Bravo les goudoux

Par Jeanne & Cassandre

14 septembre
16h30-18h30

Loto
Ouvert à tous·x·tes

TW : Certaines des histoires contiennent du vécu de lesbophobie ou transphobie. 
 
Venez jouer au loto « Bravo les goudoux », construit à partir des archives lesboqueers de Lestime! On y découvrira des histoires de luttes passées et quelques pépites actuelles récoltées par nos soins. On y jouera en écoutant des histoires de goudoux qui nous font marrer, nous inspirent et nous questionnent.
Stickers d’époque ainsi que d’autres accessoires et délices de goudoux pourront être gagnés.
Ce loto est le rendu de notre résidence le nez dans les archives et la tête pleine de goudoux durant ce printemps 2024.
 
 
Je m’appelle Jeanne et j’ai fait ce loto avec beaucoup de plaisir car j’aime jouer et j’aime les histoires de luttes goudoux. En 2022,  j’ai réalisé avec 2 copines féministes un jeu de plateau « Les oies fâchées aux bec pointus » à partir d’archives de luttes féministes genevoises. Je viens du milieu militant queer et féministe alors ça a du sens de revisiter ces histoires qui nous ont inspiré.e.x.s, construit.e.x.s.
 
Cassandre Poirier-Simon est game designer, artiste et médiatrice culturelle numérique. Via la figure de la carte et du labyrinthe, son travail est de créer des formes de récits qui ne soient pas monolithiques. Elle tisse aussi les voix dans des projets radiophoniques, chorales et performatifs.
 
 
@pyrussandre 

https://www.mythn.ch/

 

 


© Paulina Funes


© Paulina Funes

radio 40 x BDQI

Par radio40

13 septembre
19h30
Diffusion radio

Ouvert à tous·x·tes

 

Née en plein contexte de confinement lié à la pandémie Covid-19, radio 40 a été conçue comme un espace digital de soutien de la culture et de ses contributeur·ice·x·s. Celle-ci offre aux créateur·rice·x·s et auditeur·rice·x·s la possibilité de partager toutes sortes de contenus audio. Pour la seconde fois, le studio mobile de radio 40 s’installe au BDQI pour diffuser en live certains contenus qui seront ensuite disponible sur les archives du BDQI.

 
Née au lendemain des annonces de confinement du 13 mars 2020 dans le contexte de la pandémie Covid-19 en Suisse, radio 40 a été conçue comme un espace digital de soutien de la culture ainsi que de celleux qui y contribuent. Depuis sa création, la radio offre aux artiste·x·s, créateur·rice·x·s et auditeur·rice·x·s la possibilité de partager et de diffuser du contenu à travers des discussions, podcasts, mixes ou lives.
Aujourd’hui, radio 40 s’inscrit dans le paysage culturel suisse romand comme étant une plateforme collaborative expérimentale, un lieu d’expression libre et alternatif complémentaire aux espaces de création traditionnels.

Le studio de radio 40 est installé au Théâtre de l’Arsenic à Lausanne d’où sont diffusées régulièrement des émissions. 

 
@radio 40
 
 


Émulation ou compétition dans les arts?

Par Ramaya Tegegne et Tiphanie Blanc sur radio40

13 septembre
19h

Présentation et diffusion radio

Ouvert à tous·x·tes

 

Les compétitions artistiques viennent valider l’idée que les artistes ont davantage besoin de visibilité et de “soutien” que de moyens. On aide les artistes plus qu’on ne les paie. Elles sont l’aboutissement de tout un système de validation au mérite par des pairs qui, avec la visibilité comme monnaie d’échange, participent à l’invisibilisation des réalités du travail artistique et de sa précarité. Pourtant, de nombreux témoignages d’artistes – que nous avons récolté dans notre enquête “How are artists chosen?” mené dans le cadre des Swiss Art Awards en 2023 – viennent confirmer que la mise en compétition crée de la frustration, de la colère, de l’incompréhension voire une certaine défiance entre artistes. Dans un système déjà très individualiste et compétitif, la mise en concurrence et la distinction d’un petit nombre d’artistes alimente un certain mythe de la rareté et de la méritocratie, renforçant par conséquent le sentiment d’isolement et d’illégitimité pour celleux qui ne sont pas sélectionnés et qui sont, de fait, la majorité. Le collectif Wages For Wages Against souhaite repenser les fondements des politiques de soutien aux artistes et contribuer à un monde de l’art moins compétitif.

 
 

Wages For Wages Against (wfwa.ch) est un collectif et une campagne pour une rémunération juste des artistes en Suisse, de meilleures conditions de travail, et une économie alternative des arts, dans le but d’agir contre toutes les formes de discrimination à travers des débats publics et des actions collectives. Nous demandons aux organisations artistiques d’être transparentes et de prendre leurs responsabilités afin de garantir des pratiques équitables et des opportunités équivalentes dans un contexte bien trop souvent discriminatoire. Nous désirons mutualiser nos connaissances, recréer des espaces communs, dévoiler les mécanismes systémiques, parler d’argent et de concurrence, retrouver le pouvoir et une gouvernance sur les questions concernant les artistes, redistribuer équitablement l’argent public, et contrer plutôt que reproduire les modèles de domination.

 
@wfwa.ch

Les compétitions dans l’art, quelles alternatives?

Par Wages For Wages Against avec Ramaya Tegegne et Tiphanie Blanc

13 septembre
16h-18h

Discussion informelle

Pour travailleur·x·euses de l’art

 

Avant sa présentation, le collectif Wages For Wages Against invite les travailleur·x·euses de l’art et artistes à une discussion en petit groupe sur leur recherche. WFWA a enquêté sur la manière dont les travailleur·x·euses de l’art sont sélectionné·x·e·s dans les compétitions artistiques. Elles mènent une réflexion d’une manière plus générale sur le format du concours comme un véritable outil démocratique de soutien à la scène artistique et aux travailleur·x·euses de l’art. Après la réalisation d’une enquête sur les Swiss Art Awards en 2023, elles viennent de publier un ouvrage qui présente les résultats et les conclusions faites à partir des données récoltées. Le collectif Wages For Wages Against souhaite repenser les fondements des politiques de soutien aux artistes et contribuer à un monde de l’art moins compétitif.

Wages For Wages Against (wfwa.ch) est un collectif et une campagne pour une rémunération juste des artistes en Suisse, de meilleures conditions de travail, et une économie alternative des arts, dans le but d’agir contre toutes les formes de discrimination à travers des débats publics et des actions collectives. Nous demandons aux organisations artistiques d’être transparentes et de prendre leurs responsabilités afin de garantir des pratiques équitables et des opportunités équivalentes dans un contexte bien trop souvent discriminatoire. Nous désirons mutualiser nos connaissances, recréer des espaces communs, dévoiler les mécanismes systémiques, parler d’argent et de concurrence, retrouver le pouvoir et une gouvernance sur les questions concernant les artistes, redistribuer équitablement l’argent public, et contrer plutôt que reproduire les modèles de domination.

@wfwa.ch
https://wfwa.ch/en

Échauffement doux du matin

Par Anita Maïmouna Neuhaus

13 septembre
9h30-11h

Échauffement physique en douceur

Ouvert à tous·x·tes

C’est le matin et il faut se lever, vérifier son tel, peut-être nourrir les enfants et aller travailler, peut-être traîner ou se promener. Le défi 14 jours de yoga sur youtube n’a jamais commencé. Je propose qu’on s’allonge sur un tapis ou sur l’herbe, qu’on s’étire comme quand on avait six ans, qu’on baille bruyamment, qu’on déroule sa colonne vertébrale et scanne ses articulations. Pour bien commencer la journée en douceur avec un échauffement en mouvement, musique, danse pour tout le monde. Pour prendre soin de notre corps si précieux et en même temps de notre esprit.

Danseuse, performeuse, présentatrice TV. J’utilise le corps comme organe de réflexion sur des questions comme l’identité ou la liberté. Je danse pour réfléchir, mais aussi pour me soigner. Le vent, la chaleur, le froid qui pique, les émotions fortes sont mes moteurs. Quand je danse, on pourrait penser à : du patinage artistique sur glace, à de la capoeira, ou à d’autres pratiques qui ont traversé le temps, l’océan et bien d’autres obstacles.

 

@anitamaimounasupernova
https://collectif-zea.ch/f/

 

« Sorry, This Was Meant to Be Funny » Or « A Joke Gone Terribly Wrong »

Par Melissa Ghazale

12 septembre
21h
Performance en anglais

Ouvert à touxtes personnes de +18ans (sujets sensibles)

This performative reading intertwines a video screening with a live act to explore the dynamic interplay between reality and projection. This arrangement continually raises questions about authorship, audience engagement, and the nature of the performance itself: who is speaking, what sensibilities are affected or preserved, what work is at work, what work is denied, postponed, displaced? Melissa’s storytelling technique draws from digital cultures, incorporating glitch-generated screams and direct textual addresses, while also embracing analog postmodern narrative tropes like parody, ventriloquism, and stand up comedy. This blend of digital and analog aesthetics creates a powerful emotional landscape, oscillating between the loneliness of the screen and the destabilizing loss of reality. Through this subversive aesthetic, and in all the paradoxical contrast that this implies, the trajectory of learning to speak under censorship is conjugated in the first person singular and thrown back at the audience by direct address.

 

TW : the performance will verbally evoke the subjects of sex, drugs, suicide, and dead babies.
Born and raised in the land of snark, Melissa Ghazale is armed with a degree in sarcasm.
While other kids were mastering multiplication tables, she was too busy perfecting her next zinger and eye-rolling skills. In her spare time (which, let’s face it, is most of the time), Melissa enjoys indulging in her love of puns, conspiracy theories, and memes (not necessarily in that order).She is renowned for her razor-sharp wit and penchant for passive-aggressive come backs .

Melissa is also known for eating books and beef.

@melissaghazale

 

Kounkoli

Par Anita Maïmouna Neuhaus avec Füsun IPek 

12 septembre
20h
Performance de danse (20min)

Ouvert à tousxtes

Kounkoli signifie « laver la tête » en bambara, une langue des pays mandingues. C’est un rituel lié au mariage, que j’interprète de manière critique : liberté, amour et partage. Ce rituel me révolte mais je ne veux pas juste le jeter. Je souhaite lui insuffler de la vie. Je crois en la force d’une résistance qui ne soit pas bloquée mais fluide. Le public est invité à recevoir et à partager car j’ai besoin d’être entourée pour que la magie opère. Je remercie Oumou Sangaré pour son inspiration.

 

Anita Maïmouna Neuhaus

Danseuse, performeuse, présentatrice TV. J’utilise le corps comme organe de réflexion sur des questions comme l’identité ou la liberté. Je danse pour réfléchir, mais aussi pour me soigner. Le vent, la chaleur, le froid qui pique, les émotions fortes sont mes moteurs. Quand je danse, on pourrait penser à : du patinage artistique sur glace, à de la capoeira, ou à d’autres pratiques qui ont traversé le temps, l’océan et bien d’autres obstacles.

 

Füsun IPek 
Chanteuse, performeuse, théoricien de l’art et travailleur social. À travers mes expressions artistiques, je sensibilise aux rôles de genre, à la migration, aux injustices sociales et aux problèmes environnementaux. Mon travail artistique revêt un large éventail de formes qui s’étend de l’art textile aux performances de lecture. Quand je chante, je suis ici.

 

@anitamaimounasupernova
@song.ipek

Asian Snack Bar

Par zhaoyuefan

12 septembre
19h
Performance en anglais (30min)

Ouvert à tousxtes

In the 30-min long lecture performance, the artist will introduce several snacks and drinks she bought at the local Asian supermarket, sharing not only the food, but also anecdotes, pop culture, art and history, as well as her personal stories related to the products with the audience.

 

zhaoyuefan was born in Wuhan and grew up in Beijing, China. She has been working and living in Switzerland and Germany since 2016.
zhaoyuefan’s artistic practice revolves around her experience of living as a legal alien in western countries (« why am I here »). Through video/sound installation, performance, writing and publishing, she interferes with daily life situations, de-/reconstructs existing objects and found images, digging into their contexts, uses lightness to touch on the visible and invisible boundaries shaped by language, culture, identities and collective memories. Her works are a series of translations, transformations and transpositions based on the transcultural context, leading to reflections on the cultural hegemony.​​​​​​​ In addition to her own practice, she is also one of the initiators of the art collective Mahjong Friends.

 

@fffanzy

www.fffanzy.com

 


©Bacio Collective

radio 40 x BDQI

Par radio40

11 septembre
20h30
Diffusion radio

Ouvert à tousxtes

 

Née en plein contexte de confinement lié à la pandémie Covid-19, radio 40 a été conçue comme un espace digital de soutien de la culture et de ses contributeur·ice·x·s. Celle-ci offre aux créateur·rice·x·s et auditeur·rice·x·s la possibilité de partager toutes sortes de contenus audio. Pour la seconde fois, le studio mobile de radio 40 s’installe au BDQI pour diffuser en live certains contenus qui seront ensuite disponible sur les archives du BDQI.

 

Née au lendemain des annonces de confinement du 13 mars 2020 dans le contexte de la pandémie Covid-19 en Suisse, radio 40 a été conçue comme un espace digital de soutien de la culture ainsi que de celleux qui y contribuent. Depuis sa création, la radio offre aux artiste·x·s, créateur·rice·x·s et auditeur·rice·x·s la possibilité de partager et de diffuser du contenu à travers des discussions, podcasts, mixes ou lives.
Aujourd’hui, radio 40 s’inscrit dans le paysage culturel suisse romand comme étant une plateforme collaborative expérimentale, un lieu d’expression libre et alternatif complémentaire aux espaces de création traditionnels.

Le studio de radio 40 est installé au Théâtre de l’Arsenic à Lausanne d’où sont diffusées régulièrement des émissions.

 

@radio 40

Hégémonie du regard blanc dans les milieux de la culture : problèmes et pistes de réflexion au départ d’une recherche de terrain à Bruxelles

Par Véronique Clette-Gakuba sur radio40

11 septembre
20h30

Conférence (~45min) et diffusion radio

Ouvert à tousxtes

 

Au départ ma thèse de doctorat sur les épreuves de colonialité dans l’art et la culture à Bruxelles auxquelles font face les artistes noirs, cette conférence abordera le concept de blanchité. Hégémonie du regard blanc et « espaces blancs » sont des concepts qui ne peuvent être compris en dehors d’une histoire du colonialisme. Ils désignent cette idée d’une continuité coloniale qui passe par l’organisation du visible et de l’invisible dans les espaces. Ainsi cette conférence approfondira le concept de blanchité de manière à pouvoir appréhender les enjeux de domination dans les milieux culturels.

 

Véronique Clette-Gakuba est chercheuse en sociologie et membre du collectif Présences Noires. Membre du centre de recherche METICES (Université Libre de Bruxelles -ULB) depuis une quinzaine d’années, ses recherches portent sur l’anti-noirceur et la colonialité du pouvoir dans le contexte d’une ville comme Bruxelles, à la fois métropole postcoloniale et lieu de (re)production d’une condition noire. Plus spécifiquement, ses recherches portent sur les liens entre racisme, art et culture, sur les processus de subalternisation coloniale toujours en cours et sur les résistances noires se jouant dans les entremêlements entre la création artistique et les engagements politiques. En juin 2023, Véronique Clette-Gakuba a soutenu sa thèse de doctorat à l’ULB (Faculté de Philosophie et des Sciences Sociales) intitulée: « Epreuves de colonialité dans l’art et la culture. Faire exister un monde noir à Bruxelles ».

 

@clettegakuba