Racisme internalisé: vers une nouvelle expérience

Par Patricia Kafwamba Oguey et Romain Oguey

2 septembre
19h

conférence – atelier (2h30)

Les personnes s’inscrivent en duo: une personne racisée avec une personne blanche.

 

Sur inscription par mail à le-bdqi@riseup.net (max 10 duos = 20 personnes). Merci de d’indiquer un numéro de téléphone lors de votre inscription.

Note importante: Les personnes s’inscrivent en duo: une personne racisée avec une personne blanche. La 1ère partie est une petite conférence avec des slides projetés, la 2ème partie est un travail pratique où les personnes racisées et les personnes blanches sont dans deux groupes séparés. La 3ème partie est un échange entre les participant·x·e·s.

 

 

Alors que les manifestations et activités anti-racistes sont de plus en plus présentes dans l’espace public, une dimension essentielle semble être encore ignorée. Le racisme nous concerne tous.tes.x, quelques soit nos origines et notre couleur de peau.

En tant que couple mixte, nous réalisons à quel point, depuis notre enfance, nos réalités sont différentes et donnent des points de référence très distincts sur notre environnement, notre vision et notre place dans la société.
Cette conférence-atelier est née de la question de comment vivre ensemble sans reproduire inconsciemment la dynamique de la suprématie blanche, qui teinte la structure même de notre culture, notre société, nos institutions ?

Il nous est apparu évident du parler du racisme « à deux voix » pour que chaque partie prenne conscience de son racisme internalisé et en devienne responsable.

La conférence-atelier pour un public en duo proposera différents temps, informatif, puis pratique pour aller identifier ce qui se passe en nous, et se terminera avec un moment d’échange et de partage. De ce parcours pourrait émerger une autre forme d’attention dans nos relations avec, peut-être plus d’ouverture, de questionnements que de certitudes.

TW : conférence-atelier sur le thème du racisme: peut remuer émotionnellement et rappeler des traumatismes.

Patricia Kafwamba Oguey est née à Lausanne en 1968. Elle vit et travaille à Genève.
Elle est formée comme physiothérapeute, thérapeute psycho-corporelle et praticienne en Somatic Experiencing ® (approche qui s’adresse spécifiquement au travail avec les traumatismes).
Depuis plusieurs années, elle se documente sur le sujet du racisme et de la discrimination et inclut cette dimension dans son activité professionnelle, travaillant avec des personnes racisées, en individuel et en groupe, sous forme de conférences et d’ateliers.

Romain Oguey est né dans le canton de Neuchâtel en 1960. Engagé à Genève depuis les années 90 dans des manifestations culturelles puis politiques, pour les droits des étranger-e-s et d’asile, il participe concrètement à l’association romande contre le racisme pendant une décennie. Orienté ensuite vers des chemins plus intérieurs, il pratique plusieurs voies de connaissance de soi et d’approche intégrale dans des collectifs. De sa rencontre avec Patricia Kafwamba, une nouvelle ouverture s’impose sur le questionnement du racisme structurel.

 

 

Au centième millénaire d’une terre sacrifiée, d’où me regarderas-tu ?

Avec les films de June Balthazard, Kantarama Gahigiri, Yusra Jobeir, Lucia Martinez Garcia, Aurélie Pernet, Yoon Sung-A. Une proposition de Juli Sando.

1er septembre
18h30-21h
Projection de courts-métrages (75′), dégustation et moment chill
ouvert à tousxtes

Ces 6 courts-métrages fusillent les regards insistants, ou au contraire, inexistants, souvent normalisés ou invisibilisés. Ceux posés sur soi, sur ce qu’on appelle nos origines, nos corps, et sur la terre que nous foulons de nos pieds. 6 éléments qui questionnent, avec un désir de s’affranchir de l’amertume qui s’accroche à nos langues, et de se souvenir de la puissance qui nous habite. 
En plus du repas prix libre, un moment de dégustation de maïs soufflé accompagné de sonorités de la laptopradiø vous sera proposé pour atterrir tout en douceur et discuter des films si on le souhaite.
« Da dove vieni » de Yusra Jobeir 
3’30 VO IT, ST FR+ENG

Plusieurs questionnements identitaires traversent l’esprit de la réalisatrice. Comment accepter ses origines lorsqu’on est poussé à s’intégrer dans une société à prédominance blanche ?

 « How to manage with or without one hundred ‘A’ » de Yoon Sung-A 
7’45 VO FR, ST ENG

Personne n’a jamais su dire, ni lire mon prénom. J’entreprends d’interviewer des personnes choisies au hasard dans la rue. Je leur montre un carton sur lequel est écrit “SUNG-A”, leur demande de le lire, de deviner ce que c’est. Enfin, je leur apprends la juste prononciation de ce prénom coréen.

 « I’m the only one I wanna see » de Lucia Martinez Garcia
6’ VO ENG, ST FR

Une femme, une danseuse, une créature, danse, libre. Elle se moque de la violence, des insultes, des regards qui règnent autour d’elle. À travers une danse émancipatrice, la protagoniste, Léo Chalié, s’affranchît du poids des stéréotypes sexistes et racistes qui lui sont imposés par le monde extérieur.
TW : mots explicites racistes et sexistes

 « As Sacrificadas » d’Aurélie Oliveira Pernet 
21’ VO PORT, ST FR+ENG

L’été, la campagne portugaise est ravagée par les incendies. Otilia se débat entre son travail de nettoyeuse à la piscine et la nécessité de s’occuper seule de sa mère. Assommée par ce quotidien étouffant, les flammes éveillent en elle solitude, désespoir et désir d’évasion.

 « Millennials » de June Balthazard 
25′ VO FR, ST ENG

Dans un futur proche, des enfants frustré·x·e·s par l’inaction climatique des adultes rejoignent des forêts pour empêcher l’abattage des arbres. Iels vivent en communauté, en quasi-autonomie dans la nature, dans des cabanes perchées dans les arbres. TW : mort, violence policière suggérée

 « Terra Mater » de Kantarama Gahigiri  
10′ VO ENG, ST FR
Elle se tient là, sûre d’elle, telle une déesse, entourée de montagnes infinies de déchets et de plastique. Technologie et débris dans nos sols, nos systèmes, nos os. Elle s’égare et se questionne, mais où trouver l’espace de guérison?  Un appel furieux au monde pour qu’il assume la responsabilité des conséquences du capitalisme, du colonialisme et de la destruction de l’environnement.
 Yusra Jobeir

Yusra Jobeir est née en l’an 2000 à Lugano, en Suisse italienne. D’origine tunisienne, elle poursuit actuellement ses études à Paris à la Sorbonne-Nouvelle. Passionnée de cinéma, elle a eu l’occasion de travailler à la Cinémathèque Suisse et au Film Festival de Locarno. Dans le cadre d’un atelier de pratique cinématographique, dirigé par Silvia Staderoli, Yusra a eu l’occasion de produire son premier court métrage « Pronto mi senti? ». Son deuxième court-métrage « Da dove vieni? » a été conçue pour l’événement Mashup Culture à Paris et a gagné le prix Coup de Coeur.

 Yoon Sung-A

Yoon Sung-A est une réalisatrice et une artiste franco-coréenne vivant à Bruxelles. Elle a été formée à l’université Sorbonne Nouvelle (théâtre), à l’Ecole des beaux-arts de Paris-Cergy et à l’école de cinéma INSAS de Bruxelles. Se jouant des formes et des genres, ses films se distinguent par un caractère hybride et une attention particulière portée sur le dispositif de mise en scène. Son travail emprunte autant à la démarche documentaire qu’aux codes de la fiction.

 Lucia Martinez Garcia

Lucia Martinez Garcia est une vidéaste, réalisatrice et monteuse suisse basée entre Genève et Paris. Ses courts-métrages ont été présentés dans des festivals internationaux comme le Festival international du film de Locarno, Visions du Réel, Entrevues Belfort, Palm Springs International Festival, DocLisboa et Côté Court, mais aussi dans des espaces d’art tels que le Centre d’Art Contemporain de Genève, la Fondation Ricard à Paris ou les Swiss Art Awards.

 Aurélie Oliveira Pernet

Aurélie Oliveira Pernet se forme d’abord en graphisme avant d’entreprendre un Bachelor en Cinéma à la HEAD – Genève. Elle obtient son diplôme en 2014 avec son court métrage Meccarillos qui circule dans plusieurs festivals internationaux. Diplômée d’un Master en Histoire et esthétique du cinéma de l’UNIL en 2019, elle développe depuis ses projets cinématographiques. Son dernier court-métrage As Sacrificadas (2022) est sélectionné au Festival international du film de Rotterdam. Elle se consacre actuellement à l’écriture de son premier long-métrage.

 June Balthazard

June Balthazard, née à Montbéliard en 1991, vit et travaille à Paris. Après des études à la Haute École d’Art et de Design (HEAD) de Genève et au Fresnoy – Studio National des Arts Contemporains, June Balthazard développe une pratique artistique mêlant films, vidéos et installations. Depuis quelques années, son travail questionne les modalités de cohabitation entre les humains et le reste du vivant. Au travers d’objets filmiques, elle confronte notamment le registre documentaire à des formes plus éloignées du réel : récit prospectif, animation, effets spéciaux, etc. Mais ces formes, loin de trahir le réel viennent plutôt l’éclairer et le transfigurer. En ce sens, ses films sont empreints d’un réalisme magique.

 Kantarama Gahigiri 

Auteure et réalisatrice de nationalité suisse et rwandaise, elle explore les notions d’identité, de souveraineté et de représentation à l’écran. Elle tourne en Afrique de l’Est et en Suisse. En 2023, elle participe à l’Atelier Grand Nord avec TANZANITE, son long métrage en développement. TERRA MATER (2023) a été présenté pour la première fois à la Berlinale en 2023 et a depuis un beau parcours en festivals internationaux, de IDFA à Sundance, début 2024.

 Juli Sando

Juli Sando est cinéaste et artiste. Elle est autant active dans la réalisation de films que dans la performance, l’installation multimédia, le texte et l’expérimentation sonore. Son travail mêle poésie et politique, questionne langage, identité et société. Sa démarche se caractérise par une attention aux moments de transition et aux phénomènes de disparition, et cherche à dessiner des possibilités de résistance dans la diversité des identités. Son dernier film «Fuku Nashi» (2022) distingué de quatre prix, porte notamment sur la question de mixité raciale, le poids des origines en relation avec la famille et avec sa propre identité à travers une approche intime. A côté de sa pratique personnelle, elle est également curatrice sonore au sein du collectif «laptopradiø», membre fondatrice de l’association de production d’art et de film «JoY», ainsi que du collectif «FAAB G». Elle est actuellement en phase de recherche et d’écriture pour son prochain projet de film.

@yusraem
@sunga.yoon
@_luciamartinezgarcia
@assacrificadas_shortfilm
@junebalthazard
@kantarama
@sando.julie

every care, édition atelier

Par Oscar M. Damianaki et Trân Tran 

1 septembre
12h30-18h
atelier

Pour personnes queer, TINFAG (trans, intersexe, neutre, femme, agenre, gay) et allié·x·e·s


every care, édition atelier, est pour toute personne de la commu des queeros TINFAG racisé·x·e·s et allié·x·e·s. Au programme la révolution par le soin, le soin par la lecture, écriture, customisation d’habits avec de la broderie ou réparation de chaussettes et autres tissus abimés, sieste, etcetera… ou juste être là, ensemble.

Ralentir ensemble, ralentir par de petits riens, le temps d’un atelier, avoir cette excuse pour ne rien faire et puis sur le long terme si on peut se le permettre, ralentir pour vivre et ne pas juste survivre. Nous aimerions trouver plus de place pour le soin et pour le repos dans nos quotidiens. Dans ce workshop, nous aimerions partager ce qui a été l’envie et le départ de notre création every care.

L’atelier ouvre ses portes de 11h à 18h, passez quand vous en avez envie et restez le temps que vous voulez!

Trân Tran
Artiste asio-descendantx trans-non-binaire, Trân Tran a fait des études en arts visuels à Lausanne et s’épanouit entre autre par le tatouage au studio Happypets, l’illustration, la gravure, la couture, la broderie, les blaguounettes et la performance, en créant en 2017 “TOAST”, sa compagnie d’art vivant, avec laquelle iel tourne la pièce “HERE & NOW”. Iel s’intéresse aux projets se plongeant dans l’intersectionalité pour canaliser sa tendre rage.

Oscar M. Damianaki
Oscar M. Damianaki est une personne trans-masc et grecque, artiste associé au Théâtre Sévelin 36. Il performe et chorégraphie avec la cie Kikux, et par d’autres chemins avec des collaborateur.ice.x.s super. Son travail s’articule autour des questions d’héritage, y compris la censure qui accompagne l’éducation et les normes culturelles qui nous façonnent. Les environnements communautaires jouent un rôle important dans son évolution, car le fait de faire partie de collectivités lui donne l’occasion de poser des questions, qui deviennent des dialogues, et créent ainsi une transformation.

@ink_and_the_gang
@cietoast
@almostlibrabutscorpio

 


© Pauline Humbert


© Pauline Humbert

Ouvrir la voix : Place aux Voix Noir·x·e·s

Par le Collectif Afro-Swiss

31 août
20h30
Discussion (~1h) et repas

Pour les personnes afrodescendant·x·e·s

Au travers de leurs témoignages poignants, plusieurs thèmes sont abordés dans le film d’Amandine Gay, tels que la misogynoire, la fétichisation des femmes noires, l’exotisation de leur corps ou encore les clichés qui leur sont associés. La projection du documentaire sera suivie d’une discussion uniquement pour les personnes afrodescendant·x·e·s modérée par le Collectif Afro-Swiss.

 

Le Collectif Afro-Swiss, le CAS, est une association romande fondée en 2009, dont l’objectif est de militer contre le racisme anti-Noirexs tout en s’inscrivant dans les luttes afro féministes. Le CAS propose une écoute et un soutien aux personnes victimes de racisme anti-Noirexs en Suisse romande. En outre, il offre des espaces de parole et de rencontres au travers des groupes de parole pour les personnes concernées par le racisme anti-Noirexs. Des activités tous publics sont également proposées à toute personne souhaitant s’outiller pour lutter contre le racisme anti-Noirexs. Le CAS a aussi organisé des visites guidées de la Genève coloniale. Par ailleurs, le CAS collabore avec d’autres associations ou collectifs militants contre les racismes en Suisse et en Europe. Enfin, le CAS organise des manifestations dans l’espace public afin de dénoncer le racisme anti-Noirexs.

 

@collectifafroswiss

 

Ouvrir la voix

Le Collectif Afro-Swiss présente un film d’Amandine Gay

31 août
18h30
Projection (2h)

Ouvert à tous·x·tes

 

Ouvrir la voix est un documentaire puissant réalisé en 2017 par Amandine Gay qui met en lumière divers récits de femmes afro-descendantes. La dimension intersectionnelle est le point clé de ce documentaire puisque ces femmes, trop souvent invisibilisées dans la société, y relatent leur expérience et leur parcours de vie en tant que « femme » et en tant que « noire » en Europe.

Ouvrir La Voix est un documentaire sur les femmes noires issues de l’histoire coloniale européenne en Afrique et aux Antilles. Le film est centré sur l’expérience de la différence en tant que femme noire et des clichés spécifiques liés à ces deux dimensions indissociables de notre identité « femme » et « noire ». Il y est notamment question des intersections de discriminations, d’art, de la pluralité de nos parcours de vies et de la nécessité de se réapproprier la narration.

Avec
Aiss Berg, Amelia Ewu, Eleonore, Fania Noel, Fanny Aka Thisiskiyemis, Laura Aka Mrsroots, Maboula Soumahoro, Many Chroniques, Marie Leda, Marie Julie Chalu, Merci Michel, Nass, Ndella Paye, Ornella Aka Loulou, Po B.K Lomani, Rachel Khan, Rebecca Chaillon, Sabine Pakora, Sandra, Sandra Sainte Rose Fanchine, Sharone, Taina, Thara, Zina

Amandine Gay
Réalisatrice, productrice, autrice, activiste, je partage mon temps entre recherche et création. Après, Ouvrir La Voix – mon premier film autoproduit et auto-distribué qui donne la parole à vingt-quatre femmes afro-descendantes francophones – sorti dans les salles françaises, belges et suisses en 2017 et canadiennes en 2018 ; je réalise un second documentaire, Une Histoire à Soi. Ce film d’archives sur l’adoption internationale du point de vue de 5 personnes adoptées, aujourd’hui adultes, sort en salles françaises le 23 Juin 2021, suisses le 2 février 2022 et à la Cinémathèque québécoise le 26 Août 2022. J’interviens régulièrement comme conférencière à propos de l’afroféminisme, des industries culturelles, de l’intersectionnalité ou de l’adoption. En 2018, je fonde le « Mois des Adopté·es », une série d’événements se déroulant tous les ans au mois de Novembre entre la France, la Suisse, la Belgique et le Québec afin de permettre aux personnes adoptées de se réapproprier la narration.

En 2021, j’ai décidé de raconter mon histoire dans un essai autobiographique sur l’adoption et j’ai donc publié mon premier ouvrage, Une poupée en chocolat, aux éditions La Découverte (France) et Remue-Ménage (Québec).

En 2024, la première série documentaire dont je suis co-autrice et réalisatrice entre en production

Collectif Afro-Swiss
Le Collectif Afro-Swiss, le CAS, est une association romande fondée en 2009, dont l’objectif est de militer contre le racisme anti-Noirexs tout en s’inscrivant dans les luttes afro féministes. Le CAS propose une écoute et un soutien aux personnes victimes de racisme anti-Noirexs en Suisse romande. En outre, il offre des espaces de parole et de rencontres au travers des groupes de parole pour les personnes concernées par le racisme anti-Noirexs. Des activités tous publics sont également proposées à toute personne souhaitant s’outiller pour lutter contre le racisme anti-Noirexs. Le CAS a aussi organisé des visites guidées de la Genève coloniale. Par ailleurs, le CAS collabore avec d’autres associations ou collectifs militants contre les racismes en Suisse et en Europe. Enfin, le CAS organise des manifestations dans l’espace public afin de dénoncer le racisme anti-Noirexs.

 

@collectifafroswiss
@orpheonegra

 

Atelier psycho-corporel d’empowerment pour personnes racisé·x·e·s

Par Patricia Kafwamba Oguey

31 août
12h-17h30
Atelier (5h30 avec pauses)
Pour personnes racisé·x·e·s
Sur inscription par mail à le-bdqi@riseup.net (max 12 personnes). Merci de d’indiquer un numéro de téléphone lors de votre inscription.

 

En Suisse aussi, les manifestations visibles du racisme ne sont en réalité que la pointe de l’iceberg. Pour les personnes racisées, il existe un immense pan de racisme invisible et structurel qui modèle très tôt notre vie, notre identité, la manière dont nous nous exprimons, la place qui nous est impartie…

Ces limitations et agressions nous obligent à développer des stratégies pour nous défendre, nous protéger, ou plus fondamentalement pour exister. 

Ces stratégies plus ou moins conscientes nous enferment dans un état de stress constant, avec des effets importants sur notre santé physique, émotionnelle et mentale. Nous nous retrouvons à devoir « nous battre tout le temps » ou bien « être irréprochable ». La plupart du temps, ces efforts ne changent rien à notre condition de base, nous laissant dans la frustration, la souffrance et l’épuisement.

Habituellement nous nous informons, afin de décrypter les codes sociétaux invisibles qui nous empêchent de nous développer librement. Ces informations ne suffisent pas pour qu’un réel changement s’opère en nous. La partie essentielle se déroule dans le corps, à travers nos émotions, nos ressentis souvent douloureux qu’il est important d’accueillir comme une partie entière de l’expérience du racisme.

Le but de cet atelier psycho-corporel est d’offrir aux participant.es.x un espace commun de sécurité, de bienveillance et de soin. 

A travers différentes pratiques basées sur le corps, nous allons identifier, adoucir et peut-être même lâcher des attitudes liées au stress racial. Nous explorerons également ce que signifie de poser des limites saines pour rentrer petit à petit en contact avec la personne riche et multiple que nous sommes. Etre pleinement présent.e.x à soi et aux autres.

 
 

Patricia Kafwamba Oguey est née à Lausanne en 1968. Elle est mariée, vit et travaille à Genève. Elle se forme d’abord comme physiothérapeute, puis élargit ses connaissances avec un cursus en thérapie psycho-corporelle, qui lui permet d’appréhender l’être humain dans sa globalité. Elle est également praticienne en Somatic Experiencing ®, approche qui s’adresse spécifiquement au travail avec les traumatismes. 

Suite à une recherche personnelle d’identité comme femme Afro-descendante dans une société de blancs, elle se documente sur le sujet du racisme et de la discrimination. Elle inclut de plus en plus cette dimension dans son activité professionnelle, travaillant avec des personnes racisées, en individuel et en groupe, sous forme de conférences et d’ateliers.

 

 

Découpe littéraire

Par Olga Madjinodji

31 août
10h

Atelier (~1h) 
Pour personnes racisé·x·e·s TINFA (trans, intersexe, neutre, femme, agenre)

Dans cet espace, laissez-vous guider par votre intuition afin de créer votre propre texte. Découpez des phrases, des mots et des images choisies pour les assembler de manière spontanée. Des extraits de textes d’auteur·x·e·s noir·x·e·s/afrodescendant·x·e·s sont mis à disposition, mais les participant·x·e·s peuvent aussi apporter leurs propres textes imprimés. Les réalisations peuvent être gardées ou offertes au BDQI, lues à haute voix ou non, selon l’envie de chaque participant·x·e.

Olga Madjinodji est médiatrice culturelle, active au sein du collectif Cabbak et de l’association Mosaik.

@madji_mad

 

The smiling chimpanzee – Pyjama Party

The smiling chimpanzee – Pyjama Party
Par Camille Zaerpour
30 août
dès 18h
performance, tout au long de la soirée
ouvert à tousxtes

Cette performance est née d’une réflexion sur la disparition des rituels dans notre société moderne. Il est inspiré par
une recherche fondée sur l’ouvrage The Crisis of Narration de Byung-Chul Han, qui explore la crise des
récits et des traditions, et met en lumière la perte des rituels qui structuraient autrefois notre rapport au
monde et aux autres. En recevant des cartes secrètes, chaque
participantexs devient porteureusexs et passeureusexs d’un morceau de texte, participant ainsi à un geste
collectif, une envie de recréer des liens plus profonds entre soi – les autres – les récits. Ce rituel poétique
contemporain s’inspire des pratiques anciennes, mais cherche avant tout à les réinventer avec simplicité.
L’idée n’est pas de commémorer le passé, mais plutôt d’explorer de nouvelles façons de réintroduire du
sens dans le banal pour créer du lien, des rappels d’une tradition narrative à réinventer.

 

Camille Zaerpour vit et travaille entre Lausanne et Zurich. Sa pratique se caractérise par une expérimentation ouverte, imprégnée de questions relatives à la grande et à la petite histoire, et aux liens entre ces deux dimensions apparemment intouchables mais intrinsèquement liées. Après des études d’ethnologie et d’histoire de l’art à Neuchâtel, elle poursuit ses recherches par le biais de textes écrits et de poésies orales. Elle est diplômée de la HEAD-Genève, Haute école d’art et de design. Son expérience de curatrice a également beaucoup nourri sa pratique et les questionnements qui en découlent. Elle s’intéresse au banal et à son influence sur notre compréhension de notre histoire et de l’Histoire en général.

@camille_zaer

 

La scéno de la Bande des QTpies de l’Installation du BDQI

Par La Bande Des QTpies de l’Installation – Max, Leo et Thérèse

27 août

14h à 17h
Un après-midi de chantier participatif

Pour personnes TINFA (trans, intersexe, neutre, femme, agenre)

Viens bricoler dans une ambiance choupi entre personnes tinfa (trans, intersexe, neutre, femme, agenre) pour la scénographie du BDQI. Que tu sois novice, expert·x·e ou simplement que t’aies envie de dérouiller tes poignets et/ou nous rencontrer, rejoins-nous. Amène ta tenue dommageable, des chaussures fermées et ton casque anti bruit si tu en as. On se réjouit de t’accueillir!

Nous, la Bande Deter des QTpie de l’Installation, on se réunit à nouveau cette année pour faire émerger une ambiance scénographique pour le plus super et important des festivals supers et importants le BUREAU DES QUESTIONS IMPORTANTES. On a hâte d’y être et on espère que ça vous plaira!

 

Nous, la Bande Deter des QTpie de l’Installation, on est 3, on aime bricoler des trucs, que ce soit avec du bois, du métal, du tissu, la moquette de nos grands-parents ou des trucs improbables de recup. Il y a Thérése, Max et Leo.

Thérèse est une jeune scénographe. Elle aime coller son oreille sur les vieux objets, les lambourdes abandonnées et autre tissus de fonds de placard pour écouter ce qu’iels ont à nous raconter.

Max fait de la scéno, des petits plats et du vélo. Max aime la poésie, les loutres, planter des clous et couper des poutres.

Leo aime bricoler, à plusieurs, penser des chantiers collectifs et réfléchir à l’ergonomie des espaces. Il debute en charpente, s’entraine à la menuiserie et aime autant la géometrie et la physique que les machins farfelus. Depuis 3 ans maintenant, il s’essaie à la scénographie avec dans le cadre motlonné créé par la super équipe du BDQI.

On dessine, on découpe, on cloue, on boit de la limonade (surtout ne pas oublier de s’hydrater), on se baigne dans la fontaine quand il fait trop chaud, on essaie, on discute, on invente des solutions, on ressaie, quelques goutte de sueur et tadam un nouvel espace eeeeh ! pour accueillir le bureau des questions importantes !

 

@terre_glaise
@kakiwax
@maxabix

PROCEDENCIAS par Carla Sobrino et  Hernán Lira

Programa completo en español al final de la página – Programme complet en espagnol en bas de page

Du 8 juin au 22 juin 2024
Laboratorio de Artes Gráficas del Desierto de Atacama – LAGDA
Carla Sobrino et  Hernán Lira

Avec le soutien de Fondart, Ministerio de las Artes, las Culturas y el Patrimonio de Chile, Circulación Internacional de Contenidos, Convocatoria 2024

LAGDA est un projet de discussion, d’expérimentation, de création et de circulation collective qui cherche à voyager visuellement à travers les époques et les modes de vie dans le désert d’Atacama au Chili. Pour ce faire, LAGDA a généré divers espaces pour l’approfondissement et la territorialisation des contenus graphiques de ce lieu spécifique, en ignorant et en évitant les systèmes centralisateurs et coloniaux de création et de distribution de l’art. 

Pour LAGDA, il est important de consolider les processus qui peuvent (ou non) aboutir à des images nées de l’instinct et de la ferveur collective. Ces images n’ont pas un potentiel technique comparable, si elles ne cherchent pas à simplifier de grandes pensées et à avoir, par elles-mêmes, une place publique irréfutable.

LAGDA s’articule autour de trois axes politiques et thématiques : Territorialité, Anticolonialisme et Collectivité, qui se croisent à travers des dynamiques qui prennent les sciences, les arts visuels et graphiques, la cosmovision andine et le patrimoine populaire comme principal apport créatif.

Nous entendons donc que LAGDA est un espace non académique, qui n’a pas l’intention d’alimenter l’appétit des musées et des galeries avec ses œuvres, mais de les offrir à la rue, à nos voisin·x·e·s, à nos ami·x·e·s et à nos familles.

PROGRAMME

Samedi 8 juin – 18h – « Méthodologies urgentes pour de nouvelles images : l’expérience LAGDA ». Présentation du collectif LAGDA.
20h – Repas LAGDA x eeeeh ! « Banquet: aliments lointains »
espace eeeeh!

Présentation de LAGDA et repas:
Contexte territorial/colonial, méthodologie de LAGDA, processus graphiques et résultats.

LAGDA est une équipe qui a entrepris de revisiter les méthodologies de travail pour la création d’images dans le désert d’Atacama. Pour ce faire, elle a formulé des processus qui mettent l’accent sur la possibilité critique d’une pratique artistique en dehors de la capitale et des centres d’art coloniaux. Par ce biais, nous vous présentons à l’espace eeeeh ! nos expériences, en faisant de l’art et de la politique loin des musées et des galeries, et nous vous proposons de partager ensuite un dîner avec des plats que nous apportons de chez nous. Vous pouvez également apporter vos propres préparations et histoires, afin que nous puissions parler et manger ensemble.

 

Dimanche 9 juin« PROCEDENCIAS », cartes interactives. Pensée commune, création et espace public.
12h à 19h – espace eeeeh!

PROCEDENCIAS est l’atelier qui donne son nom à la résidence de LAGDA à l’espace eeeeh ! 

Il s’agit d’un grand exercice collectif où sont partagées les méthodologies de travail de pensée, de création et de circulation présentées par notre projet.

Nous élaborerons des graphiques à partir de zéro, de questions agglutinantes, qui naîtront de l’accord entre les participant·x·e·s. Iels seront guidé·x·e·s dans leur synthèse et leur matérialisation par Carla Sobrino et Hernán Lira, du collectif LAGDA. Ils seront ensuite diffusés dans l’espace public, des graphiques qui auront un caractère interactif qui conditionne leur traitement et leur suivi.

 

Dimanche 16 juin – « PAO PAO » : Radio éphémère & Table graphique”
14h à 17h – Plage de Nyon

Radio PAO PAO vous emmène à la plage pour son installation publique qui invite à jouer entre le mot et l’image. À travers une dynamique radiophonique, nous parlons de la possibilité de créer une communauté critique dans nos contextes. 

Repartija Gráfica est un centre d’opérations éphémère qui accompagne Radio PAO PAO, traduisant en langage graphique le discours, les idées et les réflexions des personnes interviewées à la radio. Il s’agit également d’une station de diffusion pour les graphiques produits dans les premiers temps de la résidence LAGDA à l’espace eeeeh !

Dimanche 16 juin Rencontre autour des pratiques militantes de l’impression
17h30 – espace eeeeh!

On profite de l’immense chance d’avoir le collectif LAGDA à l’espace eeeeh! pour proposer une rencontre pour des personnes qui ont des pratiques visuelles, de sérigraphie ou d’impression avec une dimension politique, en collectif ou pas, dans l’idée de tisser des liens et d’échanger autour des différentes thématiques. Bienvenu·x·e·s à toute personne qui s’y intéresse!

 

Jeudi 20 juin – 20h30 – Le cinématographe x eeeeh!
“En el nombre del litio”
Visionnage et conversation sur les implications de l’extraction du lithium dans le Salar d’Atacama.

Le cinématographe: Casino de Montbenon, Allée Ernest-Ansermet 3, 1003 Lausanne

EN EL NOMBRE DEL LITIO est une projection et une conversation sur les implications de l’exploitation du lithium dans le Salar d’Atacama.

Les grands pipelines, tels des lignes abstraites, continuent de serpenter entre les salines, les montagnes, les vallées et les océans, transportant les eaux du désert, franchissant des distances inexplicables jusqu’aux batteries de la durabilité européenne.

Aujourd’hui, c’est nous qui faisons ce voyage.

Conscient·x·e·s que le lithium n’a jamais existé auparavant, conscient·x·e·s que, tant que les guerres, les génocides et le pouvoir seront les mécanismes coloniaux, la dépossession et le déplacement frapperont à notre porte tous les jours.

Le désert d’Atacama a supporté les caprices européens pendant cinq siècles.

 

Vendredi 21 juin  – Portes dès 17h, concerts à 19h30 – espace eeeeh!

LAGDA x DADALU x Oso el roto x indenadfin

« Concert graphique », impressions en direct, concerts et repas. Avec DADALU, Oso el roto et indenadfin.

Pour la dernière soirée à l’espace eeeeh! avant l’été, le hasard a bien fait les choses et nous a réunit le collectif LAGDA avec la tournée européenne de DADALU, Oso el roto et indenadfin. Au programme, concerts, impressions en direct, repas et karaoké.

CONCIERTO GRÁFICO est un exemple de graphisme instantané qui se nourrit de la sonorité et du discours de la musique qui nous entoure. Nous pourrons dessiner, tracer des graphiques et imprimer jusqu’à ce que les bougies ne brûlent plus.

PROGRAMME DES CONCERTS:

DADALU

Reine de l’underground Chilien. Chanteuse de hip hop qui a collaboré avec pleins de gens

allant de la scène pop sucrée au rock expérimental, et donc du rap mélangé de toutes ses influences .

Dadalu fait partie de nombreux groupes comme colectivo etereo , chica king kong , world music et a sorti un album vinyl sur le label kakakids records GE. Mais aussi, elle a fait la musique et la voix d’un personnage d’une série pour enfants, Juguetes desordenados.

https://youtu.be/I5k_sci3sIc?si=_iGpAtzK8a7p8o3b

https://kakakidsrecords.bandcamp.com/album/cerros

https://soundcloud.com/dadalu

https://dadalu.cl/

 

Oso el roto

Chante ses démons intérieurs en espagnol, avec une guitare désaccordée, mélangée avec des scratch de youtube pour faire du rap. Du chant, un sampler et une guitare électrique. Il a fait ses premiers pas au côtés de la scène underground française et a fait partie de nombreux groupes steak from delta, dudu geva, 1400 points de sutures, takanakuy , total crane. Oso el roto a tourné dans toute l’Europe et en Amérique latine.

https://osoelroto.bandcamp.com/

https://www.youtube.com/watch?v=se_hs_SbhYc

https://www.youtube.com/channel/UCX3StAEPMwnm8GUR5R0x2PA

 

indenadfin

Punk pop chaotique remplis de noise et d’improvisation, mais toujours dans des structures de chansons. Sa formation change au gré du vent, seul ou en groupe, c’est toujours une surprise. Membre organisateur et fondateur du label gemelo parasito, fer de lance de la nouvelle scène chilienne de lo fi pop experimental.

https://youtu.be/J1O9EWOwMQ0?si=sL3T_Uvr7u8pOm5Z

https://indenadfin.bandcamp.com/

https://www.youtube.com/user/indenadfin

https://gemeloparasito.bandcamp.com/

https://www.youtube.com/channel/UCcrBVbCPbsv652ufQC9yYYw

Nous terminerons la soirée en beauté avec SENTIMIENTO: Karaoké anticolonial, proposé par LAGDA.

 

Samedi 22 juin  – Atelier: « La dissidence : des graphiques contre-hégémoniques ». Préparation Pride avec le collectif LADGA en collaboration avec VOGAY

A VOGAY: Rue Pépinet 1, 1003 Lausanne
Accueil à partir de 10h30 et dès 11h brunch et atelier art graphique.


C’est bientôt la Pride !

Venez réveiller l’artiste·x qui existe en vous et  rejoignez-nous pour un brunch – atelier ludique et créatif pour préparer notre Pride !
Le collectif LAGDA – Laboratorio de Artes Gráficas del Desierto de Atacama nous partage un espace de réflexion, de création, d’éducation et de circulation autour des contenus visuels et politiques du désert d’Atacama, un territoire dévasté par le colonialisme, l’extractivisme et le patriarcat. Il est composé de Carla Sobrino et Hernán Lira, artiste·x·s du Chili.

Amenez votre créativité et votre imagination ! Si vous avez du matériel qui pourrait être utile, n’hésitez pas à apporter : des feutres, des marqueurs, de la peinture, des pinceaux, de la colle, du tissu ou des drapeaux et t-shirt à customiser et bien sûr des super slogans ! Et des pailletteeeees !

On vous attend nombreux·se·x·s pour ce moment de partage créatif, militant et intergénérationnel!

Accueil à partir de 10h30 et dès 11h brunch et l’atelier art graphique.

Un événement en collaboration avec VOGAY :https://vogay.ch/agenda/preparation-pride-avec-le-collectif-ladga/?date=2024-06-22

Les activités et les repas sont gratuits.

DADALU

Biographies

LAGDA est un projet situé à San Pedro de Atacama qui existe depuis 4 ans. 

Au cours de cette période, il a réuni plus de 60 artistes de tout le Chili dans le but d’articuler un travail collectif dans le désert. 

Il a travaillé en collaboration avec divers espaces et collectifs artistiques du pays, mettant en lumière les processus de DEVUELVAN LA MAR en 2021, une action artistique autour de l’extractivisme dans le maritorium du Pacifique Sud, DESIERTO HERIDO/SCORCHED EARTH en 2023, un ensemble d’œuvres et une méthodologie exposés avec le collectif anglais Traces of Nitrate en Angleterre et PROPUESTA DE EDUCACIÓN ARTÍSTICA PARA EL NORTE DE CHILE en 2021, pour la Commission des Systèmes de Connaissance de la Convention Constitutionnelle du Chili.

Année après année, LAGDA propose un cycle de formation pour les artistes émergent·x·e·s vivant dans le désert d’Atacama, où, grâce à un processus théorique-pratique, les participant·x·e·s peuvent relier leur pratique aux codes territoriaux visuels et à l’histoire politique du désert.

Cette année, LAGDA revient en Europe pour présenter sa méthodologie et mettre en pratique les dynamiques communautaires qui peuvent générer des ponts visuels entre les deux contextes et répondre aux urgences graphiques qui peuvent survenir dans les différentes actions.


PROCEDENCIAS – Programa completo en español

Del 8 de junio al 22 de junio de 2024
Laboratorio de Artes Gráficas del Desierto de Atacama – LAGDA
Carla Sobrino et  Hernán Lira

Con el apoyo de Fondart, Ministerio de las Artes, las Culturas y el Patrimonio de Chile, Circulación Internacional de Contenidos, Convocatoria 2024

Laboratorio de Artes Gráficas del Desierto de Atacama – LAGDA

LAGDA es un proyecto de discusión, experimentación, creación y circulación colectiva, que busca recorrer visualmente tiempos y modos de vivir en Desierto de Atacama. Para eso LAGDA ha generado diversos espacios para la profundización y territorialización de los contenidos gráficos de este lugar específico; desconociendo y evadiendo sistemas centralistas y coloniales de creación y distribución del arte.

Para LAGDA es relevante consolidar procesos que pueden dar como resultado (o no) imágenes nacidas desde el instinto y el fervor colectivo. Dichas imágenes no tienen un potencial técnico comparable, si no buscan simplificar grandes pensamientos y que tengan, por sí solas, un lugar público irrefutable.

LAGDA se estructura bajo 3 ejes políticos y temáticos: Territorialidad, Anticolonialismo y Colectividad; los que se cruzan a través de dinámicas que toman de las ciencias, de las artes visuales y gráficas, de la cosmovisión andina y del acervo popular, su principal insumo creativo.

Entendemos, entonces, que LAGDA es un espacio no académico, que no pretende alimentar las fauces de museos y galerías con sus obras, sino ofrendarlas a la calle, a nuestros vecinos, amigos y familias.

PROGRAMA

Sábado 8 de Junio –  “Metodologías urgentes para las nuevas imágenes: La experiencia LAGDA ». Ponencia LAGDA.
Cena LAGDA + Espacio eeeeh!, “Convite: Alimentos lejanos”
18h a 20h – Espacio eeeeh!

Presentación de LAGDA y comidas:

Contexto territorial/colonial, Metodología LAGDA, Procesos y resultados gráficos.

LAGDA es un equipo de trabajo que ha planteado revisitar las metodologías de trabajo de creación de imágenes en el Desierto de Atacama. Para eso ha formulado procesos que fijan la mirada en la posibilidad crítica de la práctica artística fuera de los centros capitales y coloniales del arte. De esta forma, les presentamos en Espacio eeeeh! nuestra experiencia, haciendo arte y política lejos de los museos y las galerías; para luego compartir una cena con alimentos que traemos de nuestro hogar. Puedes traer también tus propias preparaciones con historia, para que conversemos y comamos juntos.

 

Domingo 9 de mayo – « PROCEDENCIAS », mapas interactivos. Pensamiento común, creación y espacio público.
12h a 19h – espacio eeeeh!

PROCEDENCIAS es el workshop que le da nombre a la residencia LAGDA en el Espacio eeeeh!

Es un gran ejercicio colectivo donde son compartidas las metodologías de trabajo de pensamiento, creación y circulación que presenta nuestro proyecto.
Elaboraremos gráficas desde cero, a partir de preguntas aglutinantes, que nacerán del acuerdo entre los participantes y guiadas en sus síntesis y materialización por Carla Sobrino y Hernán Lira, del colectivo LAGDA. Para luego ser liberadas en el espacio público, gráficas que tendrán un carácter interactivo que condiciona su tratamiento y seguimiento.

 

Domingo 16 de junio – “PAO PAO: Radio efimera e Repartija gráfica”. Mesón de regalos hechos imagen
14h a 17h – Playa de Nyon

Radio PAO PAO es una instalación pública que invita al juego entre la palabra y la imagen. A través de una dinámica radial hablar sobre la posibilidad de hacer comunidad crítica en nuestros contextos.

Repartija Gráfica, es un centro de operaciones efímero que acompaña a la Radio PAO PAO, traduciendo al lenguaje gráfico los discursos, ideas y reflexiones de los entrevistados en la radio. Además será una estación para entregar parte de las gráficas elaboradas en las primeras instancias de residencia LAGDA en el Espacio eeeeh!

Domingo 16 de junio – Reunión para debatir las prácticas de impresión de lxs militantxs
17h30 – espacio eeeeh!

Tenemos la gran suerte de contar con el colectivo LAGDA en el espacio eeeeh!, así que organizamos un encuentro para personas involucradas en prácticas visuales, serigráficas o de impresión con una dimensión política, formen parte de un colectivo o no, con el objetivo de establecer vínculos e intercambiar ideas sobre diversos temas. Todos los interesados son bienvenidos.

 

Jueves 20 de junio – 20h30 – Le cinématographe x eeeeh!
“En el nombre del litio”
Visionado y conversación sobre las implicancias de la extracción del litio en el Salar de Atacama, Europa y la escalada sionista.

« Le cinématographe »: Casino de Montbenon, Allée Ernest-Ansermet 3, 1003 Lausanne

EN EL NOMBRE DEL LITIO  es un visionado y una conversación sobre las implicancias de la extracción del litio en el Salar de Atacama, Europa y la escalada sionista.

Grandes tuberías, como líneas abstractas, siguen serpenteando entre salares, montañas, valles y océanos, llevándose las aguas del desierto, atravesando distancias inexplicables hasta las baterías de la sustentabilidad europea.

Hoy somos nosotros quienes concretan ese viaje

Conscientes de que el litio nunca antes existió, conscientes de que, en la medida que las guerras, los genocidios y el poder sean los mecanismos coloniales, el despojo y el desplazamiento tocarán nuestra puerta a diario.

El Desierto de Atacama lleva 5 siglos sosteniendo los caprichos europeos

 

Viernes 21 de junio – Puertas a partir de las 17h, conciertos a las 19h30 – espacio eeeeh!

LAGDA x DADALU x Oso el roto x indenadfin

“Concierto gráfico”. Impresiones en vivo, conciertos y comidas.

Para la última velada en el espace eeeeh! antes del verano, la casualidad ha querido que reunamos al colectivo LAGDA con la gira europea de DADALU, Oso el roto e indenadfin. El programa incluye conciertos, impresiones en directo, comida y karaoke.

CONCIERTO GRÁFICO es un ejemplo de diseño gráfico instantáneo que se nutre del sonido y el discurso de la música que nos rodea. Podremos dibujar, graficar e imprimir hasta que las velas dejen de arder.

PROGRAMA DE CONCIERTOS:

DADALU

Reina del underground chileno. Una cantante de hip hop que ha colaborado con un montón de gente

desde la escena del pop dulce hasta el rock experimental, pasando por el rap mezclado con todas sus influencias.

Dadalu es miembro de varios grupos como colectivo etereo , chica king kong , world music y ha publicado un disco de vinilo en el sello kakakids records GE. También ha puesto música y voz a un personaje de una serie infantil, Juguetes desordenados.

https://youtu.be/I5k_sci3sIc?si=_iGpAtzK8a7p8o3b

https://kakakidsrecords.bandcamp.com/album/cerros

https://soundcloud.com/dadalu

https://dadalu.cl/

 

Oso el roto

Canta sus demonios interiores en español, con una guitarra desafinada, mezclada con scratches de YouTube para hacer un rap. Voz, sampler y guitarra eléctrica. Dio sus primeros pasos en la escena underground francesa y ha formado parte de varios grupos como steak from delta, dudu geva, 1400 points de sutures, takanakuy y total crane. Oso el roto ha realizado giras por toda Europa y América Latina.

https://osoelroto.bandcamp.com/

https://www.youtube.com/watch?v=se_hs_SbhYc

https://www.youtube.com/channel/UCX3StAEPMwnm8GUR5R0x2PA

 

indenadfin

Pop punk caótico lleno de ruido e improvisación, pero siempre dentro de estructuras de canción. Su formación cambia con el viento, solo o en grupo, y siempre es una sorpresa. Miembro organizador y fundador del sello gemelo parasito, punta de lanza de la nueva escena lo fi pop experimental chilena.

https://youtu.be/J1O9EWOwMQ0?si=sL3T_Uvr7u8pOm5Z

https://indenadfin.bandcamp.com/

https://www.youtube.com/user/indenadfin

https://gemeloparasito.bandcamp.com/

https://www.youtube.com/channel/UCcrBVbCPbsv652ufQC9yYYw

Terminaremos la velada por todo lo alto con SENTIMIENTO: karaoke anticolonial, presentado por LAGDA.

 

Sábado 22 de junio – Workshop: “Disenso: Gráficas contra hegemónicas”
Preparación del PRIDE con el colectivo LADGA en colaboración con Espace eeeeh!

A « VOGAY »: Rue Pépinet 1, 1003 Lausanne
Bienvenida a partir de las 10.30 h y a partir de las 11 h brunch y taller de artes gráficas.

¡Pronto llegará el PRIDE!

Ven a despertar al artista que llevas dentro y únete a nosotros en un brunch – ¡un taller divertido y creativo para preparar nuestro PRIDE!

El colectivo LAGDA – Laboratorio de Artes Gráficas del Desierto de Atacama – comparte con nosotrxs un espacio de reflexión, creación, educación y circulación en torno a los contenidos visuales y políticos del desierto de Atacama, un territorio devastado por el colonialismo, el extractivismo y el patriarcado. El equipo está formado por Carla Sobrino y Hernán Lira, ambos artistas chilenos.

¡Trae tu creatividad e imaginación! Si tienes algún material que pueda ser útil, no dudes en traer: rotuladores, marcadores, pintura, pinceles, pegamento, telas o banderas y camisetas para personalizar y, por supuesto, ¡algunos lemas geniales! ¡Y purpurina!

Esperamos ver a muchos de vosotros en este acto creativo, militante e intergeneracional.

Bienvenida a partir de las 10.30h y a partir de las 11h brunch y taller de arte gráfico.

Un evento en colaboración con VOGAY https://vogay.ch/agenda/preparation-pride-avec-le-collectif-ladga/?date=2024-06-22

Las actividades y las comidas son gratuitas.

indenadfin
Oso el roto

Biographies

LAGDA es un proyecto situado en San Pedro de Atacama con 4 años de historia.
A lo largo de este tiempo ha convocado a más de 60 artistas que provienen de todo Chile con el afán de articular un trabajo colectivo en el desierto.

Ha trabajado en colaboración con diversos espacios y colectivos de arte del país, destacando los procesos de DEVUELVAN LA MAR, 2021, acción de arte en torno al extractivismo en el maritorio del pacífico sur, DESIERTO HERIDO/SCORCHED EARTH, 2023, cuerpo de obra y metodológico expuesto junto al colectivo inglés Traces of Nitrate en Inglaterra y PROPUESTA DE EDUCACIÓN ARTÍSTICA PARA EL NORTE DE CHILE, 2021, para la Comisión de Sistemas de Conocimiento de la Convención Constitucional de Chile.

Además, año a año, LAGDA ofrece un ciclo formativo para artistas emergentes habitantes del Desierto de Atacama, donde a través de un proceso teórico-práctico los participantes pueden vincular su práctica a los códigos visuales territoriales y a la historia política del desierto.

Este año LAGDA vuelve a Europa para presentar su metodología y poner en práctica dinámicas comunitarias que pueden generar puentes visuales entre ambos contextos y atender urgencias gráficas que puedan surgir en las diferentes acciones.