AVEC CALME AVEC BIENVEILLANCE

AVEC
CALME
AVEC
BIENVEILLANCE

Trân TRAN
Soirée de clôture: performances et repas 18h30 à 21h, karaoké 21h
12 septembre
lecture performance

 

Comment trouver du sens et de l’espoir lorsque nous traversons des périodes sombres? Telle est probablement la question que se pose toute personne quelque peu sensible vivant sur cette planète. Sans pour autant avoir une réponse concrète à cette question, AVEC CALME AVEC BIENVEILLANCE est le récit de pensées de Troy de Traver, chevalierx des temps émo(dernes).

BIO
Trân Tran (iel/they) : Artiste diplôméx en Arts Visuels à l’ECAL en 2009, Trân utilise la performance et l’écriture afin de propager les récits minoritaires, de son point de vue de personne queer, trans et asio-descendante vivant en occident.

@cietoast 

@ink_and_the_gang

 

sur ma peau parasite 

Juli Sando, Sayaka Mizuno, Fhunyue Gao 
11 septembre

19h30
Lecture performative et écoute sonore (~30′)

 

Entre vidéo, son et texte, « sur ma peau parasite » est une expérimentation de lecture performative à trois voix. Iels évoqueront des corps, des aïeulxes et des souvenirs autant réels que fictifs à travers un regard diasporique.

En résidence au BDQI pour préparer une pièce scénique qui sera présentée fin janvier à Genève, Juli Sando propose, avec Sayaka Mizuno et Fhunyue Gao, une lecture de textes (écrits par elleux et par d’autres) qui ont inspirés leur travaille ainsi qu’un moment d’expérimentation sonore et visuelle.

 

BIOS

Fhunyue Gao travaille avec des méthodes multidisciplinaires touchant à la musique, le théâtre, le cinéma, la cuisine et l’organisation d’événements culturels. Active depuis 2010, elle a développé des projets solo et collaboratifs à travers la Suisse et l’Europe. Son travail explore souvent des états d’être mélancoliques et surréalistes, où le temps et l’espace social s’estompent, utilisant la performance, la musique et les visuels pour exprimer des choses indéfinies. L’un des axes principaux de son travail consiste à sensibiliser davantage le public à l’histoire coloniale qui touche différentes communautés asiatiques.

Juli Sando est cinéaste, performeur·se et artiste. I·elle est autant active dans la réalisation de films que dans la performance, l’installation multimédia, le texte et l’expérimentation sonore. Son travail mêle poésie et politique, questionne langage, identité et société. Sa démarche se caractérise par une attention à des instants invisibiliés et aux phénomènes de disparition, et cherche à dessiner des possibilités de résistance dans la diversité des identités.

Sayaka Mizuno, cinéaste, est diplômée du bachelor en cinéma de la HEAD et du master de l’ECAL/HEAD. Elle réalise, entre autres, les films « Kawasaki keirin » (2016), « Le sanctuaire invisible » (2019) et « Colostrum » (2025). Elle développe également des projets pluridisciplinaires avec le collectif FAAB G (Féministes Antiracistes Asiatiques Basé.e.x.s à Genève). 

@sando.juli_
@say.miz

@fhungao

 

©Shing-Tak Liu 

 

Initiation au makeup DragQueen, DragKing et Créature

Melty’n Pothead
10 septembre

15h30 à 19h
Atelier maquillage (3h+ avec pause) et repas prix libre
atelier pour ados et adultes
Sur inscription par mail à le-bdqi@riseup.net (max 10 personnes)

 

 

L’atelier makeup drag est une initiation au maquillage dramatique scénique de transformation pour tous·x·tes. Au cours de cette activité, Melty’n Pothead vous apprendra les bases du makeup DragKing, DragQueen et Créature dans un espace d’expérimentation libre et une ambiance détendue.

Une base de matériel sera fourni mais vous pouvez aussi amener votre propre maquillage (fond de teint, poudre, pinceaux, fards à paupières, rouge à lèvres etc).

 

BIO

Melty’n Pothead est un•e DragQueer Bruxellois né•e d’un rituel sorcier lors d’une nouvelle Lune en 2022. Iel se décrit comme un Hermite en guerre avec la société mais malgré tout, amoureux•se de l’humanité. Il erre sur les planches de merveilleux lieux culturels et festifs belges, suisses et français en y laissant sa colère, sa joie et les cris d’amour de son coeur meurtri.

@meltyn.pothead

@lespeauxdeminuit

 

 

©expressionsmixtes

 

 

Podcast décolonial : fabriquer l’information, raconter nos voix

Phi Vo & Amine Abdelli de la Bléd et l’AJAR
6 septembre

14h à 16h

atelier d’éducation aux médias
enregistrement d’un podcast antiraciste par et pour les enfants (12-15 ans)

Sur inscription par mail à le-bdqi@riseup.net (max 12 personnes)

 


Le projet « Podcast décolonial : fabriquer l’information, raconter nos voix » est une initiative d’éducation aux médias et de lutte contre la désinformation portée par la Bléd (Bibliothèque Limitrophe d’Ébruitement Décoloniale), en partenariat avec l’AJAR (Association des Journalistes Antiracistes et Racisé·e·s). Il s’adresse à un public de préadolescent·x·e·s et d’adolescent·x·e·s.
Si vous êtes ado et que vous souhaitez découvrir le monde des médias c’est l’atelier idéal. Pendant 2h nous vous formerons à poser votre voix et créer un podcast grâce à notre studio de radio mobile. Plutôt que de faire des longs cours théoriques, nous vous proposons directement d’expérimenter et de vous approprier les techniques journalistiques. 

Accompagné·x·e·s par des intervenant·x·e·s de la Bléd et des journalistes membres de l’AJAR, les participant·x·e·s découvriront les étapes clés de la production de l’information : choix des sujets, hiérarchisation, identification et vérification des sources, écriture journalistique, prise de parole et enregistrement sonore. Une attention particulière sera portée à l’analyse des mécanismes de désinformation et de manipulation, ainsi qu’à la manière dont les questions raciales sont traitées dans les médias. Les jeunes seront invité·x·e·s à décrypter des contenus existants, à questionner les sources et à identifier les enjeux de représentation. L’atelier s’inscrivant dans une perspective décoloniale, ce sera aussi l’occasion de créer un espace pour traiter du racisme dans les médias et comment en parler au mieux.

 

BIO
La Bléd est une bibliothèque décoloniale itinérante. Elle a pour but de réunir des textes, musiques, films et fanzines qui défendent des positionnements décoloniaux tout en cherchant des zones de transversalité avec différentes approches et luttes quelles soient populaires, universitaires, anticapitalistes, antifascistes, anti impérialistes, écologiques, artistiques, LGBTQQIC2SAA, queer ou féministes.
Des organes de pédagogie et de formation se sont développés au fur et à mesure de ce projet. La Bléd propose aujourd’hui des ateliers à destination des enfants pour les sensibiliser aux discriminations raciales et des formations à destination des professionnel·x·le·s de l’enfance et du livre. Elle organise également, sur demande, des sensibilisations aux questions raciales pour tout type de public et d’institution, adaptées aux besoins spécifiques de chacun·x·e.

L’Association des Journalistes Antiracistes et Racisé·e·s est née d’une discussion entre ami·x·e·s en janvier 2022. Animé·x·e·s par le besoin de briser l’isolement, se soutenir entre journalistes visé·x·e·s par le racisme et faire naitre une critique journalistique du racisme médiatique. Elle compte plusieurs centaines de membres qui travaillent en commissions pour soutenir et aider les journalistes racisé·x·e·s, produire de la critique médiatique et conseiller de meilleures pratiques journalistiques. En parallèle, iels forment des journalistes en rédaction, des étudiant·x·e·s en école de journalisme, ainsi que des élèves en milieu scolaire.

@ajaracisees
@bled_bibliotheque_decoloniale

Le chien dans la maison 

Pauline Nulle Part
5 septembre

18h30

séance d’écoute documentaire et discussion (~1h30)

 

“Je lui ai dit très vite que j’étais travailleuse du sexe.“ Et ça commence comme ça. Comme une inquiétude, une ombre vague. Un danger pas franc du collier. Un chien dans la maison. Le cliquetis de ses griffes rondes sur le carrelage de la cuisine. 

Le chien dans la maison est un documentaire radiophonique réalisé entre le printemps 2023 et le printemps 2024.
Pour la première fois, des travailleur.euses du sexe (TDS) et leurs partenaires révèlent comment ce travail traverse leurs relations affectives et romantiques. Alors il y a cette histoire : un fil bien rouge comme un coeur trop gros.
Et celles des autres, mes collègues chéri·x·e·s, et de celleux qui essaient de les aimer.
On fouille dans nos amours pour voir un peu comment c’est fichu dedans.  On fouille dans nos amours pour y trouver les crochets qui pourront l’arrimer dans un monde putophobe.
Le TDS : grand chien ombrageux. La protection et la menace, l’amixe aux dents pointues.
Les putes amoureuxses ouvrent leurs fenêtres et allument la lumière: alors tu aperçois cet étrange chien dans leur maison.
De l’intime vers le collectif, voici une création sonore canine: poétique, nerveuse et essoufflée. 


REALISATION: Pauline Nulle Part
MIXAGE: Jules Wysocki
PRODUIT PAR: La Grande Horizontale
AVEC LES VOIX DE: Billie Pantalon, Adda-Liam Saxton et Pauline Nulle Part
IILLUSTRATION: Rizzo Boring
MUSIQUE: Péniche
ACCOMPAGNEMENT A L’ECRITURE ET COMPLICITE: Billie Pantalon 


BIO
Pauline Nulle Part, comme son nom ne l’indique pas, est quand même quelque part. A l’endroit du son, de l’écriture, et de l’artisanat de tout ça. Elle est aussi dans le Sud-Ouest.
Elle explore le documentaire, la radiopoésie, l’audio porn et les montages foutraques. Son travail porte ici sur le travail du sexe, parce qu’elle en est, comme on dit. Mais elle peut parler d’autre chose aussi: de honte, d’écluses, d’amour et de perte, et des chaussures abandonnées sur le bord de l’autoroute. L’idée, c’est de raconter les trucs en mieux.
Elle travaille aussi pour des compagnies de théâtre et autres commandes, et donne des ateliers d’initiation et des formations à la création sonore.
Elle trouve que c’est prétentieux de parler de soi à la troisième personne, mais là, elle était lancée, et c’était pas désagréable finalement. 

@tympanculcul

 

 

 

Exploration et soin de la voix parlée et chantée

igihozo
5 septembre

de 10h45 à 12h45

atelier voix
Pour les personnes TINFA (trans, intersexe, neutre, femme, agenre)

 

igihozo est artiste pluridisciplinaire, coach vocal·e·x et fondateur·ice·x de l’atelier igihozo à Berne. Iel crée également des espaces collectifs pour les communautés confrontées au racisme systémique et aux discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’expression de genre. Pour le BDQI 2026, iel propose un atelier voix. À travers des exercices pratiques et créatifs, des réflexions et des échanges, cet atelier vous invite à mieux comprendre les mécanismes de la voix, en prenant en considération les histoires et vécus que celle-ci porte. Le focus sera principalement sur la voix parlée sur scène.

BIO
igihozo est artiste pluridisciplinaire, coach vocal·e·x et fondateur·x·ice de l’atelier igihozo à Berne. Depuis sept ans, iel accompagne des voix en cours individuels et en groupe, en alliant créativité, technique, conscience et curiosité de la voix et des histoires qu’elle porte.
Son approche s’appuie sur la Complete Vocal Technique, le soin vocal affirmatif de genre et des perspectives décoloniales. 

igihozo crée également des espaces collectifs pour les communautés confrontées au racisme systémique et aux discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’expression de genre, à travers des projets comme la chorale Held in Song, les Grief Ceremonies et Guayaba Portal.

@atelier.igihozo 
@igihozo.music 

 


©lowsand

 

La langue des signes ne disparaît pas!


Noha El Sadawy – MUSEN
Avec LSF yakoute et Katia Pahud
3 septembre
dès 18h30
Rencontres en Langue des signes française, interprétée en français oral et surtitrée en français écrit

 

18h30 : Présentation du groupe LSF Yakoute 
20h : Repas et animations 

21h00 : Jeu et performance par Katia Pahud et Noha El Sadawy

Les progrès technologiques offrent aujourd’hui de nombreuses solutions pour améliorer l’accessibilité et favoriser la participation des personnes sourdes à la vie sociale et culturelle. Toutefois, aucune innovation ne remplace la richesse de leur langue naturelle : la langue des signes.
Bien plus qu’un simple moyen de communication, la langue des signes est une langue à part entière. Elle porte une histoire, une culture, des valeurs et une manière singulière de raconter, de transmettre et de partager le monde. Elle constitue un véritable patrimoine vivant, porté par la communauté sourde depuis des générations. 
Pour chaque pays, c’est apprendre une nouvelle langue, découvrir une autre culture et se reconstruire dans un nouvel environnement. Pour les personnes sourdes, ce parcours est encore plus singulier : il implique souvent l’apprentissage d’une autre langue des signes, tout en conservant celle de leur pays d’origine. Cette rencontre entre plusieurs langues des signes et plusieurs cultures illustre la richesse des identités et rappelle que chaque parcours contribue à enrichir notre patrimoine culturel commun. Cette présentation montrera qu’elle ne crée pas de frontières, mais qu’elle ouvre des passerelles et enrichit notre patrimoine culturel commun.

LSF YAKOUTE est un collectif de personnes sourdes d’origine yakoute et de passionné·x·es ayant un lien direct avec la culture yakoute. Leur projet est de partager la culture yakoute : les traditions, leur histoire et leur identité. À travers des conférences, iels créent un espace d’échange en mettant en valeur la langue des signes et la richesse de la communauté sourde.

 

BIO
Créé il y a deux ans par Noha El Sadawy, le MUSEN est né d’une passion profonde pour la culture et la transmission des savoirs autour de la culture sourde.
À travers des visites guidées, des médiations culturelles et des collaborations avec des institutions culturelles, le MUSEN œuvre à rendre la culture plus accessible aux personnes sourdes et à favoriser leur pleine participation à la vie culturelle.
Le MUSEN ne se limite pas à l’accessibilité : il met également en lumière des parcours inspirants de personnes sourdes qui contribuent au monde de la culture, des arts, du patrimoine ou de la création. Toujours à la recherche de ces « pépites », Noha souhaite valoriser leurs talents, leurs expériences et leurs engagements, afin de faire découvrir la richesse et la diversité de la culture sourde au plus grand nombre.

Aitalina Ammosova est originaire de la République de Sakha (Yakoutie). Très attachée aux traditions de son peuple, elle a longtemps fait partie d’une troupe de danse traditionnelle yakoute. Installée en France depuis 2023, elle partage aujourd’hui sa culture à travers des conférences, des présentations de costumes traditionnels, ainsi que des démonstrations de chants et de danses.

KATIA PAHUD: animatrice au sein de la communauté sourde et éducatrice auxiliaire auprès des enfants sourds, je cultive une âme d’artiste discrète : poésie, photographie et dessin. Fondatrice et organisatrice de sumainart, un projet dédié à la mise en lumière des artistes sourds sur scène, dans l’espace de la langue des signes.

Actuellement éducatrice auxiliaire, animatrice à l’ASRLS (Association Suisse Romande de la Langue des Signes) et étudiante en traduction français/Langue des signes française. 

@musen.ls

@lsf_yakoute

@cestkatia

 

 

Bureau Des Questions Importantes 2026

Du 3 au 12 septembre 2026

Festival de performances, rencontres, ateliers, films, sons et autres projets importants
Entrée prix libre
Permanence et repas prix libre tous les soirs d’ouverture

 

 

En 2026, le BDQI ouvre grand ses antennes, prend la température ambiante, check son pouls et respire un coup.

Pour tenir et passer au travers des aléas de la fatigue, des tours de passe-passe de la débrouille, pour faire vivre un festival sur le temps avec les moyens du bord, on a décidé de lever un peu le pied. Cette année, on vous propose un programme un peu plus petit, pour pouvoir prendre du temps à part, pour bien consolider ce projet qu’on a à coeur de bichonner pour qu’il puisse continuer à exister.

On s’est brassé de questions importantes face à l’explosion des violences sociétales. Sur comment renouveler ses forces et ses sources. Sur comment continuer à ce que des espaces culturels puissent être des lieux de ressourcement tout en continuant à y défendre des valeurs et des urgences.

Alors, pour ce BDQI un peu spécial, on a eu la chance de pouvoir s’entourer d’artistes et d’intervenant·x·es complices. Une fois encore, on est super touché·x·es de vous partager des projets qu’on admire profondément et desquels on pense qu’on a bien besoin.

Eh, aussi vous savez quoi, l’année prochaine c’est les 10 ans du BDQI <3

Les freins de cette année, c’est aussi pour vous ripoliner un programme de feu pour l’édition 2027 😉

En attendant de souffler des bougies, on vous invite à vous frayer un chemin jusqu’au Bureau Des Questions Importantes 2026 et à garder un peu de temps pour les belles rencontres qu’on vous a concoctées, pour venir lézarder, être ensemble et se retrouver au rythme de vos émotions, énergies, et températures.

la Team BDQI

 

 

Programmation 2026 par Noha El Sadawy, Phi Vo, Juli Sando, Chloé Démétriadès
Communication par Amélie Daverio
Gestion du festival par Juli Sando, Amélie Daverio, Phi Vo, Chloé Démétriadès, Chantal Mariam Neuhaus, Rami Mejri avec l’aide de Sophie Tschachtli, Jules Brodbeck et de la team eeeeh! (Clara Jeanrenaud, Neige Sanchez, Thulú barbarán et Jessica Vaucher)


 

Design graphique et mise en pages :
Bye Bye Binary (Eugénie Bidaut, Mariel Nils)

Impression :
Jessica Vaucher

Fontes utilisées :
Trattatello par James Grieshaber, Unormative Fraktur par Léna Salabert-Triby, Velvelyne par Mariel Nils & Manon Van der Borght

Avec le soutien de:
Ville de Nyon, Région de Nyon, Canton de Vaud, la Loterie Romande, l’espace eeeeh!, Fondation Ernst et Olga Gubler-Hablützel, Fondation privée et Les bons sirops Morand

 

« Debout debout debout » de Maurane Zaugg et Romain Moullet

Exposition du 17 au 30 mai 2026.

Atelier de créations de partitions visuelles sur inscription le dimanche 17 mai de 13h à 17h suivi d’un vernissage de 18h à 21h.

Ouvertures le mercredi 20, le samedi 23 et le mercredi 27 mai entre 15h et 19h ou sur rendez-vous.

Finissage de l’exposition et restitution sonore le samedi 30 mai de 18h à 22h.

Debout Debout Debout présente un début de recueil de chants issus du répertoire du Chœur ouvrier de La fraternelle. Ce chœur (ré-)interprète notamment des chansons militantes parues dans le Journal Le Jura Socialiste, hebdomadaire de la Fédération Socialiste du Jura, imprimé à la Maison du Peuple au début du XXe siècle et conservé par les Archives de La fraternelle.

Lors d’une première résidence à La fraternelle, Maurane a mis en place un système graphique lui permettant – à l’oreille – de retranscrire visuellement son interprétation et son ressenti des mélodies des chants et de leurs polyphonies.  À partir de cette recherche, elle produit un recueil de partitions graphiques imprimées afin de diffuser ces chants et leurs paroles, tout en évoquant leur mélodie sans la figer, laissant à l’interprète la possibilité d’en proposer sa propre version.

Elle a soumis une partition à Romain pour lui proposer d’en faire une première interprétation.

Au cours de leur résidence à eeeeh!, iels mettent en place un espace d’échange nourri par leurs connaissances, références et goûts, dans lequel iels créent une composition sonore basée sur l’une des partitions exposées, proposant ainsi une manière d’entendre l’un de ces chants.

L’objectif est de rendre cette démarche collaborative et évolutive : iels proposent un atelier participatif d’exploration où les participantexs pourront créer leur propre partition graphique, ou expérimenter la voix avec un accompagnement sonore.

Le résultat de cet atelier restera visible tout au long de l’exposition.

Programme détaillé

Atelier de création de partitions visuelles le dimanche 17 mai de 13h à 17h, inscription (jusqu’à dix personnes) à l’adresse suivante eeeeh@eeeeh.ch.

On vous propose un atelier collectif d’exploration, de création et/ou d’utilisation de partitions graphiques.

On commencera par une introduction du projet, puis on proposera deux activités en parallèle. Sur la base du projet exposé (ou pas), vous pourrez créer votre propre partition graphique avec Maurane. Si ça vous donne envie, il sera aussi possible d’utiliser des partitions pour expérimenter la voix avec un accompagnement sonore par Romain.

Vous pouvez apporter (ou pas) des enregistrements, partitions, chansonniers de chants militants comme base de travail.

Vernissage de l’exposition Debout debout debout le dimanche 17 mai de 18h à 21h.

Le  dispositif graphique créé par Maurane Zaugg sera présenté à cette occasion. Au programme : playlist, bar et miam.

Ouvertures le mercredi 20, le samedi 23 et le mercredi 27 mai entre 15h et 19h ou sur rendez-vous.

Finissage de l’exposition et restitution sonore le samedi 30 mai de 18h à 22h.

Présentation du projet et performance sonore

Passage de disques par DJ Chèvrefeuille avant et après la performance

Bar & miam préparé par Zun et Nico

Biographies 

Graphiste indépendante basée et active à Genève, Maurane Zaugg est particulièrement attachée à l’impression sous ses différents procédés – notamment l’offset et la typographie. Elle se consacre essentiellement à des projets culturels et politiques d’édition et de communication imprimée ou digitale. La volonté de faire des choses manuelles la pousse, dans sa pratique personnelle, à explorer le dessin, la typographie, la composition au plomb et l’impression en général. Elle est également impliquée au sein des éditions bahnhofstrasse. Cet espace de collaboration revendique une exploration créative des technologies industrielles d’impression offset et typographique. Les démarches collectives lui tiennent à cœur. C’est pourquoi elle s’investit dans des projets qui favorisent le faire, le penser et le vivre ensemble.

Romain Moullet est un bidouilleur sonore genevois qui, armé d’un set-up électronique/analogique, vise à déconstruire la technologie actuelle pour former des synthétiseurs correspondants aux prémices de la musique électronique générant des interventions lives-laboratoires profondément englobant et envoûtant.

« Armé·e·x·s jusqu’aux clés » de Max Mackenzie et Dorine Besson

Exposition du 11 au 12 avril 2026.
Ouverture le 11 avril de 10h à 15h avec tirage de portrait à la demande.
Mixité choisie sans mec cis hétéro dyadique.
Exposition le dimanche 12 avril entre 14h et 17h avec goûter.
Ouvert à touxtes.

Armé·e·x·s jusqu’aux clés, c’est un projet collectif qui part d’une question: comment ça se fait qu’on se balade tou·x·tes avec des mousquetons à la taille. Un objet de taf, de classe, d’escalade, de mode. Un truc fait pour tenir, accrocher, pas lâcher. Et un mot qui vient du mousquet — une arme. 

On le porte sans toujours l’expliquer. On le reconnaît chez les autres. On se sait. Ce n’est pas un accessoire, c’est un code. Un moyen de se repérer, de se sentir moins seul·e·x, de faire corps dans un monde qui nous voudrait discret·e·x·s. Une arme du quotidien dans la lutte et en vrai, trop pratique pour porter ses clés.

À travers des portraits photo et des textes militants, historiques et sensibles, Armé·e·x·s jusqu’aux clés raconte ce que les archives officielles ne diront pas : les signes ordinaires, les héritages bricolés, les transmissions entre pairs, les mémoires queers qui passent de corps en corps. 

Dans cinquante ans, on regardera les archives qu’on fabrique aujourd’hui avec émotion, comme on regarde celles d’il y a cinquante ans. Comprendre d’où viennent les codes qu’on porte, comment ils se sont construits et transmis, c’est refuser leur effacement, leur récupération, et choisir de les faire vivre.

Archive de la première séance photo shoot le 8 mars

Programme détaillé

Exposition Armé·e·x·s jusqu’aux clés le samedi 11 avril de 10h à 15h avec tirage de portrait à la demande.
Mixité choisie sans mec cis hétéro dyadique.

Venez découvrir à cette occasion l’exposition composée de portraits photographiques et de textes militants, historiques et sensibles pour interroger le mousqueton comme objet de classe, code queer et archive vivante de nos liens. Ce travail donnera lieu, après l’exposition, à l’édition d’un fanzine.

Il sera possible de se faire tirer le portrait avec votre mousqueton favori dans une scénographie spéciale.

Exposition le dimanche 12 avril entre 14h et 17h avec goûter.
Ouvert à touxtes

Biographies

Dorine est militante·x et photographe depuis de nombreuses années et en quête de sens depuis toujours. L’archivage ainsi que la mémoire de manière plus large ont toujours fait partie de son travail.

Max aime s’organiser collectivement, imaginer des projets avec ses copain·e·xs, écrire des textes et construire toutes sortes de choses.