NOS GUSTA LA MALA VIDA

ON ADORE LA MAUVAISE VIE

NOS GUSTA LA MALA VIDA

Un Projet de Valeska Romero Curiqueo & Cecilia Moya Rivera

Du 8 au 29 avril 2022

 

NOS GUSTA LA MALA VIDA est  un projet artistique anticolonial réunissant sept artistes latino-américain.e.x.s qui cherchent à générer une réflexion politique sur l’action de migrer : qu’est-ce que la migration ? qui migre et qui voyage simplement ? migrer, c’est se déplacer ? comment habitons-nous ce transit ? qui se déplace avec nous ? qui reste ? qui nous soutient dans ces transits ?
Nous proposons de partager le fait de devenir sensible au mouvement et de nous positionner par rapport à la construction sociale et politique de la migration. Des souvenirs, des réflexions et des rencontres.

Feuille de salle en pdf à télécharger ici

Vendredi 08 avril, 18h : Vernissage et concert de Altoque Mestizo
Vendredi 15 avril, 14h :Atelier María Fernanda Ordoñez
Vendredi 15 avril, 18h : Jonas Van & María Fernanda Ordoñez
Vendredi 22 avril, 15h-17h : Atelier Sergio Rojas
Vendredi 22 avril, 18h : Sergio Rojas Chavez & Raquel Fernández
Vendredi 29 avril, 18h : Marisa Cornejo + karaoké de finissage

Horaires d’ouverture
Jeudi 16h30-18h30
Vendredi 17h-20h
Samedi 11h-14h

VENDREDI 15 AVRIL
Jonas Van
Projection du film Kebranto
KEBRANTO, 2021 (Jonas Van + Juno B.)
Un serpent voyage à travers des paysages numériques oniriques et des images de la forêt amazonienne au Brésil, racontés à partir de la répétition cyclique d’un temps non occidental, le temps proposé en rêve par la serpent. Le film raconte un fantasme radical, une possibilité de transmutation corporelle et temporelle à partir de la rencontre avec la serpent qui se nourrit d’yeux et qui, après en avoir mangé tant, se transforme en feu vivant.

Maria Fernanda Ordoñez
ATELIER interactif / collaboratif
Tamales frescos, tamales calientitos
La performance  invite à cuisiner ensemble un tamale à la manière de Tolima, sa préparation extensive, son origine, ses ingrédients, la transmission des savoirs et surtout la préparation de ce plat dans des terres où ses ingrédients primordiaux ne germent pas. En faisant ce Tamale, on remet en question la relation entre l’origine des ingrédients et la reconnection qui existe avec eux et la migration  des personnes d’Amérique Latine en Europe.
Public: ouvert à tout.x.e.s les personnes qui ont un lien avec la migration
inscriptions: furia.contactoo@gmail.com
horaire: 14h-19h

SAMEDI 16 AVRIL
Sergio Rojas Chaves
ATELIER interactif / collaboratif
“always together: houseplants & bonding”
L’atelier approfondit la relation que nous entretenons avec les plantes ornementales, à partir de l’observation, de l’interaction, des textures, des souvenirs, pour laisser place aux questions et à la relation sensible et géographique que nous entretenons avec les plantes.
Pourquoi ai-je choisi cette plante ? d’où vient-elle ? quel est son nom ? à quoi ressemble-t-elle dans la nature ? que signifie son nom ? quels sont ses noms communs ? comment cette plante est-elle utilisée dans d’autres contextes ? quel nom lui donnerais-je ? quelle est son histoire ?
Enfin, nous nous lançons dans une promenade collective  avec les plantes. Au cours de la promenade, nous serons attentif·x·ve·s à la relation entre notre corps et la plante, à la manière dont nous nous déplaçons collectivement, à la relation entre la plante et les différentes espèces humaines, végétales et urbaines.
Public: ouvert à tout.x.e.s (enfants aussi)
inscriptions: furia.contactoo@gmail.com
horaire: 11h-13h

VENDREDI 22 AVRIL
Raquel Fernández
“Mis perros de Plata”
“Mes chiens d’argent” est une approche performative de la chorégraphie dans ces promenades. La dynamique entre le chien, sa laisse et mon corps reflète les structures de pouvoir, les inégalités, l’empathie, l’incertitude, la résilience et les relations inter-espèces.
Sergio Rojas Chaves
Bienvenida a casa!
Lettre de bienvenue, écrite par un délicieux monstre à un avocat qui vient de germer dans la maison où ils vivent. La lettre raconte l’histoire ethnobotanique de la monstera et sa transformation d’une monoculture à une plante ornementale ; elle se rapporte également au processus de l’avocat qui est récolté en Amérique latine, exporté en Europe, consommé et dans de nombreux cas, sa graine est semée pour continuer sa vie comme plante ornementale et non comme arbre productif. La performance se reflète et s’articule à travers ces deux plantes, s’ouvrant à un terrain de questionnement.

VENDREDI 29 AVRIL: FINISSAGE

Marisa Cornejo
“A counter catastrophic performance 1”
“Je vais réimprimer des plaques de gravure de mon archive de l’exil, faites par mon père Eugenio Cornejo dans l’exil, un artiste et professeur d’art qui a survécu à la prison et la torture après le coup d’état au Chili et qui avec notre famille n’a pas été reconnu en tant que réfugié politique jusqu’à sa mort en 2002 au Mexique”.

 

Avec le soutien du Fonds cantonal d’art contemporain, DCS, Genève et le soutien de la République et Canton de Genève