Au centième millénaire d’une terre sacrifiée, d’où me regarderas-tu ?

Avec les films de June Balthazard, Kantarama Gahigiri, Yusra Jobeir, Lucia Martinez Garcia, Aurélie Pernet, Yoon Sung-A. Une proposition de Juli Sando.

1er septembre
18h30-21h
Projection de courts-métrages (75′), dégustation et moment chill
ouvert à tousxtes

Ces 6 courts-métrages fusillent les regards insistants, ou au contraire, inexistants, souvent normalisés ou invisibilisés. Ceux posés sur soi, sur ce qu’on appelle nos origines, nos corps, et sur la terre que nous foulons de nos pieds. 6 éléments qui questionnent, avec un désir de s’affranchir de l’amertume qui s’accroche à nos langues, et de se souvenir de la puissance qui nous habite. 
En plus du repas prix libre, un moment de dégustation de maïs soufflé accompagné de sonorités de la laptopradiø vous sera proposé pour atterrir tout en douceur et discuter des films si on le souhaite.
« Da dove vieni » de Yusra Jobeir 
3’30 VO IT, ST FR+ENG

Plusieurs questionnements identitaires traversent l’esprit de la réalisatrice. Comment accepter ses origines lorsqu’on est poussé à s’intégrer dans une société à prédominance blanche ?

 « How to manage with or without one hundred ‘A’ » de Yoon Sung-A 
7’45 VO FR, ST ENG

Personne n’a jamais su dire, ni lire mon prénom. J’entreprends d’interviewer des personnes choisies au hasard dans la rue. Je leur montre un carton sur lequel est écrit “SUNG-A”, leur demande de le lire, de deviner ce que c’est. Enfin, je leur apprends la juste prononciation de ce prénom coréen.

 « I’m the only one I wanna see » de Lucia Martinez Garcia
6’ VO ENG, ST FR

Une femme, une danseuse, une créature, danse, libre. Elle se moque de la violence, des insultes, des regards qui règnent autour d’elle. À travers une danse émancipatrice, la protagoniste, Léo Chalié, s’affranchît du poids des stéréotypes sexistes et racistes qui lui sont imposés par le monde extérieur.
TW : mots explicites racistes et sexistes

 « As Sacrificadas » d’Aurélie Oliveira Pernet 
21’ VO PORT, ST FR+ENG

L’été, la campagne portugaise est ravagée par les incendies. Otilia se débat entre son travail de nettoyeuse à la piscine et la nécessité de s’occuper seule de sa mère. Assommée par ce quotidien étouffant, les flammes éveillent en elle solitude, désespoir et désir d’évasion.

 « Millennials » de June Balthazard 
25′ VO FR, ST ENG

Dans un futur proche, des enfants frustré·x·e·s par l’inaction climatique des adultes rejoignent des forêts pour empêcher l’abattage des arbres. Iels vivent en communauté, en quasi-autonomie dans la nature, dans des cabanes perchées dans les arbres. TW : mort, violence policière suggérée

 « Terra Mater » de Kantarama Gahigiri  
10′ VO ENG, ST FR
Elle se tient là, sûre d’elle, telle une déesse, entourée de montagnes infinies de déchets et de plastique. Technologie et débris dans nos sols, nos systèmes, nos os. Elle s’égare et se questionne, mais où trouver l’espace de guérison?  Un appel furieux au monde pour qu’il assume la responsabilité des conséquences du capitalisme, du colonialisme et de la destruction de l’environnement.
 Yusra Jobeir

Yusra Jobeir est née en l’an 2000 à Lugano, en Suisse italienne. D’origine tunisienne, elle poursuit actuellement ses études à Paris à la Sorbonne-Nouvelle. Passionnée de cinéma, elle a eu l’occasion de travailler à la Cinémathèque Suisse et au Film Festival de Locarno. Dans le cadre d’un atelier de pratique cinématographique, dirigé par Silvia Staderoli, Yusra a eu l’occasion de produire son premier court métrage « Pronto mi senti? ». Son deuxième court-métrage « Da dove vieni? » a été conçue pour l’événement Mashup Culture à Paris et a gagné le prix Coup de Coeur.

 Yoon Sung-A

Yoon Sung-A est une réalisatrice et une artiste franco-coréenne vivant à Bruxelles. Elle a été formée à l’université Sorbonne Nouvelle (théâtre), à l’Ecole des beaux-arts de Paris-Cergy et à l’école de cinéma INSAS de Bruxelles. Se jouant des formes et des genres, ses films se distinguent par un caractère hybride et une attention particulière portée sur le dispositif de mise en scène. Son travail emprunte autant à la démarche documentaire qu’aux codes de la fiction.

 Lucia Martinez Garcia

Lucia Martinez Garcia est une vidéaste, réalisatrice et monteuse suisse basée entre Genève et Paris. Ses courts-métrages ont été présentés dans des festivals internationaux comme le Festival international du film de Locarno, Visions du Réel, Entrevues Belfort, Palm Springs International Festival, DocLisboa et Côté Court, mais aussi dans des espaces d’art tels que le Centre d’Art Contemporain de Genève, la Fondation Ricard à Paris ou les Swiss Art Awards.

 Aurélie Oliveira Pernet

Aurélie Oliveira Pernet se forme d’abord en graphisme avant d’entreprendre un Bachelor en Cinéma à la HEAD – Genève. Elle obtient son diplôme en 2014 avec son court métrage Meccarillos qui circule dans plusieurs festivals internationaux. Diplômée d’un Master en Histoire et esthétique du cinéma de l’UNIL en 2019, elle développe depuis ses projets cinématographiques. Son dernier court-métrage As Sacrificadas (2022) est sélectionné au Festival international du film de Rotterdam. Elle se consacre actuellement à l’écriture de son premier long-métrage.

 June Balthazard

June Balthazard, née à Montbéliard en 1991, vit et travaille à Paris. Après des études à la Haute École d’Art et de Design (HEAD) de Genève et au Fresnoy – Studio National des Arts Contemporains, June Balthazard développe une pratique artistique mêlant films, vidéos et installations. Depuis quelques années, son travail questionne les modalités de cohabitation entre les humains et le reste du vivant. Au travers d’objets filmiques, elle confronte notamment le registre documentaire à des formes plus éloignées du réel : récit prospectif, animation, effets spéciaux, etc. Mais ces formes, loin de trahir le réel viennent plutôt l’éclairer et le transfigurer. En ce sens, ses films sont empreints d’un réalisme magique.

 Kantarama Gahigiri 

Auteure et réalisatrice de nationalité suisse et rwandaise, elle explore les notions d’identité, de souveraineté et de représentation à l’écran. Elle tourne en Afrique de l’Est et en Suisse. En 2023, elle participe à l’Atelier Grand Nord avec TANZANITE, son long métrage en développement. TERRA MATER (2023) a été présenté pour la première fois à la Berlinale en 2023 et a depuis un beau parcours en festivals internationaux, de IDFA à Sundance, début 2024.

 Juli Sando

Juli Sando est cinéaste et artiste. Elle est autant active dans la réalisation de films que dans la performance, l’installation multimédia, le texte et l’expérimentation sonore. Son travail mêle poésie et politique, questionne langage, identité et société. Sa démarche se caractérise par une attention aux moments de transition et aux phénomènes de disparition, et cherche à dessiner des possibilités de résistance dans la diversité des identités. Son dernier film «Fuku Nashi» (2022) distingué de quatre prix, porte notamment sur la question de mixité raciale, le poids des origines en relation avec la famille et avec sa propre identité à travers une approche intime. A côté de sa pratique personnelle, elle est également curatrice sonore au sein du collectif «laptopradiø», membre fondatrice de l’association de production d’art et de film «JoY», ainsi que du collectif «FAAB G». Elle est actuellement en phase de recherche et d’écriture pour son prochain projet de film.

@yusraem
@sunga.yoon
@_luciamartinezgarcia
@assacrificadas_shortfilm
@junebalthazard
@kantarama
@sando.julie

every care, édition atelier

Par Oscar M. Damianaki et Trân Tran 

1 septembre
12h30-18h
atelier

Pour personnes queer, TINFAG (trans, intersexe, neutre, femme, agenre, gay) et allié·x·e·s


every care, édition atelier, est pour toute personne de la commu des queeros TINFAG racisé·x·e·s et allié·x·e·s. Au programme la révolution par le soin, le soin par la lecture, écriture, customisation d’habits avec de la broderie ou réparation de chaussettes et autres tissus abimés, sieste, etcetera… ou juste être là, ensemble.

Ralentir ensemble, ralentir par de petits riens, le temps d’un atelier, avoir cette excuse pour ne rien faire et puis sur le long terme si on peut se le permettre, ralentir pour vivre et ne pas juste survivre. Nous aimerions trouver plus de place pour le soin et pour le repos dans nos quotidiens. Dans ce workshop, nous aimerions partager ce qui a été l’envie et le départ de notre création every care.

L’atelier ouvre ses portes de 11h à 18h, passez quand vous en avez envie et restez le temps que vous voulez!

Trân Tran
Artiste asio-descendantx trans-non-binaire, Trân Tran a fait des études en arts visuels à Lausanne et s’épanouit entre autre par le tatouage au studio Happypets, l’illustration, la gravure, la couture, la broderie, les blaguounettes et la performance, en créant en 2017 “TOAST”, sa compagnie d’art vivant, avec laquelle iel tourne la pièce “HERE & NOW”. Iel s’intéresse aux projets se plongeant dans l’intersectionalité pour canaliser sa tendre rage.

Oscar M. Damianaki
Oscar M. Damianaki est une personne trans-masc et grecque, artiste associé au Théâtre Sévelin 36. Il performe et chorégraphie avec la cie Kikux, et par d’autres chemins avec des collaborateur.ice.x.s super. Son travail s’articule autour des questions d’héritage, y compris la censure qui accompagne l’éducation et les normes culturelles qui nous façonnent. Les environnements communautaires jouent un rôle important dans son évolution, car le fait de faire partie de collectivités lui donne l’occasion de poser des questions, qui deviennent des dialogues, et créent ainsi une transformation.

@ink_and_the_gang
@cietoast
@almostlibrabutscorpio

 


© Pauline Humbert


© Pauline Humbert

Ouvrir la voix : Place aux Voix Noir·x·e·s

Par le Collectif Afro-Swiss

31 août
20h30
Discussion (~1h) et repas

Pour les personnes afrodescendant·x·e·s

Au travers de leurs témoignages poignants, plusieurs thèmes sont abordés dans le film d’Amandine Gay, tels que la misogynoire, la fétichisation des femmes noires, l’exotisation de leur corps ou encore les clichés qui leur sont associés. La projection du documentaire sera suivie d’une discussion uniquement pour les personnes afrodescendant·x·e·s modérée par le Collectif Afro-Swiss.

 

Le Collectif Afro-Swiss, le CAS, est une association romande fondée en 2009, dont l’objectif est de militer contre le racisme anti-Noirexs tout en s’inscrivant dans les luttes afro féministes. Le CAS propose une écoute et un soutien aux personnes victimes de racisme anti-Noirexs en Suisse romande. En outre, il offre des espaces de parole et de rencontres au travers des groupes de parole pour les personnes concernées par le racisme anti-Noirexs. Des activités tous publics sont également proposées à toute personne souhaitant s’outiller pour lutter contre le racisme anti-Noirexs. Le CAS a aussi organisé des visites guidées de la Genève coloniale. Par ailleurs, le CAS collabore avec d’autres associations ou collectifs militants contre les racismes en Suisse et en Europe. Enfin, le CAS organise des manifestations dans l’espace public afin de dénoncer le racisme anti-Noirexs.

 

@collectifafroswiss

 

Ouvrir la voix

Le Collectif Afro-Swiss présente un film d’Amandine Gay

31 août
18h30
Projection (2h)

Ouvert à tous·x·tes

 

Ouvrir la voix est un documentaire puissant réalisé en 2017 par Amandine Gay qui met en lumière divers récits de femmes afro-descendantes. La dimension intersectionnelle est le point clé de ce documentaire puisque ces femmes, trop souvent invisibilisées dans la société, y relatent leur expérience et leur parcours de vie en tant que « femme » et en tant que « noire » en Europe.

Ouvrir La Voix est un documentaire sur les femmes noires issues de l’histoire coloniale européenne en Afrique et aux Antilles. Le film est centré sur l’expérience de la différence en tant que femme noire et des clichés spécifiques liés à ces deux dimensions indissociables de notre identité « femme » et « noire ». Il y est notamment question des intersections de discriminations, d’art, de la pluralité de nos parcours de vies et de la nécessité de se réapproprier la narration.

Avec
Aiss Berg, Amelia Ewu, Eleonore, Fania Noel, Fanny Aka Thisiskiyemis, Laura Aka Mrsroots, Maboula Soumahoro, Many Chroniques, Marie Leda, Marie Julie Chalu, Merci Michel, Nass, Ndella Paye, Ornella Aka Loulou, Po B.K Lomani, Rachel Khan, Rebecca Chaillon, Sabine Pakora, Sandra, Sandra Sainte Rose Fanchine, Sharone, Taina, Thara, Zina

Amandine Gay
Réalisatrice, productrice, autrice, activiste, je partage mon temps entre recherche et création. Après, Ouvrir La Voix – mon premier film autoproduit et auto-distribué qui donne la parole à vingt-quatre femmes afro-descendantes francophones – sorti dans les salles françaises, belges et suisses en 2017 et canadiennes en 2018 ; je réalise un second documentaire, Une Histoire à Soi. Ce film d’archives sur l’adoption internationale du point de vue de 5 personnes adoptées, aujourd’hui adultes, sort en salles françaises le 23 Juin 2021, suisses le 2 février 2022 et à la Cinémathèque québécoise le 26 Août 2022. J’interviens régulièrement comme conférencière à propos de l’afroféminisme, des industries culturelles, de l’intersectionnalité ou de l’adoption. En 2018, je fonde le « Mois des Adopté·es », une série d’événements se déroulant tous les ans au mois de Novembre entre la France, la Suisse, la Belgique et le Québec afin de permettre aux personnes adoptées de se réapproprier la narration.

En 2021, j’ai décidé de raconter mon histoire dans un essai autobiographique sur l’adoption et j’ai donc publié mon premier ouvrage, Une poupée en chocolat, aux éditions La Découverte (France) et Remue-Ménage (Québec).

En 2024, la première série documentaire dont je suis co-autrice et réalisatrice entre en production

Collectif Afro-Swiss
Le Collectif Afro-Swiss, le CAS, est une association romande fondée en 2009, dont l’objectif est de militer contre le racisme anti-Noirexs tout en s’inscrivant dans les luttes afro féministes. Le CAS propose une écoute et un soutien aux personnes victimes de racisme anti-Noirexs en Suisse romande. En outre, il offre des espaces de parole et de rencontres au travers des groupes de parole pour les personnes concernées par le racisme anti-Noirexs. Des activités tous publics sont également proposées à toute personne souhaitant s’outiller pour lutter contre le racisme anti-Noirexs. Le CAS a aussi organisé des visites guidées de la Genève coloniale. Par ailleurs, le CAS collabore avec d’autres associations ou collectifs militants contre les racismes en Suisse et en Europe. Enfin, le CAS organise des manifestations dans l’espace public afin de dénoncer le racisme anti-Noirexs.

 

@collectifafroswiss
@orpheonegra

 

Atelier psycho-corporel d’empowerment pour personnes racisé·x·e·s

Par Patricia Kafwamba Oguey

31 août
12h-17h30
Atelier (5h30 avec pauses)
Pour personnes racisé·x·e·s
Sur inscription par mail à le-bdqi@riseup.net (max 12 personnes). Merci de d’indiquer un numéro de téléphone lors de votre inscription.

 

En Suisse aussi, les manifestations visibles du racisme ne sont en réalité que la pointe de l’iceberg. Pour les personnes racisées, il existe un immense pan de racisme invisible et structurel qui modèle très tôt notre vie, notre identité, la manière dont nous nous exprimons, la place qui nous est impartie…

Ces limitations et agressions nous obligent à développer des stratégies pour nous défendre, nous protéger, ou plus fondamentalement pour exister. 

Ces stratégies plus ou moins conscientes nous enferment dans un état de stress constant, avec des effets importants sur notre santé physique, émotionnelle et mentale. Nous nous retrouvons à devoir « nous battre tout le temps » ou bien « être irréprochable ». La plupart du temps, ces efforts ne changent rien à notre condition de base, nous laissant dans la frustration, la souffrance et l’épuisement.

Habituellement nous nous informons, afin de décrypter les codes sociétaux invisibles qui nous empêchent de nous développer librement. Ces informations ne suffisent pas pour qu’un réel changement s’opère en nous. La partie essentielle se déroule dans le corps, à travers nos émotions, nos ressentis souvent douloureux qu’il est important d’accueillir comme une partie entière de l’expérience du racisme.

Le but de cet atelier psycho-corporel est d’offrir aux participant.es.x un espace commun de sécurité, de bienveillance et de soin. 

A travers différentes pratiques basées sur le corps, nous allons identifier, adoucir et peut-être même lâcher des attitudes liées au stress racial. Nous explorerons également ce que signifie de poser des limites saines pour rentrer petit à petit en contact avec la personne riche et multiple que nous sommes. Etre pleinement présent.e.x à soi et aux autres.

 
 

Patricia Kafwamba Oguey est née à Lausanne en 1968. Elle est mariée, vit et travaille à Genève. Elle se forme d’abord comme physiothérapeute, puis élargit ses connaissances avec un cursus en thérapie psycho-corporelle, qui lui permet d’appréhender l’être humain dans sa globalité. Elle est également praticienne en Somatic Experiencing ®, approche qui s’adresse spécifiquement au travail avec les traumatismes. 

Suite à une recherche personnelle d’identité comme femme Afro-descendante dans une société de blancs, elle se documente sur le sujet du racisme et de la discrimination. Elle inclut de plus en plus cette dimension dans son activité professionnelle, travaillant avec des personnes racisées, en individuel et en groupe, sous forme de conférences et d’ateliers.

 

 

Découpe littéraire

Par Olga Madjinodji

31 août
10h

Atelier (~1h) 
Pour personnes racisé·x·e·s TINFA (trans, intersexe, neutre, femme, agenre)

Dans cet espace, laissez-vous guider par votre intuition afin de créer votre propre texte. Découpez des phrases, des mots et des images choisies pour les assembler de manière spontanée. Des extraits de textes d’auteur·x·e·s noir·x·e·s/afrodescendant·x·e·s sont mis à disposition, mais les participant·x·e·s peuvent aussi apporter leurs propres textes imprimés. Les réalisations peuvent être gardées ou offertes au BDQI, lues à haute voix ou non, selon l’envie de chaque participant·x·e.

Olga Madjinodji est médiatrice culturelle, active au sein du collectif Cabbak et de l’association Mosaik.

@madji_mad

 

The smiling chimpanzee – Pyjama Party

The smiling chimpanzee – Pyjama Party
Par Camille Zaerpour
30 août
dès 18h
performance, tout au long de la soirée
ouvert à tousxtes

Cette performance est née d’une réflexion sur la disparition des rituels dans notre société moderne. Il est inspiré par
une recherche fondée sur l’ouvrage The Crisis of Narration de Byung-Chul Han, qui explore la crise des
récits et des traditions, et met en lumière la perte des rituels qui structuraient autrefois notre rapport au
monde et aux autres. En recevant des cartes secrètes, chaque
participantexs devient porteureusexs et passeureusexs d’un morceau de texte, participant ainsi à un geste
collectif, une envie de recréer des liens plus profonds entre soi – les autres – les récits. Ce rituel poétique
contemporain s’inspire des pratiques anciennes, mais cherche avant tout à les réinventer avec simplicité.
L’idée n’est pas de commémorer le passé, mais plutôt d’explorer de nouvelles façons de réintroduire du
sens dans le banal pour créer du lien, des rappels d’une tradition narrative à réinventer.

 

Camille Zaerpour vit et travaille entre Lausanne et Zurich. Sa pratique se caractérise par une expérimentation ouverte, imprégnée de questions relatives à la grande et à la petite histoire, et aux liens entre ces deux dimensions apparemment intouchables mais intrinsèquement liées. Après des études d’ethnologie et d’histoire de l’art à Neuchâtel, elle poursuit ses recherches par le biais de textes écrits et de poésies orales. Elle est diplômée de la HEAD-Genève, Haute école d’art et de design. Son expérience de curatrice a également beaucoup nourri sa pratique et les questionnements qui en découlent. Elle s’intéresse au banal et à son influence sur notre compréhension de notre histoire et de l’Histoire en général.

@camille_zaer

 

La scéno de la Bande des QTpies de l’Installation du BDQI

Par La Bande Des QTpies de l’Installation – Max, Leo et Thérèse

27 août

14h à 17h
Un après-midi de chantier participatif

Pour personnes TINFA (trans, intersexe, neutre, femme, agenre)

Viens bricoler dans une ambiance choupi entre personnes tinfa (trans, intersexe, neutre, femme, agenre) pour la scénographie du BDQI. Que tu sois novice, expert·x·e ou simplement que t’aies envie de dérouiller tes poignets et/ou nous rencontrer, rejoins-nous. Amène ta tenue dommageable, des chaussures fermées et ton casque anti bruit si tu en as. On se réjouit de t’accueillir!

Nous, la Bande Deter des QTpie de l’Installation, on se réunit à nouveau cette année pour faire émerger une ambiance scénographique pour le plus super et important des festivals supers et importants le BUREAU DES QUESTIONS IMPORTANTES. On a hâte d’y être et on espère que ça vous plaira!

 

Nous, la Bande Deter des QTpie de l’Installation, on est 3, on aime bricoler des trucs, que ce soit avec du bois, du métal, du tissu, la moquette de nos grands-parents ou des trucs improbables de recup. Il y a Thérése, Max et Leo.

Thérèse est une jeune scénographe. Elle aime coller son oreille sur les vieux objets, les lambourdes abandonnées et autre tissus de fonds de placard pour écouter ce qu’iels ont à nous raconter.

Max fait de la scéno, des petits plats et du vélo. Max aime la poésie, les loutres, planter des clous et couper des poutres.

Leo aime bricoler, à plusieurs, penser des chantiers collectifs et réfléchir à l’ergonomie des espaces. Il debute en charpente, s’entraine à la menuiserie et aime autant la géometrie et la physique que les machins farfelus. Depuis 3 ans maintenant, il s’essaie à la scénographie avec dans le cadre motlonné créé par la super équipe du BDQI.

On dessine, on découpe, on cloue, on boit de la limonade (surtout ne pas oublier de s’hydrater), on se baigne dans la fontaine quand il fait trop chaud, on essaie, on discute, on invente des solutions, on ressaie, quelques goutte de sueur et tadam un nouvel espace eeeeh ! pour accueillir le bureau des questions importantes !

 

@terre_glaise
@kakiwax
@maxabix

En pratique

En pratique et accessibilité

L’espace eeeeh! se situe à 10 min de la gare de Nyon à la Place du Marché 2. Il est équipé d’une rampe d’accès aux normes PMR (voir photos en fin de page). Pour y accéder, il faut parcourir quelques mètres sur une rue pavée.
Une cabine de toilette sèche PMR sera a disposition à l’extérieur de l’espace (voir photos en fin de page).
Et à côté des toilettes publiques bien entretenues sont à disposition, de plein pied mais pas aux normes PMR.

Des petits sas sympas tranquilles cosys sont à disposition de qui aurait besoin de se retirer un moment. N’hésitez pas à nous contacter à le-bdqi@riseup.net ou au+41774737746 pour toutes questions liées à vos besoins : mobilité, traduction, infos pratiques détaillées, sensibilités, etc.

eeeeh
Place du Marché 2
1260 Nyon

Enfants

Certains projets sont spécialement conçus pour les enfants : vous en trouverez la sélection sous l’onglet « enfants » du site internet. Concernant le reste des projets, la plupart sont ouverts à tous les âges. Nous répondons volontiers à vos questions liées au programme pour les événements qui ne sont pas spécialement axé pour les enfants, mais auxquels iels sont aussi bienvenu·x·e·s.  Dans la mesure du possible, nous aimerions permettre aux personnes responsables d’enfants de pouvoir participer au BDQI.

 

Petit mot sanitaire

Le soin et la sûreté pour tousxtes nous importe énormément et nous aimerions proposer un lieu le plus accueillant et rassurant où tout le monde fait attention les un·x·e·s aux autres. Même si nous serions ravi·x·e·s de vous voir, nous souhaitons vous encourager à ne pas venir au BDQI si vous présentez des symptômes infectieux afin d’épargner les autres. Lors de certains rendez-vous, nous pourrions vous demander de porter un masque en solidarité avec les personnes les plus exposées d’entre nous.

 

Soutien billet de train

Le BDQI propose un soutien financier pour les billets de train. Si le coût du train t’empêche de venir profiter du festival, on te propose de nous écrire un mail à le-bdqi@riseup.net et on s’organise pour te payer une partie ou la totalité de ton billet.

 

 

 

 

 

 

 

© Laurent Schmidt

Valeurs

Valeurs

Lorsque l’on passe la porte du BDQI, on s’engage à respecter les espaces, les paroles et les limites de chacun·x·e. L’équipe du festival a à cœur et fait de son mieux pour porter des valeurs transféministes, antiracistes, antifascistes, antivalidistes et queer. Le BDQI est un endroit où on a le droit de se questionner, d’être en auto-travail et d’essayer, mais aucun comportements et paroles oppressives ou violentes ne sont acceptées. L’équipe est à votre écoute en cas de besoins ou de remarques. 

 

Mixités choisies 

Les différentes formes de mixité choisie sont des outils de solidarité et de luttes. Elles permettent la rencontre, les discussions et l’organisation entre personnes concernées par les mêmes questions et oppressées par les mêmes rapports de pouvoir. Elles sont donc bienvenues et encouragées au BDQI.

 

Langage inclusif

Nous avons choisi d’utiliser le « x » comme signe d’inclusion. Ces « x » sont, d’une part, un moyen de lutter contre l’hégémonie du masculin dans la langue française. Hégémonie qui invisibilise les autres genres et participe de la confiscation de l’universel par les hommes cisgenres, hétérosexuels et blancs. Et, d’autre part, ils permettent de visibiliser les personnes queer, genderfluid, trans* et non-binaires ne se reconnaissant ni dans le genre masculin ni dans le genre féminin.