Anne Rosset

Anne Rosset, née à une époque où les phones n’étaient pas smart, cherche encore à comprendre ce qui fait en vérité un être dit adulte qui garderait de l’esprit de l’enfance autre chose que son cul sur un pot de chambre. 

A 16 ans, elle a décidé de devenir danseuse. A 24 ans, elle a reçu un diplôme des Beaux-Arts. Puis elle a vagabondé assez longtemps à travers les contrées tumultueuses du monde de la danse et de la performance, puis celles de la pédagogie et aussi des thérapies dites complémentaires. Dans le domaine des arts de la scène, elle a mis sur pied plusieurs projets d’échanges à Zurich et entre la Romandie et la Suisse alémanique. Elle a joué sur diverses scènes en Suisse et à l’international, en tant qu’interprète et/ou chorégraphe. Il lui est arrivé de recevoir un prix et de gagner un concours. Elle a aussi accepté un emploi où elle devait, avec d’autres, s’occuper de la répartition des subventions à octroyer aux chorégraphes. 

L’improvisation reste ce jardin qu’elle cultive avec passion et conviction. 

Actuellement, elle chante et élabore des concerts assez performatifs avec son compagnon, participe aux aventures Rhodia et enseigne le français aux enfants à Zurich. 

Livres préférés du moment : Paludes d’André Gide et Alice aux pays des merveilles de Lewis Caroll. 

Plus d’infos : 

https://lartoulecochon.wordpress.com/

https://pigsandbirds.tumblr.com/

Lexique et langage inclusif

Textes du programme

Les mots d’invitation que vous trouverez dans ce programme sont restitués directement des pensées des intervenant·xes. Parfois traduits d’une autre langue, parfois intimes, parfois tranchants, tantôt écrits à tâtons, encore avec de nouvelles règles de syntaxe et d’orthographe, ces textes n’ont pas été formatés et sont libres ainsi de s’échapper aux conventions dominantes de langages, tout en étant au plus proche de leurs auteur·xices.

Langage inclusif

Le programme ainsi que la communication générale de cette édition du Bureau Des Questions Importantes a été mis en forme par des membres de la collective Bye Bye Binary. Étant données les recherches de la collective sur la typographie non-binaire, et les valeurs défendues par le BDQI et eeeeh!, il était impensable de rédiger ce programme au masculin générique «neutre». Nous avons donc choisi d’utiliser le «x» comme signe d’inclusion. Ces «x» sont, d’une part, un moyen de lutter contre l’hégémonie du masculin dans la langue française. Hégémonie qui invisibilise les autres genres et participe de la confiscation de l’universel par les hommes cisgenres, hétérosexuels et blancs. Et, d’autre part, ils permettent de visibiliser les personnes queer, genderfluid, trans et non-binaires ne se reconnaissant ni dans le genre masculin ni dans le genre féminin. Le langage étant ce par quoi nous pensons le monde qui nous entoure, son usage est intrinsèquement politique. Il est donc capital d’y visibiliser les minorités de genre car, comme dirait Wittig, «il y a une plastie du langage sur le réel.»1

Ces «x» se voient pimpés par différentes formes typographiques, multipliant les possibles, et ponctuent le texte comme des paillettes chatoyantes, camp et kitsch, à l’instar des astérisques de Sam Bourcier.2

Par ailleurs, le texte courant est composé en DINdong, un caractère dessiné par Clara Sambot, membre de la collective Bye Bye Binary, qui dispose de différentes ligatures non-binaires (i, e, t, x, …) que vous pourrez découvrir à la lecture de ce programme, la où l’usage du «x» n’était pas possible.  

1. Monique Wittig, « La marque du genre », La Pensée Straight, 1992. 

2. Sam Bourcier, «Petite « grammaire » du français queer et transféministe », Homo Inc.orporated, le triangle et la licorne qui pète, Éditions Cambourakis, p 10-14, 2019. 

Lexique

Pour des questions de compréhension, un petit lexique est mis à disposition en référence à certains termes et concepts utilisés dans le programme. Pour les rendez-vous proposés durant la permanence, les intervenant·xes accordent une importance spécifique aux termes qui sont employés pour décrire leurs pratiques. Au BDQI, nous partons du principe que chacun·xe se définit comme iels le souhaitent. 

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Ce lexique est une proposition de définition non objective des termes présents dans le programme du BDQI 2021 et contient très certainement des erreurs. Ce lexique est un objet en mouvement qui doit s’adapter avec le temps et ses changements ainsi qu’au contact des projets, des artiste·x·s et des specateur·x·ice·s.

Certaines explications sont reprises de la dernière édition du BDQI, certaines sont des citations directes de définitions proposées par des militant·x·e·s et des chercheurs·x·euses, d’autres sont des mélanges de lecture de glossaires, de recherches, de livres ou issues de discussions.

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Autodétermination : Le droit des peuples à disposer d’eux·x·elles-mêmes, ou droit à l’autodétermination, est le principe issu du droit international selon lequel chaque peuple dispose d’un choix libre et souverain de déterminer la forme de son régime politique, indépendamment de toute influence étrangère. 

Plus largement, ce concept renvoie à l’action de pouvoir décider par soi-même, soit en tant que personne (choix de vie individuels ou définition de son identité par exemple), en tant que groupe social (choix de ses priorités et des intérêts communs à défendre en tant que groupe social), ou encore en tant que peuple qui revendique son droit à choisir librement son statut politique et économique.

D’après:

https://www.rqcalacs.qc.ca/administration/ckeditor/ckfinder/userfiles/files/Boite%20a%20outils%20intersectionnalite/LEXIQUE.pdf

Blanchité : La blanchité, en anglais whiteness, est l’équivalent de ce qu’on pourrait aussi appeler la condition blanche.

(…) « Être blanc » est un marqueur social significatif dans un contexte qui associe la blancheur de la peau à la pureté, à la neutralité, à la supériorité de la civilisation occidentale, à l’universalité et à la normalité (Cervulle 2013 ; Essed & Trienekens, 2008). C’est l’ensemble de ces représentations associant couleur de peau et valeurs morales qui constitue la blanchité en fait de pouvoir et réalité contraignante exerçant de puissants effets sociaux et politiques (Guillaumin, 1992 : 215-216).

(…) La blanchité se comprend comme une idéologie raciste qui définit non seulement les frontières de l’appartenance, mais surtout les privilèges qui y sont associés. (…) La blanchité contribue à reproduire une violence raciste structurelle et exterminatrice (Kilani 2019), qui démontre que réduire le racisme à un préjugé individuel invisibilise, nie, voire renforce sa portée structurelle. (…)

La blanchité en Suisse s’exprime notamment par des privilèges qui se manifestent de différentes manières : ne pas se rendre compte que la couleur de peau est un marqueur social ; ne pas être systématiquement objet de soupçon dans les interactions avec l’administration ; ne pas devoir justifier sa présence dans l’espace national ; ou encore, ne pas risquer sa vie dans la rue. (…)

Explications tirées de la recherche d’Anne Lavanchy : https://www.ekr.admin.ch/f575.html

Voir aussi la recherche de Nell Irvon Painter sur l’histoire intellectuelle de la race blanche :

https://www.montraykreyol.org/article/nell-irvin-painter-raconte-lhistoire-de-la-blanchite-aux-etats-unis

Charge mentale : Au départ, la définition de la sociologue Monique Haicault de la charge mentale concerne l’organisation par les femmes de l’ensemble des activités quotidiennes essentielles à la vie domestique d’une famille. 

Aujourd’hui, cela fait sens d’appliquer ce terme à d’autres situations d’oppressions ou de luttes, comme dans le cas des personnes racisées, personnes trans, intersexe ou non-binaire, des personnes touchées par les oppressions validistes ou dans le contexte d’autres luttes.

La notion de «charge mentale» souligne le poids d’une gestion globale, sa complexité croissante et ses contraintes, mais aussi la pluralité des compétences cognitives qu’elle mobilise. Des capacités mentales de gestion et d’organisation mais aussi de prévision, de mémorisation, de coordination, de réponse aux imprévus. Elles supposent aussi la maitrise des temporalités multiples propres aux activités des personnes concernées et de leur entourage, ainsi que de l’environnement dans lequel iels évoluent.

D’après :

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02881589/document

Cisgenre (“cis”) : une personne qui se reconnaît dans l’identité de genre qui lui a été assignée (attribuée) à la naissance.

Dyadique : désigne les personnes qui ne sont pas intersexes, les personnes né·e·s avec des caractères sexuels (génitaux, gonadiques et chromosomiques) correspondant aux attentes binaires imposées par la société. Par exemple un homme cisgenre dyadique est un homme qui a été assigné homme à la naissance, qui se reconnaît toujours comme tel aujourd’hui et qui n’est pas intersexe.

Hégémonie : domination d’une puissance, d’un pays, de normes, d’un genre, d’une race, d’un groupe social (etc.) sur un autre.

Hétéronormatif : Ce concept renvoie à des idéologies normatives en matière de sexes, de genres, d’orientations sexuelles et de rôles sociaux. L’hétéronormativité est construite dans un système qui impose la binarité des sexes (masculin/féminin), des genres (homme/femme), des rôles sociaux (p. ex. père/mère) et des orientations sexuelles (hétérosexuelle/ homosexuelle), et à l’alignement de ces dimensions (sexe féminin/femme/mère/hétérosexuelle ; sexe masculin/homme/père/hétérosexuel). L’hétéronormativité met donc en place un système dominant dans lequel les personnes qui ne respectent pas ces normes (comme les personnes non hétérosexuelles, trans, ou non conformes aux stéréotypes de leur genre) sont considérées comme étant inférieures.

D’après :

https://chairedspg.uqam.ca/upload/files/fiches-realises/D%C3%A9finitions_diversit%C3%A9_sexuelle_et_de_genre.pdf

Immuable : Une chose ou un sujet qui ne peut être changé, une personne qui ne semble pas ouverte au changement.

LSF : Langue des Signes Françaises. Cette langue est utilisée par des personnes sourdes ou malentendantes ou par des interprètes. 

La langue des signes est un système linguistique visuel qui offre la possibilité d’élargir la pensée et de découvrir un nouveau point de vue. La langue des signes française ne traduit pas le français. Toute personne qui signe, pense en images. Apprendre cela représente un défi de taille pour la plupart des personnes entendantes. Toute personne qui apprend la langue des signes, apprend la grammaire et des signes, mais apprend surtout un nouveau système linguistique basé sur le visuel. La langue des signes est liée aux mains, aux bras, à la posture corporelle et aux mimiques.

La LSF a longtemps été consciemment négligée ou interdite dans l’éducation des personnes sourdes. Cette reconnaissance d’une langue spécifique est souvent vue par les personnes sourdes militantes comme une affirmation identitaire et une valorisation d’une particularité culturelle.

D’après :

www.sgb-fss.ch/fr/langue-des-signes/langue-des-signes2/

https://www.persee.fr/doc/sosan_0294-0337_1994_num_12_3_1302

Mixité choisie : La mixité choisie est une forme d’organisation et de solidarité qui permet de se retrouver entre pair·x·e·s et entre personnes concernées par une ou des mêmes oppressions. Cela permet de pouvoir échanger, discuter, réfléchir et de décompresser à propos de certaines choses sans devoir toujours expliquer ou argumenter sur tel ou tel comportement ou idée politique face à une personne non concernée par une oppression.

Non-binaire : Façon de parler du genre sans se cantonner aux genres binaire femme/homme qu’impose la société. Ce terme désigne les personnes dont l’identité de genre ne s’inscrit pas dans les normes binaires, c’est à dire par exemple qu’elles ne s’identifient ni homme ni femme, estimant être aucun des deux, un « mélange » des deux ou être entre les deux. C’est donc aussi une identité de genre à part entière.

D’après :

http://www.lgbt-lux.be/je-suis-non-binaire/

Personnes racisées : Une personne racisée est une personne qui, par un processus de racialisation négative, est considérée et/ou représentée comme non-blanche et subit ainsi du racisme (d’état ou ordinaire). Les personnes racisées sont en général renvoyées à une appartenance (réelle ou supposée) à des groupes de personnes oppressées par la société en raison de leur couleur de peau, de leur origine, de leur nationalité, de leur religion, de leur statut légal ou de leur mode de vie. 

Dans le cas des textes du Bureau Des Questions Importantes, ce terme permet aux personnes de s’

Race : La race en termes biologiques n’existe pas. Cependant, le racisme projette des conséquences discriminantes et fait qu’elle existe en tant que construction sociale. Elle reste donc un outil d’analyse permettant de mettre à jour les processus par lesquels une personne est discriminée en fonction de sa couleur de peau et de son appartenance (réelle ou supposée) à un groupe ethnique et géographique

Racisme : Hiérarchisation des individus par d’autres individus en fonction de leur couleur de peau ou de leur ethnicité, réelle ou supposée. Par un processus de racialisation et donc d’altérisation, les personnes non-blanches sont considérées comme inférieures et l’Autre. Cela a principalement des conséquences matérielles (accès à l’emploi et au logement digne, survie face aux institutions, illégalité identitaire, etc) et psychologiques (dignité, maladies mentales, assimilation, dédoublement, etc).

Personnes trans (transgenre) : Une personne qui ne se reconnaît pas dans le sexe qui lui a été attribué à la naissance, une personne qui vit ou qui souhaite vivre dans un genre différent de celui qui lui a été assigné à la naissance. Cela englobe toute personne ayant fait ou souhaitant faire le choix d’une transition, qu’elle choisisse ou non d’avoir recours à des traitements médicaux et/ou des chirurgies dans cet objectif.

La transidentité peut se manifester par un sentiment personnel qu’il y a un décalage entre plusieurs choses : Le genre qui a été assigné par le corps médical à la naissance. La façon dont la personne est perçue par la société en termes de genre. Et la perception de sa propre identité. 

Certaines personnes s’identifient hors des catégories de genre binaires (exclusivement femme / exclusivement homme) qu’impose la société, d’autres s’identifient entièrement à l’autre sexe.

D’après :

https://outrans.org/ressources/lexique-outransien/

www.transwelcome.ch/fr/informationen/was-ist-trans/

wikitrans.co/2019/01/19/quest-ce-quune-transition/

Validisme : définition par le manifeste du CLHEE, Collectif Lutte et Handicaps pour l’Egalité et l’Emancipation : Nous affirmons que le handicap est un fait, une donnée de l’existence avec laquelle les personnes concernées composent au quotidien, et qu’il n’appartient pas aux personnes dites valides de le connoter arbitrairement, positivement ou négativement. Il est aussi une construction issue de processus sociaux et historiques qui ont conduit à disqualifier, stigmatiser et marginaliser les personnes handicapées. Nous entendons donc dénoncer et combattre le validisme qui fait de la personne valide en bonne santé la norme universelle et l’idéal à atteindre.

Le validisme se caractérise par la conviction de la part des personnes valides que leur absence de handicap et/ou leur bonne santé leur confère une position plus enviable et même supérieure à celle des personnes handicapées. Il associe automatiquement la bonne santé et/ou l’absence de handicap à des valeurs positives telles que la liberté, la chance, l’épanouissement, le bonheur, la perfection physique, la beauté. Par opposition, il assimile systématiquement le handicap et/ou la maladie à une triste et misérable condition, marquée entre autres par la limitation et la dépendance, la malchance, la souffrance physique et morale, la difformité et la laideur.

D’après :

http://clhee.org/

Queer : Queer est à l’origine un mot anglais qui signifie “bizarre”, “de travers”. A partir de la fin du XIXe siècle, il devient une insulte populaire désignant les personnes gay/lesbienne. Des activistes se réapproprient le terme au début des années 1990 pour affirmer des sexualités et des genres subversifs. Ce terme, à forte dimension antisexiste et antiraciste, regroupe désormais les personnes qui n’adhèrent pas à la vision binaire des genres et des sexualités (Binarité Homme/Femme ou Hétéro-sexuel·x·le·s – Homosexuel·x·le·s) et ne veulent pas être catégorisées selon les normes imposées par la société. 

Bureau Des Questions Importantes

Bureau Des Questions Importantes

du 3 au 18 septembre 2021

Entrée prix libre

Permanence tous les jours dès 10 h

Repas prix libre tous les soirs

Espace eeeeh ! – Rue du Marché 2, 1260 Nyon

Avec le soutien de: Ville de Nyon, de Région de Nyon, Canton de Vaud, Bureau de l’égalité entre les femmes et les hommes du Canton de Vaud, Pro Helvetia, Fondation Oertli, Loterie Romande.

C’est quoi le Bureau des Questions Importantes?

Télécharger le programme en PDF

Merci au merveilleux travail des membres de la collective Bye Bye Binary pour le design graphique : Eugénie Bidaut, Enzo Le Garrec, Clara Sambot

Programme

Vendredi 3 septembre, dès 18h

La tradition est-elle immuable? Hybridation sonore et féminisme

Soirée d’ouverture ouverte à tous·xtes

Par Red de Tamboreras de Suiza et AWKA


Samedi 4 septembre, 15h

Danse avec buracos

Atelier danse, ouvert à tous·xtes, en EN, traduction collective en FR selon les besoins, 1h30

Par Catol Teixeira


Samedi 4 septembre, 21h

Concert d’Alma Catin – « Garçon facile »

Ouvert à tous·xtes

Par Alma Catin


Dimanche 5 septembre, après-midi

Le nail bar éphémère

Ouvert à tous·xtes, env. 30 min, avec ou sans RDV

Avec RDV sur inscription par email à le-bdqi@riseup.net

Par Alma Catin


Dimanche 5 septembre, 20h

OASIS

Ciné club Unseen

Projection à 20h, 120min, SR, st FR/EN

Film ouvert à tous·xtes

Un film de Ivan Ikić, proposé par Antigoni Papantoni


Lundi 6 septembre, de 18h à 20h

LEXIQUNI ∿ lecture-discussion Bye Bye Binary

Ouvert à tous·xtes, timides bienvenu·xes

Présentation de la collective Bye Bye Binary et de son travail d’expérimentations typo·graphiques non-binaires.

Avec Eugénie Bidaut, Camille Circlude, Loraine Furter, Enzo Le Garrec, Roxanne Maillet, Marouchka Payen, Clara Sambot. 

En collaboration avec la Bibliothèque de Nyon


Mardi 7 septembre, de 10h à 18h

LEXIQUNI ∿ atelier avec Bye Bye Binary

En mixité choisie sans hommes cis blanc hétéro

Atelier de mise en forme des contenus du lexique et de la compilation de texte en objets imprimés, suite au moment de lecture du 6 septembre. La session de travail est destinée à des graphistes, typographes, autrix, amoureuxses des textes sensibles à la dé-binarisation de la langue française. Timides bienvenu·xes.

Sur inscription par email à le-bdqi@riseup.net.

Avec: Eugénie Bidaut, Camille Circlude, Loraine Furter, Enzo Le Garrec, Roxanne Maillet, Marouchka Payen, Clara Sambot.


Mercredi 8 septembre, de 14h à 17h

I GOT YOUR BACK

Atelier en mixité choisie sans hommes cis

Atelier mêlant l’apprentissage de concepts acrobatiques, en duo ou en groupe, aux exercices d’écriture libre.

L’atelier s’adaptera aux personnes participantes, aucun entraînement physique ou acrobatique n’est nécessaire.sur inscription par email à le-bdqi@riseup.net, max 12 personnes. Interprétation LSF sur demande.

Par Lucie N’Duhirahe


Mercredi 8 septembre, 20h

Pratique des ressentis (My screen time has increased since I know you)

Rencontre en mixité choisie sans hommes cis hétéro.

Ou chat ouvert à tous·xtes, entre le 3 et le 18 septembre au petit bonheur la chance.

Par Alizé Rose-May Monod


Jeudi 9 septembre, dès 21h

Du love révolutionnaire sur vous

Radio live en mixité choisie sans hommes cis dyadiques. Interprétation LSF (Langue des Signes Française)

L’équipe de la saga « Du love révolutionnaire sur vous » émettra depuis l’espace eeeeh! Un nouveau lieu d’exclamation où nous pourrons nous retrouver pour parler de love et de révolution, ainsi que des mots pour le dire… Avec, toujours, des invité·Exs étincelant·Exs et lustré·Exs. 


Vendredi 10 septembre, 21h

Improv pour le bureau

Ouvert à tous·xtes, performance env. 20 min.

Offre de danse pour un Bureau De Questions Importantes

Par Catol Teixeira


Samedi 11 septembre, de 13h à 16h

I GOT YOUR BACK

Atelier en mixité choisie pour les personnes racisées, sans hommes cis

Atelier mêlant l’apprentissage de concepts acrobatiques, en duo ou en groupe, aux exercices d’écriture libre.

L’atelier s’adaptera aux personnes participantes, aucun entraînement physique ou acrobatique n’est nécessaire.sur inscription par email à le-bdqi@riseup.net, max 12 personnes

Par Lucie N’Duhirahe


Samedi 11 septembre, 18h

Contes des interdits

Dès 8 ans, ouvert à tous·xtes petit·xes et grand·xes, spectacle de 50 min

Les interdits, antiques ou nouveaux. Il y en a qu’il faut braver, certains dont il faut rire toutes dents dehors. Il y en a d’autres à respecter scrupuleusement pour ne pas troubler l’équilibre du monde. Il y en a à détruire ou inventer pour lui redonner son équilibre. Et il y a des histoires de tout temps et de chaque peuple pour les raconter. Des graves et des légères, des cocasses et des sages. 

Par Vi Indigaïa


Dimanche 12 septembre, de 11h à 14h

Qu’est-ce que ça veut dire d’apprendre? Comment on apprend? Qu’est-ce qu’on aime apprendre? Avec qui et/ou quoi?

Conversation enregistrée audio autour de nos manières d’apprendre et de nos expériences

Pour toute personne de moins de 18 ans, à partir du moment où tu sens autonome

Avec repas du midi

Sur inscription par email à le-bdqi@riseup.net, max 10 personnes

Par Soto Labor


Dimanche 12 septembre, 15h

Atelier création d’histoire

Dès 8 ans, ouvert à tous·xtes petit·xes et grand·xes

En écho avec le spectacle «Contes des interdits», cet atelier d’initiation au conte passe par une approche sensorielle et dynamique. D’abord nous ferons des jeux d’improvisation en corps et en mots pour activer l’imaginaire. Puis création et présentation en petits groupes d’une histoire basée sur la trame d’un conte traditionnel.

Par Vi Indigaïa


Dimanche 12 septembre, 20h

The Foundation Pit

Ciné club Unseen

Projection à 20h, 70min, RU, st EN/FR

Film ouvert à tous·xtes

Un film de Andrey Gryazev, proposé par Antigoni Papantoni


Lundi 13 septembre, après-midi

Le nail bar éphémère

Ouvert à tous·xtes, env. 30 min, avec ou sans RDV

Avec RDV sur inscription par email à le-bdqi@riseup.net

Par Alma Catin


Lundi 13 septembre, 19h

Liborio

Ciné club Unseen

Projection à 19h, 99min, SP, st EN/F

Film ouvert à tous·xtes

Un film de Nino Martínez Sosa, proposé par Antigoni Papantoni


Mardi 14 septembre, 9h30

Petit samedi

Ciné club Unseen

Projection à 9h30, 75min, FR, st FR/EN

Film ouvert à tous·xtes

Un film de Paloma Sermon-Daï, proposé par Antigoni Papantoni


Mardi 14 septembre, 14h

Broderie de choses et d’autres

Ouvert à tous·xtes

Ça sera un après-midi broderie. Disons qu’on pourra broder des insultes mais pas que. Qu’on pourra broder des mots d’amour mais pas que. Qu’on pourra manger des cookies et boire du thé mais pas que. Disons juste que ça sera un après-midi de broderie mais pas que. 

Par Jessica Vaucher aka La Tartaruga


Mardi 14 septembre, de 17h à 20h

Plus belle la vie (en appartement)

Ouvert à tous·xtes

RDV à l’espace eeeeh! Vous serez ensuite conduit·x·e·s au lieu de la performance.

Malheureusement, cet endroit n’est accessible que par des escaliers pour monter à pied 3 étages.

Rhodia vous ouvre la porte d’un appartement. La personne qui y habite et ce qu’elle y fait est l’intérêt voyeuriste de cette performance. Les visiteur·xices peuvent passer à l’improviste durant les heures d’ouverture, mais par deux au maximum. Iels seront instantanément transformé·xes en êtres invisibles, de sorte qu’iels pourront se glisser dans la vie de quelqu’un·xe et passer inaperçu·xes.

Par Rhodia, Guillaume Guilherme et Anne Rosset


Mercredi 15 septembre, de 14h à 17h

Atelier d’écriture: imaginaire collectif et usage des pronoms

Avec goûter

En mixité choisie personnes trans et non-binaire racisé·xes À partir d’une rencontre avec les livres Les Abysses de Rivers Salomon et Fresh Water d’Akwaeke Emezi, penser les usages du pluriel pour s’inventer individuellement et collectivement.

Sur inscription par email à le-bdqi@riseup.net

Par Soto Labor


Mercredi 15 septembre, 20h 

Duo Sankoum & Eriqha

Concert ouvert à tous·xtes

Deux voix qui se rencontrent, se mêlent et s’éloignent, pour mieux s’élever portées par les notes de la kora et nous enchanter.

Par Sankoum Cissokho et Eriqha Bekono


Jeudi 16 septembre, 20h

FRSH – recherche d’un objet dans une poche

Performance ouverte à tous·xtes

FRSH, recherche d’un objet dans une poche, est pensé comme un espace d’expérimentation performatif pour réfléchir aux conditions d’exercice du discours et à ses formes d’expression. Entre fiction et histoire, chant, danse et écriture. 

Par Soto Labor et Nadjim Bigou-Fathi


Vendredi 17 septembre, matinée

Le nail bar éphémère

Ouvert à tous·xtes, env. 30 min, avec ou sans RDV

Avec RDV sur inscription par email à le-bdqi@riseup.net

Par Alma Catin


Vendredi 17 septembre, 18h

Lecture signée LSF (Langue des Signes Française)

Ouvert à toute personne sourde ou entendante, dès 10 ans 

Une lecture signée… Lorsque l’histoire se passe de mains en mains, et par la voix, que les deux langages-mondes se mélangent et que l’histoire n’en est que plus puissante et belle.

Par Manon Zecca, Melody Binay, Marie Castella, Coralie Vollichard


Vendredi 17 septembre, 21h

Drifting love

Pratique de mouvement et marche collective à travers la ville

Ouvert à tous·xtes, durée 1h30

Sur inscription par email à le-bdqi@riseup.net, max 20 personnes 

Par Catol Teixeira et Alma Catin


Samedi 18 septembre, 11h et 12h30

Fantômes dignes

11h – 1er épisode, 12h30 – 2ème épisode

Écoute de création radiophonique ouverte à tous·xtes, dès 13 ans

Vous êtes convié·xes à écouter l’aboutissement d’une création radiophonique sur les ouvrier·xères, le rapport à la précarité et à sa définition, débuté par Jonathan lors du BDQI 2018.

Par Jonathan B


Samedi 18 septembre

Le garage des plaisirs

En mixité choisie sans hommes cis de 16h à 18h30 / Ouvert à tous·xtes dès 19h

Le garage des plaisirs est un espace de partage sur les mécaniques du plaisir. Pour se faire, nous vous demandons de venir avec des objets, textes, poèmes, musique, denrées alimentaires ou autres formes et récits qui vous stimulent et vous font jouir dans l’intimité. Nous constituerons un établi avec tous les outils amenés pour en partager les récits et les plaisirs en toute sororité. 

Par Begoña Cuquejo et Sabrina Fernández Casas

Résidence Valentine Emilia Bossert

Invitée à travailler au sein de l’espace Eeeeh! du 12 au 31 juillet, Valentine Emilia Bossert a choisi de se pencher sur un site majeur, mais souvent oublié, de sa ville d’origine: l’amphithéâtre romain découvert dans les années 90, qui n’a depuis pas été entièrement fouillé ni adapté en espace public. Très intéressée par l’archéologie, autant comme sujet que comme outil, ainsi que par l’urbanisme et son avenir, elle a naturellement décidé de s’intéresser à ces vestiges.

Pendant trois semaines, elle a recherché et expérimenté différentes techniques d’empreintes telle que le frottage, l’estampage ou le moulage pour donner redonner vie aux ruines et les présenter sous un nouveau jour. Pour ce faire, elle a travaillé directement sur les murs en molasse encore présents sur le site, ainsi que sur les nombreux blocs préservés au Centre des Collections des Musées de Nyon. Elle a également collecté des matériaux plus récents avec lesquels créer des sculptures. Cette démarche, à travers laquelle elle espère questionner sur la passé local et remettre l’amphithéâtre au coeur des discussions, lui a permis de créer un large corpus d’oeuvres qui seront présentées dans l’espace Eeeeh! lors d’une exposition à l’automne 2021.

Valentine Emilia Bossert est née et a grandi à Nyon, avant de poursuivre des études universitaires de Beaux-Arts et de Philosophie à Londres. Elle vit et travaille actuellement à Berlin, et fait partie de l’atelier collectif ilali Studio et du collectif international Antropical. Son travail imite des méthodologies archéologiques ou cartographiques pour explorer son questionnement existentiel à travers une esthétique largement influencée par l’architecture et le modernisme. Elle a pris part à de nombreuses expositions collectives internationales et deux expositions personnelles à Londres et à Berlin.

Ce projet est rendu possible grâce aux généreux soutiens de la Ville de Nyon, du Musée romain de Nyon, de la Région de Nyon, du Département de la Culture et de l’Europe de Berlin et de la fondation Equileo.

Résidence Xénia Lucie Laffely

 » Durant cette résidence, à la manière d’une réflexion patchwork théorique et visuelle, je souhaite explorer : une généalogie personnelle peuplée de figures lesbiennes (tirées de Tiktok, de la littérature, du cinéma et de mes souvenirs), comment sortir de l’hétérosexualité passé 30 ans, le sentiment d’être en retard sur sa vie et la recherche de figures de vieilles lesbiennes. »

Xénia Lucie Laffely

Xénia Lucie Laffely vit et travaille entre Lausanne et Montréal. Sa pratique combine le langage du travail textile avec l’esthétique contemporaine de la peinture numérique. Jouant avec les stéréotypes sexistes associés au textile, elle crée des pièces hybrides qui remettent en question les hiérarchies entre l’art, le design et l’artisanat. Ses oeuvres proposent une réappropriation sentimentale et matérialiste de questions liées à l’espace domestique, à l’intimité, à l’amour queer et à l’autofiction.

Noircir eeeeh! : Visions afrofuturistes à Nyon

Une exposition centrée sur l’art performatif proposée par Cécile Nduhirahe

du 31 mai au 27 juin 2021

Au mois de juin, L’exposition Noircir eeeeh: visions afrofuturistes à Nyon investit l’espace eeeeh!. Avec ce projet, l’artiste-curatrice Cécile Nduhirahe affirme la nécessité de présenter les travaux d’artistes afrodescendant.e.x.s. de l’arc lémanique, mais aussi d’amener le public à la rencontre de visions afrofuturistes tournées vers l’avenir, interrogeant le passé ou proposant d’autres formes de temporalités. Celles-ci entrent en résonance, selon elle, avec les préoccupations sociales actuelles et la situation de crise que nous traversons. Cette exposition est centrée sur l’art performatif. Elle accueille les performeur.x.se.s Chienne de Garde, Maïté Chénière, Mbaye Diop, et la vidéaste Stéphanie Nduhirahe. Ces quatre artistes explorent le domaine de la performance selon des perspectives Afrofuturistes ou, du moins, ont des questionnements qui s’en approchent – l’Afrofuturisme étant un concept mouvant et ayant de multiples définitions. Le collectif Afroféministe Amani animera un atelier antiraciste pour les enfants et Cécile Nduhirahe un atelier de création en lien avec le thème.

  • Du 31 mai au 6 juin – Chienne de Garde
    • Mercredi 2 juin de 17h à 21h – vernissage
    • Jeudi et vendredi 3 et 4 juin de 16h à 19h – ouverture publique
    • Samedi et dimanche 5 et 6 juin de 11h à 15h – ouverture publique
  • Du 7 au 13 juin – Mbaye Diop
    • Mercredi 9 juin à 18h – performance
    • Jeudi 10 juin à 18h et 19h – performance
    • Samedi 12 juin à 11h – performance
    • Dimanche 13 juin à 18h – performance
  • Du 14 au 20 juin – Maïté Chénière
    • Samedi 19 juin dès 17h – performance et installation
  • Mardi 22 juin à 19h30 et 20h30 – projection du film Espace Trépasse de Mbaye Diop
  • Mercredi 23 juin de 14h30 à 16h30 – Atelier de création pour les enfants dès 4 ans, en lien avec l’exposition « Des lunettes pour changer notre vision du monde » avec Cécile Nduhirahe
    • Apporte tes lunettes cassées et autres petits objets récupérés!
    • Avec un goûter!
  • Vendredi 25 juin dès 19h – « Imaginer, rêver, réaliser d’autres futurs im.possibles » atelier, ballade nyonnaise et discussions par le collectif Afroféministe Amani pour les membres du collectif et sur invitation seulement.
  • Samedi 26 juin de 17h à 21h – Finissage de l’exposition :
    • projection du film « Intégration d’une pensée afrofuturiste » de Stéphanie Nduhirahe
    • performance à 18h
    • autres surprises au menu
  • Dimanche 27 juin de 14h à 15h30 – atelier antiraciste pour les enfants de 4 à 10 ans avec le collectif Afroféministe Amani
    • suivi d’un goûter!

« L’impossible m’attire, car toutes les choses possibles ont été faites et le monde n’a pas changé. »

Sun Ra

Après l’annulation et le report de l’exposition Noicir eeeeh!: une oasis par et pour les afrodescendat.x.e.s en 2020, le projet a été repensé par Cécile Nduhirahe en collaboration avec Stéphanie Nduhirahe. Elles proposent en 2021 une exposition plus proche des questionnements et des expériences qui les ont habités et qu’elles ont traversés pendant cette dernière année. Ce mois de juin, elles reviennent alors avec une exposition centrée sur l’art performatif: Noicir eeeeh!: visions afrofuturistes à Nyon.  Avec ce projet l’artiste curatrice Cécile Nduhirahe affirme la nécessité de présenter les travaux d’artistes afrodescendant.e.x.s de l’arc lémanique, mais aussi d’amener le public à rencontrer des visions et des questionnements autour de la notion d’Afrofuturismes. Ces visions tournées vers le futur, interrogeant le passé ou proposant d’autres formes de temporalités, entreraient en résonance avec les préoccupations sociales actuelles et la situation de crise que nous traversons. Dans cette optique, la performance est considérée comme un médium idéal pour aller à la rencontre du public permettant également d’interroger et de jouer avec les notions de temporalités et de traces. L’exposition accueillera donc dans un premier temps, Chienne de Garde, Maïté Chénière et Mbaye Diop. Ces trois artistes explorent le domaine de la performance selon des perspectives Afrofuturistes ou ont des questionnements qui s’en rapprochent. L’Afrofuturisme étant envisagé comme un concept décolonial mouvant visant à actionner la capacité des afrodescendant.x.e.s à réinventer leur propre futur. Ce concept est abordé pour cette exposition à Nyon telle une question ouverte qui anime des visions sur le temps, les corps et l’espace. L’intention principale de ce projet est de mettre à disposition des artistes un espace idéal de création et de leur proposer à chacun.x.e une semaine de résidence sur place, qui se clôture par une présentation performative publique de leur recherche. Dans un deuxième temps, différents événements auront lieu dans l’espace tel qu’un atelier de création pour enfants lié au sujet de l’exposition ou encore la projection du film d’animation Espace Trépasse réalisé par Mbaye Diop. Enfin, le collectif Afroféministe Amani animera un atelier antiraciste pour les enfants. Parallèlement, la vidéaste Stéphanie Nduhirahe retracera le processus de recherche ainsi que le travail des trois performeur.x.se.s et les différentes interventions qui auront lieu dans le cadre de cet événement. Sa vidéo sera ensuite présentée lors du finissage de l’exposition et sera disponible en ligne.


Cécile Nduhirahe vit et travaille à Nyon. Diplômée en 2006 de la haute école d’art et de design de Genève (HEAD) en arts visuels, elle obtient en 2008 le Master « Art in Public Sphere » de l’école de design et haute école d’art du Valais (EDHEA). Son travail interroge les thèmes des identités et du déplacement qu’elle exprime en créant des objets hybrides mêlant différentes techniques : le dessin, la sculpture et la performance. De la production d’une œuvre découlent des formes et des images qui se retrouvent déplacées dans les créations suivantes. La pratique de Cécile Nduhirahe est multiple et se soustrait volontairement à toute tentative de catégorisation. Sculptures, dessins, vidéos, photographies et reproductions sont employés indifféremment et traités sur un pied d’égalité. Au croisement de ses préoccupations, son intérêt pour l’afroféminisme influence ses dernières créations. Ces dernières années, elle travaille principalement avec deux soeurs au sein du « Collectif and then… » autour de la question des héritages multiples. Cécile Nduhirahe a exposé dans différents espaces d’art en Suisse et également Dakar et à Berlin. En 2019 à Lausanne, elle intervient comme artiste et co-curatrice pour l’exposition “La fin de l’innocence” à l’espace Arlaud. Parallèlement, elle enseigne depuis 2011 les arts visuels pour les degrés secondaires 1 puis 2.

Stéphanie est une artiste nyonnaise travaillant d’une part comme artiste vidéaste/performeuse et parallèlement comme artiste de cirque. Elle se forme à l’École Supérieure des Beaux-Arts de Genève (ESBA actuellement HEAD) et à l’École de cirque de Québec, puis obtient le certificat de dramaturgie circassienne, une formation organisée par le Centre des Arts du Cirque CNAC et L’École Supérieure des Arts du cirque ESAC.Stéphanie recherche à créer des pièces où la frontière entre le cirque et l’art performatif se confondent. Elle mélange installation, vidéo et performance.Son travail est présenté au sein de divers espaces réputés notamment au Pratt Manhattan Gallery à New York, au musée CAAM à Las Palmas, à Videonale 11 à Bonn. Stéphanie s’est produite internationalement avec différentes compagnies dans divers lieux tels que The Roundhouse (Londres), L’ Opéra National de Prague, Festival international del circo, Rio de Janeiro (Brésil). Elle travaille de plus comme dramaturge, oeil extérieur et chorégraphe acrobatique. Stéphanie est aussi la co-fondatrice de la Cie Pieds Perchés ainsi que membre active du Collectif and then….

Maïté Chénière (aka Mighty) adopte la recherche théorique, la musique, la performance ou encore la vidéo pour créer des expériences hybrides et s’intéresse aux productions culturelles de personnes queer racisées, mixant savoirs théoriques et populaires pour créer un discours émancipatoire. Iel est titulaire d’un Master en Arts visuels, CCC – Études critiques curatoriales cybermédias de la HEAD Genève et d’un Bachelor en Arts visuels de l’Académie Royale des Beaux Arts de Bruxelles. Son travail a été présenté dans divers lieux tels que : la Haus der Kulturen der Welt, Berlin ; la galerie 1.1 ,Bâle; le Festival Les Urbaines, Lausanne, le Théâtre de L’Usine; la Mains d’oeuvres, Paris ou encore les Ateliers Claus, Bruxelles. Mighty (House of ButchXtra) est unx DJ et producteurx baséx à Genève. À travers la musique, iel travaille les espaces temps dans une perspective afrofuturiste. Le dancefloor devient un lieu d’émancipation et de célébration pour des corps multiples et fluides . Mighty organise les événements pluridisciplinaires Archipelagogo Club à Genève qui mettent en avant la richesse et l’héritage politique de la culture club. Iel s’est produit à Paris, Berlin, Leipzig, Johannesburg et à travers la Suisse.

Mbaye Diop est un artiste visuel, performeur d’origine sénégalaise. Après ses études à l’école des arts de Dakar, il enseigne les arts plastiques au collège et au lycée tout en poursuivant sa pratique artistique.Son son travail est présenté au Sénégal dans une série d’expositions à Saint-Louis (galerie Waaw, Institut Français), à Dakar (centre culturel Blaise Senghor) puis en Europe plus précisément en Suisse (à Genève à la galerie Skopia, à l’espace eeeeh ! à Nyon et à la Becque à la Tour-de-Peilz). Le travail de Mbaye Diop repose essentiellement sur un rendu en noir et blanc issu des images de son quotidien sénégalais. Il réalise de grandes peintures murales et, comme moyen d’expression artistique, utilise la sérigraphie sur des supports variés (carton, bois, mur, etc.), mais aussi la vidéo et la performance.

Vanessa Sin est une performeuse pluridisciplinaire et productrice autodidacte basée à Lausanne. Sous différents acronymes elle explore différents médiums de création. Sous Chienne de Garde, elle s’essaie à la production musicale, l’écriture, au mouvement ainsi qu’à l’installation. S’aidant de ces multiples outils, elle crée des tableaux hybrides émotionnels et sincères. Une des membres fondatrices de B2B2 collective, elle est aussi la fière fille d’Ivy Monteiro (TropikahlPussy) et membre de la house of B.Poderosa.

Le collectif afroféministe Amani de Nyon s’inscrit dans la lutte contre le racisme et le sexisme que subissent les personnes noires, afrodescendant.x.e.s et se reconnaissant du genre féminin en Suisse. À l’aide d’une approche intersectionnelle, il souhaite lutter pour l’élimination des discriminations de race, genre, classe, sexualité ou de religion et proposer des outils pédagogiques aux futures générations leur permettant de valoriser l’Histoire Noire et Africaine.Le collectif se réunit régulièrement en mixité choisie et a proposé durant l’année 2019 des discussions autour de projections de films, de lectures ou de repas. Il a notamment été invité par la Quatrième Vague (club de lecture féministe lausannois) et Les Nouveaux Musées de Bienne pour des discussions autour de l’afroféminisme militant. En 2021, le collectif Afrofémisite Amani collabore avec la ville de Nyon (CISEN) pour la création et la mise en place d’un atelier antiraciste pour les enfants dans le cadre de la semaine contre le racisme.

Avec le soutien de Région de Nyon et Ville de Nyon.

 

Successive Teenagers Sort Down – une exposition de Fraich Club

Fraich Club à l’espace eeeeh! du vendredi 14 jusqu’au 29 mai.

Vernissage ce vendredi de 17h à 20h! (dans le respect des mesures sanitaires)

Ouverture les vendredis de 16h à 19h et les samedis de 11h à 15h – le 15, 21, 22, 28 et 29 mai 2021 en présence des artistes – ou sur rendez-vous.

Successive Teenager Sort Down, une exposition de Fraich Club, est une invitation lancée au public à renouer avec les rêves inexaucés de l’adolescence. L’exposition est composée de sculptures pensées comme des appareils de divination poétique pour revisiter les mythes fondateurs individuels. En collaboration avec l’artiste zurichois Arttu Palmio, l’exposition donnera lieu à des expérimentations de dialogues à partir des souvenirs des visiteur·x·euse·s et des sculptures comme un soin envers les déceptions que l’on porte collectivement.

vue d’installation, Successive Teenagers Sort Down, 2021. crédit photo: Farah Mirzayeva
vue d’installation, Successive Teenagers Sort Down, 2021. crédit photo: Farah Mirzayeva
vue d’installation, Successive Teenagers Sort Down, 2021. crédit photo: Farah Mirzayeva
vue d’installation, Successive Teenagers Sort Down, 2021. crédit photo: Farah Mirzayeva
Oracle Sorting Down, performance en collaboration avec Arttu Palmio. crédit photo: Aurélie Dubois
Oracle Sorting Down, performance en collaboration avec Arttu Palmio. crédit photo: Aurélie Dubois
Oracle Sorting Down, performance en collaboration avec Arttu Palmio. crédit photo: Aurélie Dubois

Fraich Club est une artiste suisse basée à Genève. Fraich Club recoupe les sensibilités personnelles, formelles et conceptuelles de son entourage, produisant des contenus originaux et hybrides à travers de nouvelles dramaturgies. Sa recherche explore les données liminaires et les scénarios multicouches latents aux infrastructures sociales, au processus d’historicisation et à la micropolitique. La dynamique des images et des gestes qui l’intéresse est un moyen de réfléchir sur les structures psychologiques et politiques de la réalité ainsi que sur les autorités institutionnelles et les conditions de production artistique. Fraich Club a participé à l’exposition LXXX (2020) de Supermala à Lisbonne et réalise présentement le projet NOEXIT (2021) à Zabriskie et l’espace 3353 à Genève.

Arttu Palmio a étudié la danse et la chorégraphie contemporaine à Helsinki, Amsterdam, Vienne et New York avant de graduer du Work.Master de la HEAD – Genève en 2018. Le travail d’Arttu Palmio navigue entre les pratiques visuelles et chorégraphiques – travaillant à la fois comme performeur et auteur – sur et derrière la scène – en utilisant l’image, le texte, le mouvement et le son. Il s’intéresse aux grandes et petites danses, aux luttes queer, à l’intimité, au désir, à la technologie, à l’espoir, aux rêves, à l’expressionisme écologique et l’astrologie. Il travaille actuellement avec Joona Halonen (FIN) et Karin Payer & Aldo Giannotti (AT/IT) et développe une nouvelle pièce sur le « whiteness », l’abstraction et la danse moderne. Depuis 2014, il collabore et tourne à l’international avec le collectif LIQUID LOFT de Vienne (Chor. Chris Haring).

Avec le soutien de la République et canton de Genève, du Fonds cantonal d’art contemporain, DCS, Genève et de la fondation Oertli.

Atlas des éphémères – Fhunye Gao et Cyril Yeterian

Résidence de création du 1er au 9 mai 2021

L’espace eeeeh! accueille les artistes Fhunyue Gao et Cyril Yeterian pour une résidence de recherche autour de leur nouveau projet musical « l’Atlas des Éphémères ». Celui-ci réunira différents instruments, dont la thérémine et le mélodéon. Ce temps de recherche sera ponctué par une après-midi d’écoute publique et de rencontres avec les artistes dès 16h le dimanche 9 mai.
 Fhunyue Gao et Cyril Yeterian se retrouvent à eeeeh! pour la première phase de création du projet Atlas des éphémères. L’Atlas des éphémères est pensé comme un hommage, un mémorial ironique et affectueux en l’honneur d’entités menacées de disparaitre ou déjà éteintes. Ou plus hypothétiquement à celles qui pourraient encore voir le jour. Flore, faune, valeurs et idéaux, sentiments, événements historiques, recettes, objets, idées, désirs… qui ne peuvent par eux-mêmes témoigner de leur envie de vivre ou figurer dans notre mémoire collective (excepté si le hasard se met de leur côté). Les imaginer et en créer des artefacts pour s’en rappeler. Pendant le temps de résidence à eeeeh! un espace musical sera installé pour les accueillir, comme un refuge, comme des îles désertes. De là, des messages mis en bouteilles et envoyés sous forme d’événements mélodiques et/ou visuels. Et puis… lancer des bouteilles à la mer avec pour seul but de nourrir les rêves fous d’un possible contact avec un monde extérieur? Et que se passerait-il si quelqu’un dans la même situation répondait? Une table des matières des visions, des peurs, des images et des deuils que ces entités en danger suscitent en nous. L’Atlas des éphémères peut être imaginé comme une carte musicale. Un Atlas, de l’insaisissable, des choses perdues, d’espoirs à naître. 

Atlas des éphémères – Mercredi 5 mai, atelier pour tous•x•tes, de tout âge, entre 15h-18h Atelier-invitation à écrire-enregistrer un message destiné à l’inconnu.e d’un futur incertain. Un mot, une phrase, en lien avec notre rapport au monde, aux choses disparues ou en voie de disparition ou qui n’ont pas encore vu le jour. Ces messages-requiems seront cartographiés en mélodies improvisées dans l’Atlas des Éphémères.  Nous accueillerons volontiers les messages à distance par canaux digitaux: fhungao@yahoo.it



Atlas des éphémères  – dimanche 9 mai dès 16h 

Ouverture des portes pour fêter la sortie de résidence: Bienvenue dès 16h et dès 17h il y aura de la musique improvisée et des message in the bottle en cassette audio. Moment musical.

Cyril Yeterian & Fhunyue Gao

Les deux acteur.ice culturel.les se rencontrent en 2014 autour du projet Bongo Joe dont Cyril est fondateur. Ces derniers oeuvrent depuis des années dans les milieu de la scène, de la musique et de l’art vivant. Fhunyue metteuse en scène / performatrice pluridisciplinaire (entre autres: RobinRobin, Unplush, Thom Luz, Annalena Fröhlich, Scottish Dance Theatre). Cyril multi-instrumentiste, fondateur et membre des groupes Cyril Cyril, Frères Souchet, Mama Rosin et fondateur des label Moi J’Connais Records et Les Disques Bongo Joe. Atlas des éphémères est leurs première collaboration artistique.
insta: fhungao / cyrilcyrilband websites de nos autres travails : bongojoe.ch / fhunyuegao.com / robinrobin.ch / https://lesdisquesbongojoe.bandcamp.com / https://www.facebook.com/cyrilcyrilband

Chercher, trouver, perdre: le nord – Les Godardas

Exposition du 15 au 30 avril 2021

Les Godardas – aka Jessica Decorvet et Marine Maye – cherchent le nord éperdument. À eeeeh, elles présentent une partie de cette quête en cours sous la forme d’une reconstitution du Grand Nord. Ce diorama est à l’image de ce qu’elles y ont trouvé: pas de travail, de la glace, Mouette, Sirène, des ruines communistes, une arche de Noé sous terre, des mines de charbon, des désirs et du froid.

Au mur est projeté un conte que le duo a ramené en 2018 du Svalbard. Il était une fois le monde des oiseaux. Les costumes du tournage sont exposés « en situation », le dispositif constitué de banquise et de tissus recompose leur habitat naturel.

Le Nord est-il au nord? Où aller quand on touche le nord? L’exposition met à disposition des boussoles. Reste à savoir ce qu’elles indiquent, pour l’instant elles tournent en rond.


Ouverture – jeudi 15 avril de 17h à 21h

Faune et flore arctique et exotique dans leur tenue d’apparat.
Inauguration de la boutique.


Chercher le nord – samedi 17 avril à 11h et 14h
atelier sur inscription* et bienvenue aux enfants, durée 1h

Activités en honneur de la journée internationale des luttes paysannes.
Herbier, collages naturalistes et iceberg en pâte à sel pour porte-clé.


Perdre le nord – samedi 24 de 11h à 16h (atelier sur inscription* à 14h) et dimanche 25 avril de 14h à 18h

Weekend de récits et anecdotes sur nos moments d’impuissance et de puissance.
Venez enregistrer vos histoires.
Atelier de construction de boussole (le samedi à 14h).


Finissage – vendredi 30 avril de 17h à 20h

Fermeture de la boutique et soldes.


Exposition ouverte du mercredi au vendredi de 16h à 19h
et le weekend selon le programme
Des visites sur rendez-vous sont possibles au 078 848 46 24

*L’inscription aux ateliers peut être faite par email à eeeeh@eeeeh.ch ou par téléphone au 078 848 46 24

Les Godardas sont un duo composé de Marine Maye et de Jessica Decorvet. Amies de longue date, la création des Godardas apporte un nouveau souffle à une collaboration qui s’étale depuis longtemps entre l’art et la vie. Nous avons toutes les deux fait un Bachelor en sciences sociales. Marine a ensuite fait un Master en anthropologie visuelle à Paris qu’elle termine en 2017. En 2020, elle commence un Master à l’ECAL en section cinéma, filière son. Jessica obtient en 2016 un Master d’art à l’École cantonale d’art du Valais. Depuis, en parallèle de sa pratique artistique, elle est coresponsable du pôle d’édition à l’Atelier genevois de gravure contemporaine et est intervenante à l’édhéa. En 2021, elle co-réalise, avec Valentin Rotelli et Charles-Elie Payré, le documentaire Super Super.

Le duo Les Godardas réunit leurs pratiques respectives et découle de leur intérêt commun pour le spectacle, les cabarets, l’autodérision et les personnages imaginaires. Leur objectif est de partager des thématiques du quotidien et des questionnements existentiels avec humour et distanciation.