Moist Light

Par Pascal Bornand, Léonie Vanay, Romy Colombe. K

12 septembre 20h
Ouvert à tous·x·tes, cependant aucune discrimination ne sera tolérée sous peine d’être mangé·x·e par un·x des perfomeur·x. Aussi, un message d’accueil sera à écouter avant l’entrée de la performance.  Entrée libre, possibilité pour le public d’aller et venir.

Pascal Bornand et Romy Colombe. K ont créé Sensitive nails Project fin 2019.
Ce projet musical hybride émerge d’un désir commun d’offrir une nouvelle approche de la musique électronique et de la poésie, en créant des sets musicaux alliant captation directe, voix, poèmes et sons synthétiques. Iels utilisent le son pour reconsidérer les notions d’abri, de désir, d’auto-défense, de transformation, de sécurité et d’empouvoirement.

A la frontière entre une pièce sonore et un dj-set, Sensitive nails Project est une invitation à danser, à aimer et à réfléchir, par delà la norme et de façon collective. En Mars 2020 Sensitive nails Project ont commencé à collaborer avec l’artiste Léonie Vanay ce qui a donné naissance au projet capsule intitulé Moist Light. Léonie Vanay conçoit des entités sculpturales qui viennent s’animer en réaction au son et deviennent protagonistes aux côtés de Romy Colombe. K et Pascal Bornand. 

Moist Light est à la lisière entre un concert et une exposition, c’est une expérience sensorielle où la musique et les pièces viennent s’effleurer et chanter touxtes ensemble.


Pascal Bornand est un chanteur compositeur lausannois, il a étudié au conservatoire de théâtre de Genève puis à l’ETM (école des technologies musicales) à Genève.
Depuis 2018 son projet solo intitulé Alma Catin/ Garçon facile a déjà été présenté à de nombreuses reprises dans toute la suisse romande.

Romy Colombe. K est un.x artiste non-binaire plasticien et poète, diplômé.x de l’Ecole Cantonale d’Art de Lausanne (ECAL) en 2019. Son travail a été présenté à Lausanne, Zurich, Paris, Prague et Wales.

Léonie Vanay est née en 1988 à Monthey, elle a obtenu son Bachelor puis son Master en arts visuels à la HEAD, Genève en 2013. Elle a bénéficié de deux résidences à Pékin et Gênes en 2016 et d’un séjour de six mois à Berlin en 2017. Son travail a été présenté en Suisse, en Allemagne, en France, en Belgique et en Chine. Léonie Vanay a co-dirigé l’espace d’art indépendant Urgent Paradise à Lausanne entre 2012 et 2019.

Crédits photo : Pauline/Popy Humbert

Je suis

Par Gemma Ushengewe

10 septembre 20h30

Performance ouverte à tous·x·tes

« Par la forêt, les cours d’eau, les égouts, les tavernes, les cabarets, les métros de toutes les villes, je me faufile. Je suis dans tous les recoins. Je suis la voix qui plane sur les collines et accompagne les fugitif·x·e·s. Je suis multiple et je suis témoin de celleux que tu délaisses. Je suis sa parole, je suis le chant du passé, je suis l’eau des rivières. Je suis partout. »
A l’aide d’une lampe torche, l’artiste ouvre un champs de l’imaginaire et invente des langage secrets et codés, des voix multiples à la fois menaçantes, incantatoires et magiques.
 
Gemma Ushengewe, est un·e·x cinéaste, monteur·se·x et artiste résidant à Genève. Iel s’intéresse à la réappropriation de la narration à travers le cinéma documentaire, la vidéo, l’écriture et la performance. En 2021, Gemma poursuit le Master de recherche d’études critiques, curatoriales et cybermédias à la HEAD. Iel relie ainsi théorie et pratique autour des problématiques de société qui l’intéresse comme le racisme structurel, le néocolonialisme et leurs formes d’émancipation.
Suivi du dj set de SAM ouvert à tous·x·tes
ALLALALALLALA vous invitons à un atelier de création collective d’images à partir de textes, à l’aide de dessins et de collages. Vos créations seront ensuite récupérées afin de nourrir un algorithme de génération d’images en cours de développement. Durant l’atelier, nous aurons l’occasion de discuter de vos créations, de les mettre en perspective avec des images générées par une intelligence artificielle et de développer un point de vue critique sur ces LALALALLALA.
SAM XX

Le Projet magique ou Les Énigmes importantes

 

Par Adama-baïlo et Aminatou

10 septembre 13h-17h
L’aprèm des enfants ouvert à tous·x·tes à partir de 5 ans

On fait des énigmes, des devinettes et plein d’autres trucs du genre. On aura d’abord un moment où il y aura Aminatou qui va vous faire des énigmes et vous pourrez faire un nouveau jeu et ainsi de suite. Et Adama-Baïlo ça sera un jeu où selon la réponse gagnée il y aura une certaine importance de cadeau.

On aimerait faire nos activités pour toute personne mais plutôt à partir de 5 ans, si un enfant plus petit veut faire, pas de problème, mais il pourrait quand même être accompagné par un adulte pour que ce soit plus facile. Nous voudrions aussi beaucoup que les personnes se rencontrent et fassent des jeux collectifs et discutent et s’apprécient les un·x·e·s les autres.

 
Je suis Adama-Baïlo j’ai 10 ans et je voudrai vraiment partisiper à se progai par ce que je le trouve tros COUCOULE. Je m’appelle Aminatou je suis la sœur jummelle d’Adama-Baïlo (jais 10ans ) moi oussi j’aime beaucoup ce buro des questions importante il est vrement important pour moi.

C’est mieux d’construire des soignant·x·e·s fort·x·e·s pour réparer les gens cassé·x·e·s

Par Chantal Mariam Neuhaus

9 septembre 20h30 – 22h30
Discussion entre et pour les soignant·x·e·s actif·x·ve·s ou en devenir

La question des abus commis par des professionnel·x·le·s de la santé sur les patient·x·e·s s’insère lentement dans le débat public.

Ce dont nous ne parlons pas encore ce sont les conséquences des injonctions patriarcales, racistes, transphobes ou validistes sur la relation entre soignant·e·xs. Comment ces oppressions altèrent la collaboration, l’entente, l’apprentissage et finalement le soin ?

Un instant hors des traditionnelles pauses café (souvent trop courtes) pour échanger et élaborer des pistes de réflexion. Le terme « abus » fait ici référence à tout dépassement de limites physiques ou psychologiques de la personne. Il ne s’agit pas de « dérives » mais de violences structurelles, ce qui veut dire qu’elles naissent dans un système de dominations.

Sur inscription par mail à le-bdqi@riseup.net

Chantal Mariam Neuhaus est militante afroféministe in progress et ambulancière ES. Comme elle apprécie l’intelligence collective, elle tente de provoquer des moments où la magie prend forme et a notamment cofondé le collectif Afroféministe Amani de Nyon.

Se réapproprier sa sexualité

Par Lina Baraka, avec la présence de Sarah Baraka

9 septembre 17h-19h

Discussion cercle de parole en FR, en mixité choisie sans homme cis dyadique, avec priorité aux personnes racisé·x·e·s

Nous vous proposons un temps de parole et d’échange autour de la réappropriation de sa sexualité. Ce cercle de parole aura lieu en mixité choisie sans mec cis dyadique et en petit groupe.
Lorsqu’on est perçu·x·e·s et sociabilisé·x·e·s en tant que femme hétéro dans notre société on comprend vite que notre sexualité est l’objet de jugements permanents et en devient un réel outil d’oppression. La masturbation est tabou, si l’on a des relations sexuelles uniquement pour le sexe on est catégorisé·x·e de “fille facile”, etc. Le consentement n’est jamais abordé à travers le peu d’éducation sexuelle que l’on reçoit à l’école et tout nous renvoie au fait que nous sommes l’objet de désirs mais jamais le sujet… 
Ce temps d’échange sera l’occasion de poser la question de comment se réapproprier sa sexualité et ainsi remettre le consentement au cœur de celle-ci ? Comment penser à ses envies et à son plaisir quand rien ne nous y a jamais encouragé·x·e·s ?
Sur inscription par mail à le-bdqi@riseup.net
 


Lina Baraka est une jeune cinéaste engagée d’origine algérienne. Dans son travail elle questionne les fonctionnements sociétaux et les conséquences de celles-ci sur les vies des individus. C’est à travers des images documentaires, le vécu et les paroles de ses adelphes qu’elle cherche des réponses. Elle travaille notamment sur le sujet des travailleureuses du sexe indépendant·e·s et la difficulté de relationner avec des hommes cisgenres hétéro.

Sarah Baraka est un·e jeune artiste queer français·e d’origine algérienne. Sa pratique se manifeste principalement comme une recherche d’un dialogue entre écriture et mouvement, cherchant plus précisément à l’intérieur, le cœur sensible de cette écriture – principalement autobiographique et, tout récemment, pensée en lien avec les pratiques de soin comme outil de réparation. Depuis 2019, travaillant comme aide dramaturgique sur des projets de danse, Sarah aiguise son regard sensible au corps tout en fabriquant des livres, notamment au sein de la maison de micro-édition Les Piñatas, basée à Lille (France).

Depuis un an, Lina et Sarah travaillent ensemble sur un projet de spectacle-vidéo autobiographique intitulé Okhty, “ma sœur”, en arabe. Iels travaillent principalement sur des questions d’identités (culturelle, de genre, de classe, etc.) pour essayer de tisser entre celles-ci les liens nécessaires à se comprendre soi.

Okhty

Par Sarah et Lina Baraka

8 septembre 19h
Performance ouverte à tous·x·tes

Okhty (« ma sœur », en arabe) prend sa source dans des souvenirs d’enfance au sein d’une famille franco-algérienne et questionne, à travers leur partage, le regard porté sur ces événements aujourd’hui. Né·e·s en France et ne parlant pas l’arabe, enfants d’un père qui avait honte de la France et d’une mère que le premier voyage en Algérie a traumatisée, Lina et Sarah Baraka convoquent ici les récits du passé comme le réapprentissage d’une part d’elleux-mêmes jusqu’ici morcelée. Iels posent la question de la reconnexion à une histoire fantôme, aux mort·e·s et à leurs racines enterré·e·s en Algérie.

Lina Baraka est une jeune cinéaste engagée d’origine algérienne. Dans son travail elle questionne les fonctionnements sociétaux et les conséquences de celles-ci sur les vies des individus. C’est à travers des images documentaires, le vécu et les paroles de ses adelphes qu’elle cherche des réponses. Elle travaille notamment sur le sujet des travailleureuses du sexe indépendant·e·s et la difficulté de relationner avec des hommes cisgenres hétéro.

Sarah Baraka est un·e jeune artiste queer français·e d’origine algérienne. Sa pratique se manifeste principalement comme une recherche d’un dialogue entre écriture et mouvement, cherchant plus précisément à l’intérieur, le cœur sensible de cette écriture – principalement autobiographique et, tout récemment, pensée en lien avec les pratiques de soin comme outil de réparation. Depuis 2019, travaillant comme aide dramaturgique sur des projets de danse, Sarah aiguise son regard sensible au corps tout en fabriquant des livres, notamment au sein de la maison de micro-édition Les Piñatas, basée à Lille (France).

Depuis un an, Lina et Sarah travaillent ensemble sur un projet de spectacle-vidéo autobiographique intitulé Okhty, “ma sœur”, en arabe. Iels travaillent principalement sur des questions d’identités (culturelle, de genre, de classe, etc.) pour essayer de tisser entre celles-ci les liens nécessaires à se comprendre soi.

 

 

REGARDS CROISÉS : LES AUTRES, C’EST NOUS

 

Ciné Club REGARDS CROISÉS – une proposition de Julie Sando

12 septembre 10h

Projection de films #2 – ouvert à tous·x·tes

5 courts-métrages d’école, 5 visions sensibles et originales qui racontent des relations et interrogent des frontières, entre rêves et souvenirs, territoires et habitantxes, gestes et traditions.

Projection suivie d’une discussion avec la présence de certain·x·e·s réalisateur·x·ice·s. Avec Myra Thiémard (10min), June Balthazar (17min), Wedid Ben Hamidane (10min), Rosida Koyuncu (25min) et Elene Naveriani (10min).

 

Une série de projections de films qui évoquent des voix et des gestes hors d’une normativité sociétale, qui dessinent des imaginaires autres ou dévoilent des identités invisibilisées. A chaque séance, deux ou plusieurs films au regards singuliers se croisent et se font écho, invitent à la discussion, au questionnement. 

REGARDS CROISÉS : A RIVER IN EVERYTHING

Ciné Club REGARDS CROISÉS – une proposition de Julie Sando
7 septembre 19h
Projection de films #5 – ouverte à tous·x·tes

« La Rivière Tanier » de June Balthazar (17min)
La réalisatrice fait le portrait de sa grand-mère, Marie Lourdes, atteinte de la maladie d’Alzheimer. Avec un procédé proche de la gravure, ce film d’animation emprunte à l’archéologue le geste qui consiste à creuser, pour révéler à travers les souvenirs enfouis, une identité créole.

 

« All I Want Is Everything » de Alexandra Cuerdo (17min)
Alice Kim, férocement motivée, lutte contre la pression de sa classe sociale, de sa race et de sa famille pour devenir la plus grande dealeuse du campus, à l’apogée de la culture rave underground.

 

«Annah la javanaise» de Fatimah Tobing Rony (6min), Indonésie, 2020
Annah, 13 ans, vit en Indonésie. En 1893, elle est amenée en France pour devenir modèle et domestique chez un peintre. Ce film d’animation ré-imagine sa vie, et dresse la version tue d’un célèbre tableau : un portrait du colonialisme occidental.

 

Ciné Club REGARDS CROISÉS – une proposition de Julie Sando
Une série de projections de films qui évoquent des voix et des gestes hors d’une normativité sociétale, qui dessinent des imaginaires autres ou dévoilent des identités invisibilisées. A chaque séance, deux ou plusieurs films au regards singuliers se croisent et se font écho, invitent à la discussion, au questionnement. 

L’afroféminisme, c’est quoi? Et… on en est où?

Par Chantal Mariam Neuhaus

7 septembre 14h-16h
Tour de la question et sieste collective pour rêver (ou juste dormir), espace en mixité choisie à destination des personnes racisées, sans homme cisgenre dyadique

Un espace pour (ré)apprendre ce qu’est l’afroféminisme, se souvenir des personnes qui ont posé ses bases et pour former ses futurs contours au sein de notre contexte spatio-temporel. Mais aussi, un moment facultatif de repos pour le corps et le mental afin de laisser nos imaginaires se balader, rêver ou juste dormir.

Une traduction LSF est disponible, nous vous remercions de vous annoncer par mail avant le 4 septembre.
Une garderie est mise à disposition, inscription nécessaire par mail (nombre d’enfants, âge,…). le-bdqi@riseup.netChantal Mariam Neuhaus est militante afroféministe in progress et ambulancière ES. Comme elle apprécie l’intelligence collective, elle tente de provoquer des moments où la magie prend forme et a notamment cofondé le collectif Afroféministe Amani de Nyon.

REGARDS CROISÉS : THE SONG OF A DROP OF SUN

Ciné Club REGARDS CROISÉS – une proposition de Julie Sando
6 septembre 21h

Projection de films #4 – ouverte à tous·x·tes

« Le chant de l’oiseau » de Sarah Imsand (18min) – Ibrahim est concierge dans une école d’art en Suisse. Un jour, une étudiante qui est à la recherche de chants éthiopiens pour un projet lui demande son aide. Son insistance va obliger Ibrahim à reprendre contact avec son passé et ses origines.

 


« I Am Truly A Drop Of Sun On Earth » de Elene Naveriani (60min) – A Tbilissi, en Géorgie, April, 34 ans, sort de prison après y avoir passé la nuit pour prostitution illégale. Alors qu’elle retourne travailler dans le souterrain d’un hôtel de luxe du centre-ville, elle y rencontre Dije, un jeune Nigérian. Il lui raconte le périple qui l’a mené à Tbilissi : croyant arriver à Géorgie aux Etats-Unis, il se retrouve piégé d’une aliénation dans un pays qui ne lui offre aucune perspective. Un amour étrange naît entre ces deux êtres humains alors qu’iels tentent de survivre ensemble en marge de la société.

 

Une série de projections de films qui évoquent des voix et des gestes hors d’une normativité sociétale, qui dessinent des imaginaires autres ou dévoilent des identités invisibilisées. A chaque séance, deux ou plusieurs films au regards singuliers se croisent et se font écho, invitent à la discussion, au questionnement.