Il paraît qu’un arbre qui tombe dans une forêt ne fait pas de bruit si personne n’est là pour l’entendre

Par Matylda Florez
29 août
19h

Performance lecture – français oral et texte à disposition  

Comment résister collectivement à la destruction des espaces-refuges ? 

Cette installation textile est issue d’une recherche anthropologique et d’un processus de création participatif. Elle raconte l’histoire de l’association LO’13’TO, de ses membres et ses luttes passées, présentes et futures. Née en 1988, l’association est actuellement en situation d’expulsion sous décision de la Ville de Genève. 

Face à cette annonce, Matylda transforme LO’13’TO en un atelier d’impression manuelle. Se bâtit alors une archive collective, vivante et émotionnelle dans laquelle utopie, fiction et réalité s’entremêlent.

Activée par des performances, discussions et moments conviviaux, cet espace dans l’espace appelle à la préservation et la visibilisation des espaces-refuges encore en vie et résiste à ce que Le Guin appelle l’ «Histoire-qui-tue», l’histoire hégémonique du héros et de sa lance. Ainsi l’archive apparemment non-héroïque devient un outil émancipateur contre l’oubli et maintient vivantes les existences oubliées.

Cette année pour le repas de la soirée d’ouverture du BDQI, nous avons la chance de recevoir l’équipe de LO’13’TO.  

Fondée en 1988, LO’13’TO est une association à but non lucratif située au cœur de l’Ilot 13 à Genève. Cet espace-refuge, véritable lieu de rencontre et de transmission, œuvre au quotidien pour l’insertion sociale et l’intégration, sans condition, de toutes personnes fragilisées. En particulier celles qui connaissent l’expérience de la migration, dans le respect des impératifs contemporains tant sociaux qu’écologiques. Convaincue que la qualité de vie est désormais inséparable de la protection de l’environnement, l’association développe une « écologie sociale appliquée », qu’elle étend à ses activités. Au fil des années, elle s’est transformée et adaptée aux motivations et intérêts de ses membres, mais a toujours été un lieu d’accueil, d’hospitalité inconditionnelle et de partage autour du besoin fondamental de se nourrir. Le cœur de LO’13’TO, c’est le soin de l’autre, le soin du vivant et du non-vivant.


BIO

Matylda Florez (1997) est artiste, anthropologue, cueilleuse et glaneuse d’histoires. Titulaire du master TRANSforme. Art & société à la HEAD – Genève (2024), elle a également suivi un master en Anthropologie, migration et citoyenneté à l’Université de Neuchâtel (2022).
Son travail mêle installation, performance, vidéo et se situe entre la recherche anthropologique, l’engagement associatif et l’art. Par le biais d’un processus de création participatif et l’appropriation des méthodologies scientifiques, elle mobilise les institutions comme leviers politiques pour visibiliser et soutenir le travail associatif.
Elle crée des espace-temps de mise en commun, s’engageant avec le public dans des réflexions et discussions autour de contre-récits. La transmission devient alors un outils de résistance et de transformation sociale pour faire éclore de nouveaux possibles.

 

@matyldaflorez
@lo_13_to

©Virginie Otth
©Stella Liantonio
©Greg Clément
©Steven Rüthy

Soirée d’ouverture

29 août
dès 18h
Performance, repas et concerts

 

Le BDQI ouvre grand ses bras pour vous accueillir, que ce soit pour des retrouvailles ou pour découvrir ce curieux festival pour la 1ère fois. Une soirée en musique et performance, avec le traditionnel repas prix libre et le bar du cosmos, le tout dans la nouvelle scénographie de rêve concocté par la Bande Deter des QTpie de l’Installation. Avec toujours de quoi s’installer bien confortablement pour papoter et bien entendu la fameuse bibliothèque du BDQI, avec son tiroir à bricole pour les enfants, et son petit coin tranquille si l’on a besoin de se mettre au calme.

Nous, la Bande Deter des QTpie de l’Installation, on se réunit à nouveau cette année (en duo plutôt qu’en trio cette fois) pour faire émerger une ambiance scénographique pour le plus super et important des festivals supers et importants le BUREAU DES QUESTIONS IMPORTANTES. On a hâte d’y être et on espère que ça vous plaira!

On dessine, on découpe, on cloue, on boit de la limonade (surtout ne pas oublier de s’hydrater), on se baigne dans la fontaine quand il fait trop chaud, on essaie, on discute, on invente des solutions, on ressaie, quelques goutte de sueur et tadam un nouvel espace eeeeh ! pour accueillir le bureau des questions importantes !

 

BIO

Max fait de la scéno, des petits plats et s’investit dans plein de collectifs en même temps. Max aime écrire de la poésie, faire du vélo, planter des clous et couper des poutres.

Leo aime bricoler, à plusieurs, penser des chantiers collectifs et réfléchir à l’ergonomie des espaces. Il debute en charpente, s’entraine à la menuiserie et aime autant la géometrie et la physique que les machins farfelus. Depuis 3 ans maintenant, il s’essaie à la scénographie avec dans le cadre moltonné créé par la super équipe du BDQI.

@maxabix
@kakiwax

©LaBandedesQTpies
©LaBandedesQTpies
©LaBandedesQTpies
©LaBandedesQTpies

« Le jeu des faces et du lointain » de Juliette Mancini et Fred Fivaz

Une exploration de la thématique de la « scène », de l’aire de jeu, là où les histoires se racontent, là où les paysages et les décors apparaissent. À travers le dessin, la peinture et l’estampe, Juliette Mancini et Fred Fivaz vont investir l’espace Eeeeh ! à Nyon, pour une résidence de création, pour développer une nouvelle collaboration et nourrir de futurs projets. Une exposition sera visible à la fin de ce temps de travail pour découvrir le résultat de leurs expérimentations.

Juliette a commencé une série d’images sur le thème du théâtre antique, qui prolonge un récit écrit en résidence à La fraternelle (Saint-Claude, FR) et imprimé en sérigraphie. Elle s’intéresse au théâtre comme espace rituel de transmission de mythes et souhaite poursuivre cette exploration visuelle du monde du spectacle: scènes habitées par différents personnages et décors, évoluant dans le temps, du théâtre antique au cinéma en passant par la commedia dell’arte et l’opéra.

Fred expérimente un travail de dessin, peinture, collage mais aussi de diverses techniques d’estampes (monotype, sérigraphie et xylographie). Son travail est conduit par un processus intuitif, guidé par des archives mentales et photographiques. Dans son livre « démontage » (édition Art&Fiction) il aborde l’idée de collection, d’exposition, de muséographie. Pour ce projet l’idée est de travailler à nouveau sur la mise en espace mais avec la notion de décor comme « lieu où se passe l’action », pour dialoguer avec le travail de Juliette.

 

 

Programme


Résidence de travail.

Ouvert au public du 2 au 12 juin.
De 14h à 17h.


Pendant 2 semaines, Fred Fivaz et Juliette Mancini s’emparent de l’espace pour une résidence de création in situ. Au programme : dessin, peinture et impression d’estampes en sérigraphie. L’exposition se montera peu à peu, sous le regard des passants, au fur et à mesure de leur production graphique.


Vernissage de l’exposition « Le jeu des faces et du lointain ».

Vendredi 13 juin dès 18h.

Vernissage de l’exposition Le jeu des faces et du lointain, après 2 semaines de création in situ de Fred Fivaz et Juliette Mancini. L’exposition regroupera une série d’estampes uniques imprimées pendant la résidence, ainsi que des dessins, peintures et masques en céramique, à découvrir autour d’un verre !


Exposition « Le jeu des faces et du lointain » du 14 au 28 juin.

Ouverture:
Le mercredi 18 et 25 juin de 13h à 17h en présence des artistes.
Le dimanche  15 et le samedi 21 juin de 11h à 16h.

Ou sur rdv.


Finissage de l’exposition et lancement de la publication « Le jeu des faces et du lointain ».

Samedi 28 juin dès 15h.

Dernier jour pour découvrir l’exposition de Fred Fivaz et Juliette Mancini, pour boire un verre ensemble, et fêter la publication du « Jeu des faces et du lointain » ! Cette édition, publiée par les éditions Ripopée, retrace les différentes étapes de création du projet et regroupe croquis, estampes, photographies et textes. Repartez avec un bout de l’expo !

 

 

 

Biographies

Fred Fivaz est né à Genève en 1973. Après une formation de graphisme, il pratique le design, mais développe un travail personnel artistique autour du dessin. Il a exercé en France et en Suisse puis au Canada puis à nouveau en Suisse. Il dessine pour faire des livres illustrés, des affiches de théâtre, des pochettes de disques, de la bande dessinée, des signalétiques éphémères… des expositions. Il collabore avec plusieurs structures éditoriales, comme B.ü.L.b Comix, Hécatombe, Le Rouergue, L’Association ou encore Le Grand Malaxeur. Il vit et travaille à Genève.

Juliette Mancini est travailleuse de l’art. Son travail mêle peinture, estampe, récit dessiné et design éditorial. Ses bandes dessinées, publiées par Atrabile et Cambourakis, parlent de thèmes de société: rapport à la féminité, mémoires individuelle et collective, éveil politique… Elle dessine régulièrement pour la presse, notamment jeunesse, et pour des institutions culturelles. Elle a été éditrice de Bien, monsieur. pendant sept ans, revue de bande dessinée engagée, lauréate du Fauve de la BD Alternative en 2018. Elle vit et travaille à Genève, et a reçu le Prix Töpffer Genève en 2024 pour La haine du poil.

“La biche a des ressorts arrières” par Gemma Ushengewe

Performance le jeudi 29 mai.

« On ne va plus raser les murs. Et si on nous y force, on y laissera les traces de notre présence. »

C’est le jeu du visible et de l’invisible qui se rejoue sans cesse dans l’espace public et que l’artiste, Gemma Ushengewe, veut rendre mouvant.
Quand on est un corps minoritaire, confronté à une surveillance structurelle — dans les supermarchés, les musées, les bibliothèques, les théâtres, les gares, les aéroports, les espaces publics — on apprend à vivre dans l’hypervigilance ou à convoquer un autre imaginaire.

C’est l’imaginaire de la·e·x fugitif·ve·x, qui joue avec sa présence, détourne les assignations, invente sa propre place. C’est un mouvement intérieur, même quand le corps reste immobile. C’est un camouflage quand on devient trop visible. C’est apparaître sur une scène qui négociait encore notre présence.

Dans la performance « La biche a des ressorts arrière » les gestes et la parole incarnent ces postures de fuite, d’apparition, de résistance. Dans un décor qui évoque la chasse et la surveillance, l’artiste nous propose de devenir à la fois le territoire, l’espace, et le corps qui s’y déplace.

Gemma Ushengewe, performance « Fugitifx de l’Infra-conscient »,  ©Gemma
Gemma Ushengewe, performance « Je suis », ©Eden-Leviam

Programme

Performance “La biche a des ressorts arrières”.

Jeudi 29 mai
Accueil dès 19h30, performance à 20h.
Suivi par un repas prix libre.

Gemma Ushengewe présente une performance qui travaille sur l’expansion de l’espace, jouant avec des zones délimitées qui déclenchent un mouvement intérieur. L’artiste incarne un·e·x fugitif·ve·x urbain·e·x et réinterroge nos lieux d’échappatoire dans l’espace contrôlé, ainsi que notre fugitivité face aux méthodes d’assignation de place. Le corps, en mouvement ou figé, invente son propre langage, se réapproprie l’espace. Il réactive en lui des mémoires de celleux qui courent pour s’échapper, celleux qui se camouflent pour disparaître, celleux qui deviennent trop visibles et dérangent. Dans un décor qui évoque la chasse et la surveillance, l’artiste nous propose de devenir à la fois le territoire, l’espace, et le corps qui s’y déplace.

Gemma Ushengewe, performance « Je suis », ©Eden-Leviam
Gemma Ushengewe, performance « Mort ou Vif », ©Virginie Otth

Biographie

Gemma Ushengewe (iel et elle), né.e.x en 1995, est un·e·x cinéaste, monteur·se·x et performeur.se.x résidant à Genève.

Gemma s’intéresse à la réappropriation de la narration à travers le cinéma documentaire et expérimental, l’écriture et la performance.

Dans un cadre plus large, iel aborde les sujets autour de la surveillance en posant la question de comment naviguer dans les espaces de contrôle et d’assignation de place. Dans ses pièces et ses films, l’artiste nous amène dans un échappatoire de poésie et d’imaginaire mélant politique et intime.

Son dernier film «Le hérisson noir» sorti en 2020 fut montré au festival Dei Popoli, au Black Box et à l’espace eeeeh! et au Paraponera Festival.

En 2023, Gemma est diploméx en Master de recherche d’études critiques, curatoriales et cybermédia (CCC) à la HEAD. Iel relie ainsi la théorie et la pratique autour des problématiques qui l’intéresse comme le racisme structurel, le néocolonialisme, la conscience fugitive et la libération des imaginaires.

Gemma Ushengewe, performance « Fugitifx de l’Infra-conscient », ©Gemma

« Save your tears » par Marlène Charpentié

Projection, rencontre, discussion et goûter.

Marlène Charpentié est très heureux d’être en résidence à eeeeh! pour y installer son premier studio photo DIY. Dans un décor en papier mâché et carton, iel se met en scène. Ses accessoires en papier journal se superposent au fond dessiné à la main. Pour Marlène Charpentié, l’autoportrait devient une manière joueuse d’explorer de nouveaux et d’anciens personnages. Les superpositions de motifs, de couleur et de forme seront le point de départ de nouvelles images, narratives, burlesques et clownesques.

©Giorgia Filipponi
©Marlène Charpentié

 

Programme

Samedi 26 avril à 15h – Voqueer x eeeeh!

Projection du film « Sad Comboy Platonic Love » en collaboration avec Voqueer suivi d’une discussion.

Le court métrage de Ciel Sourdeau: “Sad Comboy Platonic Love” 2021 sera projeté en amont de la discussion. Pour ce film, Marlène Charpentié a réalisé des accessoires en papier mâché. Ciel collabore également comme dramaturge pour les performances et les spectacles de Marlène et sa pratique de l’écriture donne aux projets performatifs une qualité toute particulière.  Ciel et Marlène auront le plaisir de vous partager la / les manière .s dont leurs collaborations artistiques alimentent leurs univers respectifs et comment l’humour, la couleur et les formes en papier sont des sources communes de création. 

L’après-midi continue avec un goûter, rencontre, shooting photo, essayage de chapeaux.

Venez maquilléx, costuméx ou en drag ! (pas obligatoire)

Marlène Charpentié a le plaisir de vous convier à un goûter pour fêter la fin de sa résidence à eeeeh! pour venir déguster des choses sucrées et pétillantes. Venez maquilléx, costuméx ou en drag si voux le souhaitez car il sera possible de se faire tirer le portrait dans son studio en carton et d’essayer sa collection personnelle de chapeaux en papier. Marlène Charpentié souhaite aussi vous proposer une lecture de textes qui l’ont inspirés pour la création de son personnage de vampire: La Diva des Coeurs Brisés.

Association pour la diversité sexuelle et de genre

©Zoé Aubry

Biographie

Marlène Charpentié est un artiste visuel et performeur, diplômé du Work-Master à la HEAD (CH) et d’un bachelor à l’ESADSE (FR), qui vit et travaille à Genève. Elle développe des univers oniriques et humoristiques en mélangeant les genres et références. Sa pratique performative se concentre sur la mise-en-scène de personnages clownesques et burlesques. Elle imagine ces personnages par des associations illogiques et inattendues, en liant par exemple effeuillage et grotesque. Elle anime et donne vie à ses sculptures, qui finissent par se transformer, animés par une irrévérence joueuse. Pour ses objets et scénographies, Marlène Charpentié crée à partir de matériaux réutilisés ou d’objets détournés en élaborant une métamorphose de ceux-ci en costumes, décors, artefacts absurdes et poétiques. Son travail est un cabaret de l’étrange où des personnages grotesques viennent grimacer. Son matériau de prédilection est le papier mâché, qu’elle manie avec amour.

©Marlène Charpentié

Loss and Nourishment (or Tasting is a form of Knowing) par Paloma Ayala

Dîner et récits (langue ENG parlée).
Suivi d’un moment chill  avec de la musique.

Dinner and story-telling, (spoken ENG language).
Followed by a chill moment with music.

– Full program in english at the bottom of the page – Programme complet en anglais en bas de page. –

©Paloma Ayala, 2023

FR

Samedi 29 mars à 19h

Dîner et récits (langue ENG parlée).
Suivi d’un moment chill  avec de la musique.

Comment raconter les vides produits par le deuil ? Pouvons-nous digérer ensemble les absences laissées par la violence ?

En suivant une lignée d’images produites par des artistes et activistes (féministes) dans le contexte latino-américain, spécialement dans les manifestations qui ont lieu pendant la Journée internationale contre les violences à l’égard des femmxs, cette présentation proposera la cuisine et le repas collectif comme l’une des multiples manières dont l’art et l’activisme facilitent la perte.

Paloma Ayala (MX/CH) organise un rassemblement autour d’une table. Nous mangerons des tamales, un pain de maïs mexicain dont la recette a été transmise à l’artiste par sa grand-mère. Goûter ces tamales, c’est ingérer un récit spécifique de préoccupations ressenties dans le contexte d’origine de Paloma, imprimé dans un aliment qui est à la fois une incarnation de la perte et de la nourriture.

Nous, les humain·x·e·s urbain·x·e·s vivant en Suisse, sommes invité·x·e·s à écouter, à exercer la dégustation comme une forme de connaissance et à réfléchir à notre relation à la perte à différentes échelles.

La narration est accompagnée d’images qui font partie des pratiques culinaires de Paloma, inspirées d’archives artistiques et militantes.

Venez affamé·x·e·s !

Avertissements : mention de la mort, de génocide, de colonialisme et d’anthropophagie.

Accessibilité : en anglais, espace accessible avec une rampe d’accès PMR, veuillez contacter l’équipe eeeeh! en cas de besoin de description audio des visuels. Par mail à eeeehlagrenette@gmail.com ou par instagram: @eeeeh_eeeeh.

©Maria Edith Pereira, 2024

Biographie

Paloma Ayala (née en 1980 à Matamoros, au Mexique) est une artiste visuelle qui s’intéresse à la relation entre les stratégies de vie domestique et les contextes politiques. Son travail prend la forme de publications, vidéos, installations, séances de lecture/cuisine et ateliers. Les projets de Paloma Ayala nourrissent des visions de connexion, des rêves d’émancipation qui mettent l’accent sur les pratiques de soins. Ses espaces de travail préférés vont de la cuisine au bord de la rivière, du pont international au terrain agricole, de la réunion communautaire à l’aquelarre. Son travail est ancré dans sa maison, les paysages frontaliers de l’est du Mexique et des États-Unis, et s’étend simultanément dans sa base actuelle située à Zurich.

 

©Simon Würsten Marin, 2022
©Maria Edith Pereira, 2024

ENG

Saturday, March 19 at 7p.m

Dinner and story-telling, spoken ENG language, after: chill & music.

How to narrate the gaps produced by grief? Can we digest the absences left by violence, together?

Following a lineage of images produced by (feminist) artists and activists in the Latin American context, specially in protests that occur during the International Day against Violence against Womxn, this story-telling session will look into cooking and eating together as one of the myriad ways in which art and activism mediate loss.

Paloma Ayala (MX/CH) hosts a gathering around a dinner table. We will eat tamales, a mexican corn bread whose recipe was passed down to the artist by her grandmother. To taste these tamales is to ingest a specific account of concerns felt for her context of origin, imprinted in a food that simultaneously is an embodiment of loss and of nourishment.

We –urban humans living in Switzerland– are invited to listen, to exercise tasting as a form of knowing and to reflect on our relationship to loss on different scales.

The narration is accompanied by images that are part of Paloma’s kitchen practices, inspired by artistic and activist archives.

Come hungry!

Trigger warnings: mention of death, genocide, colonialism and anthropofagia.

Accessibility: spoken ENG language, wheelchair user accessible, please approach the eeeeh! team in case of verbal description of visuals. By mail at eeeehlagrenette@gmail.com or by instagram: @eeeeh_eeeeh.

©Paloma Ayala, 2024

Biography

Paloma Ayala (b.1980, Matamoros, Mexico) is a visual artist interested in empowering the relationship between domestic living strategies and political contexts. Her work takes the form of publications, videos, installations, reading/cooking sessions, and workshops. Paloma´s projects nourish visions of connection, dreams of emancipation and emphasize practices of care. Her favorite spaces to work range from kitchen to river shore, from international crossing bridge to agricultural land, from community meeting to aquelarre. Paloma’s work is rooted in her home, the eastern MX/US border landscapes, simultaneously blooming in her current base in Zurich.

@Maurane Zaugg

« Coli colo » proposé par Isae

Résidence/laboratoire de collages du 13 au 28 février 2025

La résidence prend place pendant un mois pour entremêler les pratiques du collage artistique et militant. Pour celleux qui ne connaissent pas le collage dit militant consiste à écrire des messages /slogans (souvent une lettre par feuille) et de les coller sur les murs pour dénoncer un système oppressif et violent, un monde trop binaire, pas assez bienveillant. Un monde qui permet encore que des génocides soient perpétrés en toute impunité, que des minorités soient violentées, tuées ou massacrées.

Ce sera donc un mois pour créer plusieurs œuvres qui transmettent des messages qui font sens.

 Pour se faire l’espace sera ouvert à participation trois fois durant le mois afin de permettre aux personnes d’entrer dans cet univers et de construire ensemble les œuvres qui seront visibles lors du finissage. 

La première date sera en mixité choisie flintag le 13 février de 17h à 20h, la deuxième sera en mixité choisie flinta le 15 février de 15-18h et la dernière sera ouverte à touxtes le 23 février de 13h à 18h. 

Le reste du mois les créations se feront en solo en s’appuyant sur des slogans, textes et poèmes récoltés (entre autres) sur @isaecollage.

Toutes les œuvres seront visibles le 28 février de 19h à 22h lors du finissage, l’artiste pluridisciplinaire Trân Tran y lira des textes.

Programme


Laboratoire de collages – Ateliers collectifs

Jeudi 13 février de 17-20h en mixité choisie flintag
Samedi 15 février de 15-18h en mixité choisie flinta
Dimanche 23 février de 13-18h tout le monde bienvenu.e.x

Les personnes qui viennent créer collectivement trouveront du matériel sur place et peuvent aussi amener du matériel (ciseaux, colle, magazines, livres etc…). Iels peuvent venir quand iels veulent pendant les heures d’ouverture et laisser libre court à leur créativité.

Il y aura de quoi boire et grignoter.


Finissage avec exposition et lecture

Vendredi 28 février de 19h à 22h
Repas prix libre

Le finissage aura lieu le 28 février de 19h à 22h pour un unique jour d’exposition et de partage autour des créations qui auront été créées lors de ce mois de résidence.

Nous aurons la chance d’entendre l’artiste Trân Tran y lire des textes.

Biographie

Hey, moi c’est Lou, je crée sous le nom Isae. Je fais principalement du collage analogique. Le collage est un médium qui est dans ma vie depuis l’enfance, ma maman utilisant ce moyen de création depuis toujours dans mes souvenirs. J’ai donc pu observer cette technique pendant un certain temps avant de me lancer à mon tour.

J’ai depuis eu la chance de participer à plusieurs marchés de créateuricexs dont le super marché du QG art center, d’exposer au bar-galerie l’a-t-e-l-i-e-r  et de participer à l’exposition collective de Garoue Garou sur les murs des rues de la Chaux-de-Fonds.

Sur le plan militant j’ai aussi été initiæ par ma maman qui m’a emmenæ à mes premières manifs, j’ai vite compris que c’était un moyen de militer qui faisait sens pour moi. Ensuite j’ai pu me rendre compte que j’avais besoin de plus de radicalité. J’ai donc rejoint des collectifs pour me retrouver avec des personnes qui partageaient cette même vision. J’ai pu participer à plusieurs actions dont du collage au long de ces années de lutte.

Je me réjouis fort de cette nouvelle expérience qui mêlera deux choses que j’aime particulièrement <3

« TWO MOONS » de Keiko Machida

Exposition, sortie de livre, ateliers, petit marché, méditation sonore et soirée sushis du 6 décembre 2024 au 25 janvier 2025

 

TWO MOONSderniers dessins et céramiques récentes.

« Les dessins en noir et blanc ont été réalisés cette année, lors de plusieurs séjours à Osaka. Durant vingt ans, je n’avais jamais envie de dessiner quand je rentrais au Japon. Peut-être parce que j’étais satisfaite d’y être et de parler ma propre langue, ou parce que j’étais dans un environnement plus évident, ou je ne sais quoi d’autre. Je me demande si le dessin a pris le rôle de ma parole ici. Ces dernières années, pendant cette période d’aller-retours un peu particulière durant laquelle j’ai réellement vécu entre deux mondes, je me suis mise à dessiner et à me déplacer avec mes dessins. 

J’ai été attentive aux nuits de pleines lunes, pendant lesquelles j’ai dessiné, ici et là-bas. L’impression d’avoir deux lunes qui m’accompagnaient. J’ai développé au fil des jours et nuits ce travail d’accumulation, mémoire reconstruite par des fragments de moments et d’images passés et perdus. C’est une documentation mentale du quotidien. Il y a beaucoup de dessins en double, en diptyque, qui dialoguent et se font en écho. 

La série de céramiques intitulée Language et Anatomie questionne notre être humain à côté de l’être animal, la relation entre corps et esprit, la transmission verbale et non-verbale. C’est une anatomie du corps, mais aussi du langage, figée par la cuisson. 

L’espace eeeeh ! Est entièrement vitré, c’est un peu un aquarium géant en plein centre ville de Nyon. A chaque fois que je me rends dans cette ville, je pense beaucoup à l’eau, l’eau du lac. A cette occasion, j’aimerais que l’ensemble des œuvres crée quelque chose de fluide, un état oscillant entre solide et liquide. » 

Texte de Keiko Machida

https://dda-auvergnerhonealpes.org/fr/artistes/keiko-machida (Documents d’artistes Auvergne Rhône-Alpes)

http://keikomachida.com

 

Programme


Ouverture les mercredis de 16h à 19h
et les samedis de 10h à 14h ou sur rdv.
Fermé du 22.12.24 au 07.01.25.

Vendredi 6 décembre dès 18h30


Vernissage de l’exposition « TWO MOONS » et sortie du livre   «micronarratives» aux éditions Ripopée.

Vernissage de l’exposition TWO MOONS de Keiko Machida et sortie du livre « micronarratives » paru aux éditions Ripopée. L’occasion de découvrir les derniers dessins en noir blanc de Keiko Machida ainsi que ses nouvelles céramiques.


Samedi 14 et dimanche 15 décembre de 10h à 16h

KERAMIROKO SHOP avec Keramiroko 

Atelier de crochet en continu. Biscuits et chaï à gogo.

Vente spéciale d’avant Noël avec des pots en céramique remplis de plantes, de la broderie et du tricot réalisés par Keiko Machida et Hiroko Pennec, plus connues sous le nom de Keramiroko.


Samedi 14 décembre de 17h à 18h30

Sur inscription à eeeeh@eeeeh.ch
Maximum 10 personnes

« Au-delà du son » 
Méditation sonore de pleine lune avec la musicienne Yukari

Ayant exploré pendant plus de 15 ans la scène musicale de New York, Yukari utilisera sa maîtrise de la flûte traversière pour apporter relaxation et bien-être aux participant-e-s (60min).

Yukari est une flûtiste de jazz et une compositrice professionnelle basée à New York. En 2010, suite à une maladie, elle a découvert un « au-delà du son » curatif et a commencé à développer une technique musicale propre de relaxation et de soin favorisant le bien-être. Sa virtuosité et sa sensibilité l’ont amenée à jouer dans de nombreux festivals et institutions wellness de renommée internationale. (Yoga festival à Yokohama, Laughing Lotus Yoga Center à New York, Under the Light à Tokyo etc.) Elle est une sonothérapeute agréé par ASCA.

www.yukariflute.com

https ://ilovesoundhealing.com/

 


Samedi 11 janvier 2025 de 14h à 16h
Sur inscription à eeeeh@eeeeh.ch
Maximum 10 personnes

 

Atelier de modelage de la nouvelle année avec Keiko Machida

À travers la terre crue, la matière molle et élastique, nous allons fabriquer des formes libres individuellement mais aussi collectivement. Keiko Machida s’intéresse au potentiel de ce médium comme un outil de dialogue, de transmission verbale et non-verbale. 

Cet atelier de modelage est sans aucun objectif, ni technique requise. 


Samedi 18 janvier de 17h à 18h

Performance en LSF « Poésie SON Corps » avec la Compagnie Bla-Bla.

Durée: 15 min. 

Poésie SON Corps présente une performance chorégraphiée par Virginie Jordan, s’inspirant des Poèmes-Partitions de Bernard Heidsieck, poète sonore et interprétée en langue des signes par Élima Héritier.

Virginie Jordan est une artiste pluridisciplinaire du Valais, diplômée en graphisme et en arts visuels. Après avoir exploré la scène humoristique, elle se tourne vers les arts sonores et visuels, obtenant un Master en arts en 2020. Elle travaille ensuite comme assistante à l’EDHÉA et collabore avec divers.es artistes pour des performances et créations sonores. Sa pratique artistique se concentre sur l’écriture, appliquée notamment dans des créations théâtrales et sonores. 


Samedi 25 janvier 2025 dès 18h30
Sushis et surprises à prix libre

Finissage de l’exposition « TWO MOONS » et SUSHI PARTY AQUATIQUE avec le fameux moumourmet qui réalisera de merveilleux sushis et quelques surprises à déguster à prix libre.

 

 

Biographie

Née à Osaka en 1976, Keiko Machida est artiste, diplômée de la HEAD – Genève au pôle peinture/dessin. Après avoir obtenu un Bachelor Cross-culturel studies à l’Université de Kobé, puis travaillé dans un musée d’ethnologie à Osaka en tant qu’assistante de la production de films documentaires, elle s’est installée en France pour le pain et le dessin. Sa pratique artistique est fondamentalement basée sur le dessin, qui lui permet de traverser de multiples médiums. 

En 2011, elle a été lauréate du prix de dessin au Institut National Genevois. Son travail a été présenté à l’occasion d’expositions personnelles et collectives en France, en Suisse et au Japon. Elle participe régulièrement à des résidences telles que Sundaymorning@ekwc à Oisterwijk, Shigaraki Ceramic Cultural Park, Goodlife Productions plate-forme für karamik à Zürich et CERCCO à Genève. Ses œuvres font partie des collections publiques du FCAC Genève, du FMAC Genève et du Fonds d’art visuel de la ville de Lancy.

Elle s’intéresse aussi à des formes d’édition, qui offrent à ses dessins d’autres perspectives. Depuis 2013, elle collabore avec les éditions Ripopée et art&fiction, et a publié trois livres de dessins Butter Flyété hiver (Ripopée) et Odeur de (art&fiction). 

Elle vit et travaille actuellement entre Evires et Osaka.

https ://dda-auvergnerhonealpes.org/fr/artistes/keiko-machida (Documents d’artistes Auvergne Rhône-Alpes)

http://keikomachida.com

« À nos corps en feu » proposé par le collectif FAAB G

Exposition et sortie de résidence du 23 au 30 novembre avec un vernissage, performances, rencontre et discussions.

L’exposition “A nos corps en feu” naît d’un désir du collectif d’invoquer des corps en résistance issus du continent asiatique et de ses diasporas. Ces mêmes corps, souvent invisibilisés dans lesquels crépitent des braises brûlantes, qui parfois prennent feu. Un feu, qui peut aller jusqu’à consumer la chair, mais qui n’efface pas la rage et les espoirs révolutionnaires.

Le 23 novembre, FAAB G vous invite à sa sortie de résidence et au vernissage de l’exposition regroupant des travaux individuels ainsi que des recherches collectives. La soirée sera ponctuée de performances d’artistes invité.e.x.s et d’un repas prix libre.

 

©Juli Sando avec les images d’archives: Soldate LTTE (Liberation Tigers of Tamil Eelam)
Portrait du collectif « FAAB G »

 

PROGRAMMATION DÉTAILLÉE

Samedi 23 novembre de 18h à 00h00

Vernissage de l’exposition « A nos corps en feu » et performances
Repas prix libre

Du 25 au 29 novembre visites sur RDV

FAAB G vous invite à sa sortie de résidence et au vernissage de l’exposition « A nos corps en feu » qui regroupe les travaux individuels ainsi que des recherches collectives. La soirée sera ponctuée de performances et accompagnée d’un repas prix libre.

“A nos corps en feu” naît d’un désir du collectif d’invoquer des corps en résistance issus du continent asiatique et de ses diasporas. Ces mêmes corps, souvent invisibilisés dans lesquels crépitent des braises brûlantes, qui parfois prennent feu. Un feu, qui peut aller jusqu’à consumer la chair, mais qui n’efface pas la rage et les espoirs révolutionnaires.

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Dimanche 24 novembre de 16h à 19h

Rencontre et discussions pour personnes asiatiques et asio-descendant.x.es

Sur inscription par l’instagram de « FAAB G »: @f.a.a.b_g mais venue spontanée bienvenue
Une collation sera offerte durant la rencontre

Nous proposons un moment de discussion libre, destiné aux personnes de descendance asiatique, ouvert à quiconque se définissant comme tel. Nous envisageons cet après-midi comme un espace dédié à la mise en commun de vécus, au partage d’expériences et de ressources, en tant qu’outils d’émancipations, de soin collectif et de lutte contre les violences et oppressions systémiques. Lors de cette rencontre, nous pourrons aborder entre autres des questions d’identité, de racisme, de communauté et de territoires. Notre souhait est que chaque personne concernée puisse se sentir libre de venir, sans aucun prérequis. Vous pouvez également nous contacter à l’avance (via notre compte instagram @f.a.a.b_g) en cas de questions.

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Samedi 30 novembre de 18h à 22h

Finissage et karaoké

Ouvert à tou.x.te.s
Repas prix libre

 

« Don’t panic » ©Robin robin

Biographies

FAAB G est l’acronyme de «Féministes Antiracistes Asiatiques Basé.e.x.s à Genève». Le collectif est constitué de personnes asiodescendant.e.x.s et propose des projets pluridisciplinaires. À travers des événements et rencontres, FAAB G a la volonté de créer des réseaux de connaissances, d’empuissancement et des espaces de réflexion dans une optique décoloniale et intersectionnelle.

 

©Juli Sando avec les images d’archives: “scars” Ishiuchi Miyako
©Juli Sando avec les images d’archives: « Kim Hak-sun »

 

Mets Tes Palmes

Exposition, atelier, table ronde et concerts du 4 au 27 octobre 2024

Samedi 5 octobre
Vernissage de l’exposition “Plongée en archives féministes (1975-1986) – De la revue L’Insoumise à CLIT 007: une décennie de féminisme romand”
16h- 18h : Table ronde

Mets tes palmes est une revue féministe*, queer et intersectionnelle francophone suisse, établie à Vevey. Chacun de nos numéros s’articule autour d’un thème polysémique que les rédacteuricexs s’approprient à leur guise. Cet automne, Mets tes palmes sort de la surface plane de ses propres pages pour présenter, dans l’espace de la Galerie Eeeeh!, le travail de ses prédéces-soeurs. Il s’agit d’offrir aux visiteur·rice·x·s une plongée en archive féministe afin de montrer n’avoir en fait rien inventé. Par les Archives contestataires (Genève), Mets tes palmes exhume des profondeurs des luttes passées les revues L’Insoumise (1975-1978) et Clit 007 / ILIS (1981-1986). Souvent proches de nos valeurs et nos questionnements militants contemporains, ces revues féministes et lesbiennes établissent une continuité entre les explorations et les cartographies des eaux sombres du patriarcat en Suisse romande, du passé au présent.

En plus de cette exposition ouverte pendant trois weekends du mois d’octobre et de la table ronde qui mettra en valeur ces objets d’archive, précieux trésors d’une contre-histoire féministe encore à écrire, l’espace sera également utilisé pour habiter le présent différemment, notamment par le vernissage du septième numéro de Mets tes palmes sur le thème des frontières et des limites, un atelier d’écriture autour du travail de l’écrivaine Gloria Anzaldùa, et un finissage festif !

Programme


Samedi 5 octobre
16h à 18h: Table ronde
18h à 20h: Apéritif dinatoire

Vernissage de l’exposition “Plongée en archives féministes (1975-1986) – De la revue L’Insoumise à CLIT 007: une décennie de féminisme romand

Ouverture de l’exposition le 6, 11, 12, 13, 19, 20 octobre de 13h à 18h

Toutexs à l’eau et aux archives! Venez nombreux·se·x au vernissage de l’exposition « Plongée en archives féministes (1975-1986) – De la revue L’Insoumise à CLIT 007 : une décennie de féminisme romand ». 

De 16h à 18h: Table ronde autour de la transmission des mémoires féministes* avec d’anciennes militantes du MLF Genève et du collectif lesbien Vanille-Fraise et Federica Martini, co-autrice du livre Feminist exposure sur la curation féministe.

Médié par Julie/Julot Wuhrmann et Val Bovey de Mets tes palmes

Intervenantexs:
Federica Martini, HEAD Genève
Rosangela Gramoni, MLF Genève
Rina Nissim, MLF Genève et Vanille-Fraise
Marie-Martine Chautems, MLF Genève et Vanille-Fraise


Vendredi 11 octobre
18h30: Ouverture des portes + discours
19h: Lectures et repas prix libre vegan
20h: Karaoqueer animé par Al et Sandra

Vernissage Mets tes palmes n°7 : Frontières/limites

Mets tes palmes atteint l’âge de raison et vernit son septième numéro ! Nous nous réjouissons de te retrouver pour fêter cette revue autour des frontières (à abolir) et des limites (à construire). 


Samedi 12 octobre
14h- 17h: Atelier d’écriture
En mixité choisie
20h: Concert de Baran Özer
Ouvert à touxtes

Atelier d’écriture autour de Gloria Anzaldùa : fabriquer sa poésie à soi.  proposé par Val Bovey et Amina Jendly du collectif Mets Tes Palmes. En mixité choisie sans hommes cisgenres hétéros blancs.

Concert de Baran Özer en soutien à la Palestine. Ouvert à touxtes.

Mets tes palmes te convie à un atelier d’écriture avec pour inspiration la poétesse, écrivaine et militante chicana lesbienne Gloria Anzaldùa. Nous lirons ensemble une sélection de ses poèmes puis tu seras invité·e·x à écrire les tiens. Inscriptions conseillées via DM @mets.tes.palmes mais les retardatairexs ou passantexs sont toujours bienvenuexs !

L’atelier sera suivi d’un concert (en soutien à la Palestine) de musique traditionnelle kurde le soir même par Baran Özer.

Nous t’invitons à soutenir un concert de soutien pour les Palestinien·ne·x·s qui subissent un génocide. Les bénéfices (prix libre) iront à une ONG de soutien pour la Palestine. À l’heure où le 7 octobre 2024 marque une année depuis le début du génodice, et face au silence de la Suisse qui se désolidarise de la seule ONG palestinienne en lui refusant des fonds en plein massacre, il est nécessaire de rester plus solidaires que jamais.

« Il ne suffit pas
de décider de s’ouvrir.
Tu dois plonger les doigts
dans ton nombril, des deux mains
te fendre et t’ouvrir
répandre les lézards et les crapauds cornus
les orchidées et les tournesols,
retourner le dédale.
Le secouer. […] « 

(Gloria Anzaldùa, Terres frontalières, Cambourakis, p. 244, « Lâcher prise »)


Vendredi 25 octobre
18h30: Ouverture des portes
20h: Lectures
20h30: Dj set de Kween K

Finissage de l’exposition “Plongée en archives féministes”

Viens danser parmi les archives pour clôturer notre résidence ! Nous t’invitons au finissage de l’exposition « Plongée en archives féministes (1975-1986) – De la revue L’Insoumise à CLIT 007 : une décennie de féminisme romand ». Ce sera l’occasion de profiter une dernière fois de ce lieu toutexs ensemble et de fêter la fin de cette belle aventure avec un DJ set de Kween K !

Kween K – dj set le 25 octobre pour le finissage de l’exposition
Baran Özer – Concert du 12 octobre à 20h

Biographies

Mets tes palmes est une revue féministe*, queer et intersectionnelle francophone suisse, établie à Vevey. Chaque numéro s’articule autour d’un thème polysémique, que les rédacteuricexs interprètent à leur guise ; nous avons déjà publié six numéros autour de thèmes comme la mort, la chaleur ou encore le jeu. Notre ligne graphique présente un intérêt tout particulier pour des photographies abstraites ou texturées, ainsi que des polices d’écriture variées qui reflètent la diversité des voix qui ont leur place dans la revue. Nous désirons rendre la matérialité de paroles, de vécus et d’existences hors de la norme, marquées par la résistance face aux diverses oppressions. La revue, qui sort de manière irrégulière afin de nous prémunir des dangers de burn-out lié au travail militant gratuit, se destine à être un objet critique, artistique et poétique. De rubriques plus journalistiques comme des grands dossiers d’interview à des chroniques plus personnelles, en passant par une rubrique astrologique ou des textes de fiction, chaque membre·x du collectif est invité·e·x à prendre part à cette création conçue comme collective et non-hiérarchique. Autour de chaque numéro ont lieu des vernissages festifs et émotifs!

Membre du collectif « Mets tes palmes »
Revues et affiches de « Mets tes palmes »