerons au BDQI pour les deux suivantes.

Dans Nez Noir, Estelle qui a grandi en Valais entre Sion et Savièse, propose une performance cartographique originale du Valais, décoloniale.  En équilibre sur son fil, elle tricote et démêle les fils de son identité et du lien qu’elle entretient avec la région.

Après avoir participé à la création de deux spectacles taclant le racisme systémique et interpersonnel (Carte Noire Nommée Désir de La Cie Dans le Ventre de Rebecca Chaillon et Gnoko Bok avec la Cie Cirqu’en Choc), l’envie d’ encore explorer cette thématique intime et politique sous une autre forme ( il n’y en aura jamais trop!) est née grâce à une invitation du collectif LAC Léman-Architecture-Connexion à performer en Valais.

Entre la célébration en 2024 du centenaire de la naissance de James Baldwin, sa venue à Loèche Les Bains et l’œuvre hommage de l’artiste Sasha Huber, il y avait de quoi porter la mémoire du séjour de Baldwin en Valais à un plus large public.

Entre les textes tirés d’un essai littéraire en cours d’écriture, sa pratique du cirque et son humble expérience de la performance, Estelle livre avec Nez Noir une forme très libre, radicalement intime et emblématique de son travail.

Avertissement: certaines scènes et propos du spectacle peuvent heurter/trigger les victimes du racisme, en particulier les personnes noires.


BIO

Estelle Samira Borel est une artiste de cirque contemporain, autrice et interprète. Fildefériste, diplômée de la FLIC, Scuola di circo di Torino (IT) et Licenciée en Lettres modernes à L’Université de Dijon (FR), elle est co-fondatrice et directrice artistique de la compagnie suisse Cirqu’en Choc depuis 2009.

Estelle axe son travail sur la proximité avec le public, les sujets de société piquants et la prise de risques. Sa recherche est de travailler l’intime et le politique avec le corps et donner du sens au geste acrobatique par la poésie.

Nez Noir, créé en 2024, est sa création solo la plus radicalement intime.

Pour sa prochaine création – Mais les homards du Titanic, eux, sont encore vivants! -prévue pour Avril 2026, elle a reçu une bourse Théâtre Pro du canton du Valais ainsi qu’une bourse d’écriture SSA-Pro Cirque.

Parallèlement à ses propres créations, Estelle est interprète dans Les Essentielles de Faustine Noguès (FR) et a récemment été interprète dans Carte Noire Nommée Désir de Rebecca Chaillon (FR) et pour D’autre quelque part de Laure Dupont (CH). 


@cirquenchoc
@estelle_filante

 

 

©Michael Hartwell (capture vidéo)
©Michael Hartwell (capture vidéo)
©Michael Hartwell (capture vidéo)

Sourdes et présentes : identités en résistance

Un programme de Noha El Sadawy et de son association MUSEN
Avec Katia Pahud et Nicola Sciboz-O’Keeffe
10 septembre
dès 18h

18h00 Conférence « Identités Croisées, Luttes Entrelacées »
19h15 Atelier suite de la conférence
20h Repas

21h Vidéo chantsigne et discussion

Programme en Langue des signes française et Langue française

Pour l’atelier à 19h15: Sur inscription par mail à musenls24@gmail.com 


Femme, noire, sourde… Trois mots, trois identités, souvent perçues comme autant de barrières. Katia Pahud les porte avec fierté. Elle évoque elle-même ce « cumul » de préjugés, non pas comme un fardeau, mais comme une force de combat. Refusant le rôle de victime, elle se lève, agit, milite. Car, comme elle le dit si justement : « Il y a des lois – il faut s’engager pour qu’elles soient appliquées. » Son parcours est riche d’expériences. Une année passée entre les Pays-Bas et le Danemark lui a permis d’approfondir la compréhension de sa double identité. Elle y explore aussi un terme encore trop méconnu : l’audisme, cette discrimination systémique envers les personnes sourdes, qu’elle s’attache à nommer, visibiliser et combattre. Katia Pahud et Noha El Sadawy vous proposent une conférence, suivie d’un atelier.

Après un merveilleux repas, nous projetterons la vidéo d’une performance de chantsigne de Nicola Sciboz-O’Keeffe. Ce thème fait écho à certaines expériences communes entre Katia et Nicola, notamment l’adaptation à une culture différente, la construction identitaire et le vécu en tant que femme.

Nicola Sciboz-O’Keeffe est assistante socio-éducative au sein du CAPS (Centre d’Activités Pisourd) chez Les Chemain’S. Cette structure fait partie de la Fédération Suisse des Sourds (SGB-FSS) et regroupe quatre prestations destinées aux personnes sourdes ou malentendantes, ainsi qu’à leurs proches et aux professionnel·le·s de Suisse romande.

Parallèlement à son activité professionnelle, Nicola est passionnée par l’art. D’origine irlandaise, elle s’est installée en Suisse il y a 30 ans après y avoir rencontré son ex-mari. Elle s’est engagée dans différentes activités artistiques. Elle est narratrice d’un livre retraçant son parcours personnel, dans lequel elle évoque sa surdité, sa famille et son intégration en Suisse. Catherine Tena a pris le rôle de recueilleuse de récits de vie pour l’écriture.

À la suite de sa formation en tant qu’ASE, elle a également lancé une performance de chantsigne sur la célèbre chanson d’Édith Piaf « Non, je ne regrette rien ». Le choix de ce morceau est particulièrement significatif pour elle.


BIO

Noha El Sadawy est médiatrice culturelle sourde. Depuis 15 ans, elle collabore avec de nombreux instituts culturels pour développer l’accessibilité des personnes sourdes au sein du secteur culturel. Elle joue un rôle de passeuse entre les mondes entendant et sourd, en partageant ses connaissances et en valorisant la richesse de la culture sourde et des approches intersectionnelles.

Elle travaille avec le Bureau Des Questions Importantes depuis plusieurs années, contribuant à proposer des thématiques variées, souvent peu abordées, autour des identités et des enjeux liés à l’inclusion.

https://musen-ls.net/

@musen.ls

Katia Pahud
Nicola Sciboz-O’Keeffe
Noha El Sadawy