Colonialité du savoir et domination dans les institutions culturelles : lutter à partir des expériences non-blanches

Par Véronique Clette-Gakuba

11 septembre
17h30-19h30
Discussion et production de savoirs collectifs (2h)
Pour travailleur·x·euse·s de la culture et artistes non-blanc·x·che·s.

Cet atelier de discussion propose de réunir des travailleur·x·euse·s de la culture et des artistes non-blanc·x·che·s, qui ont une pratique professionnelle de production, de création ou de programmation dans des « espaces blancs ». Sachant que ces lieux produisent de la violence qui est liée à une colonialité du pouvoir et du savoir persistante, sachant aussi qu’il est difficile, en situation, d’appréhender, de nommer et de qualifier cette violence, cet atelier propose de partir d’un échange d’expériences individuelles et collectives pour en faire un outil de production de savoirs.  

 

Véronique Clette-Gakuba est chercheuse en sociologie et membre du collectif Présences Noires. Membre du centre de recherche METICES (Université Libre de Bruxelles -ULB) depuis une quinzaine d’années, ses recherches portent sur l’anti-noirceur et la colonialité du pouvoir dans le contexte d’une ville comme Bruxelles, à la fois métropole postcoloniale et lieu de (re)production d’une condition noire. Plus spécifiquement, ses recherches portent sur les liens entre racisme, art et culture, sur les processus de subalternisation coloniale toujours en cours et sur les résistances noires se jouant dans les entremêlements entre la création artistique et les engagements politiques. En juin 2023, Véronique Clette-Gakuba a soutenu sa thèse de doctorat à l’ULB (Faculté de Philosophie et des Sciences Sociales) intitulée: « Epreuves de colonialité dans l’art et la culture. Faire exister un monde noir à Bruxelles ».

 

@clettegakuba

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Par zhaoyuefan

11 septembre
16h
a gathering event talking about names 
en anglais (~1h)
Ouvert à tousxtes


Let’s sit together and drink some tea, have a talk about our names and the stories related to it……the difficulty of pronunciation, the meaning of the name that nobody knows, different names in different languages, nick name, web name, fake name, name as a gift and name as a burden, name you find beautiful, name you want to forget, name of a place, name of a tree, how you lose a name and how you have a new name……to name is to identify; to be named is to have the identity.

Cette rencontre aura lieu en anglais, mais une traduction autogérée en français est possible si nécessaire.

 

zhaoyuefan was born in Wuhan and grew up in Beijing, China. She has been working and living in Switzerland and Germany since 2016.

zhaoyuefan’s artistic practice revolves around her experience of living as a legal alien in western countries (« why am I here »). Through video/sound installation, performance, writing and publishing, she interferes with daily life situations, de-/reconstructs existing objects and found images, digging into their contexts, uses lightness to touch on the visible and invisible boundaries shaped by language, culture, identities and collective memories. Her works are a series of translations, transformations and transpositions based on the transcultural context, leading to reflections on the cultural hegemony.​​​​​​​ In addition to her own practice, she is also one of the initiators of the art collective Mahjong Friends.

 

@fffanzy

Micro Dojo Affectif

Par Çağla Aykaç 

10 septembre
18h30-21h
Atelier de 2h30 avec pauses

Ouvert à tousxtes

Sur inscription par mail à le-bdqi@riseup.net (max 15 personnes). Merci de d’indiquer un numéro de téléphone lors de votre inscription.

 

Le micro dojo affectif est un espace de partage, de soin, et de lutte ; on y pratique la joie de s’engager dans les conflits personnels, relationnels et/ou systémiques qui nous habitent et nous entourent.  L’atelier se constitue en espace d’étude et de pratique des conflits qui surviennent régulièrement en nous, dans nos relations intimes, nos équipes de travail,  groupes, communautés amicales et professionelles, associations et collectifs. Le micro dojo affectif s’intéresse aux dimensions collectives et politiques de nos souffrances et de nos passions individuelles.

Dès le début de l’atelier, le groupe determine collectivement les enjeux et thèmes à explorer, en valorisant les savoirs et expériences des personnes présentes.   On peut y amener ses rages et ses pleurs, des enjeux politiques contemporains, des symptomes corporels, des rêves, des tendances, des obessions, des addictions. Le micro dojo est un espace qui reconnaît et accompagne les efforts de chaque personne pour mieux naviguer les affectes positifs et négatifs qui impactent nos quotidiens. On y explore les dimensions curatives de la politique, des processus créatifs et reflexifs, et des états de conscience altérés. Le micro dojo affectif est un espace de musculation pour l’autodéfense corporelle et intellectuelle et la construction d’alliances. 

Le micro dojo s’ancre dans une ambition de solidarité avec soi-même et avec les autres, tant en situation d’explosions que lors de calmes plats, toujours en lien avec les tensions systémiques qui nous impactent. Ici, la facilitation n’implique pas de trouver des solutions faciles à des conflits difficiles, on cherche plutôt à faire emerger l’intelligence des conflits comme des forces transformatrices dans un monde qui a besoin de changement.

L’atelier est ouvert à tousxtes, avec un engagement de respecter les expériences de vie de tousxtes.  Aucune forme de racisme, sexisme, d’homophobie, transphobie ou autre forme de discrimination ne sera tolérée.

 

Çağla Aykaç enseigne actuellement à l’Université de Genève et au Master de Rercherche CCC- HEAD.  Ses enseignements portent sur les affects en politique, les méthodes et la pratique de la recherche, et les pédagogies radicales. Elle s’intéresse aux identités et aux corps en mouvements, pense les différentes formes de violence et d’anti-violence, tant du point de vue de mouvements sociaux contemporains, que des récits mythologiques, des états de conscience altérés, ou des technologies de soi.  Elle est facilitatrice de conflit/médiatrice certifiée et psychothérapeute en formation, et pratique la facilitation avec des individus, des couples, des groupes, des institutions et des associations. Elle travaille en français, en anglais et en turc.

Longue vie aux putes

Par Lina aka Alya 

8 septembre
18h
Projection de documentaire (45′) et discussion (~1h)

Ouvert à tousxtes

Ce film est une rencontre en huis clos avec une communauté stigmatisée, sans cesse repoussée à la marge : celle des travailleur·x·euse·s du sexe indépendant·x·e·s. Cette communauté invisibilisée, obligée de vivre cachée parce qu’on ne veut pas d’elle dans cette société. Pour qui se rassembler est plus que nécessaire, c’est une question de survie.

TW : sexe, pratiques sexuelles explicitement énoncées

TW : suicide

Alya est une artiste pluridisciplinaire et activiste née dans le Pas-de-Calais et vivant désormais en Seine-Saint-Denis en France.
Après une formation en audiovisuel, elle étudie la réalisation à l’école de cinéma CinéFabrique de Lyon.
Sensible et insoumise, fascinée par les rencontres humaines, c’est en explorant plusieurs médiums artistiques comme lieu d’expression et de création qu’elle se dirige vers la création de ses premières œuvres théâtrales et cinématographiques.

@alya_kara9

 

Flâner ensemble au goûter merveilleusement important

Par Vogay

8 septembre
16h-18h
Rencontre chill autour d’un goûter merveilleux salé-sucré 
Pour personnes queer* 
*Par queer on entend un terme large, qui regroupe toutes les personnes trans, non-binaires, intersexes, lesbiennes, bisexuelles, gays, en questionnement.

 

Pour sa rentrée, Vogay vous propose de se réunir au BDQI le temps d’un goûter merveilleux, pour continuer de profiter après l’atelier nos récits et nos corps queer*, pour venir flâner avant la projection du film de Lina aka Alya, ou simplement pour passer un petit moment dire bonjour. Cette après-midi est ouverte aux personnes queer* de tout âge qui souhaitent venir profiter du plaisir de passer du temps ensemble. Il y aura sûrement un peu de musique, de quoi s’installer bien confortablement pour papoter et bien entendu la fameuse bibliothèque du BDQI et son petit coin tranquille si l’on a besoin de se mettre au calme.

Passez quand vous en avez envie et restez le temps que vous voulez!

@vg_vogay

 

nos récits et nos corps queer*

Par Juliette Huber et Lou Pioupiou 

8 septembre
13h-16h

Atelier danser et écrire nos récits et nos corps queer*, de 3h avec deux pauses de 15min 
Pour personnes queer* 
*Par queer on entend un terme large, qui regroupe toutes les personnes trans, non-binaires, lesbiennes, bisexuelles, gays, intersexes, en questionnement, qui ne font pas partie de la norme cis-hétérosexuelle et dyadique.

Sur inscription par mail à le-bdqi@riseup.net (max 15 personnes). Merci de d’indiquer un numéro de téléphone lors de votre inscription.

 

On s’interroge dans notre travail sur la transmission et la circulation des histoires dans nos communautés queers. On vous propose de construire pas à pas une grande carte d’exploration pour relier nos histoires de vie les unes aux autres. On va partir de différents exercices pour entrer progressivement dans le partage de souvenirs liés à nos histoires de vie queer. On va explorer l’espace en dansant en groupe. On va s’échanger avec la voix des textes que l’on aura choisis ou écrits. On aura des moments parfois en binôme et seul·x·e. On va voir ensemble comment on peut lier ces textes et ces souvenirs avec des gestes et des mouvements de danse. L’idée de tout ça est de se permettre de trouver son rythme et sa place en explorant la danse et l’écriture, pour célébrer ensemble la richesse et la diversité de nos communautés.

En collaboration avec Vogay

Juliette Huber

Formée de manière autodidacte aux pratiques chorégraphiques et aux techniques de corps et de soin, Juliette explore le mouvement, l’écriture et l’illustration comme manière d’habiter son monde pour explorer avec plus de densité les mondes qui l’entourent. Par l’écriture et le dessin, elle met en mouvement et retrace les vieilles histoires qui la peuplent, celle de sa relation de sœur jumelle, et plus largement les dimensions intimes et politiques de ses relations aux autres. Elle invite au travers de sa création ses personnages : femmes trans, pédales, fem-girls, trannies, pour les mettre en réseau. Elle collecte des souvenirs, des traces de son passé et des indices de son avenir. Attachée à la question de la transmission, elle anime des ateliers qui mêlent la pratique de l’écriture et celle du mouvement auprès de jeunes publics et de publics adultes.

Lou Pioupiou

Artiste pluridisciplinaire, Lou aime écrire, danser, dessiner. Elle navigue entre la poésie, le flux spontané et explore son langage. Forméə en sciences sociales et politiques et en médiation culturelle et artistique, elle conçoit son travail sous l’angle de sa réception et de son implication politique. Elle s’intéresse aux pratiques artistiques, politiques et affectives communautaires queers et trans, présentes, passées et futures. Elle cherche à resserrer les espaces qu’elle habite par des liens sensibles et affectifs ; elle active des imaginaires réels ou fantasmés avec des figures proches ou mystiques. Elle aime l’auto-micro-édition, les poèmes d’amour, les promenades écosexuelles, les fragments et les traces qui deviennent des souvenirs. Elle crée des lectures, des performances et des espaces de pratiques et d’expressions minorisées avec des copaines. Elle aime la pop et le reggaeton.

 

@juliette.julie.tte
@lausdea 

 


©Audrey Bigot

 

 

La splendide scène ouverte zinzin spécial kids

Par des enfants fantastiquement important·x·e·s!

7 septembre
17h30
Scène ouverte

Ouvert à tousxtes

 

Cette année au BDQI, pour notre programme spécial kids, on a rêvé pour vous une splendide scène ouverte zinzin faite que par des enfants (et quelques grand·x·e·s enfants)! Dans un grand déroulé de tapis à paillettes, il y aura… (roulements de tambour) un petit show d’acroyoga, un exposé sur les dinosaures, un défilé de mode à l’arrache, une démo de robot, un tour de magie trop magique où le lapin a disparu, un stand de maquillage pas comme les autres et bien d’autres fantaisies ou peut-être tout autre chose, ça sera surprise surprise! Venez admirez le coup de projecteurs sur des enfants fantastiquement important·x·e·s!

Spéciale dédicace à Adama-baïlo et Aminatou, enfants les plus fidèles du BDQI, grâce à qui cette idée de génie est apparue!


Contes à 2 mains, 1 voix et vous

Par l’Association Viens voir !
Viviane Boson, Clarisse Raboud et Odile Cantero


7 septembre
15h30-16h30
Construction collective d’un conte / bilingue langue des signe française – français (~1h)

Ouvert à tousxtes

Un conte avec la parole et les mains qui n’a pas de suite et pas de fin, venez nous aider à l’étoffer en Langue des Signes Française et en parole ! Notre association Viens voir raconte des histoires pour les petit·x·e·s et les grand·x·e·s, aujourd’hui nous avons envie de collaborer avec vous pour créer une histoire à plusieurs, pour que l’on puisse chacun·x·e apporter à cette histoire un petit peu de nous. Nous racontons en langue des signes française et en français, nous sommes entendantes et sourdes et vous ? Que nous apporterez-vous?

L’association Viens Voir vise à promouvoir la création artistique en et autour de la langue des signes française (LSF). Elle encourage la collaboration entre des artistes entendant·es et sourd·es et la production de spectacles accessibles à ces deux populations.  

Elle est menée et gérée par trois personnes: Viviane Boson, enseignante de LSF, conteuse et comédienne, Odile Cantero, comédienne et metteuse en scène maîtrisant la LSF et Clarisse Raboud, interprète LSF et conteuse.

Nos rêves ou rien

Les éditions 7/7

7 septembre
14h-14h45

Atelier Philo pour enfants autour du podcast « Nos rêves ou rien »
Pour les 7 – 9 ans
Sur inscription par https://forms.allinone.io/view.php?id=833750 (max 15 enfants)

 

Les éditions 7/7 proposent un atelier lecture-philo autour d’un épisode original de ses histoires radiophoniques « Nos rêves ou rien ». Cette maison d’édition de littérature jeunesse libre engagée en faveur de la justice sociale est basée à Genève. Elle vise à susciter la curiosité, questionner le monde dans lequel nous vivons et rêver le monde de demain, un monde où toute personne peut se permettre d’exister, se mouvoir, jouer et rêver.

En collaboration avec la bibliothèque de Nyon.

@septsept__

 

Contemplons nos âmes signantes

Par Noha El Sadawy avec Senad Sopnic et Lionel Vauthey

6 septembre
16h30-17h30, 19h et 20h45

Atelier, présentation, performance et table ronde / bilingue langue des signes française – français

Ouvert à tousxtes

Le programme de Noha El Sadawy met en scène des personnes sourdes avec des profils artistiques variés : performeur·x·euse·s VV (visual vernacular), dessinateur et médiatrice culturelle. Ce choix riche et varié permet de mettre en valeur la surdité, la culture sourde et notre propre rapport avec l’expression artistique, qui passe par le visuel et une expression corporelle accrue en raison de notre surdité. Les participant·x·e·s en retireront des éléments qui leur seront utiles pour leurs propres vécus et leurs propres travaux artistiques.

16h30-17h30
À l’atelier du Visual Vernacular (VV), un art visuel et vernaculaire, nous explorons une forme d’expression unique à la communauté sourde. Senad Sopnic, performeur sourd, présentera le VV, en expliquant son fonctionnement et ses différentes formes. Noha El Sadawy retracera l’histoire du VV, qui existe depuis 40 ans. Originaire des États-Unis, les premières performances de Visual Vernacular étaient fortement inspirées par le cinéma. Ensemble, nous créerons une petite histoire pour mieux comprendre comment cette forme d’expression s’inspire du cinéma.
Sur inscription par mail à le-bdqi@riseup.net (max 12 personnes). Merci d’indiquer un numéro de téléphone lors de votre inscription.
19h

Noha El Sadawy vous invite à une présentation de Lionel Vauthey. Lionel est un artiste passionné par la photographie et le dessin depuis de nombreuses années. Ses œuvres, riches de détails visuels, reflètent ses expériences de vie, marquées par des situations difficiles mais toujours imprégnées de sa motivation à poursuivre son travail artistique. Durant la pandémie, il a revisité ses dessins et sa biographie, abordant notamment les défis de la communication liés au port des masques.

20h repas

20h45
Ensuite, nous pourrons assister à la performance de Senad Sopnic. Il collabore depuis un an pour promouvoir le Visual Vernacular, encore peu connu en Suisse romande par rapport à d’autres régions comme la France et les Etats-Unis. Son travail vise à faire reconnaître cette forme d’art unique et à partager sa passion avec un public plus large.

Le programme se terminera par une table ronde proposée par Noha El Sadawy autour de son travail pour mettre en valeur la surdité et la culture sourde.

Je m’appelle Noha El Sadawy, je suis sourde et active depuis 15 ans dans la médiation culturelle. La culture est mon domaine de prédilection et j’ai envie de pouvoir la partager avec le public sourd qui est confronté, comme je le constate souvent, à des obstacles dans l’accessibilité lors de leurs propres expériences dans les milieux culturels. Mon rôle et mon but est de pouvoir permettre à ce public de découvrir un monde qui ne leur est que souvent peu accessibles. Je travaille en partenariat avec plusieurs institutions culturelles en Suisse romande et ai en conséquence créé mon propre profil indépendant avec l’organisation Musen qui souhaite œuvrer dans le sens de la médiation culturelle.

@nelsadawy
@vv.c_amc
@lionel_vauthey
@vv.hei_bai

www.musen-ls.net

 


©Kim Chanel


©Kim Chanel


©Kim Chanel



©Kim Chanel

©Kim Chanel