« Attendre un heureux événement – Guter Hoffnung sein » de Pascale Schreibmüller

  • Résidence et exposition du 16.01.26 au 06.02.26.
  • Vernissage, présentation du projet par l’artiste et repas prix libre, le vendredi 23 janvier de 18h à 21h
  • « The Gossips »: Rencontres sur rdv avec l’artiste tout au long du projet, s’adressant aux personnes qui ont subi une perte dans le contexte d’une grossesse et aux personnes appartenant au réseau des acteurs concernés. Écrire à Pascale Schreibmüller : hebamme@immerda.ch.
  • Ouvertures de l’espace du 16.01.26 au 06.02.26, les mardis et jeudis de 15h à 18h. L’espace est ouvert aux visites, en présence de l’artiste. Des contributions spontanées en résonance avec le thème peuvent être échangées et/ou installées.

Programme détaillé ci-dessous

FR/DE

L’euphémisme « In guter Hoffnung sein » (all.) est encore utilisé aujourd’hui dans les pays germanophones pour désigner une grossesse. Cette expression fait d’abord référence à une attente indéterminée, tournée vers l’avenir, qui a à la fois une connotation positive et souhaitable. En français, l’expression « attendre un heureux événement » est comparable, car elle désigne également la grossesse, mais met davantage l’accent sur l’attente joyeuse d’un événement heureux. La promesse implicite de bonheur liée à une naissance imminente constitue un récit culturel central dans les deux zones linguistiques. Contrairement à l’expression française, l’expression allemande véhicule toutefois une certaine ambivalence : outre l’espoir, elle fait également référence à l’incertitude et à l’imprévisibilité qui peuvent accompagner une grossesse. Ces deux euphémismes occultent les perspectives qui ne cadrent pas avec le récit dominant du bonheur lié à la grossesse et à la naissance. Les expériences de celles et ceux qui ne souhaitent pas de grossesse, qui vivent un avortement – volontaire ou involontaire – ainsi que les voix des personnes dont les enfants naissent morts ou décèdent peu après la naissance restent invisibles.

Quels scénarios d’avenir peuvent être imaginés de manière critique avec le début de la grossesse ? Quelles cultures mémorielles autour des mort-nés peut-on trouver à Nyon et ses environs ? Pascale Schreibmüller en recueille les traces et les connaissances partagées.

Der Euphemismus „guter Hoffnung sein“ wird im deutschsprachigen Raum bis heute gelegentlich als Bezeichnung für eine Schwangerschaft verwendet. Der Ausdruck verweist zunächst auf eine unbestimmte, in die Zukunft gerichtete Erwartung, die zugleich als positiv und wünschenswert konnotiert ist. Im Französischen findet sich mit „attendre un heureux événement“ eine vergleichbare Redewendung, die ebenfalls für Schwangerschaft steht, dabei jedoch stärker das freudige Erwarten eines glücklichen Ereignisses betont. Das implizite Glücksversprechen einer bevorstehenden Geburt bildet in beiden Sprachräumen eine zentrale kulturelle Erzählung. Im Unterschied zum französischen Ausdruck transportiert die deutsche Wendung jedoch eine gewisse Ambivalenz: Sie deutet neben der Hoffnung auch auf die Unsicherheit und Unwägbarkeit hin, die eine Schwangerschaft begleiten können. Beide Euphemismen blenden zugleich jene Perspektiven aus, die nicht in das dominante Glücksnarrativ von Schwangerschaft und Geburt passen. Unsichtbar bleiben dabei die Erfahrungen derjenigen, die eine Schwangerschaft nicht wünschen, die einen Schwangerschaftsabbruch – gewollt oder ungewollt – erleben, ebenso wie die Stimmen von Personen, deren Kinder tot zur Welt kommen oder kurz nach der Geburt versterben.

 

©Pascale Schreibmüller
©amrandederprovinz (insta: @amrandederprovinz)

Programme détaillé


Vernissage le vendredi 23 janvier de 18h à 21h.

18h00 : ouverture de l’espace
18h30 : présentation du projet par l’artiste
19h30 : repas prix libre


« The Gossips » 

Rencontres sur rdv s’adressant aux personnes qui ont subi une perte dans le contexte d’une grossesse et aux personnes appartenant au réseau des acteurs concernés, telles que les sages-femmes, les accompagnatrices rituelles et bien d’autres encore. Écrire à Pascale Schreibmüller : hebamme@immerda.ch.

À Nyon et dans ses environs, je pars à la recherche d’indices :
Où se trouvent les lieux de mémoire des enfants mort-néxes ?
Quels signes, quelles voix, quelles formes de silence peut-on trouver – dans le paysage, dans les archives, dans les récits ?

Comment l’invisible laisse-t-il des traces et s’inscrit-il dans les matériaux ?
Quels rituels résonnent avec les pertes dans le contexte de la grossesse ?
Qu’entendons-nous lorsque nous nous souvenons ?
Quels espaces s’ouvrent lorsque le deuil est partagé, raconté, incarné ?

Si tu te sens concerné·x·e d’une manière ou d’une autre et que tu souhaites partager ton expérience, n’hésite pas à me contacter pour échanger : hebamme@immerda.ch.


Ouvertures de l’espace du 16.01.26 au 06.02.26.

Tous les mardis et jeudis de 15h à 18h
Ouvert à touxt.es

L’espace est ouvert aux visites, en présence de l’artiste. Des contributions spontanées en résonance avec le thème peuvent être échangées et/ou installées.

« Que peut-on partager ?

Des histoires, des souvenirs, des objets, des photos, des mots, des sons, des lieux, des livres, des promenades – tout ce qui, jusqu’à présent, n’avait que peu ou pas de place dans le contexte d’une perte liée à la grossesse. »

Atelier « Gossip in der Wochenstube », Archives Gosteli, mai 2024, ©Ines Kleesattel
fragments de mémoire ©Pascale Schreibmüller

Biographie

Pascale Schreibmüller est théoricienne, artiste et sage-femme – une alliance contingente de pratiques queer-féministes qui s’entremêlent de manière transdisciplinaire, mène des recherches indisciplinées et prête l’oreille à des connaissances polyrythmiques.

Elle mène actuellement des recherches sur les « queer archives of stillborn (m)others » à la ZHdK et à l’Université des Arts de Linz, et travaille comme sage-femme indépendante à la maison de naissance Delphys.

©amrandederprovinz (insta: @amrandederprovinz)

A Pharmacy of songs de Louis Jucker

©Michael Hartwell

Exposition du 14 février au 15 mars 2026.
Vernissage le 14 février dès 18h avec gravure de vinyles à la demande.
Ouverture le dimanche 15 février entre 15h et 19h et gravure à la demande
Ouverture les mercredis et samedis entre 15h et 19h.
Finissage le dimanche 15 mars entre 15h et 19h.

Louis Jucker a produit 50 chansons en 2024, au cours de deux résidences à Lausanne (La Pharmacie, mars 2024) et Fribourg (O.V.N.I., septembre 2024). Il a installé un studio d’enregistrement analogique dans ces galeries, et invité le public à venir passer commande de chansons, sous forme de «consultations» musicales.

Les personnes intéressées pouvaient, au fil d’un entretien privé et anonyme, lui décrire les symptômes, maux et problèmes de leur vie émotionnelle, qu’elles s’imaginaient pouvoir soulager à l’aide d’une chanson-remède. Il a écrit, enregistré et gravé la musique sur disque vinyle, sur place, pendant ses heures de laboratoire.

Il présente à eeeeh ! une installation retraçant l’ensemble de la documentation accumulée lors de cette farfelue aventure pharmaceutique. Une large collection de photographies par Noé Cauderay, des vidéos VHS, le répertoire complet des notices pharmaceutiques à base de machine à écrire, et surtout un véritable juke-box à vinyles, trafiqué pour l’occasion avec l’aide de Skander Mensi pour le faire lire de la musique et de l’image à la fois.

C’est l’occasion également de découvrir son livre-recueil «A Pharmacy of Songs», un petit compendium de pharmacie musicale paru chez Ripopée et Humus Records.

Programme détaillé

Vernissage le samedi 14 février dès 18h.

Vernissage de l’exposition A Pharmacy of songs et présentation du livre du même nom paru chez Ripopée et Humus.

Venez découvrir à cette occasion la pharmacie musicale en 4 dimensions. Pour le vernissage, en plus des petits fours habituels, Louis Jucker apportera une graveuse à vinyle, et sera à votre disposition pour vous graver la chanson-remède de votre choix sur un petit disque 45 tours.

Ouverture les mercredis et samedis entre 15h et 19h.

Biographie

Louis Jucker est auteur-interprète folk lo-fi en solo, chanteur du groupe Coilguns, producteur de musique, et co-fondateur du label Humus Records à La Chaux-de-Fonds, Suisse.

En parallèle de ses disques solo, il est friand de projets hors format, publiant le quintuple album de collaborations « L’Altro Mondo » en 2017, ou encore « Suitcase Suite » en 2023, un cycle de composition réalisé à base d’instruments-valises conçus par ses soins.

En 2024, il installe une officine musicale éphémère dans l’espace “ La Pharmacie” à Lausanne, puis à l’espace “O.V.N.I.” de Fribourg. Il y écrit 50 remèdes sonores, selon les demandes formulées par sa patientèle.

Sa discographie complète est accessible à prix libre sur

louisjucker.bandcamp.com / humus-records.com

 

« MUD a chromatic research »

proposé par Collectif and then…

Exposition du 28 novembre au 19 décembre 2025
Vernissage le vendredi 28 novembre dès 18h30

Atelier pour enfants le 6 décembre
Performances le 13 et 14 décembre
(Ouverture de l’exposition sur rdv)


MUD – a chromatic research est un projet en transformation permanente porté par le Collectif and then…, composé des trois sœurs N’Duhirahe : Cécile, Lucie et Stéphanie, qui ont grandi à Nyon. Vivant aujourd’hui en Angleterre, en Suisse et en République tchèque, elles se retrouvent régulièrement pour créer ensemble dans des lieux spécifiques, en dialogue étroit avec l’espace qui les accueille.

Leur travail est hybride, mêlant sculpture, dessin, vidéo, acrobatie aérienne, cirque et performance. À travers cette pluralité de formes, elles explorent les notions d’identités, de mémoires et d’héritages culturels.

En décembre, elles reviennent à Nyon, à l’espace Eeeeh!, pour une nouvelle proposition de ce projet, avec une exposition, des performances in situ et un atelier pour enfants. Cette exposition marque un moment fort : un retour dans la ville de leur enfance et une nouvelle étape de « MUD », onze ans après sa naissance.

Programme


Exposition « MUD a chromatic research » du 29 novembre au 19 décembre 2025.


Vernissage le 28 novembre dès 18h30.

Ouverture de l’exposition sur rdv.

Le projet MUD-a chromatic research prendra place à l’espace eeeeh!  avec une exposition de sculptures, dessins, vidéos et installations qui explorent les notions d’identités et d’héritages multiples. L’argile, matériau central, évoque la transformation constante. Verre et lumière créent un dialogue avec l’espace vitré. Les différentes pièces seront activées lors de soirées de performances, après leur dévoilement au vernissage.


« Les Guerrières », atelier de sculpture pour enfants

Samedi 6 décembre de 15h à 17h.
Inscription par eeeeh@eeeeh.ch, jusqu’au  5 décembre
Nb de participantexs: 10

Dans cet atelier de sculpture en argile, les enfants seront amené.x.e.s à compléter une armée de guerrières déjà réalisée pour le projet MUD. Chaque enfant créera un personnage qui fera ensuite partie de l’exposition et qu’iels pourront récupérer, par la suite.


Performances le samedi 13 et 14 décembre.

Samedi 13 décembre: Première à 14h et deuxième à 18h suivi d’un repas prix libre.

Dimanche 14 décembre à 15h, suivi d’un apéro prix libre.

Trois performances seront présentées au public durant le temps de l’exposition pour lesquelles les trois sœurs participeront ensemble. Elles auront pour objectif d’activer les installations et les objets exposés dans l’espace Eeeeh! afin de les faire dialoguer avec leurs corps.

Dans le projet MUD, la performance est considérée comme un nouvel espace qui réinvente les codes de l’exposition et qui permet au trio de se retrouver et de s’exprimer de manière plus subtile et nuancée.

Les performances seront filmées puis utilisées comme œuvres qui feront partie de la suite du projet.

Biographies

Cécile Nduhirahe

Née en 1982, Cécile vit à Nyon. Diplômée en arts visuels de la HEAD (Genève) en 2006, puis d’un Master en art dans l’espace public à l’EDHEA (2008), elle développe une pratique pluridisciplinaire mêlant dessin, sculpture et performance. Son travail explore les questions d’identités, de déplacements et d’héritages, en lien avec l’afroféminisme. Elle a exposé en Suisse et à l’international, notamment à Dakar, au Musée IFAN et au Musée Boribana. En 2019, elle co-curate et expose dans « La fin de l’innocence » à l’espace Arlaud (Lausanne). Cécile est membre du Collectif and then…, avec lequel elle développe le projet « MUD – a chromatic research » depuis 2014.

Lucie Nduhirahe

Née en 1986, Lucie vit à Londres. Formée au National Center for Circus Arts, elle est artiste de cirque spécialisée en double corde. Récompensée par plusieurs prix (Pour-cent culturel Migros, Deutsche Bank Award, Jerwood Propeller Prize, Oxford Samuel Beckett Trust Award), elle développe un travail scénique engagé. Elle cofonde le Collectif and then… et lance en 2013 le projet « MUD – a chromatic research », une recherche artistique sur le métissage et l’identité. Son approche favorise le dialogue entre disciplines, invitant ses deux sœurs à mêler leurs pratiques au cirque, à la performance et à la création plastique.

Stéphanie Nduhirahe

Née en 1984, Stéphanie vit à Prague. Diplômée de la HEAD (Genève) en arts visuels et de l’École de cirque de Québec en corde lisse, elle évolue entre arts visuels et cirque contemporain. Elle performe pour diverses compagnies (Cirk La Putyka, Cirque du Soleil, Compagnie des Pieds Perchés) et expose également son travail vidéo, notamment à la Pratt Manhattan Gallery (New York). Elle cherche à brouiller les frontières entre cirque et performance. Lauréate du prix artistique de la Ville de Nyon (2009), elle a récemment obtenu le Certificat en Dramaturgie Circassienne du CNAC et de l’ESAC. Elle est membre active du Collectif and then…

Repères biographiques: Collectif and then…

  • 2014: Début du projet MUD- a chromatic research 
  • 2008: Master of Art in Public Sphere, ECAV, Sierre_Cécile
  • 2009: Prix artistique de la ville de Nyon_ Stéphanie
  • 2009: Diplômée de L’Ecole de Cirque de Québec_Stéphanie
  • 2009: Création du collectif and then… à Londres_ Lucie
  • 2008: Bachelor des arts du Cirque, Circus Space, Londres_ Lucie
  • 2006: Diplômées de la HEAD, Genève_ Cécile et Stéphanie
  • 1982 /1984 /1986 naissance de Cécile, Stéphanie et Lucie à Lausanne

Sélection des projets:

  • 2025: Fantômes, installation vidéo , Festival Korespondnance, Ždar Nad Sázavou, Tchéquie
  • 2024: Des Seins à Desseins, Espace Arlaud, Lausanne
  • 2023: Performance à la place des Marroniers, Nyon
              Performance à LAC_Léman architectures Connexions, la Venoge
  • 2022: Performance dans le cadre du festival off de la Biennale d’art                             contemporain                                                                                                              Dak’ art, DakarPerformance Festival die Raum, october Basel, collaboration avec Ntando Cele
  • 2019: Performance et exposition “La fin de l’innocence » à l’espace Arlaud,                Lausanne
  • 2018: Résidence et performance à espace dʼart Eeeeh!, Nyon
  • 2017: Performance à Divaldo Mlejn, Prague
  • 2014: Résidence et présentation à Circus Space, Londres

« Entre les courants » – par Rémy Bender

Exposition du 8 au 22 novembre 2025

Dans le cadre de la Carte Blanche de Ripopée offerte par la Bibliothèque de Nyon
Vernissage le samedi 8 novembre de 17h à 19h en présence de l’artiste.
Suivi d’un repas autour de la tomate, préparé par l’artiste Julia Widmann

Ouverture de l’espace aux horaires suivants:
Mercredi 12 de 17h à 19h
Vendredi 14 de 17h à 19h en présence de l’artiste
Samedi 15 de 16h à 19h
Mercredi 19  de 17h à 19h
Vendredi 21 de 17h à 19h
Samedi 22 de 16h à 19h
Ou sur rdv, contact : eeeeh@eeeeh.ch

Perspective du Creux
Visite et conférence le 21 novembre 
dès 18h
Rdv à la Bibliothèque de Nyon

Conférence consacrée au projet Perspective du Creux, développé en haute montagne par l’artiste suivi d’une visite de l’exposition Entre les courants à l’espace eeeeh. L’artiste y explore les interactions entre nature et technologie à travers des dispositifs de captation d’images et de sons activés par des phénomènes naturels.

La rencontre se déroulera en deux temps :  une conférence à la Bibliothèque de Nyon- adultes par Rémy Bender autour du projet Perspective du Creux, mené en haute montagne, qui interroge les interactions entre nature et technologie au moyen de dispositifs de captation d’images et de sons déclenchés par des phénomènes naturels suivie d’une visite de l’exposition Entre les courants à l’espace Eeeeh, en présence de l’artiste.

Atelier éolien – Samedi 22 Novembre
Viens fabrique des petites machines à vent!
13h30-16h
Enfants de 8 à 12 ans
(Les enfants de moins de 8 ans sont bienvenu·es
mais doivent être accompagné·es)
Rdv à la Bibliothèque de Nyon – jeune public

Atelier de création d’instruments sonores éoliens à partir de matériaux de récupération comme les bouteilles PET. Les enfants développent un instrument sonore qui sera amené à l’extérieur afin d’être activé par le vent à la fin de l’atelier.

Cette exposition présente un extrait d’une recherche sur le territoire de la plaine du Rhône en Valais. Il interroge ce qui compose cet environnement : les matières, les phénomènes naturels, les traces humaines. Entre histoire, agriculture et urbanisation, ses œuvres explorent les récits qui s’érodent et les liens que l’humain tisse avec la plaine. À partir de matériaux organiques ou agricoles récoltés, cultivés ou assemblés, l’artiste met en espace une archéologie sensible du lieu.

 

Biographie
Rémy Bender (*1988, CH) est un artiste visuel vivant et travaillant entre le Valais et le canton de Vaud. Son travail interroge les relations entre l’humain et le territoire, ainsi que les dynamiques matérielles et symboliques qui les relient. Entre pratique de terrain et expérimentation en atelier, il travaille à partir de matières récoltées ou de dispositifs activés par des phénomènes naturels pour proposer une lecture alternative et sensible du milieu.

Parallèlement à sa pratique personnelle, il collabore avec le plasticien sonore Basile Richon sous le nom Richon-Bender, est membre du collectif facteur et enseigne le graphisme à l’EDHEA.

Formations: Work.Master – Pratiques artistiques contemporaines, HEAD – Genève, Bachelor illustration ERG (BE), CFC Designer EDHEA. Prix et nominations: Lauréat Bourse Art Pro 2024 du Canton du Valais pour créateurs·trices confirmé·e·s, Prix du public 75e Biennale d’Art de la Chaux-de-Fonds, New Heads 2022, Prix culturel d’encouragement du Canton du Valais 2022 avec le collectif facteur.

« CONTREPOINT » par Nelson Irsapoullé

Résidence du 26 septembre au 28 octobre 2025 avec ouvertures.
Étape de restitution de résidence le 18 octobre de 16h à 21h.

Ouverture de l’espace pour les visites tous les mardis et jeudis de 14h à 18h.
Ou sur rdv. Contact : nelson.irsapoulle@gmail.com.

Contrepoint : en musique, superposition de lignes mélodiques autonomes qui coexistent sans se fondre.

C’est à partir de cette image du contrepoint que je conçois cette résidence à l’espace « eeeeh! » : comme une tentative d’occuper une position oblique, de creuser un écart au sein du langage, de rendre visible un processus de pensée et d’écriture qui ne cherche ni à résoudre ni à représenter, mais à laisser advenir.

L’écriture — entendue ici comme un geste performatif, un acte adressé, une manière d’habiter le langage et le monde — est au centre de ce projet. Elle est indissociable de la poésie, mais ne s’y limite pas : elle engage le corps, la mémoire, l’écoute, le silence. Elle interroge les rapports entre visible et lisible, entre l’intime et le politique, entre la mémoire individuelle et les récits collectifs.

Cette résidence est pour moi l’occasion de ralentir, de mettre en avant le processus plutôt que le résultat, de créer une forme d’installation à lire et à écrire — un espace de travail partagé, peut-être évolutif, où je pourrai déployer mes recherches sous différentes formes : fragments textuels, documents visuels, cartographies mentales, écrits manuscrits ou tapés, dispositifs à consulter ou à activer. Je n’envisage pas de performance directe, mais peut-être d’inviter ponctuellement des personnes à venir dialoguer, lire, écouter, tisser ensemble des récits provisoires, des gestes de langage.

Le titre « Contrepoint » reflète aussi un moment de vie : une période située ni au commencement ni à la fin, mais dans ce que l’on pourrait appeler un milieu chargé — d’expériences, de mémoires, de manques, de transmissions avortées ou silencieuses. Je souhaite partir de là pour reconnaître la résonance de ce moment, faire du temps un matériau, et de l’écriture une pratique de l’écoute.

Ce travail s’inscrit dans la continuité de mes recherches récemment développées dans le cadre d’une publication Une poétique de l’être en devenir, héritage des oreilles, mémoire de la bouche en collaboration avec les Éditions Bahnhofstrasse.

©Neslon Irsapoullé

Programme


Résidence du 26 septembre au 28 octobre 2025.

Ouverture de l’espace pour les visites tous les mardis et jeudis de 14h à 18h.
Ou sur rdv. Contact : nelson.irsapoulle@gmail.com

Contrepoint est un projet qui explore l’écriture comme un geste créatif et réfléchi. Il s’inspire du concept de contrepoint en musique, où plusieurs voix différentes s’entrelacent. De la même façon, le projet mélange plusieurs voix, récits et temps qui se croisent. La résidence à l’espace eeeeh! sera une manière d’expérimenter cette idée : écrire et penser sans chercher à tout expliquer, mais en laissant apparaître ce qui vient.

Site web: Nelson Irsapoullé

ATTENTION: Pour prendre soin de touxtes, on vous demande de ne pas venir si vous présentez des symptômes de maladie. Merci et prenez soin de vous !


Contrepoint – Étape de restitution de résidence.

Le 18 octobre de 16h à 21h l’espace eeeeh! ouvre ces portes pour une étape de restitution de la résidence de Nelson Irsapoullé.

16h – 18h : Portes ouvertes, invitation à venir découvrir l’espace de résidence
ANNULÉ -> 17h – 18h : Discussion avec invité.e.x.s
18h – 19h : Repas prix libre
19h – 20h : Activation
20h – 21h : Feedbacks

ATTENTION: Pour prendre soin de touxtes, on vous demande de ne pas venir si vous présentez des symptômes de maladie. Merci et prenez soin de vous !


Biographie

Nelson Irsapoullé est unx artiste-auteurx transdisciplinaire baséx à Genève. Son travail lie écriture, poésie, performance et pratiques de transmission. Diplôméx d’un Master CAP à la Haute école des arts de Berne (HKB), iel explore l’écriture comme geste performatif et politique, en lien avec la mémoire, les récits effacés, la voix et les corps marginalisés. Iel a présenté ses travaux en Suisse et à l’international sous des formes variées : lectures, publications, dispositifs d’écoute ou installations textuelles. Son approche favorise l’expérimentation, le lien et les espaces d’attention partagée.

Projet subventionné par la Ville de Genève.

 

 

Programme enfants – édition 2025


30 août
La Fabrique à Bêtises animé
Collecpif Tempête Douce
Avec Aryna Taratuta et Charlotte Hanselmann
11h à 14h30
Atelier clown tout public (3h30 avec pause) – en français oral 
Pour adultes et enfants dès 6 ans, venir avec un·e·x adulte entre 6 et 9 ans

 


3 septembre
Avec des jumelles on peut voir loin l’horizon
Aminatou / Adama-Baïlo / Lina / Sara
17h
atelier discussion (1h30) – en français oral
en mixité choisie jumelleaux de tout âge

 


3 septembre
Construire de nouveaux imaginaires – Le Sac à Paroles
Hakili et Hawa Berthé
19h
Projection (22min) suivie d’un conte (25min) et d’une table ronde – français oral
Pour les personnes racisé·x·e·s

 


6 septembre
Avec des jumelles on peut voir loin l’horizon:
Le plateau télé des jumelleaux
Abracada… jumelleaux !
Aminatou / Adama-Baïlo / Lina / Sara
19h
perfo-boum – en français oral

 


7 septembre
Queeraoké
Amal Alpha
17h
Karaoké – chansons possibles dans toutes les langues (Amal parle français, anglais et espagnol oral)

 

 

Programme LSF – édition 2025

 

Sourdes et présentes : identités en résistance

Un programme de Noha El Sadawy et de son association MUSEN
Avec Katia Pahud et Nicola Sciboz-O’Keeffe
10 septembre
dès 18h

18h00 Conférence « Identités Croisées, Luttes Entrelacées »
19h15 Atelier suite de la conférence
20h Repas

21H Performance chantsigne et discussion

Programme en Langue des signes française et Langue française

 

Pour l’atelier à 19h15: Sur inscription par mail à musenls24@gmail.com 


Femme, noire, sourde… Trois mots, trois identités, souvent perçues comme autant de barrières. Katia Pahud les porte avec fierté. Elle évoque elle-même ce « cumul » de préjugés, non pas comme un fardeau, mais comme une force de combat. Refusant le rôle de victime, elle se lève, agit, milite. Car, comme elle le dit si justement : « Il y a des lois – il faut s’engager pour qu’elles soient appliquées. » Son parcours est riche d’expériences. Une année passée entre les Pays-Bas et le Danemark lui a permis d’approfondir la compréhension de sa double identité. Elle y explore aussi un terme encore trop méconnu : l’audisme, cette discrimination systémique envers les personnes sourdes, qu’elle s’attache à nommer, visibiliser et combattre. Katia Pahud et Noha El Sadawy vous proposent une conférence, suivie d’un atelier.

Après un merveilleux repas, Nicola Sciboz-O’Keeffe présentera sa performance de chantsigne. Ce thème fait écho à certaines expériences communes entre Katia et Nicola, notamment l’adaptation à une culture différente, la construction identitaire et le vécu en tant que femme.

Nicola Sciboz-O’Keeffe est assistante socio-éducative au sein du CAPS (Centre d’Activités Pisourd) chez Les Chemain’S. Cette structure fait partie de la Fédération Suisse des Sourds (SGB-FSS) et regroupe quatre prestations destinées aux personnes sourdes ou malentendantes, ainsi qu’à leurs proches et aux professionnel·le·s de Suisse romande.

Parallèlement à son activité professionnelle, Nicola est passionnée par l’art. D’origine irlandaise, elle s’est installée en Suisse il y a 30 ans après y avoir rencontré son ex-mari. Elle s’est engagée dans différentes activités artistiques. Elle est narratrice d’un livre retraçant son parcours personnel, dans lequel elle évoque sa surdité, sa famille et son intégration en Suisse. Catherine Tena a pris le rôle de recueilleuse de récits de vie pour l’écriture.

À la suite de sa formation en tant qu’ASE, elle a également lancé une performance de chantsigne sur la célèbre chanson d’Édith Piaf « Non, je ne regrette rien ». Le choix de ce morceau est particulièrement significatif pour elle.


BIO

Noha El Sadawy est médiatrice culturelle sourde. Depuis 15 ans, elle collabore avec de nombreux instituts culturels pour développer l’accessibilité des personnes sourdes au sein du secteur culturel. Elle joue un rôle de passeuse entre les mondes entendant et sourd, en partageant ses connaissances et en valorisant la richesse de la culture sourde et des approches intersectionnelles.

Elle travaille avec le Bureau Des Questions Importantes depuis plusieurs années, contribuant à proposer des thématiques variées, souvent peu abordées, autour des identités et des enjeux liés à l’inclusion.

https://musen-ls.net/

@musen.ls

Programme du 7 septembre


de 14h à 17h
Résistons en tissant des liens collectivement! – ¡Resistamos tejiendo vínculos colectivamente!
Rami Mejri, Maira Balcaza et Violeta Coral Contreras Cornejo
Atelier crochet, tricot et broderie
La rencontre se déroulera oralement principalement en français et espagnol, mais accessible aussi en anglais et italien.



17h
Queeraoké
Amal Alpha
Karaoké – chansons possibles dans toutes les langues (Amal parle français, anglais et espagnol oral)

Programme du 11 septembre

Soirée trois performances!
Dès 18h30 :


Nez Noir 
Estelle Samira Borel
Soirée 3 performances!
Performance (~35min) – français oral et texte à disposition



I hope you will keep me in the frame 
Li chaolin aka Li bing
Soirée 3 performances!
Performance (~20min) – oral à définir, texte français & english



Ma maman l’anarchiste
Julie-Yara Atz
Soirée 3 performances!
performance (~20min) – Français oral et texte à disposition , ST français sur film en arabe