I hope you will keep me in the frame

Par Li chaolin aka Li bing
11 septembre

Soirée 3 performances! 
Ouvert dès 18h30, départ de l’espace eeeeh! à 18h45 pour aller en extérieur, à 5 min, pour la 1ère performance. Nous retournerons au BDQI pour les deux suivantes.


Performance (~20min) – oral à définir, texte français & english

« I hope you will keep me in the frame » est une performance basée sur une narration autofictionnelle : les herstoires* prennent racine dans le vécu de l’artiste, de ses ami·x·e·s et des récits glanés sur Internet. La narration commence par un album de famille sans images : à la première personne, « je » raconte l’herstoire de chaque photo , mettant en avant des souvenirs perdus, oubliés ou effacés. Ces récits explorent non seulement les chemins de « moi » et de « ma famille », mais aussi de l’identité, de la vie quotidienne, de la vie quotidienne, de la société et de l’histoire du pays dans le passé.

Avec ses multiples couches de mémoires, les incertitudes de sa narration et leurs complexités. Cette transition stimule également une inspection ainsi qu’une reconstruction continue et multidimensionnelle de l’identité personnelle : les frontières entre moi et l’autre dans un contexte étranger, ainsi que la coordination complexe entre un “moi” constamment altérisé et le « moi » natal.

La narration capte également les perspectives de cell·eux qui ont « quitté leur pays » dans le cadre du mythe de la mondialisation. Ces micro-narrations sur « moi » déploient une structure non linéaire de la mémoire pour délivrer le « je » d’une masse. Autrement dit, nous, ell·ux, où « je » deviens un jeu de « j(eux) », un acte collectif de narrations partagées.

*Le mot herstoires est utilisé pour remplacer le mot ‘histoires’


BIO

Li Chaolin développe une sensibilité aux espaces liminaires entre fiction et réalité, nourrie par son parcours entre la Chine et l’Europe. Elle voit la Lune comme métaphore de son travail : présente mais parfois invisible, elle évoque les strates cachées du quotidien. Formée à l’Université de Yibin, à l’École supérieure d’art Annecy Alpes et à la HEAD – Genève, elle construit une pratique centrée sur la mémoire, l’identité et les récits auto fictionnels. À travers une approche « low-tech », elle conçoit des actions, installations éphémères et fictions intimes. Se définissant comme un « terrain de jeu spontané », elle mobilise le « je » comme médium et moteur de création, explorant avec dérision et légèreté les liens poreux entre soi, monde extérieur et enjeux sociaux. Son travail, traversé par l’ennui, le hasard et l’absurde, invite à une réflexion poétique sur les connexions entre l’individuel et le collectif.

@libing_9

 

 

©Galaxia Wang
©HEAD-Genève, Greg Clement
©HEAD-Genève, Greg Clement
©HEAD-Genève, Greg Clement

 

Nez Noir

Par Estelle Samira Borel
Soirée 3 performances!
11 septembre
18h45
Performance (~35min) – français oral et texte à disposition

Ouvert dès 18h30, départ de l’espace eeeeh! à 18h45 pour aller en extérieur, à 5 min, pour la 1ère performance. Nous retournerons au BDQI pour les deux suivantes.

Dans Nez Noir, Estelle qui a grandi en Valais entre Sion et Savièse, propose une performance cartographique originale du Valais, décoloniale.  En équilibre sur son fil, elle tricote et démêle les fils de son identité et du lien qu’elle entretient avec la région.

Après avoir participé à la création de deux spectacles taclant le racisme systémique et interpersonnel (Carte Noire Nommée Désir de La Cie Dans le Ventre de Rebecca Chaillon et Gnoko Bok avec la Cie Cirqu’en Choc), l’envie d’ encore explorer cette thématique intime et politique sous une autre forme ( il n’y en aura jamais trop!) est née grâce à une invitation du collectif LAC Léman-Architecture-Connexion à performer en Valais.

Entre la célébration en 2024 du centenaire de la naissance de James Baldwin, sa venue à Loèche Les Bains et l’œuvre hommage de l’artiste Sasha Huber, il y avait de quoi porter la mémoire du séjour de Baldwin en Valais à un plus large public.

Entre les textes tirés d’un essai littéraire en cours d’écriture, sa pratique du cirque et son humble expérience de la performance, Estelle livre avec Nez Noir une forme très libre, radicalement intime et emblématique de son travail.

Avertissement: certaines scènes et propos du spectacle peuvent heurter/trigger les victimes du racisme, en particulier les personnes noires.


BIO

Estelle Samira Borel est une artiste de cirque contemporain, autrice et interprète. Fildefériste, diplômée de la FLIC, Scuola di circo di Torino (IT) et Licenciée en Lettres modernes à L’Université de Dijon (FR), elle est co-fondatrice et directrice artistique de la compagnie suisse Cirqu’en Choc depuis 2009.

Estelle axe son travail sur la proximité avec le public, les sujets de société piquants et la prise de risques. Sa recherche est de travailler l’intime et le politique avec le corps et donner du sens au geste acrobatique par la poésie.

Nez Noir, créé en 2024, est sa création solo la plus radicalement intime.

Pour sa prochaine création – Mais les homards du Titanic, eux, sont encore vivants! -prévue pour Avril 2026, elle a reçu une bourse Théâtre Pro du canton du Valais ainsi qu’une bourse d’écriture SSA-Pro Cirque.

Parallèlement à ses propres créations, Estelle est interprète dans Les Essentielles de Faustine Noguès (FR) et a récemment été interprète dans Carte Noire Nommée Désir de Rebecca Chaillon (FR) et pour D’autre quelque part de Laure Dupont (CH). 


@cirquenchoc
@estelle_filante

 

 

©Michael Hartwell (capture vidéo)
©Michael Hartwell (capture vidéo)
©Michael Hartwell (capture vidéo)

Sourdes et présentes : identités en résistance

Un programme de Noha El Sadawy et de son association MUSEN
Avec Katia Pahud et Nicola Sciboz-O’Keeffe
10 septembre
dès 18h

18h00 Conférence « Identités Croisées, Luttes Entrelacées »
19h15 Atelier suite de la conférence
20h Repas

21h Vidéo chantsigne et discussion

Programme en Langue des signes française et Langue française

Pour l’atelier à 19h15: Sur inscription par mail à musenls24@gmail.com 


Femme, noire, sourde… Trois mots, trois identités, souvent perçues comme autant de barrières. Katia Pahud les porte avec fierté. Elle évoque elle-même ce « cumul » de préjugés, non pas comme un fardeau, mais comme une force de combat. Refusant le rôle de victime, elle se lève, agit, milite. Car, comme elle le dit si justement : « Il y a des lois – il faut s’engager pour qu’elles soient appliquées. » Son parcours est riche d’expériences. Une année passée entre les Pays-Bas et le Danemark lui a permis d’approfondir la compréhension de sa double identité. Elle y explore aussi un terme encore trop méconnu : l’audisme, cette discrimination systémique envers les personnes sourdes, qu’elle s’attache à nommer, visibiliser et combattre. Katia Pahud et Noha El Sadawy vous proposent une conférence, suivie d’un atelier.

Après un merveilleux repas, nous projetterons la vidéo d’une performance de chantsigne de Nicola Sciboz-O’Keeffe. Ce thème fait écho à certaines expériences communes entre Katia et Nicola, notamment l’adaptation à une culture différente, la construction identitaire et le vécu en tant que femme.

Nicola Sciboz-O’Keeffe est assistante socio-éducative au sein du CAPS (Centre d’Activités Pisourd) chez Les Chemain’S. Cette structure fait partie de la Fédération Suisse des Sourds (SGB-FSS) et regroupe quatre prestations destinées aux personnes sourdes ou malentendantes, ainsi qu’à leurs proches et aux professionnel·le·s de Suisse romande.

Parallèlement à son activité professionnelle, Nicola est passionnée par l’art. D’origine irlandaise, elle s’est installée en Suisse il y a 30 ans après y avoir rencontré son ex-mari. Elle s’est engagée dans différentes activités artistiques. Elle est narratrice d’un livre retraçant son parcours personnel, dans lequel elle évoque sa surdité, sa famille et son intégration en Suisse. Catherine Tena a pris le rôle de recueilleuse de récits de vie pour l’écriture.

À la suite de sa formation en tant qu’ASE, elle a également lancé une performance de chantsigne sur la célèbre chanson d’Édith Piaf « Non, je ne regrette rien ». Le choix de ce morceau est particulièrement significatif pour elle.


BIO

Noha El Sadawy est médiatrice culturelle sourde. Depuis 15 ans, elle collabore avec de nombreux instituts culturels pour développer l’accessibilité des personnes sourdes au sein du secteur culturel. Elle joue un rôle de passeuse entre les mondes entendant et sourd, en partageant ses connaissances et en valorisant la richesse de la culture sourde et des approches intersectionnelles.

Elle travaille avec le Bureau Des Questions Importantes depuis plusieurs années, contribuant à proposer des thématiques variées, souvent peu abordées, autour des identités et des enjeux liés à l’inclusion.

https://musen-ls.net/

@musen.ls

Katia Pahud
Nicola Sciboz-O’Keeffe
Noha El Sadawy

Queeraoké

Par Amal Alpha
7 septembre
17h
Karaoké – chansons possibles dans toutes les langues (Amal parle français, anglais et espagnol oral)

Le Queeraoké est une grande fête où nous sommes tous·x·tes des stars, où les voix de cell·eux qui sont silencié·e·x·s peuvent retentir. Plein d’humour et d’autodérision, les personnages qu’Amal Alpha incarne (Cindy Lopette, Gay Chevara ou encore Gouine Stefani) créent un espace joyeux et tendre où chacun·x·e peut briller de mille feux face à un public survolté. Cet espace est particulièrement dédié à cell·eux qui n’entrent pas dans les moules et normes de nos sociétés.

En collaboration avec Voqueer


BIO

Neuroscientifique en rémission et traductrice en devenir, Amal Alpha chante depuis toute petite. Elle découvre le pouvoir libérateur des karaokés en 2014 avec Dana, KJ queer basée à Oakland.

Depuis son retour à Genève en 2017, Amal Alpha utilise le karaoké comme dispositif d’émancipation et de libération de la voix et elle l’amène partout : dans les caves, les parcs, les bars, les théâtres, les maisons de quartier, sur des chars… 
Elle est également l’une des instigatrices du Sharkaraoké, un char qui arpente les manifestations genevoises en diffusant les vidéos du #karaopo, une série de chansons détournées pour être chantées en manifestations. Les paroles de nos tubes préférés sont réécrites collectivement pour avoir une portée politique, féministe, antiraciste, queer et anticapitaliste et les versions karaoké sont disponibles en ligne pour touxtes.

 

@amal_alpha_aa

 

©Miguel Bueno, Everybody’s Perfect
©Sofi Nadler
©Sofi Nadler
©Paola Carbone

Programme du 5 septembre

Soirée 3 performances!
Ouvert dès 18h30, début des performances à 19h


Lava Minnelli drag show 

Performance, drag (~10min) – lip sync sur de chansons en français et en anglais
Dès 15 ans



Liquid

Performance drag – lip sync sur des chansons en anglais et japonais, texte à disposition français & english
Dès 15 ans

 


Queerwalk
Greta Gratos
performance (15min) – français oral et texte à disposition
Dès 15 ans

Programme du 6 septembre


14h à 17h
Rencontre des Burn out Déviants en Quantité Incontournable 
Une équipe de Burn outé.x.e.s qui ont envie d’échanger sur le sujet du Burn out
Rencontre discussion – français oral



19h
Avec des jumelles on peut voir loin l’horizon:
Le plateau télé des jumelleaux
Abracada… jumelleaux !
Aminatou / Adama-Baïlo / Lina / Sara
perfo-boum – en français oral 

Résistons en tissant des liens collectivement! – ¡Resistamos tejiendo vínculos colectivamente!

Par Rami Mejri, Maira Balcaza et Violeta Coral Contreras Cornejo
7 septembre
de 14h à 17h
Atelier crochet, tricot et broderie
La rencontre se déroulera oralement principalement en français et espagnol, mais accessible aussi en anglais et italien.

C’est bienvenu de prendre du matériel avec vous ou alors on reçoit avec plaisir des dons de laine ou de fil de coton pour crochet et broderie. Mais il y aura de toute façon du matériel à disposition sur place si vous n’en avez pas <3

Participez à un atelier de crochet, tricot et broderie pour libérer votre créativité et vos émotions à travers le fil. Chaque maille est un geste de détente, un pas vers le mieux-être. Cette activité manuelle favorise la concentration, réduit le stress, développe la dextérité et renforce la confiance en soi. Ouvert à tousxtes, le temps d’une après-midi entrez dans cet espace chaleureux pour tisser ensemble nos vécus en une œuvre collective et unique.  Débutant·x·e·s comme confirmé·x·e·s sont les bienvenu·x·e·s dans cet atelier de détente, d’écoute et de création.

Pas besoin de participer à toute la durée, venez quand vous voulez !


BIO

Rami Mejri (Iel) est étudiantx en Master de Psychologie du développement durable à l’UNIGE. Après un bachelor en psychologie ainsi que les études de genre, des femmes* et de la sexualité, iel s’est investix dans la militantisme féministe intersectionnelle et décoloniale. Aujourd’hui, iel souhaite amener une résistance collective en une prise de soin collective à travers le crochet et le tissage de notre bien-être, santé mentale et physique vers un lieu où le calme, la tranquillité et la paix règnent.

Maira Balcaza (elle), diplômée en éducation et spécialisée en gestion du capital humain, a développé sa carrière professionnelle en Argentine, dans le secteur des affaires, dans le domaine de la formation et de la sélection du personnel. Actuellement résidente en Suisse depuis deux ans, elle commence à unir sa passion pour le crochet à sa quête de développement professionnel, en dirigeant avec deux autres collègues interdisciplinaires, l’association AYNI, dont l’un de ses piliers est l’objectif de promouvoir des activités artistiques, ludiques et éducatives comme moyen d’intégration dans la communauté.

Violeta Contreras (elle), artiste de cœur et anthropologue de vocation, titulaire d’un master en Anthropologie Sociale avec une spécialisation en politiques de genre, droits humains et interculturalité. J’ai de l’expérience en recherche, éducation, et gestion de projets sociaux et culturels en faveur des filles, garçons, adolescent·e·s et des dissidences. Militante écoféministe engagée pour la terre, les corps comme territoires des femmes, des minorités ethniques et des populations vulnérables, je mène des actions éducatives et culturelles avec le collectif féministe China Saqra. Je poursuis des recherches sur l’art et l’activisme afin d’analyser différentes pratiques artistiques comme moyens d’expression politique, en utilisant des méthodes multisensorielles et audiovisuelles. Elle réside actuellement en Suisse, où elle vit depuis onze mois. Depuis novembre, elle travaille comme bénévole au sein de l’Association de Lieu, en s’occupant d’enfants et en renforçant les capacités des femmes migrantes à travers des ateliers d’art, de danse et de tissage. Elle participe également à la création de l’Association Ayni — un mot quechua qui signifie réciprocité, solidarité et intégration des personnes — dans des espaces d’art, de création et d’éducation multiculturelle.

@ramiii_dale
@ayniassociation
@aufildeladouceur
@chinasaqra_colectivo
@violeta.coral

Avec des jumelles on peut voir loin l’horizon: Le plateau télé des jumelleaux  Abracada… jumelleaux ! 

Par Aminatou / Adama-Baïlo / Lina / Sara
6 septembre
19h
perfo-boum – en français oral

Vous vous posez des questions pour savoir si la vie entre jumelleaux est si différente de la vôtre ? Venez voir nos récits de vie avec deux paires de jumelleaux ! Est-ce qu’on a plus d’avantages à avoir le même âge ? Vous allez le découvrir avec notre fabuleuse prestation au BDQI !

Au programme, une perfo-boum pour adultes et enfants imaginée par Aminatou, Adama-Baïlo, Lina et Sara avec beaucoup de joie ! On ne vous en dit pas plus pour laisser un peu de surprises et de suspense mais on peut déjà vous dire qu’il y aura plein d’autres trucs géniaux !

Après notre performance on vous invite à faire une boum avec nous, l’occasion de danser et de chanter en lip sync sur nos chansons préférées…

BIO

Aminatou et Adama-Baïlo

Nées à Lausanne en 2012, Adama-Baïlo et Aminatou sont deux sœurs qui ont depuis plusieurs années la chance de présenter des spectacles dans différents lieux.  Présentes in utero sur différentes scènes de théâtre et d’opéra, elles ont rapidement pris goût, une fois actives sur terre, à l’art vivant et la création.

Passionnée de grimperies et autre vertiges acrobates depuis qu’elle sait marcher, Adama-Baïlo monte une première fois sur scène lors d’un spectacle de tissu aérien du Grand Soir à Grens en 2017. Les deux sœurs intègrent l’Ecole de cirque de Renens en 2020. Adama-Baïlo suit durant deux ans la formation intensive, puis fait une année en spécialité aériennes, pendant qu’Aminatou se diversifie en apprenant la batterie. Dans le cadre de cette école de cirque, elles ont plusieurs fois l’occasion de participer au grand spectacle de fin d’année qui a lieu sous le chapiteau O’Chap.

Elles sont conviées une première fois à animer l’après-midi Spécial Enfants au BdQI en 2022, au cours duquel elles proposent Le Projet Magique ou Les Enigmes Importantes, parcours sensoriel et ludique de devinettes et de jeux où « selon la réponse gagnée il y aura une certaine importance de cadeau ».

En 2023, elles créent avec Stéphanie Nduhirahe, Rhuzin Babaei et Marina Mezzoggiorno Brown un court spectacle pour présenter la structure de jeu fabriquée avec des enfants dans le cadre de leur atelier de métallurgie collaboratif. Cette année-là, les deux sœurs sont sélectionnées pour la finale des Incroyables Talents des écoles lausannoise avec un spectacle en trio d’acrobatie et de chant.

De retour au Bdqi en 2024, elles y présentent un petit spectacle de cirque et réitère sur la scène Zinzin Kids lors du Weekend Parentalités Queer, Féministes et Complices à Pôle sud, Lausanne au printemps 2025, avec cette fois des figures inspirées de l’acro-yoga.

Lina et Sara

Né·e·s à Lens dans le Pas-de-Calais, Lina et Sara sont deux artistes très différent·e·s qui se complètent et se distinguent. Iels ont grandi dans la même maison et y ont partagé la même chambre jusqu’à leur 18 ans.

Sara se définit comme artiste queer franco-algérien·ne. Iel vit actuellement à Marseille où iel se remet doucement à écrire des projets de poésie et de fiction au sujet de la langue et des larmes. En 2020, iel co-fonde avec Edel Pradot le Collectif MUES, basé à Lille. Après des études en lettres, en danse et performance à Lille, Sara se consacre à l’écriture d’un livre intitulé DES LIES, qui sera auto-édité en 2018. Membre de la maison de micro-édition lilloise Les Piñatas, iel navigue dans son travail entre écriture (poésie) et mouvement, y cherchant plus précisément le cœur sensible de cette écriture, avec comme base principale une pratique autobiographique, liée aux questions de soin, de magie et de réparation. Iel adore danser et y consacre de plus en plus de temps, avec l’envie de créer un jour une forme qui mêlerait danse, poésie et musique.

Lina est une artiste pluridisciplinaire et activiste née dans le Pas-de-Calais et vivant désormais en Seine-Saint-Denis en France. Après une formation en audiovisuel, elle étudie la réalisation à l’école de cinéma CinéFabrique de Lyon France). Sensible et insoumise, fascinée par les rencontres humaines, c’est en explorant plusieurs médiums artistiques comme lieu d’expression et de création qu’elle se dirige vers la création de ses premières œuvres théâtrales et cinématographiques.

@lilibolide
@sarahsor
@collectifmues


Rencontre des Burn out Déviants en Quantité Incontournable 

Par une équipe de Burn outé.x.e.s qui ont envie d’échanger sur le sujet du Burn out
6 septembre
14h à 17h
Rencontre discussion – français oral

Tu as vécu un burn out ou un état d’épuisement avancé dû à ton travail quel qu’il soit, ou à d’autres activités de la vie ? Tu n’en a pas vécu toi mais la question t’intéresse et tu te demandes comment aider tes potes qui sont là dedans? Viens discuter, partager, échanger à la rencontre des Burn out Déviants en Quantité Incontournable.

Nous sommes trois personnes ayant traversé un ou plusieurs burn out et nous nous sommes retrouvéexs avec une envie de partager des ressources et d’en discuter ensemble.

Nous vous proposons donc un espace d’échange de nos différentes expériences et formes de burn out.

Sont-ils vraiment incontournables ? Comment les contourner et les éviter? Est-ce qu’on s’en remet? Comment fait-on pour ne pas retomber dedans ? Et  que faire lorsqu’on a  perdu son cahier dans lequel on gardait nos précieuses notes sur le sujet?

Viens avec ton cahier de burn out, et si tu n’en as pas on t’en fournira un sur place !

Attention: cet événement n’est pas un soutien thérapeutique et/ou médical personnalisé, mais un cercle de parole entre personnes concernées et/ou intéressées par le sujet.

BIO

Une équipe de Burn Outés du BDQI qui ont envie d’échanger sur le sujet du Burn out.

 

Queerwalk

Par Greta Gratos

5 septembre
Soirée 3 performances !
Ouvert dès 18h30, début des performances à 19h
performance (15min) – français oral et texte à disposition
Dès 15 ans

« Nul désir de savoir où me mènent mes pas. Le vent me pousse en de curieux dédales dans lesquels, avec délectation, je cherche à me perdre. Monde à l’envers, tourne de travers… Tout à reprendre, une maille à l’endroit une maille à l’envers. »

Partir de l’instant, fugace, de ce presque rien où tout se conjugue au présent. Instant qui, à peine vécu, glisse dans le passé, figé en images, captations, rejoignant ses prédécesseurs pour s’empiler dans notre mémoire, où fin et commencement s’imbriquent intimement. Page après page, le temps s’écoule, s’étire, se tend, se transfère dans les archives des espaces-temps… avec‚ parfois‚ ce désir de voir le Monde disparaître comme dans une bulle.

L’esprit en escalier, de contes et mythologie je me suis construite. De métaphores aussi. Les événements me surprennent en grand désordre. Il me faut pour les comprendre ordonner ce chaos qui sous mes yeux s’expose. D’un détail infime, je commence alors un récit‚ brodant point par point et sans me préoccuper de la destination finale‚ jusqu’à ce que la tapisserie prenne forme. Le sens‚ bien avant la réalisation‚ y est enclos ; je ne fais que le suivre. Par le verbe‚ la voix‚ ses couleurs se révèlent au fur et à mesure‚ pas après pas, comme en une promenade sur des chemins de traverse. En transcription de cet univers mental‚ images et sons viennent se joindre au récit‚ par couches de sens supplémentaires‚ parallèles‚ picturales‚ allégoriques.

 

BIO

Apparue il y a 30 ans en maîtresse de cérémonie sous la forme d’une sorcière au cœur d’un T-dansant du centre autogéré L’Usine‚ les mots ont toujours été sa plus belle parure. D’improvisations sur les vagues des djs, ils ont vite débordé de la fête pour commenter le Monde, en prises de parole‚ sur scène comme dans l’espace public‚ pour défendre les minorités‚ soutenir causes et luttes (syndicales, culturelles, féministes, queer…). Reine des fées et des punks, Marraine des particularités, Madone des causes plus ou moins perdues‚ Matriarche, elle crée ses propres codes hors des langages dominants, se déploie en lives et performances, chroniques écrites et radiophoniques, mêlant en tout poésie et politique. Sa devise‚ tirée de « la visite de la Vieille Dame » de Friedrich Dürrenmatt : « le Monde a fait de moi une Putain‚ je ferai du Monde un Bordel ».

@gretagratos1010

©Greta Gratos
©Greta Gratos
©Greta Gratos