Construire de nouveaux imaginaires – Le Sac à Paroles

Par Hakili et Hawa Berthé
3 septembre
19h
Projection (22min) suivie d’un conte (25min) et d’une table ronde – français oral
Pour les personnes racisé·x·e·s

 

“Construire de nouveaux imaginaires inclusifs” est un court-métrage réalisé par l’association Hakili et qui questionne les récits dominants et la manière dont le monde culturel et artistique peut perpétuer des imaginaires discriminatoires.

À la suite de la projection, l’artiste-conteuse Hawa Berthé viendra incarner un récit inspiré du film à travers une performance vibrante. Sa voix ouvrira un espace de réflexion et d’émotion. L’évènement se poursuivra par une table ronde, invitant à repenser ensemble des récits et des horizons plus inclusifs.

« Depuis que l’on m’a demandé à moi Hawa Berthé de venir chatouiller les jeunes et moins jeunes oreilles avec quelques-unes de nos anciennes et lointaines vérités, j’ai emprunté nos premiers moyens pour me déplacer. Grâce à cheval, chameau, pirogue, plumes, … je me retrouverai chez vous à eeeeh !

Devenue conteuse traditionnelle grâce à la transmission de grands-Mères à petites filles, je vous proposerai de me prêter vos oreilles pour un petit voyage en Afrique de l’Ouest. Je parie qu’à notre retour je vous les rendrai… »


BIO

Hawa Berthé est conteuse traditionnelle et professionnelle. Ce sont ses grands-mères qui lui ont transmis les contes traditionnels de l’Afrique de l’Ouest d’où elle est originaire.
Après avoir été maîtresse d’école primaire au Mali, elle déménage en Suisse à la fin des années 80 pour y poursuivre son travail avec passion tout en élevant 4 enfants.Déjà en 1989, elle est invitée à deux reprises à la RTS, puis au festival de la Cité à Lausanne. Elle fera plusieurs apparitions au Salon du Livre de Genève. En 1992 elle y est récompensée par le prix du public. Par la suite, les oreilles attentives des publics de festivals de Martigny, de Moudon ou des Alpes Maritimes auront été chatouillées par la tradition orale de l’Afrique de l’Ouest.Elle suit des formations continues auprès de Jihad Darwiche et Sotigui Kouyaté, eux aussi conteurs professionnels et comédiens renommés. Elle enseigne également l’art de conter, notamment à l’Université populaire de Bienne. Viendront ensuite le festival d’Avignon, puis celui des Contes de Bobo Dioulasso où elle reçoit le prix du jury en 2002.Depuis, Hawa Berthé n’a pas cessé de transmettre. Que ce soit lors d’événements en terres helvétiques ou à l’étranger, les fables de hier destinées aux personnes d’aujourd’hui sont toujours là pour servir demain.HAKILI est un projet d’action engagé dans les domaines de l’antiracisme, l’égalité de genre et de l’égalité des chances dans une perspective intersectionnelle. Nous proposons des expériences éducatives et culturelles visant à sensibiliser, ainsi qu’à enrichir et approfondir l’offre documentaire s’intéressant à l’héritage et l’histoire de personnes minorisées.

@hakili.conscientisation
https://hakili.ch

©Noga Ehrlich

Avec des jumelles on peut voir loin l’horizon

Par Aminatou / Adama-Baïlo / Lina / Sara
3 septembre
17h
atelier discussion (1h30) – en français oral
en mixité choisie jumelleaux de tout âge

On avait envie de créer un moment pour se réunir entre nous, jumeaux jumelles, pour partager nos histoires de duos magiques et complexes. C’est pas souvent que ça arrive, alors on s’est dit « aller le BDQI c’est un moment propice, un moment parfait. » Alors bienvenu·x·e·s jumelleaux du monde entier à cet atelier discussion proposé et animé par Aminatou, Adama-Baïlo, Lina et Sara. On a hâte de vous rencontrer !

 

BIO

Aminatou et Adama-Baïlo

Nées à Lausanne en 2012, Adama-Baïlo et Aminatou sont deux sœurs qui ont depuis plusieurs années la chance de présenter des spectacles dans différents lieux.  Présentes in utero sur différentes scènes de théâtre et d’opéra, elles ont rapidement pris goût, une fois actives sur terre, à l’art vivant et la création.

Passionnée de grimperies et autre vertiges acrobates depuis qu’elle sait marcher, Adama-Baïlo monte une première fois sur scène lors d’un spectacle de tissu aérien du Grand Soir à Grens en 2017. Les deux sœurs intègrent l’Ecole de cirque de Renens en 2020. Adama-Baïlo suit durant deux ans la formation intensive, puis fait une année en spécialité aériennes, pendant qu’Aminatou se diversifie en apprenant la batterie. Dans le cadre de cette école de cirque, elles ont plusieurs fois l’occasion de participer au grand spectacle de fin d’année qui a lieu sous le chapiteau O’Chap.

Elles sont conviées une première fois à animer l’après-midi Spécial Enfants au BdQI en 2022, au cours duquel elles proposent Le Projet Magique ou Les Enigmes Importantes, parcours sensoriel et ludique de devinettes et de jeux où « selon la réponse gagnée il y aura une certaine importance de cadeau ».

En 2023, elles créent avec Stéphanie Nduhirahe, Rhuzin Babaei et Marina Mezzoggiorno Brown un court spectacle pour présenter la structure de jeu fabriquée avec des enfants dans le cadre de leur atelier de métallurgie collaboratif. Cette année-là, les deux sœurs sont sélectionnées pour la finale des Incroyables Talents des écoles lausannoise avec un spectacle en trio d’acrobatie et de chant.

De retour au Bdqi en 2024, elles y présentent un petit spectacle de cirque et réitère sur la scène Zinzin Kids lors du Weekend Parentalités Queer, Féministes et Complices à Pôle sud, Lausanne au printemps 2025, avec cette fois des figures inspirées de l’acro-yoga.


Lina et Sara

Né·e·s à Lens dans le Pas-de-Calais, Lina et Sara sont deux artistes très différent·e·s qui se complètent et se distinguent. Iels ont grandi dans la même maison et y ont partagé la même chambre jusqu’à leur 18 ans.

Sara se définit comme artiste queer franco-algérien·ne. Iel vit actuellement à Marseille où iel se remet doucement à écrire des projets de poésie et de fiction au sujet de la langue et des larmes. En 2020, iel co-fonde avec Edel Pradot le Collectif MUES, basé à Lille. Après des études en lettres, en danse et performance à Lille, Sara se consacre à l’écriture d’un livre intitulé DES LIES, qui sera auto-édité en 2018. Membre de la maison de micro-édition lilloise Les Piñatas, iel navigue dans son travail entre écriture (poésie) et mouvement, y cherchant plus précisément le cœur sensible de cette écriture, avec comme base principale une pratique autobiographique, liée aux questions de soin, de magie et de réparation. Iel adore danser et y consacre de plus en plus de temps, avec l’envie de créer un jour une forme qui mêlerait danse, poésie et musique.

Lina est une artiste pluridisciplinaire et activiste née dans le Pas-de-Calais et vivant désormais en Seine-Saint-Denis en France. Après une formation en audiovisuel, elle étudie la réalisation à l’école de cinéma CinéFabrique de Lyon France). Sensible et insoumise, fascinée par les rencontres humaines, c’est en explorant plusieurs médiums artistiques comme lieu d’expression et de création qu’elle se dirige vers la création de ses premières œuvres théâtrales et cinématographiques.

@lilibolide
@sarahsor
@collectifmues

 

 

Poids des institutions et parcours de la combattantex. Quels enjeux et soutiens pour les associations actives dans la pédagogie antiraciste ?

Par Hakili, AFEEDA, Mosaïk, Association Science et conscience du monde, FAAB G
Modération : Chantal Mariam Neuhaus
Diffusion ultérieure : Radio 40
31 août
18h30
Table ronde enregistrée (1h30) – français oral

En Suisse romande, plusieurs collectifs développent du contenu pédagogique antiraciste. A destination d’associations ou de professionnel·x·e·s, en milieu scolaire, ou de formation, elles développent des contenus et activités pédagogiques qui visent à déconstruire les biais racistes. En parallèle, plusieurs d’entre elles créent des ateliers et des espaces de sensibilisation pour personnes minorisées dans une optique décoloniale et intersectionnelle.

Issues de la société civile et de groupes militants, les personnes derrière ces associations effectuent un travail titanesque, bénévole et d’intérêt public, qui nécessite des subventions éventuellement obtenues à l’issue d’un parcours de la combattante·x. A l’heure où certaines institutions ouvrent leurs portes enfoncées et profitent du pink washing, entre l’obligatoire « utilisation des outils du maître » pour faire exister leur voix et la volonté de la révolution par l’éducation, quels sont les obstacles qu’affrontent ces associations et collectifs pour poursuivre leurs activités, quelles ressources collectives créent-elles, et de quels soutiens ont-elles besoins ?

Profitez d’un repas prix libre à la suite de la table ronde tout en faisant connaissance avec les associations.

Cette table ronde est précédée d’une après-midi de rencontres qui a pour but de permettre aux associations concernées par le sujet de réseauter et d’échanger selon leurs besoins.

Avertissement:  Sujets qui touchent aux violences racistes institutionnelles

Née en plein contexte de confinement lié à la pandémie Covid-19, radio 40 a été conçue comme un espace digital de soutien de la culture et de ses contributeur·ice·x·s. Celle-ci offre aux créateur·rice·x·s et auditeur·rice·x·s la possibilité de partager des contenus audio. Cette année encore, le studio mobile de radio 40 s’installe au BDQI pour diffuser en live ou en rediffusion deux discussions.

 

BIO

AFEEDA* crée en mars 2022, est une jeune association fondée par le groupe des étudiant·es en formation à l’enseignement primaire.

Nous œuvrons pour une prise en compte des notions de racisme (mécanismes, processus, histoires) dans la formation des enseignantxes et l’enseignement et nous activons pour une éducation durable, inclusive, antiraciste et décoloniale. (approche intersectionnelle des formes de discriminations)

FAAB G est l’acronyme de « Féministes Antiracistes Asiatiques basé.e.x.s à Genève ». Le collectif est constitué de personnes asiodescendant.e.x.s et propose des projets pluridisciplinaires. A travers des événements et rencontres, FAABG a la volonté de créer des réseaux de connaissances, d’empuissancement et des espaces de réflexion dans une optique décoloniale et intersectionnelle.

Jacques Ayer, paléontologue et muséologue, travaille dans le monde de la culture scientifique depuis une trentaine d’années. Tout au long de son parcours, il a développé une passion pour la transmission des savoirs à travers notamment des publications vulgarisées, des expositions et de la médiation culturelle.

Indépendant depuis 2021, il enseigne à l’Université de Neuchâtel, où il est responsable des cours sur la déontologie et l’éthique muséale, en lien notamment avec les questions d’inclusion, de décolonisation des musées et de restitution des collections.

Depuis quelques années, il anime également des conférences, des ateliers et des visites guidées portant sur les discriminations — notamment raciales — ainsi que sur les enjeux environnementaux. Il est également à l’origine de la création de l’Association Science et conscience du monde dont il assure actuellement la direction.

Mosaïk : Les inégalités et les discriminations – qu’elles soient en raison du genre, de l’orientation sexuelle, de l’identité de genre, de la couleur de peau, de l’origine, de la religion, de l’état physique, psychique ou mental d’une personne – font toutes partie d’un même système que nous voulons déconstruire avec vous.

Avec ses ateliers pour les enfants, les jeunes et les adultes qui les entourent, mosaïk ne cherche ni à accuser certaines personnes, ni à en victimiser d’autres mais à mettre à jour des mécanismes sociaux qui portent préjudice à tout le monde.

HAKILI est un projet d’action engagé dans les domaines de l’antiracisme, l’égalité de genre et de l’égalité des chances dans une perspective intersectionnelle.

Nous proposons des expériences éducatives et culturelles visant à sensibiliser, ainsi qu’à enrichir et approfondir l’offre documentaire s’intéressant à l’héritage et l’histoire de personnes minorisées.

Chantal Mariam Neuhaus est Ambulancière ES, cofondatrice du collectif Afroféministe Amani de Nyon, formatrice FSEA et militante afroféministe.  Elle apprécie particulièrement les déclencheurs d’intelligence collective et tente de provoquer des moments où cette magie prend forme dans des espaces où le soin et la pédagogie sont des questions communes.

@mamtal13

mosaiik.ch
@mosaiik_bielbienne

www.afeeda.ch

@afeeda.ch

@hakili.conscientisation

https://hakili.ch

@f.a.a.b_g

@l1nconfortable 

Mosaïk
Mosaïk
FAAB G
©Radio 40
Hakili

 

Programme 30 août


1
1h à 14h30
La Fabrique à Bêtises animé
Collecpif Tempête Douce
Avec Aryna Taratuta et Charlotte Hanselmann
Atelier clown tout public (3h30 avec pause) – en français oral 

Pour adultes et enfants dès 6 ans, venir avec un·e·x adulte entre 6 et 9 ans

 


15h30

ASIAN CORE
Laeti (ASIAN CORE)
diffusion : Radio 40
modération : Juli Sando
Rencontre discussion enregistrée (1h) – français oral



30 août
PISAOTH!*
Laeti de ASIAN CORE
17h à 20h
Atelier – français oral (available in English)
Pour les personnes asiodescendant·x·e·s et TINFA (trans, intersexe, neutre, femme, agenre)

PISAOTH!*

Par Laeti de ASIAN CORE

30 août

17h à 20h
Atelier – français oral (available in English)
Pour les personnes asiodescendant·x·e·s et TINFA (trans, intersexe, neutre, femme, agenre)

 

Animé par laeti (ASIAN CORE), cet atelier est un laboratoire créatif en mixité choisie FLINTA asiodescendant·x·e·s.
Ensemble, on fabrique un fanzine audio en temps réel : chacun·x·e est invité·x·e à transformer voix, lectures, sons, musiques ou objets du quotidien en compositions sonores hybrides. Avec des outils numériques ou physiques, avec nos voix, on explore la poésie, le bruit, l’improvisation, l’intime et le politique. Un espace radical et joyeux pour faire entendre nos récits oubliés et expérimenter des formes de création queer et non normatives.

Aucun besoin de connaissances ou de compétences préalables n’est requises pour participer à l’atelier.

Sur inscription par mail à le-bdqi@riseup.net ( max 10 personnes)

 

ENG

Sound & poetry experimentations between FLINTA Asian Led by laeti (ASIAN CORE), this creative workshop is open to FLINTA Asian participants only. Together, we’ll build an audio zine from scratch: using decolonial feminist texts, personal writings, sounds, music, or any object that makes noise, we’ll create hybrid sonic compositions in real time. With our own tools, we explore poetry, noise, improvisation, the personal and the political. This is a joyful and radical space to amplify erased narratives and experiment with queer, non-normative ways of making and sharing.

Register by email at le-bdqi@riseup.net (max 10 people)

 

BIO

Laetitia Muong est manageureuse d’artistes musicaux transdisciplinaires (Bisou Magique 莓莓, renoiterrible, Sabrina Bellaouel, Zulu), programmateurice musique, conférencier·e et fondateurice du projet ASIAN CORE, plateforme dédiée à la visibilité des artistes TINFA asiodescendant·x·e·s dans les musiques alternatives.

Évoluant à la croisée de l’activisme culturel, des scènes émergentes et de la gestion de projet artistique. En 2023, Laetitia est lauréat·e du Prix La Nouvelle Onde dans la catégorie « Je choisis tout », qui distingue des talents pluridisciplinaires du secteur musical.

Engagée sur les enjeux de justice sociale, Laetitia Muong développe une vision intersectionnelle et décoloniale des pratiques artistiques, à la fois sensible, structurée et connectée aux marges. Asioféministe, Laetitia défend une approche du secteur culturel comme outil de soin, de mémoire et de transformation collective.

ASIAN CORE, lancé en 2024 et basé entre Paris et Bruxelles, cristallise ces engagements : plateforme phygitale, annuaire, radio et espace de curation, ce projet interroge les normes de visibilité, documente des scènes méconnues et construit de nouvelles alliances à travers les diasporas.

@asiancore.zone
@laetimuong

 

©Viriany Norodom
©Kellia
©Kellia
©Marie-mam Sai Bellier

ASIAN CORE

Par Laeti (ASIAN CORE)

diffusion : Radio 40
modération : Juli Sando
15h30
Rencontre discussion enregistrée (1h) – français oral

 


Le BDQI invite Laeti pour une rencontre-discussion autour du projet ASIAN CORE.
ASIAN CORE, lancé en 2024 par Laeti Muong et basé entre Paris et Bruxelles, est à la fois une plateforme phygitale, un annuaire, une radio et un espace de curation. Ce projet interroge les normes de visibilité, documente des scènes méconnues et construit de nouvelles alliances à travers diverses diasporas asiatiques.Née en plein contexte de confinement lié à la pandémie Covid-19, radio 40 a été conçue comme un espace digital de soutien de la culture et de ses contributeur·ice·x·s. Celle-ci offre aux créateur·rice·x·s et auditeur·rice·x·s la possibilité de partager des contenus audio. Cette année encore, le studio mobile de radio 40 s’installe au BDQI pour diffuser en live ou en rediffusion deux rencontres pour les personnes qui ne peuvent pas être présent.e.x.s sur place, dont la discussion ASIAN CORE.


BIO

Laetitia Muong est manageureuse d’artistes musicaux transdisciplinaires (Bisou Magique 莓莓, renoiterrible, Sabrina Bellaouel, Zulu), programmateurice musique, conférencier·e et fondateurice du projet ASIAN CORE, plateforme dédiée à la visibilité des artistes TINFA asiodescendant·x·e·s dans les musiques alternatives.

Évoluant à la croisée de l’activisme culturel, des scènes émergentes et de la gestion de projet artistique. En 2023, Laetitia est lauréat·e du Prix La Nouvelle Onde dans la catégorie « Je choisis tout », qui distingue des talents pluridisciplinaires du secteur musical.

Engagée sur les enjeux de justice sociale, Laetitia Muong développe une vision intersectionnelle et décoloniale des pratiques artistiques, à la fois sensible, structurée et connectée aux marges. Asioféministe, Laetitia défend une approche du secteur culturel comme outil de soin, de mémoire et de transformation collective.

ASIAN CORE, lancé en 2024 et basé entre Paris et Bruxelles, cristallise ces engagements : plateforme phygitale, annuaire, radio et espace de curation, ce projet interroge les normes de visibilité, documente des scènes méconnues et construit de nouvelles alliances à travers les diasporas.

@asiancore.zone 
@laetimuong
@radio_40
@sando.julie

 

©Viriany Norodom
©Kellia
©Kellia
©Kellia
©Kellia

La Fabrique à Bêtises animé

Par Collecpif Tempête Douce 
Avec Aryna Taratuta et Charlotte Hanselmann
30 août
11h à 14h30
Atelier clown tout public (3h30 avec pause) – en français oral 

Pour adultes et enfants dès 6 ans, venir avec un·e·x adulte entre 6 et 9 ans

 

Aryna et Charlotte nous invitent à un voyage joyeux, fantaisiste et rêveur durant un atelier d’expérimentations clownesques. À travers des jeux et improvisations variées, iels nous proposent d’explorer ensemble les liens, le décalage, la spontanéité et l’amusement.

Cet atelier est un espace où l’on peut ressentir le lien aux autres et à soi, accueillir les bonheurs, les quiproquos et les petits couacs que la communication peut générer. En mettant en lumière nos vulnérabilités, la pratique nous invite à en rire ensemble et à célébrer nos failles, nos élans, et nos éclats.

À travers le jeu, lae clown pose des questions fondamentales sur la place de chacunx·e dans le groupe, dans l’univers, et, par sa manière loufoque d’y répondre, iel porte un regard neuf, curieux et poétique sur nos problématiques, et dédramatise l’existence.

Sur inscription par mail à le-bdqi@riseup.net ( max 12 personnes)

 

BIO

Charlotte, formée au TPR de La Chaux-de-Fonds, est comédienne et co-fondatrice de la Compagnie Zigomatyks, portée par une plume affûtée et un sens du rythme doux et absurde. Sa présence scénique est marquée par un équilibre délicat entre décalage et poésie, offrant une finesse à la fois émouvante et puissante.

Aryna, engagé·x dans le domaine social, accompagne enfants et adultes à travers les silences et les élans du quotidien. Iel est fasciné·x par la manière dont les individus tissent des liens et communiquent, avec ou sans mots.

Iels se sont rencontréx·es au sein de la Boîte-à-nez à Lausanne, où iels se sont forméx·s professionnellement à la pratique clownesque sous la guidance de Marylène Rouiller. Leur rencontre fut un éclair de complicité, une évidence douce. Iels se sont reconnux·es avant même de se connaître. Depuis, leur lien fleurit avec douceur et complicité, au rythme des ateliers qu’iels co-animent, de leurs explorations scéniques, et des silences remplis de rires.

Leurs clowns se retrouvent dans les fêlures lumineuses, les questions sans réponses, et les bêtises pleines de sens. Ensemble, iels créent des espaces où chaque personne peut se rencontrer soi-même et nourrir son lien aux autres, à travers le jeu, la poésie, et les rires.

 

©Louis Mana
Aryna Taratuta et Charlotte Hanselmann
©Louis Mana

Programme du 29 août

Soirée d’ouverture


dès 18h
Soirée d’ouverture

Performance, repas et concerts

 


19h
Il paraît qu’un arbre qui tombe dans une forêt ne fait pas de bruit si personne n’est là pour l’entendre

Matylda Florez
Performance lecture – français oral et texte à disposition


20h30
Potions sonores qui racontent l’amitié, l’identité, la rage et la transmission
igihozo
Concert – français et anglais oral


22h
3YOONI 

Mahdi Yassin 
Concert – oral arab & english

3YOONI

Par Mahdi Yassin 
22h

Concert – oral arab & english

 

Le premier album attendu de 3YOONI, « Baghdad », va faire des vagues – un album finement élaboré qui incarne un courage à la fois musical, politique et biographique et qui pose un regard critique sur des concepts tels que l’identité, la langue, le racisme et l’orientalisme. 3YOONI mélange la synth-electronica avec des rythmes arabes traditionnels et des voix irakiennes rêveuses et poétiques, développant un univers hautement personnel et où se côtoient de nombreux genres musicaux – hypnotique, intransigeant, résonnant.
Musicalement, les beats électroniques et les synthétiseurs rencontrent des éléments et des rythmes arabes traditionnels, un oud et un chant poétique et rêveur en arabe irakien. Une entreprise ambitieuse et pleinement indépendante, dans laquelle Yassin s’occupe lui-même du chant, de la production et de l’instrumentation – un signe clair de l’investissement personnel et du cœur mis dans ce projet. En résulte des morceaux mélancoliques et rêveurs comme « Les Mots » ou « Djinn » et ses rythmes arabes traditionnels (« Falasteen », « Mn wayn ? ») en passant par des beats 4/4 entraînants ( « Color Palette » , « Said ») : 3YOONI présente un album plein de finesse et d’urgence, radicalement original.

 

BIO

3YOONI est l’exploration musicale de Yassin Mahdi, à travers sa biographie et son expérience vécue entre cultures et identités. Né à Bagdad, en Irak, et ayant fui la guerre enfant pour la Suisse, il a vécu une vie de personne racisée soumise à l’altérité et confrontée à des discours dominants problématiques sur les peuples et les cultures arabes. Le projet musical de Yassin, 3YOONI, est à la fois une réflexion personnelle sur ces expériences et un profond engagement envers les concepts qui les sous-tendent : son premier album, Baghdad, interroge artistiquement et personnellement des thèmes tels que l’identité, la langue, le racisme et l’orientalisme. Des concepts que Yassin a également abordés par le passé sur le plan académique avec un travail de bachelor sur le thème du post-colonialisme et de l’orientalisme, ainsi que dans le cadre de son travail au sein de la commission spécialisée dans l’intégration de la ville de Berne. Et des concepts qui le préoccupent encore beaucoup aujourd’hui – pas seulement par choix. « Baghdad » est un traitement personnel et artistique de ces thèmes complexes au travers de dix chansons.

 

@3yooni.music

 

©Monir Salihi
©Monir Salihi
©Monir Salihi

Potions sonores qui racontent l’amitié, l’identité, la rage et la transmission

Par igihozo
29 août
20h30
Concert – français et anglais oral

igihozo attrape la musique comme un attrape-rêves, et tisse des tableaux féériques aux teintes folk, soul, rock, R&B et ambient. Pour iel, la musique est un rituel de libération, une conversation avec la nature, les ancêtres et le monde qui l’entoure.

BIO

Artiste pluridisciplinaire, coach vocal et community organiser, igihozo crée des espaces où la voix devient un outil de connexion, guérison et de célébration.

@atelier.igihozo

@hozo.ndo

©Samuel Bosshardt
©Zulu
©igihozo
©Arthur