


© Paulina Funes

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Née en plein contexte de confinement lié à la pandémie Covid-19, radio 40 a été conçue comme un espace digital de soutien de la culture et de ses contributeur·ice·x·s. Celle-ci offre aux créateur·rice·x·s et auditeur·rice·x·s la possibilité de partager toutes sortes de contenus audio. Pour la seconde fois, le studio mobile de radio 40 s’installe au BDQI pour diffuser en live certains contenus qui seront ensuite disponible sur les archives du BDQI.
Le studio de radio 40 est installé au Théâtre de l’Arsenic à Lausanne d’où sont diffusées régulièrement des émissions.
Les compétitions artistiques viennent valider l’idée que les artistes ont davantage besoin de visibilité et de “soutien” que de moyens. On aide les artistes plus qu’on ne les paie. Elles sont l’aboutissement de tout un système de validation au mérite par des pairs qui, avec la visibilité comme monnaie d’échange, participent à l’invisibilisation des réalités du travail artistique et de sa précarité. Pourtant, de nombreux témoignages d’artistes – que nous avons récolté dans notre enquête “How are artists chosen?” mené dans le cadre des Swiss Art Awards en 2023 – viennent confirmer que la mise en compétition crée de la frustration, de la colère, de l’incompréhension voire une certaine défiance entre artistes. Dans un système déjà très individualiste et compétitif, la mise en concurrence et la distinction d’un petit nombre d’artistes alimente un certain mythe de la rareté et de la méritocratie, renforçant par conséquent le sentiment d’isolement et d’illégitimité pour celleux qui ne sont pas sélectionnés et qui sont, de fait, la majorité. Le collectif Wages For Wages Against souhaite repenser les fondements des politiques de soutien aux artistes et contribuer à un monde de l’art moins compétitif.
Wages For Wages Against (wfwa.ch) est un collectif et une campagne pour une rémunération juste des artistes en Suisse, de meilleures conditions de travail, et une économie alternative des arts, dans le but d’agir contre toutes les formes de discrimination à travers des débats publics et des actions collectives. Nous demandons aux organisations artistiques d’être transparentes et de prendre leurs responsabilités afin de garantir des pratiques équitables et des opportunités équivalentes dans un contexte bien trop souvent discriminatoire. Nous désirons mutualiser nos connaissances, recréer des espaces communs, dévoiler les mécanismes systémiques, parler d’argent et de concurrence, retrouver le pouvoir et une gouvernance sur les questions concernant les artistes, redistribuer équitablement l’argent public, et contrer plutôt que reproduire les modèles de domination.
Avant sa présentation, le collectif Wages For Wages Against invite les travailleur·x·euses de l’art et artistes à une discussion en petit groupe sur leur recherche. WFWA a enquêté sur la manière dont les travailleur·x·euses de l’art sont sélectionné·x·e·s dans les compétitions artistiques. Elles mènent une réflexion d’une manière plus générale sur le format du concours comme un véritable outil démocratique de soutien à la scène artistique et aux travailleur·x·euses de l’art. Après la réalisation d’une enquête sur les Swiss Art Awards en 2023, elles viennent de publier un ouvrage qui présente les résultats et les conclusions faites à partir des données récoltées. Le collectif Wages For Wages Against souhaite repenser les fondements des politiques de soutien aux artistes et contribuer à un monde de l’art moins compétitif.
Wages For Wages Against (wfwa.ch) est un collectif et une campagne pour une rémunération juste des artistes en Suisse, de meilleures conditions de travail, et une économie alternative des arts, dans le but d’agir contre toutes les formes de discrimination à travers des débats publics et des actions collectives. Nous demandons aux organisations artistiques d’être transparentes et de prendre leurs responsabilités afin de garantir des pratiques équitables et des opportunités équivalentes dans un contexte bien trop souvent discriminatoire. Nous désirons mutualiser nos connaissances, recréer des espaces communs, dévoiler les mécanismes systémiques, parler d’argent et de concurrence, retrouver le pouvoir et une gouvernance sur les questions concernant les artistes, redistribuer équitablement l’argent public, et contrer plutôt que reproduire les modèles de domination.
@wfwa.ch
https://wfwa.ch/en

C’est le matin et il faut se lever, vérifier son tel, peut-être nourrir les enfants et aller travailler, peut-être traîner ou se promener. Le défi 14 jours de yoga sur youtube n’a jamais commencé. Je propose qu’on s’allonge sur un tapis ou sur l’herbe, qu’on s’étire comme quand on avait six ans, qu’on baille bruyamment, qu’on déroule sa colonne vertébrale et scanne ses articulations. Pour bien commencer la journée en douceur avec un échauffement en mouvement, musique, danse pour tout le monde. Pour prendre soin de notre corps si précieux et en même temps de notre esprit.
Danseuse, performeuse, présentatrice TV. J’utilise le corps comme organe de réflexion sur des questions comme l’identité ou la liberté. Je danse pour réfléchir, mais aussi pour me soigner. Le vent, la chaleur, le froid qui pique, les émotions fortes sont mes moteurs. Quand je danse, on pourrait penser à : du patinage artistique sur glace, à de la capoeira, ou à d’autres pratiques qui ont traversé le temps, l’océan et bien d’autres obstacles.
@anitamaimounasupernova
https://collectif-zea.ch/f/


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Melissa is also known for eating books and beef.
@melissaghazale




Kounkoli signifie « laver la tête » en bambara, une langue des pays mandingues. C’est un rituel lié au mariage, que j’interprète de manière critique : liberté, amour et partage. Ce rituel me révolte mais je ne veux pas juste le jeter. Je souhaite lui insuffler de la vie. Je crois en la force d’une résistance qui ne soit pas bloquée mais fluide. Le public est invité à recevoir et à partager car j’ai besoin d’être entourée pour que la magie opère. Je remercie Oumou Sangaré pour son inspiration.
Danseuse, performeuse, présentatrice TV. J’utilise le corps comme organe de réflexion sur des questions comme l’identité ou la liberté. Je danse pour réfléchir, mais aussi pour me soigner. Le vent, la chaleur, le froid qui pique, les émotions fortes sont mes moteurs. Quand je danse, on pourrait penser à : du patinage artistique sur glace, à de la capoeira, ou à d’autres pratiques qui ont traversé le temps, l’océan et bien d’autres obstacles.
In the 30-min long lecture performance, the artist will introduce several snacks and drinks she bought at the local Asian supermarket, sharing not only the food, but also anecdotes, pop culture, art and history, as well as her personal stories related to the products with the audience.
Née en plein contexte de confinement lié à la pandémie Covid-19, radio 40 a été conçue comme un espace digital de soutien de la culture et de ses contributeur·ice·x·s. Celle-ci offre aux créateur·rice·x·s et auditeur·rice·x·s la possibilité de partager toutes sortes de contenus audio. Pour la seconde fois, le studio mobile de radio 40 s’installe au BDQI pour diffuser en live certains contenus qui seront ensuite disponible sur les archives du BDQI.
Le studio de radio 40 est installé au Théâtre de l’Arsenic à Lausanne d’où sont diffusées régulièrement des émissions.
Au départ ma thèse de doctorat sur les épreuves de colonialité dans l’art et la culture à Bruxelles auxquelles font face les artistes noirs, cette conférence abordera le concept de blanchité. Hégémonie du regard blanc et « espaces blancs » sont des concepts qui ne peuvent être compris en dehors d’une histoire du colonialisme. Ils désignent cette idée d’une continuité coloniale qui passe par l’organisation du visible et de l’invisible dans les espaces. Ainsi cette conférence approfondira le concept de blanchité de manière à pouvoir appréhender les enjeux de domination dans les milieux culturels.
Véronique Clette-Gakuba est chercheuse en sociologie et membre du collectif Présences Noires. Membre du centre de recherche METICES (Université Libre de Bruxelles -ULB) depuis une quinzaine d’années, ses recherches portent sur l’anti-noirceur et la colonialité du pouvoir dans le contexte d’une ville comme Bruxelles, à la fois métropole postcoloniale et lieu de (re)production d’une condition noire. Plus spécifiquement, ses recherches portent sur les liens entre racisme, art et culture, sur les processus de subalternisation coloniale toujours en cours et sur les résistances noires se jouant dans les entremêlements entre la création artistique et les engagements politiques. En juin 2023, Véronique Clette-Gakuba a soutenu sa thèse de doctorat à l’ULB (Faculté de Philosophie et des Sciences Sociales) intitulée: « Epreuves de colonialité dans l’art et la culture. Faire exister un monde noir à Bruxelles ».
@clettegakuba

