igihozo attrape la musique comme un attrape-rêves, et tisse des tableaux féériques aux teintes folk, soul, rock, R&B et ambient. Pour iel, la musique est un rituel de libération, une conversation avec la nature, les ancêtres et le monde qui l’entoure.
BIO
Artiste pluridisciplinaire, coach vocal et community organiser, igihozo crée des espaces où la voix devient un outil de connexion, guérison et de célébration.
Par Matylda Florez 29 août
19h Performance lecture – français oral et texte à disposition
Comment résister collectivement à la destruction des espaces-refuges ?
Cette installation textile est issue d’une recherche anthropologique et d’un processus de création participatif. Elle raconte l’histoire de l’association LO’13’TO, de ses membres et ses luttes passées, présentes et futures. Née en 1988, l’association est actuellement en situation d’expulsion sous décision de la Ville de Genève.
Face à cette annonce, Matylda transforme LO’13’TO en un atelier d’impression manuelle. Se bâtit alors une archive collective, vivante et émotionnelle dans laquelle utopie, fiction et réalité s’entremêlent.
Activée par des performances, discussions et moments conviviaux, cet espace dans l’espace appelle à la préservation et la visibilisation des espaces-refuges encore en vie et résiste à ce que Le Guin appelle l’ «Histoire-qui-tue», l’histoire hégémonique du héros et de sa lance. Ainsi l’archive apparemment non-héroïque devient un outil émancipateur contre l’oubli et maintient vivantes les existences oubliées.
Cette année pour le repas de la soirée d’ouverture du BDQI, nous avons la chance de recevoir l’équipe de LO’13’TO.
Fondée en 1988, LO’13’TO est une association à but non lucratif située au cœur de l’Ilot 13 à Genève. Cet espace-refuge, véritable lieu de rencontre et de transmission, œuvre au quotidien pour l’insertion sociale et l’intégration, sans condition, de toutes personnes fragilisées. En particulier celles qui connaissent l’expérience de la migration, dans le respect des impératifs contemporains tant sociaux qu’écologiques. Convaincue que la qualité de vie est désormais inséparable de la protection de l’environnement, l’association développe une « écologie sociale appliquée », qu’elle étend à ses activités. Au fil des années, elle s’est transformée et adaptée aux motivations et intérêts de ses membres, mais a toujours été un lieu d’accueil, d’hospitalité inconditionnelle et de partage autour du besoin fondamental de se nourrir. Le cœur de LO’13’TO, c’est le soin de l’autre, le soin du vivant et du non-vivant.
BIO
Matylda Florez (1997) est artiste, anthropologue, cueilleuse et glaneuse d’histoires. Titulaire du master TRANSforme. Art & société à la HEAD – Genève (2024), elle a également suivi un master en Anthropologie, migration et citoyenneté à l’Université de Neuchâtel (2022).
Son travail mêle installation, performance, vidéo et se situe entre la recherche anthropologique, l’engagement associatif et l’art. Par le biais d’un processus de création participatif et l’appropriation des méthodologies scientifiques, elle mobilise les institutions comme leviers politiques pour visibiliser et soutenir le travail associatif.
Elle crée des espace-temps de mise en commun, s’engageant avec le public dans des réflexions et discussions autour de contre-récits. La transmission devient alors un outils de résistance et de transformation sociale pour faire éclore de nouveaux possibles.
Le BDQI ouvre grand ses bras pour vous accueillir, que ce soit pour des retrouvailles ou pour découvrir ce curieux festival pour la 1ère fois. Une soirée en musique et performance, avec le traditionnel repas prix libre et le bar du cosmos, le tout dans la nouvelle scénographie de rêve concocté par la Bande Deter des QTpie de l’Installation. Avec toujours de quoi s’installer bien confortablement pour papoter et bien entendu la fameuse bibliothèque du BDQI, avec son tiroir à bricole pour les enfants, et son petit coin tranquille si l’on a besoin de se mettre au calme.
Nous, la Bande Deter des QTpie de l’Installation, on se réunit à nouveau cette année (en duo plutôt qu’en trio cette fois) pour faire émerger une ambiance scénographique pour le plus super et important des festivals supers et importants le BUREAU DES QUESTIONS IMPORTANTES. On a hâte d’y être et on espère que ça vous plaira!
On dessine, on découpe, on cloue, on boit de la limonade (surtout ne pas oublier de s’hydrater), on se baigne dans la fontaine quand il fait trop chaud, on essaie, on discute, on invente des solutions, on ressaie, quelques goutte de sueur et tadam un nouvel espace eeeeh ! pour accueillir le bureau des questions importantes !
BIO
Max fait de la scéno, des petits plats et s’investit dans plein de collectifs en même temps. Max aime écrire de la poésie, faire du vélo, planter des clous et couper des poutres.
Leo aime bricoler, à plusieurs, penser des chantiers collectifs et réfléchir à l’ergonomie des espaces. Il debute en charpente, s’entraine à la menuiserie et aime autant la géometrie et la physique que les machins farfelus. Depuis 3 ans maintenant, il s’essaie à la scénographie avec dans le cadre moltonné créé par la super équipe du BDQI.
Présentation -autour des pédagogies antiracistes menés par la Bléd – 45 min
Pour les élèves du gymnase de Nyon
La Bléd mène depuis plusieurs années des ateliers de pédagogie pour parler de racisme avec les enfants. Des ateliers d’autodéfense verbale antiraciste ont aussi émergés pour les adolescents. Des membres de la Bléd seront présentexs pour discuter des ses approches et expériences autour des pédagogies antiracistes.
Les mots touchent, parfois les mots blessent… et dans un cadre intime ils peuvent faire très mal à l’estime de soi. L’autodéfense verbale c’est pour apprendre à répliquer quand on vit une agression par les mots, que ce soit avec des inconnus ou avec des personnes proches.
Dans cet atelier on va s’attaquer à des situations vécues par les participant-e-s: attitudes, blagues, remarques ou insultes racistes, selon les envies et besoins. Et comme le racisme* concerne tout le monde: celles et ceux qui le subissent, les autres qui le perpétuent et les témoins qui peuvent être complices autant qu’alliés, c’est un atelier pour tous et toutes! Le but de l’atelier c’est de prendre confiance en soi et de s’entraîner à poser ses limites quand on vit du racisme et/ou de s’entraîner à soutenir une personne qui vit du racisme.
Mais c’est aussi un atelier où on va puiser dans la force du groupe, pour partager des expériences, partager des outils de riposte par les mots, et profiter de l’imagination collective pour trouver les meilleurs clash ! Rien dans l’atelier n’est obligatoire, et il est possible de s’impliquer un peu, beaucoup ou ardemment selon ce qu’on se sent de partager avec le groupe! Une attention particulière sera donnée aux situations des personnes subissant directement du racisme.
*racisme: idéologie qui suppose l’existence de « races » en établissant une hiérarchie entre elles avec la « race » blanche au dessus des autres, ainsi que les discriminations découlants de cette idéologie. Nous parlerons évidement dans l’atelier de « races sociales » et non « biologiques ».
On lance l’appel aux bénévoles pour la 9ème édition du Bureau des Questions Importantes !
On cherche des bénévoles pour *la cuisine, le bar et le rangement ou encore faire des photos* – cette super équipe recevra évidemment à manger, et à boire, et il y aurait moyen de défrayer les trajets de train.
Si tu as du temps et surtout envie de venir, voilà le lien vers le tableau d’inscription :
Il y a deux onglets :
1- Des infos sur les tâches des différents postes
2- Shifts cuisine, bar, photos et rangement pour le festival
Si ça te dit de faire passer le mot à des personnes que tu aimes bien et qui pourraient avoir envie de venir cuisiner et découvrir le projet, c’est avec plaisir 💛
Incarnant un univers musical underground décomplexé, hybride et décolonial, la Djxtte genevoise ANITA KIRPPIS traduit son héritage d’eurolatina au présent et contribue au renouveau de la musique de club alternative. Avec ses mixs de mélodies chaudes et planantes, ANITA KIRPPIS génère beaucoup de paillettes, autant d’émotion que de transpiration, et surtout de la transe collective. Pour ce faire, elle mélange joyeusement les sons et beats afro-latins à la techno, à l’EDM et à la dancehall et leur (re-)donne ainsi toute leur place et légitimité sur une scène qui les a historiquement dénigrés ou oubliés.
« Loin de vouloir juste faire de l’archivage qui ambiance, ANITA KIRPPIS vit sa musique comme elle vit son identité d’eurolatina : hors limite, sans censure et contre les stéréotypes. Elle est la preuve vivante et sonore qu’il n’existe pas une musique populaire “latinx” qui n’aurait droit de cité que dans les “clubs latinxs”. En plus de déconstruire et de faire dialoguer les sons traditionnels et contemporains, ANITA KIRPPIS revendique ses influences pop, y mélange du reggaeton, et produit ainsi un son unique mais étrangement confortable, tout aussi profond que joyeux.
Usant de divers formats pour partager la musique qu’elle aime, ANITA KIRPPIS est aussi à l’origine des soirées SANTERIA FUEGO CLUB qui, depuis 2016, promeuvent à Genève la scène latinx underground en se réappropriant, de manière inclusive, les musiques et les héritages du genre : DJ·xette·s locaux·les et internationaux·les s’y cotoient en toute liberté et mixité.
Depuis 2017, ANITA KIRPPIS déstabilise avec légèreté les catégories éculées du “ici” et du “ailleurs”, vous invitant, dans ses mixs et dans ses évènements, à une version sans complexe et mosaïque de la fête. Elle vit ainsi son rêve éveillé d’ambassadrice de la frontière, celui de transformer et de faire renaître, depuis l’underground alors décolonisé, la musique afro-latine dans toute sa richesse passée et présente et à venir. »
C’est septembre et la chimère à quatre têtes du Bureau des Questions Importantes est toute heureuse de vous proposer de magnifiques nouveaux rendez-vous pour sa 7ème édition! Avec elle, les artistes et autres invité·x·e·s proposent de partager et d’échanger avec le public leurs questions importantes, leurs envies, leurs engagements, leurs émotions et projets multiples à propos de sujets qui nous (pré)occupent en ce moment. Dans une atmosphère parfois festive, d’autre fois intimiste, de temps en temps exigeante, et qu’on essaie un maximum accueillante et respectueuse.
On ne vous cache pas, que comme beaucoup de monde, la chimère a aussi besoin de se rassembler pour se sentir moins seul·x·e·s et perdu·x·e·s face aux urgences. Et surtout, elle a besoin de temps, de soin et de douceur, pour renouer, pour réfléchir et faire collectivement, pour trouver des alternatives et aussi pour s’amuser et faire la fête, se reposer, découvrir et écouter ce que nos corps ont à dire…
Avec une complète confiance aux artistes invité·x·e·s, on pourra y découvrir des projets aboutis, en cours de construction, des propositions nouvelles ou qui ont déjà voyagé. Pour le BDQI, la merveilleuse team construction QTpie nous prépare une scénographie adaptée tant aux performances, aux ateliers qu’aux moments de répit. Des petits coins confortables sont prévus pour s’isoler et chacun·x·e est libre de venir occuper l’espace, que ce soit pour bouquiner les ouvrages de la bibliothèque, se désaltérer ou même faire une sieste. Une belle terrasse est installée pour prendre le soleil.
Coïncidence ou peut-être parce qu’on est très nombreux·x·euses à en avoir besoin : le programme foisonnant de cette année déborde de tout ça. L’envie de créer des espaces de soins collectifs et de partages reste bien là, en résistance à un monde qui continue de brûler. On espère que ces deux semaines aideront à raviver les braises de nos cœurs et que nous repartirons avec un feu de joie, de rage et d’espoir. Bienvenu·x·e·s!
Chantal Mariam Neuhaus, Juli Sando, Amélie Daverio et Chloé Démétriadès
Ces deux semaines de rassemblement se veulent aussi accueillantes et bienveillantes que possible. Nous tenons à rendre l’espace du BDQI le plus respectueux que possible pour chacun•x•e.
Fontes :
PCB par Maxence Duterne @maxence.duterne
Whois Mono par Raphaël Bastide, forkée par Eugénie Bidaut @eugbidaut
ZNVT17 par Zin Nagao @zinnagao
Avec le soutien de:
Ville de Nyon, Région de Nyon, Canton de Vaud, la Loterie Romande, Fondation Ernst et Olga Gubler-Hablützel, Fondations privées et l’espace eeeeh! (soutenu par Pro Helvetia, Canton de Vaud, Loterie Romande, la mobilière). Un immense merci au Domaine et marché les Biolettes.
Soutenir le BDQI:
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Association Le Tandem
Rue Saint-Roch 1
1004 Lausanne
CH28 0839 0037 2097 1000 1
>>> Avec la mention DON pour soutenir le BDQI
Tous les dons, petits ou grands, sont les bienvenus. Un immense merci pour ça! ❤️