Yara Atz

Projection de films

14 septembre à 19h30

ouvert à toutxs, entrée prix libre

Sous différents angles, quatre objets filmiques (Quitter la Syrie : longue vie à la jeunesse, La guerre en elle, Ici, les avions (ou comment je vis la guerre) et une vidéo surprise) abordent des questions politiques et intimes liées à la Syrie, à l’identité, à la jeunesse et au trauma.

Avec Yara Atz


1 : Quitter la Syrie : longue vie à la jeunesse

2: La guerre en elle

3 : vidéo surprise

4 : Ici, les avions (ou comment je vis la guerre)


Mon travail de ces dernières années a beaucoup été centré autour de la guerre et de ses impacts ; ces quatre objets abordent ces questions sous différents angles . Le premier, documentaire, à travers le périple de jeunes musiciens qui, ensemble, quittent la Syrie, tentent d’en rire et d’en faire une aventure ; le deuxième, film de fiction, à travers le trauma et l’incapacité de faire la part des choses d’une jeune femme récemment venue de Syrie, sa loyauté, sa place dans le monde ; le troisième objet, surprise, plus politique ; le quatrième à travers une dissociation presque schizophrénique lorsque la guerre affecte mais qu’elle est invisible. Des questions qui me taraudent de par mes origines syriennes, avec l’espoir que ces travaux ouvriront des questionnements quant à notre humanité et notre co-responsabilité dans le monde.

 

Yara est une réalisatrice, comédienne et artiste suisso-syrienne principalement basée à Londres. Elle a étudié à la HEAD à Genève et au GFCA à Londres et est actuellement représentée par Byron’s Management comme comédienne. Son travail est souvent politisé, engagé et coloré : vivant, en mouvement, même si parfois sombre dans les sujets abordés. Elle aime toucher à différents formats et médias, tout en se posant beaucoup de questions à propos des représentations à l’image, celle des femmes, celle des personnes et sujets non-occidentaux. Ses derniers films touchent à la Syrie et à l’impact de la guerre ; son documentaire «Leaving Syria : long live the youth» a eu sa première mondiale au festival de Telluride en 2017 et sa fiction «La guerre en elle» est actuellement distribuée par Lights On.

l’écologie à travers des prismes queer, féministes, trans-inclusifs, décoloniaux

Atelier lectures de textes sur l’écologie à travers des prismes queer, féministes, trans-inclusifs, décoloniaux.

le 14 et 15 septembre dès 10h

ateliers en mixité choisie sans hommes cis*

Soirée de lectures

15 septembre à 18h30

ouvert à toutxs, entrée prix libre

Deux jours d’atelier de lectures pour une réflexion commune autour de questions écologiques à travers des prismes féministes trans-inclusifs et décoloniaux suivie d’une soirée de lecture ouverte à toutxs.

  • Jour 1 – Parcours des textes (textes amenés bienvenus!), lectures et réflexion collective.
  • Jour 2 – Préparation des lectures collectives en mixité choisie (sans hommes cis) la journée pour la présentation publique mixte du soir. 

(*vous pouvez vous annoncer par mail à le-bdqi@riseup.net)

Avec Myriam Ziehli


Je souhaite proposer un atelier de lectures de textes que je n’aurais moi-même pas lu afin de créer une réflexion commune autour de questions écologiques, féministes trans-inclusives, décoloniales. Pour la première journée, j’amènerais quelques textes qui font écho à ces questionnements mais j’invite volontiers les participant·x·es à amener leur propre matière. Durant cette première journée, ensemble, nous pourrons choisir un ou plusieurs textes. 

Durant la deuxième journée, avec celle·x·s des participant·x·es de la veille qui le veulent, je propose que nous réfléchissions à une présentation publique mixte de cette lecture collective. 

Dans mon travail, je suis principalement mue par l’envie de défaire mon rapport occidental «naturel» à «l’environnement» afin de construire de nouvelles relations plus en adéquation avec une visée écologique, féministe, trans-inclusive et décoloniale. Etant donné que notre regard est aussi fabriqué par les images, mon travail photographique tente de proposer une vision réflexive sur notre manière de percevoir le monde. En 2014, j’ai réalisé une première version du livre Wetiko Manifesto, qui met en lumière un monde dans lequel, l’on porte une attention particulière aux détails de ce qui nous entoure. En 2017, j’ai écrit une nouvelle intitulée « Thésée, les plantes et les gens » dans laquelle textes et images se répondent. Dans l’histoire écrite, plusieurs personnages discutent. Il y a Thésée, le ver de terre et des figures appelées: NDLR, internet, Je et Tu. En 2020, je suis invitée par le Club44 à la Chaux-de-Fonds afin de présenter une nouvelle exposition intitulée Tactiques des tourbières. Librement inspirée de la notion « chthulucene » de Donna Haraway, je souhaite avec cette exposition proposer une forme d’immersion dans un écosystème grouillant de bestioles.

Madame Klebo, littérature noire pour enfants

Atelier de littérature noire et afropéenne pour enfants

13 septembre de 14h à 17h

pour enfants dès 5 ans, entrée prix libre

L’atelier proposé par « Madame Klebo » sera basé sur le livre « Tichéri a les cheveux crépus », de l’auteure afro-suisse Licia Chery et sur la découverte d’autres auteur·e·x·s jeunesse et héros·ïne·x·s afrodescendant·e·x·s. Différents thèmes seront abordés afin de familiariser les plus jeunes à la diversité et d’ouvrir le dialogue autour de thèmes qui peuvent parfois être sensibles. Dessins, bricolages et goûter en fin d’atelier.

Avec le collectif Amani


L’atelier proposé par « Madame Klebo » s’adresse à des enfants dès l’âge de 5 ans et sera basé sur le livre « Tichéri a les cheveux crépus », écrit par l’auteure afro-suisse Licia Chery. Suite à la lecture de cet ouvrage, les enfants auront la possibilité de découvrir d’autres auteur·e·x·s jeunesse et héros·ïn·x·s  afrodescendant·e·x·s. Différents thèmes seront abordés afin de familiariser les plus jeunes à la diversité. Cette discussion aura pour but d’ouvrir le dialogue et de se questionner sur des thèmes qui peuvent parfois être sensibles, en dehors de la littérature. Pour finir, les enfants pourront s’exprimer de manière créative à travers des dessins et bricolages et l’atelier se terminera par un goûter.

 

Daniska Tampise Klebo est une spécialiste en méthodologie d’enquête et opinion publique afro-suisse dont le travail est de promouvoir les auteur-e-x-s afropéen-ne-x-s. Elle vise tout public mais souhaiterait spécifiquement permettre aux jeunes afrodescendant-e-x-s de découvrir, connaître et s’approprier leur propre culture et identité en passant par le biais de la littérature. Sa démarche éducative et de sensibilisation à travers la littérature noire/afropéenne vise à lutter efficacement contre le racisme, la discrimination et l’exclusion.

Nina Nana

Contes et goûter

12 septembre à 15h

pour enfants de 2 à 10 ans et adultes, entrée prix libre

Superbe lecture de contes inclusifs par unEx artistex drag. Ou comment sensibiliser les enfantx – et les parentEx – à des expressions de genres créatives et dissidentes hors de la binarité normative.

Avec Nina Nana


Les contes sont bien trop souvent le prétexte à la répétition d’injonctions de genres particulièrement normatives pour les enfantEx. De Perrault aux Frères Grimm, force est de constater que la morale dépassée et la culture du viol promeut par les contes classiques ont pris un sacré coup de vieux au XXIème siècle. Et c’est sans autre états d’âme que noux pourrions les qualifier de patriarcales, rétrogrades, dépassés. Ce qui noux amène à questionner leur intérêt pédagogique et éthique dans le développement des petitEx. 

De même, l’enjeu de la représentation qu’ils posent doit être considérer avec le plus grand sérieux. Quelles conséquences pour l’enfantEx qui ne se retrouve jamais figurer dans ces histoires ?

N’en déplaise aux réactionnaires  qui ont lancé une initiative de protection afin d’interdir la pratique de la lecture des contes en drag; noux pensons au contraire que la lecture de contes inclusifs par unEx artistex drag permet de sensibiliser les enfantx -et les parentEx- à des expressions de genres créatives et dissidentes hors de la binarité normative.

Dilettante, militante, djxette dissidente, Nina Nana est la co-fondatorice et la directorice artistique des légendaires soirées drag-queer GENEVEGAS qui -en seulement quelque années- ont conquis la scène helvétique en investissant clubs, musées, galeries et festivals et en enchaînant les collaborations prestigieuses avec les artistex à l’avant-garde de la scène queer internationale. Professeurex et icônex non-binaire autoproclamée, son mulet et sa pratique artistique #disruptivedrag dérangent au point qu’iel se voit licenciéex du Département de l’Instruction Publique Genevois pour non respect du devoir de dignité et d’exemplarité. Avec la Célébration et Transmission comme médiums privilégiés, NINA NANA investigue la joie comme concept deleuzien de résistance et comme effectuation d’une puissance qui se veut émancipatrice autant pour le public que pour l’artistex. https://www.facebook.com/gnvgas/  

soundcloud.com/la_nina_nana

New Soma

New Soma

10 et 11 septembre dès 19h pendant 24 heures 

ouvert à toutxs, entrée prix libre

En 24 heures de présence, une autofiction narrative queer postcoloniale faite de mots-audio-vidéo et performée par deux corps se déploie dans l’espace. Inaugurée par un repas à 19h, les deux artistexs occuperont l’espace jusqu’au lendemain à la même heure pour le repas et la fin de la performance. Le public est invité à assister à la fin du cheminement des vingt-quatre heures de performance et à partager un repas. La performance se déroule en anglais et une traduction écrite en français sera mise à disposition sur place.

Avec Samira B. Stöckli et Nelson Irsapoullé


New Soma : Une écologie nécessaire. Une stratégie d’amour et de création. Un présent pour le futur, un guide autofictionnel, un dialogue fait d’archives immatérielles.

New Soma est une exploration, celle de deux corps qui à travers liens et esprits connectés, intimité, partagent radical romanticism of violent cuteness et résiste ainsi à l’injonction économique ou l’amour serait un produit de consommation.

New Soma parle du désir comme d’une force motrice révélant la longue attente l’envie et le besoin de connexion, ce malgré toutes les expériences passées.

Quelles sont les lignes de fuite de ces deux corps ? A quelles lignes de fuite et échappatoires contribuent ces deux corps ? Avec ce désir commun d’expérimenter l’amour?

New Soma explore cette ligne, la route de deux corps alliés engage radicalement une poétique quasi terroriste, celle de trouver l’amour décolonisé.

New Soma : Une écologie nécessaire. A strategy of love and creation. An autofictional guidance present dialogue archive for the future.

New Soma is an exploration. The quest of 2  allied physical bodies that through links and a connected  mind, intimacy, share radical romanticism of violent cuteness and resist the economic suggestion of love as a product of consumption.

New Soma is about desire as a driving force, pushing to the surface and longing for connection in spite of all learned reason. What are ways that two allied bodies contribute to the communal desire to experience love? 

New Soma explores the way of two allied bodies radically committing to the poetical terrorism of finding decolonized love.

Samira B. Stöckli habite entre Berne et Berlin. Iel se concentre sur la danse et la politique depuis 2010. En 2015,Iel crée Somata, une pratique de danse libre sur de la musique électronique pour des personnes trans, inter, non-binaires et pour des femmes. En 2020, iel co-fonde l’association Somatic Kin et ouvre un studio bernois de danse queer féministe, de pratique du corps et du mouvement. Son travail artistique et performatif n’est pas académique, Do It Yourself, centrée sur l’intuition et le flow, souvent improvisé et mêlé d’une perspective queer, féministe et intersectionnelle.

www.samirasomata.com

www.somatic-kin.com

Nelson Irsapoullé . Baséx à Genève. Artistex multifacette, musicienx, performeurx, activistex émergeant de la scène expérimentale de Genève, a.k.a Nelson Landwerh a.k.a Nelson El Exotico. Son ambition est de collecter des compétences pour développer et construire un discours critique fort et empouvoirant à travers l’écriture, le discours et la parole autofictionnelle comme rhapsodie psychédélique d’un autre temps.

www.chatpitre13.wixsite.com/nelsonirsapoulle

Artwork/video design : Roland Lauth

Amelia Nanni

Résidence d’Amelia Nanni

du 7 au 13 septembre

Dans le cadre de l’écriture de son premier long-métrage « Les enfants du Crépuscule », Amelia Nanni sera en résidence. Son micro à la main elle arpentera les environs, des questions à la bouche, notamment autour de la thématique du rapport à la mort et au corps dans notre société. Une installation synthétisant ses glanages verra le jour à la fin du festival et d’autres surprises en cours de gestations.

Projection de films

8 septembre à 10h

ouvert à toutxs, entrée prix libre

Projection de films suivie d’un débat en présence de la cinéaste. 

  • La Chatouilleuse d’Oreilles, 24 min, 2017

Il y a quelques années, ma mère a entendu un conteur chinois; fascinée, elle décida de devenir conteuse. On l’appelle aujourd’hui la Chatouilleuse d’Oreilles. Mais quand mon père est tombé malade, elle a perdu le gout des mots. Pour lui rendre, je suis partie à la recherche du fameux conteur chinois.

  • Les enfants du rivage, 20 min, 2018

Une après-midi, deux enfants, deux mondes se rencontrent.

Atelier Journal de la demi-heure : « Que faire de nos morts ? Réinventer nos cérémonies funéraires »

8 septembre de 17h30 à 19h

ouvert à toutxs, entrée libre

Le temps d’une demi-heure chronométrée Amelia Nanni vous propose de partager avec vous un petit exercice d’écriture qu’elle a mis en place afin de réussir à écrire, et à réfléchir. Une sorte de méditation créative à l’écrit. Ensuite, selon les envies et les désirs de chacun.e.s, il est possible de partager les écrits à l’oral. Selon les thématiques n’hésitez pas à venir avec des extraits de lectures à partager.

Atelier Journal de la demi-heure : « partager nos réponses face aux agressions sexiste et raciste »

9 septembre de 13h à 14h30

En mixité choisie sans hommes cis, entrée libre

Projection de films

9 septembre à 15h

Pour enfants dès 9 ans et adultes, entrée prix libre

  • Les enfants du rivage, 20 min, 2018

Une après-midi, deux enfants, deux mondes se rencontrent.

  • Pourquoi ? a dit l’enfant, 12 min, 2015

Lulu, 7 ans, décide d’empêcher sa grand-mère de se transformer en légume l’hôpital. Mais pour lui apporter à temps la potion magique, il faut échapper à la surveillance du baby-sitter et convaincre sa soeur et sa cousine de la suivre dans l’aventure …

 

Atelier Journal de la demi-heure : « Libérer l’imagination et rêver à une société du possible »

10 septembre de 17h30 à 19h

ouvert à toutxs, entrée libre

Atelier Journal de la demi-heure : « Nos privilèges »

13 septembre de 17h30 à 19h

ouvert à toutxs, entrée libre


Gourmande d’histoires et de rencontres qui déstructurent, après une licence de cinéma à Paris 7, Amelia Nanni intègre l’INSAS à Bruxelles, en section réalisation. Parallèlement, elle s’initie à la radio et anime des ateliers d’éducation à l’image auprès d’enfants en milieu scolaire. Elle réalise plusieurs courts-métrages, naviguant entre la fiction et le documentaire, autour de questions liées à l’enfance, la vieillesse et à des thématiques sociales et féministes. Elle écrit actuellement sur son premier long métrage « Les enfants du Crépuscule » qui questionne notre rapport à la mort aujourd’hui avec, encore une fois, des protagonistes principales enfantines et féminines.

TROUBLES VOIX

TROUBLES VOIX, série de projections de films

TROUBLES VOIX est une série de projections qui aimerait engager ses spectateurs·x·trices à écouter et à regarder se faire entendre des voix singulières. Des voix qui, à l’inverse de la voix-over assertive, assurée et bien souvent masculine dont un certain cinéma nous a habitué·x·e·s, ne produisent pas un effet de « neutre », mais se manifestent dans toutes leurs singularités et leurs vulnérabilités. Des voix tremblantes, bégayantes, hésitantes, trop fortes ou trop faibles, émotionnées ou à bout de souffle ; des voix qui luttent, qui s’accordent et se désaccordent, s’entrechoquent et se répondent, nous troublent et nous interpellent. A l’écoute de ce chœur sensible et hétéroclite, peut-être sera-t-on plus attentif·x·ves aux voix que l’on entend, que l’on écoute, aux raisons qui font que certaines restent inaudibles, mais aussi à nos propres voix… et que, peu à peu, murmures et tintamarres s’élèveront dans la salle de projection.

Sélection de films par Faye Corthésy 

 

7 septembre à 19h30

ouvert à toutxs, entrée prix libre

Sirènes et échos : les films de Magali Dougoud

  • Lac Club, Russie / Suisse, 2018, 14’, vf
  • Sirènes et Échos, Suisse, 2019, 29’, vf
  • Juhana Llancalahuen et les Falsas Orcas – Temps 1 à 4, Chili / Suisse, 2019, 23’, vf

Les voix se multiplient, se répètent et se mélangent dans les films de l’artiste suisse Magali Dougoud, où l’eau omniprésente permet à des figures hybrides telles que sirènes et fausses orques en révolte de faire vibrer mythes de tous les temps et de tous les lieux et luttes féministes.

Avec Magali Dougoud

 

9 septembre à 20h30

ouvert à toutxs, entrée prix libre         

Résurgences sonores, résistances vocales : 

  • Broken Tongue, Mónica Savirón, États-Unis, 2013, 3’
  • Expedition Content, Ernst Karel et Veronika Kusumaryati, États-Unis, 2020, 78’, v.o. st.fr.

Les formes radicales des deux films de ce programme—3 minutes d’un montage discontinu et effréné et un film de montage d’archives sonores presque sans image—construisent des contre-récits historiques de l’esclavage et du colonialisme, du point de vue de celles et ceux dont la langue a trop longtemps été brisée. 

 

13 septembre à 19h30

ouvert à toutxs, entrée prix libre

Déliaisons et incarnations

  • Les quatre récits d’Alice, Myriam Jacob-Allard, Canada, 2019, 5’, vf
  • Sans frapper, Alexe Poukine, Belgique / France, 2019, 83’, vf

Quand les récits de certaines s’incarnent dans les corps des autres, l’impact des mots est démultiplié et les possibilités d’un dialogue empathique d’une génération à l’autre, ou d’une victime de violences sexuelles systémiques à d’autres, ainsi qu’à des agresseurs, s’ouvrent à nous.

 

17 septembre à 10h

ouvert à toutxs, entrée prix libre        

Résonances générationnelles :

  • Les quatre récits d’Alice, Myriam Jacob-Allard, Canada, 2019, 5’, vf
  • Mes Voix, Sonia Franco, France, 2019, 52’, v.o. st.fr.

Deux films qui mettent en scène des liens entre grand-mère et petite-fille, la douceur et les accrocs des dialogues entre générations, la richesse et la force des voix marquées par le temps. 

 

17 septembre à 17h

ouvert à toutxs, entrée prix libre         

Voix en lutte pour l’écoute:   

  • ReceiverJenny Brady, Irlande, 2019, 15’, vo sans st 
  • Sisters!, Petra Bauer, Royaume-Uni, 2011, 72’, vo sans st

Avoir une voix ne suffit pas, il faut encore pouvoir être écouté-e. C’est cet enjeu qui habite les deux films de ce programme, dont l’un tisse les histoires des luttes des personnes sourdes et l’autre observe le travail d’une association féministe recueillant les plaintes et soutenant des femmes noires et issues des minorités. 


Faye Corthésy est doctorante et enseignante en histoire du cinéma. Elle est aussi co-fondatrice et programmatrice du ciné-club contre-feux, à Lausanne.

Fatima Wegmann

Atelier d’« écriture organique »     

7 septembre de 15h à 16h30    

mixité choisie sans hommes cis, frais de participation prix libre    

Dans une visée politique similaire à ses performances et dj set, Fatima Wegmann (alias ven’3mo) crée un espace de résistance et de partage à travers un processus d’écriture organique. Cette notion, tirée des écrits de l’auteure, poétesse, universitaire et militante féministe chicana Gloria Anzaldúa, invite à penser avec le corps, faire constat de ses blessures et puiser dans ses entrailles afin d’accepter ou changer certaines perspectives. L’atelier en mixité choisie sans hommes cis comprend des moments de réflexion et d’écriture collective

Performance 

17 septembre à 19h30    

ouvert à toutxs, entrée prix libre    

Fatima Wegmann mélange science-fiction et théories intersectionnelles à travers une pratique audiovisuelle. Elle présentera ses recherches actuelles sur le potentiel des horizons utopiques fictifs, en mêlant une pratique performative à un intérêt pour les pratiques de collaboration et de guérison.

Avec Fatima Wegmann


Dans ses performance, Fatima Wegmann mélange science-fiction et théories intersectionnelles à travers une pratique audiovisuelle. Cela lui permet d’explorer un espace d’expérimentation à la recherche de discours émancipatoires – des récits décentrés de la pensée patriarcale et impérialiste. Elle présentera ses recherches actuelles sur le potentiel collectivisant des horizons utopiques fictifs, en mêlant une pratique performative à un intérêt pour les pratiques de collaboration et de guérison.

 

Fatima est une artiste, chercheuse et DJ basée à Genève (aka ven’3mo). Ses trois pratiques sont intimement imbriquées. Elle s’intéresse à l’exploration des notions d’identité et d’hybridation à travers une perspective décoloniale et féministe. Sa pratique audiovisuelle est entremêlée de poésie, de théories postcoloniales et de cyberféminisme. Elle est diplômée du programme de recherche master CCC (Critique, conservation, cybernétique) de la HEAD Genève en 2019. Elle fait partie du collectif lausannois “Où-êtes-vous-toutxs?” avec lequel elle organise des fêtes dans des différents espaces de la région ainsi que des événements questionnant l’imbrication entre la production culturelle et l’accès aux espaces publics. Elle a également co-organisé divers événements comme le “Forum des Espaces Possibles” en mai 2017. Elle rejoint Outrage Collectif qui lutte contre le racisme en Suisse Romande en 2017 et fait partie de l’équipe d’organisation du festival PARAPONERA qui a eu lieu dans divers lieux à Genève en novembre 2018. En tant qu’artiste elle a réalisé plusieurs performances audio-visuelles. Elle a participé à plusieurs performances “Nexus Archipelago” entre 2018 et 2019 dirigés par Maïté Chénière. Ses dernières performances se sont déroulées en collaboration avec l’artiste Ali- Abdelkhalek dans l’espace d’art Alienze à Lausanne et l’espace Cherish à Genève. En parallèle, elle a écrit un article “Above the Abyss, Contradiction is Unity” co-mandaté par l’espace Cherish et le magazine Brand-New-Life mis en ligne en début avril 2020. Elle a co-organisé la rencontre “Rupture: dissocier, transformer, (dé)construire les récits” au Théâtre de l’Usine en octobre 2019. En décembre 2019, elle a donné un atelier d’écriture et de guérison suivant le concept d’”écriture organique” (Gloria Anzaldúa) dans le cadre du festival Les Urbaines à Lausanne.

L’Amérique latine n’est-elle pas une ville au sud des États-Unis ?

Atelier

7 septembre à 11h

sur inscription*, en mixité choisie pour les Latino-Américaine·x·s qui s’identifient comme femmes, queer, non binaires, racialisée·x·s, afroaméricaine·x·s.

Avec pour objectif l’édition d’une revue, une conversation est proposée: « Si nous sommes mestizas, pourquoi sommes-nous venue·x·s ici ? » Un atelier qui permet de générer une réflexion collective sur les concepts de migration, d’identité et de colonialisme par et pour les personnes concernées. (*inscription par email à c.moyarivera@gmail.com)

Présentation publique

18 septembre à 19h

ouvert à toutxs

Lecture de textes et lancement du premier numéro de la revue réalisée collectivement avec des femmes et personnes non-binaires latines ayant émigré en Suisse lors d’un atelier en mixité choisie. 

Avec Cecilia Moya Rivera et Valeska Romero


A partir d’une réflexion décoloniale, le projet propose la rencontre entre des femmes et personnes non binaire qui viennent d’une même terre : l’Amérique latine. Un morceau de terre marqué par la colonisation, la mort, le vol constant et des rêves qui promettent un « avenir ». Comment en sommes-nous arrivé·e·x·s là ? Que signifie ne pas être à sa place ? Voulons-nous être à notre place ? Si nous sommes métis, nés en 1500 au sein du mélange d’Européens et d’indigènes, quelles sont nos racines ? Existent-elles vraiment ? Où nos racines sont-elles au sein de ce mélange ?

En collaboration avec Valeska Romero nous présenterons un périodique, produit collectivement avec les Latino-Américaine·x·s qui s’identifient comme femmes, queer, non binaire, racialisé, afroamericain qui ont migré en Suisse.  

Desde una reflexión decolonial, el proyecto propone el encuentro entre mujeres que vienen desde un mismo pedazo de tierra: Latinoamérica. Pedazo de tierra marcado por saqueos, colonizaciones, muertes, robos constantes y sueños que prometen un ‘futuro’. Futuro mejor, futuro blanco y neoliberalista. ¿Cómo llegamos acá? ¿Qué significa no-pertenecer? ¿queremos pertenecer? Si somos mestizas, nacidas en el año 1500 entre la mezcla de europeos e indígenas, cuáles son nuestras raíces? ¿existen realmente? ¿o será que las raíces están entre medio de esa mezcla?

Además, junto a Valeska Romero (bailarina y artista chilena) presentaremos una publicación periódica, realizada colectivamente con mujeres latinas que migraron a Suiza.  

“Hasta el día de hoy no estoy segura de dónde encontré  la fuerza para abandonar la fuente, la madre, para separarme de mi familia, mi tierra, mi gente y todo lo que representaba aquella foto. Tuve que irme de casa para poder encontrarme a mí misma, encontrar mi propia naturaleza intrínseca enterrada bajo la personalidad que se me había impuesto.” Borderland, la frontera. Anzaldúa, Gloria. pág 56.

Violeta Parra was Japanese? o 

¿cómo se vive la distancia? ¿de dónde vienes? ¿tu familia es japonesa? ¿cómo llegaste acá? ¿te quieres quedar? ¿

Ces cinq dernières années, le travail de Cécilia Moya Rivera s’est progressivement orienté du design vers une pratique artistique. Cette évolution a un fil rouge: le langage. Il faut le comprendre, au-delà des mots et des lettres, comme un échange, comme une chose politique. Ce mélange entre échange (parole), langage et espace public devient le moteur de nouvelles idées, n’exprimant pas seulement des théories, mais des devenirs commun. En tant qu’artiste sud-américaine, elle développe son travail depuis un point de vue féministe, queer et latino-américain, où le politique et la dissidence s’intègrent librement. Parce que le fait d’être une femme, n’importe où dans le monde, continue d’être important, d’être une difficulté.

Critical Whiteness et l’histoire coloniale Suisse

Conférence publique: Pour une histoire globale – L’Histoire coloniale de la Suisse

6 septembre à 14h

ouvert à toutxs, entrée prix libre

La façon dont l’Histoire nous a été racontée, ou pas racontée, influence notre compréhension de la société. La Conférence, élaborée majoritairement à partir de sources diverses et non européennes, offre au grand public des outils de compréhension pour repenser l’Histoire de la Suisse, l’expansion européenne, les rapports de pouvoir et le système colonial. Malgré la disparition de ce dernier (soi-disant), ses conséquences, son idéologie et sa mission civilisatrice persistent jusqu’à nos jours.

Atelier de « Critical Whiteness » – Privilège Blanc

6 septembre de 15h30 à 18h30

sur inscription avec frais de participation*

« L’esclavage a divisé le monde en deux, il l’a brisé de toutes les manières. Il a brisé l’Europe. Il a transformé profondément les gens, les a transformés en maîtres d’esclaves. On ne peut pas soumettre des personnes à l’esclavage pendant des siècles sans y payer un prix. (Ainsi) Ils ont dû déshumaniser, pas seulement les esclaves, mais aussi eux-mêmes. » Tony Morrison

Nous partons d’approches historiques pour déconstruire les structures de pouvoir et nos propres privilèges. L’atelier offre des éléments concrets pour questionner ses privilèges et s’engager efficacement pour une société antiraciste. L’objectif de l’atelier est de reconnaître à quel point nos connaissances sont unilatérales, de remettre en question nos propres positions, d’aborder l’intersectionnalité et de développer des possibilités d’actions concrètes.

(*la partie conférence publique est obligatoire pour pouvoir suivre l’atelier, inscription par email à le-bdqi@riseup.net)

Avec Izabel Barros, Marianne Naeff et Timo Righetti


Izabel Barros (elle, POC) femme-cis, historienne & Marianne Naeff (elle, blache) femme-cis, sociologue & Timo Rigetti (il, blanc) homme-cis, artiste | Izabel, Marianne & Timo – sont un groupe d’activistes féministes intersectionnelles décoloniales, engagées auprès de divers collectifs (zB. Berner Rassismus Stammtisch & « critical Whiteness Gruppe ») L’équipe offre des ateliers sur les implications coloniales de la Suisse, racisme et « blanchité  critique » depuis 2015.