La Fabrique à Bêtises animé

Par Collecpif Tempête Douce 
Avec Aryna Taratuta et Charlotte Hanselmann
30 août
11h à 14h30
Atelier clown tout public (3h30 avec pause) – en français oral 

Pour adultes et enfants dès 6 ans, venir avec un·e·x adulte entre 6 et 9 ans

 

Aryna et Charlotte nous invitent à un voyage joyeux, fantaisiste et rêveur durant un atelier d’expérimentations clownesques. À travers des jeux et improvisations variées, iels nous proposent d’explorer ensemble les liens, le décalage, la spontanéité et l’amusement.

Cet atelier est un espace où l’on peut ressentir le lien aux autres et à soi, accueillir les bonheurs, les quiproquos et les petits couacs que la communication peut générer. En mettant en lumière nos vulnérabilités, la pratique nous invite à en rire ensemble et à célébrer nos failles, nos élans, et nos éclats.

À travers le jeu, lae clown pose des questions fondamentales sur la place de chacunx·e dans le groupe, dans l’univers, et, par sa manière loufoque d’y répondre, iel porte un regard neuf, curieux et poétique sur nos problématiques, et dédramatise l’existence.

Sur inscription par mail à le-bdqi@riseup.net ( max 12 personnes)

 

BIO

Charlotte, formée au TPR de La Chaux-de-Fonds, est comédienne et co-fondatrice de la Compagnie Zigomatyks, portée par une plume affûtée et un sens du rythme doux et absurde. Sa présence scénique est marquée par un équilibre délicat entre décalage et poésie, offrant une finesse à la fois émouvante et puissante.

Aryna, engagé·x dans le domaine social, accompagne enfants et adultes à travers les silences et les élans du quotidien. Iel est fasciné·x par la manière dont les individus tissent des liens et communiquent, avec ou sans mots.

Iels se sont rencontréx·es au sein de la Boîte-à-nez à Lausanne, où iels se sont forméx·s professionnellement à la pratique clownesque sous la guidance de Marylène Rouiller. Leur rencontre fut un éclair de complicité, une évidence douce. Iels se sont reconnux·es avant même de se connaître. Depuis, leur lien fleurit avec douceur et complicité, au rythme des ateliers qu’iels co-animent, de leurs explorations scéniques, et des silences remplis de rires.

Leurs clowns se retrouvent dans les fêlures lumineuses, les questions sans réponses, et les bêtises pleines de sens. Ensemble, iels créent des espaces où chaque personne peut se rencontrer soi-même et nourrir son lien aux autres, à travers le jeu, la poésie, et les rires.

 

©Louis Mana
Aryna Taratuta et Charlotte Hanselmann
©Louis Mana

Programme du 29 août

Soirée d’ouverture


dès 18h
Soirée d’ouverture

Performance, repas et concerts

 


19h
Il paraît qu’un arbre qui tombe dans une forêt ne fait pas de bruit si personne n’est là pour l’entendre

Matylda Florez
Performance lecture – français oral et texte à disposition


20h30
Potions sonores qui racontent l’amitié, l’identité, la rage et la transmission
igihozo
Concert – français et anglais oral


22h
3YOONI 

Mahdi Yassin 
Concert – oral arab & english

3YOONI

Par Mahdi Yassin 
22h

Concert – oral arab & english

 

Le premier album attendu de 3YOONI, « Baghdad », va faire des vagues – un album finement élaboré qui incarne un courage à la fois musical, politique et biographique et qui pose un regard critique sur des concepts tels que l’identité, la langue, le racisme et l’orientalisme. 3YOONI mélange la synth-electronica avec des rythmes arabes traditionnels et des voix irakiennes rêveuses et poétiques, développant un univers hautement personnel et où se côtoient de nombreux genres musicaux – hypnotique, intransigeant, résonnant.
Musicalement, les beats électroniques et les synthétiseurs rencontrent des éléments et des rythmes arabes traditionnels, un oud et un chant poétique et rêveur en arabe irakien. Une entreprise ambitieuse et pleinement indépendante, dans laquelle Yassin s’occupe lui-même du chant, de la production et de l’instrumentation – un signe clair de l’investissement personnel et du cœur mis dans ce projet. En résulte des morceaux mélancoliques et rêveurs comme « Les Mots » ou « Djinn » et ses rythmes arabes traditionnels (« Falasteen », « Mn wayn ? ») en passant par des beats 4/4 entraînants ( « Color Palette » , « Said ») : 3YOONI présente un album plein de finesse et d’urgence, radicalement original.

 

BIO

3YOONI est l’exploration musicale de Yassin Mahdi, à travers sa biographie et son expérience vécue entre cultures et identités. Né à Bagdad, en Irak, et ayant fui la guerre enfant pour la Suisse, il a vécu une vie de personne racisée soumise à l’altérité et confrontée à des discours dominants problématiques sur les peuples et les cultures arabes. Le projet musical de Yassin, 3YOONI, est à la fois une réflexion personnelle sur ces expériences et un profond engagement envers les concepts qui les sous-tendent : son premier album, Baghdad, interroge artistiquement et personnellement des thèmes tels que l’identité, la langue, le racisme et l’orientalisme. Des concepts que Yassin a également abordés par le passé sur le plan académique avec un travail de bachelor sur le thème du post-colonialisme et de l’orientalisme, ainsi que dans le cadre de son travail au sein de la commission spécialisée dans l’intégration de la ville de Berne. Et des concepts qui le préoccupent encore beaucoup aujourd’hui – pas seulement par choix. « Baghdad » est un traitement personnel et artistique de ces thèmes complexes au travers de dix chansons.

 

@3yooni.music

 

©Monir Salihi
©Monir Salihi
©Monir Salihi

Potions sonores qui racontent l’amitié, l’identité, la rage et la transmission

Par igihozo
29 août
20h30
Concert – français et anglais oral

igihozo attrape la musique comme un attrape-rêves, et tisse des tableaux féériques aux teintes folk, soul, rock, R&B et ambient. Pour iel, la musique est un rituel de libération, une conversation avec la nature, les ancêtres et le monde qui l’entoure.

BIO

Artiste pluridisciplinaire, coach vocal et community organiser, igihozo crée des espaces où la voix devient un outil de connexion, guérison et de célébration.

@atelier.igihozo

@hozo.ndo

©Samuel Bosshardt
©Zulu
©igihozo
©Arthur

Il paraît qu’un arbre qui tombe dans une forêt ne fait pas de bruit si personne n’est là pour l’entendre

Par Matylda Florez
29 août
19h

Performance lecture – français oral et texte à disposition  

Comment résister collectivement à la destruction des espaces-refuges ? 

Cette installation textile est issue d’une recherche anthropologique et d’un processus de création participatif. Elle raconte l’histoire de l’association LO’13’TO, de ses membres et ses luttes passées, présentes et futures. Née en 1988, l’association est actuellement en situation d’expulsion sous décision de la Ville de Genève. 

Face à cette annonce, Matylda transforme LO’13’TO en un atelier d’impression manuelle. Se bâtit alors une archive collective, vivante et émotionnelle dans laquelle utopie, fiction et réalité s’entremêlent.

Activée par des performances, discussions et moments conviviaux, cet espace dans l’espace appelle à la préservation et la visibilisation des espaces-refuges encore en vie et résiste à ce que Le Guin appelle l’ «Histoire-qui-tue», l’histoire hégémonique du héros et de sa lance. Ainsi l’archive apparemment non-héroïque devient un outil émancipateur contre l’oubli et maintient vivantes les existences oubliées.

Cette année pour le repas de la soirée d’ouverture du BDQI, nous avons la chance de recevoir l’équipe de LO’13’TO.  

Fondée en 1988, LO’13’TO est une association à but non lucratif située au cœur de l’Ilot 13 à Genève. Cet espace-refuge, véritable lieu de rencontre et de transmission, œuvre au quotidien pour l’insertion sociale et l’intégration, sans condition, de toutes personnes fragilisées. En particulier celles qui connaissent l’expérience de la migration, dans le respect des impératifs contemporains tant sociaux qu’écologiques. Convaincue que la qualité de vie est désormais inséparable de la protection de l’environnement, l’association développe une « écologie sociale appliquée », qu’elle étend à ses activités. Au fil des années, elle s’est transformée et adaptée aux motivations et intérêts de ses membres, mais a toujours été un lieu d’accueil, d’hospitalité inconditionnelle et de partage autour du besoin fondamental de se nourrir. Le cœur de LO’13’TO, c’est le soin de l’autre, le soin du vivant et du non-vivant.


BIO

Matylda Florez (1997) est artiste, anthropologue, cueilleuse et glaneuse d’histoires. Titulaire du master TRANSforme. Art & société à la HEAD – Genève (2024), elle a également suivi un master en Anthropologie, migration et citoyenneté à l’Université de Neuchâtel (2022).
Son travail mêle installation, performance, vidéo et se situe entre la recherche anthropologique, l’engagement associatif et l’art. Par le biais d’un processus de création participatif et l’appropriation des méthodologies scientifiques, elle mobilise les institutions comme leviers politiques pour visibiliser et soutenir le travail associatif.
Elle crée des espace-temps de mise en commun, s’engageant avec le public dans des réflexions et discussions autour de contre-récits. La transmission devient alors un outils de résistance et de transformation sociale pour faire éclore de nouveaux possibles.

 

@matyldaflorez
@lo_13_to

©Virginie Otth
©Stella Liantonio
©Greg Clément
©Steven Rüthy

Soirée d’ouverture

29 août
dès 18h
Performance, repas et concerts

 

Le BDQI ouvre grand ses bras pour vous accueillir, que ce soit pour des retrouvailles ou pour découvrir ce curieux festival pour la 1ère fois. Une soirée en musique et performance, avec le traditionnel repas prix libre et le bar du cosmos, le tout dans la nouvelle scénographie de rêve concocté par la Bande Deter des QTpie de l’Installation. Avec toujours de quoi s’installer bien confortablement pour papoter et bien entendu la fameuse bibliothèque du BDQI, avec son tiroir à bricole pour les enfants, et son petit coin tranquille si l’on a besoin de se mettre au calme.

Nous, la Bande Deter des QTpie de l’Installation, on se réunit à nouveau cette année (en duo plutôt qu’en trio cette fois) pour faire émerger une ambiance scénographique pour le plus super et important des festivals supers et importants le BUREAU DES QUESTIONS IMPORTANTES. On a hâte d’y être et on espère que ça vous plaira!

On dessine, on découpe, on cloue, on boit de la limonade (surtout ne pas oublier de s’hydrater), on se baigne dans la fontaine quand il fait trop chaud, on essaie, on discute, on invente des solutions, on ressaie, quelques goutte de sueur et tadam un nouvel espace eeeeh ! pour accueillir le bureau des questions importantes !

 

BIO

Max fait de la scéno, des petits plats et s’investit dans plein de collectifs en même temps. Max aime écrire de la poésie, faire du vélo, planter des clous et couper des poutres.

Leo aime bricoler, à plusieurs, penser des chantiers collectifs et réfléchir à l’ergonomie des espaces. Il debute en charpente, s’entraine à la menuiserie et aime autant la géometrie et la physique que les machins farfelus. Depuis 3 ans maintenant, il s’essaie à la scénographie avec dans le cadre moltonné créé par la super équipe du BDQI.

@maxabix
@kakiwax

©LaBandedesQTpies
©LaBandedesQTpies
©LaBandedesQTpies
©LaBandedesQTpies

En pratique

En pratique et accessibilité

L’espace eeeeh! se situe à 10 min de la gare de Nyon à la Place du Marché 2. Il est équipé d’une rampe d’accès aux normes PMR (voir photos en fin de page). Pour y accéder, il faut parcourir quelques mètres sur une rue pavée.
Une cabine de toilette sèche PMR sera a disposition à l’extérieur de l’espace (voir photos en fin de page).
Et à côté des toilettes publiques bien entretenues sont à disposition, de plein pied mais pas aux normes PMR.

Des petits sas sympas tranquilles cosys sont à disposition de qui aurait besoin de se retirer un moment. N’hésitez pas à nous contacter à le-bdqi@riseup.net ou au+41774737746 pour toutes questions liées à vos besoins : mobilité, traduction, infos pratiques détaillées, sensibilités, etc.

eeeeh
Place du Marché 2
1260 Nyon

Enfants

Certains projets sont spécialement conçus pour les enfants : vous en trouverez la sélection sous l’onglet « enfants » du site internet. Concernant le reste des projets, la plupart sont ouverts à tous les âges. Nous répondons volontiers à vos questions liées au programme pour les événements qui ne sont pas spécialement axé pour les enfants, mais auxquels iels sont aussi bienvenu·x·e·s.  Dans la mesure du possible, nous aimerions permettre aux personnes responsables d’enfants de pouvoir participer au BDQI.

 

Petit mot sanitaire

Le soin et la sûreté pour tousxtes nous importe énormément et nous aimerions proposer un lieu le plus accueillant et rassurant où tout le monde fait attention les un·x·e·s aux autres. Même si nous serions ravi·x·e·s de vous voir, nous souhaitons vous encourager à ne pas venir au BDQI si vous présentez des symptômes infectieux afin d’épargner les autres. Lors de certains rendez-vous, nous pourrions vous demander de porter un masque en solidarité avec les personnes les plus exposées d’entre nous.

 

Soutien billet de train

Le BDQI propose un soutien financier pour les billets de train. Si le coût du train t’empêche de venir profiter du festival, on te propose de nous écrire un mail à le-bdqi@riseup.net et on s’organise pour te payer une partie ou la totalité de ton billet.

 

 

 

 

 

 

 

© Laurent Schmidt

Valeurs

Valeurs

Lorsque l’on passe la porte du BDQI, on s’engage à respecter les espaces, les paroles et les limites de chacun·x·e. L’équipe du festival a à cœur et fait de son mieux pour porter des valeurs transféministes, antiracistes, antifascistes, antivalidistes et queer. Le BDQI est un endroit où on a le droit de se questionner, d’être en auto-travail et d’essayer, mais aucun comportements et paroles oppressives ou violentes ne sont acceptées. L’équipe est à votre écoute en cas de besoins ou de remarques. 

 

Mixités choisies 

Les différentes formes de mixité choisie sont des outils de solidarité et de luttes. Elles permettent la rencontre, les discussions et l’organisation entre personnes concernées par les mêmes questions et oppressées par les mêmes rapports de pouvoir. Elles sont donc bienvenues et encouragées au BDQI.

 

Langage inclusif

Nous avons choisi d’utiliser le « x » comme signe d’inclusion. Ces « x » sont, d’une part, un moyen de lutter contre l’hégémonie du masculin dans la langue française. Hégémonie qui invisibilise les autres genres et participe de la confiscation de l’universel par les hommes cisgenres, hétérosexuels et blancs. Et, d’autre part, ils permettent de visibiliser les personnes queer, genderfluid, trans* et non-binaires ne se reconnaissant ni dans le genre masculin ni dans le genre féminin.