La tradition est-elle immuable? Hybridation sonore et féminisme

Vendredi 3 septembre dès 18h

Soirée d’ouverture ouverte à tous·xtes

La Red de Tamboreras de Suiza, en collaboration avec AWKA, proposent une performance invitant à (re)découvrir les rythmes afrocolombiens à travers des hybridations sonores, servant d’outils pour revendiquer leur force féministe et lutter contre tous types de discriminations.

D’un côté, la Red de Tamboreras vise à donner place aux femmes au sein de la musique traditionnelle afrocolombienne à travers un travail d’empouvoirement et d’émancipation. D’un autre côté, AWKA, Djette, propose un mélange entre la musique traditionnelle afrocolombienne et la musique électronique.
Ainsi, la Red de Tamboreras de Suiza et AWKA, participent à la valorisation et perpétuation du folklore afrocolombien à travers le monde, toujours avec une vision féministe.

Par Red de Tamboreras de Suiza et AWKA

Présentation

Le Bureau Des Questions Importantes ouvre ses bras tout grand avec trépignement et joie !

Le BDQI c’est un lieu de vie, un bureau, un genre de scène, une salle à manger, de ciné, un atelier, un endroit de rencontre, une bibliothèque, une chambre, un espace en recherche, un grand cri de ralliement, un refuge ou peut-être une chose complètement autre. C’est une sorte de peau poreuse à son environnement qui est née de l’envie de soutenir des univers puissants, émouvants, audacieux, merveilleux, formidables qui n’ont que trop peu de place pour exister.

C’est la tentative de remettre en question et de bousculer les habitudes, ses propres petites cases et peut-être celles des autres. C’est un travail d’équilibriste pour garder les idées en mouvement. C’est se tromper, se confronter aux trucs qui coincent, réessayer, prendre du plaisir, se laisser être dépassé·xes.

C’est essayer de prendre soin collectivement, de bricoler des liens, de provoquer le hasard, d’inventer d’autres récits, de partager des mots, des doutes, la place, les chances, des forces, du temps, des outils, des fantasmes et des repas. Le BDQI c’est bien sûr une forme de résistance à l’engloutissement de nos vies par un quotidien dicté par le stress, les normes, le fric et ses petits copains les oppressions. C’est enfin: Oh ben on a tous·xtes encore bien du pain sur la planche. Alors, on s’y met ?

En pratique, Le BDQI c’est du matin au soir, une permanence deux semaines, des journées remplies de multitudes de rendez-vous rêvés pour accueillir les publics, les artistes et les passant·xes. 

Pour la 4ème année, le BDQI s’offre comme une île à disposition de celleux qui la cherchent ou la trouvent par hasard. Bienvenu·x·e·s !

Une proposition de Chloé Démétriadès en collaboration avec une nuée d’artiste·x·s formidable·x·s

Durant deux semaines, l’espace eeeeh ! se transforme en un lieu de vie qui ouvre ses portes tout au long des journées et soirées pour prendre soin d’un public varié. 

Il y est question de transformer le temps, d’écouter les rêves, de repenser le travail, de luttes, de curiosité, de solidarité, de bonheur et de plaisir, de se plaindre, de cuisine, de lire l’avenir et d’ancrer un peu plus encore l’espace eeeeh! au cœur de la vie nyonnaise. 

Dans cette perspective, plusieurs artistes·x, chercheuses·x·eurs et militant·x·e·s sont invité·x·e·s à investir le lieu afin de penser des projets conviant de manière généreuse les spectatrices·x·eurs à venir y passer du temps. 

Pensée comme un cheminement sinueux et surprenant à travers les nébuleuses de nos préoccupations sociétales, la programmation de cette édition 2021 est à nouveau forte d’une trentaine d’intervenant·x·e·s qui travaillent sans compter pour faire vivre des projets artistiques et d’engagements essentiels à notre société. 

Tous·x·tes auront à nouveau en commun de croiser les champs de savoir, d’entremêler les pratiques et d’utiliser leurs multiples identités pour complexifier leurs questionnements et leurs recherches. 

Les moments de rencontres sont tour à tour individuels ou collectifs et les spectateurs·x·ices sont invité·x·e·s à déambuler dans une programmation autant faite de rendez-vous identifiables que de surprises spontanées ou discrètes. Il leur est proposé d’être passif·x·ve, actif·x·ve, écouteur·x·euse, regardeur·x·euse, acteur·x·ice des évènements, danseur·x·euse ou encore de faire le choix de se transformer en s’embarquant dans les propositions de pratiques. 

Le Bureau Des Questions Importantes est une tentative d’ouvrir des portes vers d’autres possibles artistiques et militants.

Bye Bye Binary

Bye Bye Binary (BBB) est une collective franco-belge, une expérimentation pédagogique, une communauté, un atelier de création typo·graphique variable, un réseau, une alliance. Formée en 2018, la collective explore de nouvelles formes graphiques et typographiques (lettres, ligatures, ponctuations, éléments de liaison et de symbiose) prenant pour point de départ, terrain d’expérimentation et sujet de recherche le langage et l’écriture inclusive et non-binaire.

ParticipanXs: Eugénie Bidaut, Camille Circlude, Loraine Furter, Enzo Le Garrec, Roxanne Maillet (TBC), Marouchka Payen, Clara Sambot.

Le garage des plaisirs

Sabrina Fernández Casas travaille sur les modes de circulation et les circuits de diffusion d’images, objets, histoires et productions culturelles préexistantes.Partant toujours d’un processus de recherche et de rencontre, sa pratique artistique défend une écologie de production et de l’art basée sur des procédés collectifs, coopératifs et horizontaux.
Basée à Genève depuis 2012, où elle a développé la plupart de son activité artistique personnelle, et en collectif depuis 2015 sous le nom de MACACO Press.
Son travail a été exposé au CAN – Centre d’art de Neuchâtel (Neuchâtel), à La Capsula (Zurich), La Ferme de la Chapelle (Genève), Lokal-int (Bienne), Villa Bernasconi (Genève), au Centre de la photographie (Genève), à Kiosko Galeria (Santa Cruz de la Sierra, Bolivie), au Centre d’art contemporain (Genève), au Kabinett des Salzburger Kunstverein (Salzburg), au Weserburg|Museum für moderne Kunst (Bremen), au Roz Barr Gallery (Londres), à La Casa Encendida (Madrid), à la Galería Bacelos, Vigo, Espagne. 

Begoña Cuquejo Suárez

Begoña Cuquejo Suárez provient de la psychologie, et développe son travail artistique autours du corps (et la danse) et la pensée, l’artiviste, le feministe, et sa condition nomade.
Elle est diplômée en psychologie. Elle a travaillé dans diverses cliniques sur la thérapie systémique et l’hypnose.Active dans le domaine de l’éducation sociale communautaire, elle a également suivi une formation en danse et gestion culturelle. En tant que metteuse en scène, elle a dirigé plusieurs pièces de danse et a été lauréate du prix «Injuve» en 2010. Entre 2008 et 2011, elle a été membre du comité de direction de la DANESGA (Association de danse professionnelle de Galice), et elle dirige le festival de danse de rue Corpo(a)terra. Et en 2020 elle démarre le Festival EnCorpsEnSemble à Genève.
Ses travaux ont été soutenus par: La Casa Encendida, Matadero Madrid, Mapping Festival Genève, Mes de la danza de Sevilla, Graner Barcelona, Nido Uruguay, Nave Chili, Arc Romainmôtier, Tournée 2021 Pro Helvetia, etc.

Guillaume Guilherme

Guillaume Guilherme (1985) travaille au Tanzhaus Zürich comme médiateur culturel depuis 2016. Il s’est formé comme danseur interprète au Marchepied à Lausanne, auprès de «Coline » à Istres et du Research Cycle de P.A.R.T.S.. Il danse ensuite pour Mathilde Monnier, Yvonne Rainer, David Zambrano. Depuis 2004, il réalise discrètement avec Rhodia des performances in situ. Il archive le fonds Sigurd Leeder au Swiss Archive of Performing Arts. Il assure ensuite la promotion de la Compagnie Nuna et obtient un diplôme de spécialiste en communication. Il est président du Jury Danse des Prix suisses des arts de la scène de l’Office Fédéral de la Culture et également de l’association PREMIO, prix d’encouragement pour le théâtre et la danse. Il siège dans plusieurs jurys (Tankstelle, Kanton Luzern) et co-programme le festival Blickfelder pour le jeune public à Zürich. En juin, il est professeur invité de la Haute Ecole de Pédagogie de Coire et commence en août la formation continue de gestion culturelle à l’UNIL.

Lucie N’Duhirahe

Originaire de Suisse mais vivant à Londres depuis plus de 15 ans, Lucie est une artiste de cirque créatrice et interprète avec une vaste expérience couvrant l’étendue du cirque contemporain. Suite à sa formation au National Centre for Circus Arts à Londres, elle a fondé le Collectif and then… en collaboration avec sa collègue Francesca Hyde et créé des projets et spectacles dans toutes sortes de contextes. Des régions rurales du Burkina Faso aux théâtres de Londres ou à bord de leur péniche spectacle naviguant le canaux de France et d’Angleterre, Lucie croit fermement en la capacité du travail collectif physique et créatif de créer un sentiment de confiance de groupe et de bien-fonds communs.

Alma Catin

Alma Catin « garçon facile »  est un chanteur compositeur lausannois, il a d’abord étudié au conservatoire de théâtre de Genève puis s’est tourné vers la musique  en entamant une formation en chant et production à l’ETM (école des technologies musicales)  à Genève. Depuis 2018 son projet solo intitulé Alma Catin/ Garçon facile a déjà été présenté à de nombreuses reprises dans toute la suisse romande. Son projet s’articule autour de deux envie, offrir des chansons d’amour qui ne soie pas hétéro-normées et de crée a partir  de son vécu amoureux une mélodie sincère et pourquoi pas politique. Entre la musique électronique et la pop timide. Que se soit au fond d’un jardin, dans ton salon, dans ton lit ou sous les lumières moites d’un club Alma Catin chante l’amour, chantes ses amours , ses hommes qu’il a aimé et qu’il aimera en cherchant toujours a atteindre la sensibilité la plus sincère possible.Depuis plusieurs années Alma Catin collabore avec l’artist.x Romy Colombe. K pour les créations scénographiques mais également intime et musicale qui viennent se mélanger avec douceur a son univers. 

Du love révolutionnaire sur vous

“Du love révolutionnaire sur vous” est une saga radiophonique issue du collectif 8 mars pour un féminisme révolutionnaire.Elle est née à Genève pendant le 1er confinement 2020, d’un besoin de continuer à militer, réfléchir, discuter, s’organiser, rigoler à distance. En invitant des personnes concernées, la saga a parlé d’identités queer, trans, bi ou pansexuelles, d’amour révolutionnaire, d’idéaux révolutionnaires, d’abolitionnisme pénal, de féminisme musulman, d’afro-féminisme, de parcours migratoires LGBTIQ+…

Vi Indigaïa

Conteuse vagabonde, la vie l’a accueillie en Martinique, puis son cœur a mené ses pieds par delà les mers.Pour elle, les arts du récits sont le squelette, la chair et le cœur de notre humanité. Un espace de liberté où elle allie cet art à celui de la danse car le corps a sa propre parole.Le chant et une prosodie rythmée font partie intégrante de son expression scénique . Son répertoire est tissé de créations avec une touche surréaliste mêlées à des contes traditionnels de partout. Rires des origines, de la nature ou d’une humanité à vif . Pour Vi, les Arts du récit sont aussi un espace de partage, par l’organisation d’événements et d’ateliers, pour enfants ou adultes de tout poil. Ainsi qu’un espace de recherche, avec divers collectifs d’artistes pluridisciplinaires. Elle fait partie des Sistas, Femmes Conteuses Ambivalentes Contemporaines, collectif de 21 conteuses qui organise  « Dire », rencontres artistiques et discussions, une fois par an sur l’île d’Oléron.